Le blog de la ménagère

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jeudi, février 8 2018

Les Pervers narcissiques : l'abus émotionnel

A lire en totalité sur Medium 

L'abus émotionnel

Les abus sexuels mis à jour par la prise de parole des femmes, ont occulté l’abus émotionnel dont elles sont victimes. L’abus émotionnel est un viol mental, une prise de pouvoir sur l’autre, auquel parfois s’ajoute parfois le viol physique, souvent la contrainte sexuelle. L’abus émotionnel prend d’abord le masque de l’amour, de l’âme sœur, de la rencontre idéale, pour ensuite mieux piéger sa proie et la détruire avec une cruauté sans pitié ni remords. L’abus émotionnel peut mener à la dépression et au suicide.

" Pervers narcissique : un amour destructeur » était le sujet de l'émission du 8 février 2018 « Ca commence aujourd'hui' sur France 2 centré autour de la question . « Comment se défaire de l'emprise d'un pervers narcissique ? » Car tous les témoignages sont unanimes : il ne s'agit pas d'une rencontre amoureuse suivie d'une rupture mais d'un process qui suit immuablement des étapes décryptées par de nombreux essais de psychologues, sociologues, sites, vidéos. « Le pervers narcissique et la relation amoureuse : un piège machiavélique » (Céline VALENTIN sur linkedin)

Du paradis à l'enfer

« Je pouvais passer du paradis à l'enfer en deux secondes » Après l'étape de séduction, vient l'enfer de la dévaluation. Quand l'homme idéal devient le monstre - qu'il était dès le départ, mais comment le savoir ? « Un brouillard mental s'installe » dira Christele Albaret psychopraticienne sur le plateau de France 2 « Ce sont des personnes qui n'agissent jamais de façon directe, c'est toujours très subtil... ». Une intervenante raconte comment elle a été forcée à des pratiques sexuelles qu'elle réprouve. « Alors que l’histoire commence presque toujours comme un CONTE DE FEE, la rencontre entre un PN et sa victime, se transforme irrémédiablement, et tôt ou tard, en CAUCHEMAR ». Pourquoi le pervers narcissique est-il à ce point associé au démon ?

"Les Pervers narcissiques sont parmi nous" à lire sur Medium


Janique Laudouar

lundi, janvier 29 2018

Nouveaux médias, nouveaux formats

Ebdo, le nouvel hebdomadaire lancé en janvier 2018, en kiosque tous les vendredis, présenté par Thierry Mandon, directeur de la Publication,  lors de la Nuit de la Presse le 25 janvier à la Gaîté Lyrique https://www.ebdo-lejournal.com/


Usbek & Rica, n 9 "Le magazine qui explore le futur", Thierry Keller en expose le modèle économique  lors de la Nuit de la Presse 

La nuit des idées et la presse

La nuit des idées le 25 janvier à Paris était l'occasion de débats sur la presse et les nouveaux médias. Ebdo, un nouvel hebdomadaire "papier" et Usbek & Rica, tout en ligne.La question est bien dans l'air « Les nouveaux médias ont-ils les moyens de leur indépendance ? » titrait France Culture le 16 janvier dans Du Grain à moudre d' Hervé Gardette « Journaux papier, webtélé, sites et vidéos d’information sur le net… L’année 2018 sera marquée par l’éclosion de nombreux médias d’information » - dont la liste est longue,.Au programme « La Nuit Liquide » proposée par Tank Media, Le Drenche qui revenait avec un nouveau débathon !« Débathon : Loi "Fake News", danger pour la liberté d'expression? ».A la Gaité Lyrique, le thème du débat organisé par Christophe Deloire, secrétaire général deReporters sans frontières portait sur «  sphères d’argent et du pouvoir politique, le contrôle des médias », Mediapart représenté pat Laurent Mauduit son co-fondateur y fait figure de pionnier Mediapart, 10 ans, - né le 16 mars 2008 – 130 000 abonnés, Le premier média à avoir pris son envol et avoir tenu son pari de « nouveau media ».

Puis, autre débat, dialogue entre Eric Fottorino, co-fondateur de « Le 1 ». Eric Scherer, directeur de l’Innovation de la Prospective et du MédiaLab à France Télé, modéré par Vincent Edin, journaliste et essayiste . « comment le lecteur trouvera son chemin vers l’information ? » Thierry Keller expliquait avec franchise et humour le modèle économique d'Usbek & Rica : moitié presse, moitié brand content, même si le modèle est appelé à évoluer.  


Lectrice/productrice sur-informée ! Je trace ma route ! 

Comment le lecteur trouvera son chemin vers l’information? » Mais j'avais envie de répondre : partout! Je trace ma route ! Je bâtis chaque matin ma propre revue de presse. Je souffre de sur-information, d'éparpillement, de débordement, de déficit d'attention, de trop d'articles intéressants cités par mes « tribus » sur Facebook dont je sais que je ne pourrai les lire jusqu'au bout, je suis un nombre de groupes que je rencontre dans la vie réelle, je passe du Figaro à Libération, de "Le Un" à Huffington Post, du LA Times au Guardian, Linkledin, Twitter, parfois Instagram. Je suis l'évolution de Le Drenche, Je reste fidèle à Wired ...et j' oublie au moins la moitié des médias omniprésents dans ma vie. 

Sans compter le temps passé à PRODUIRE ma propre information, sur divers supports dont ce blog, Le Blog de la Ménagère archaïque dans sa forme mais qui reçoit toujours ses 3000 4000 visiteurs par jour d'après les stats. J'écris aussi dans Medium. Sans compter le temps passé à FAIRE SAVOIR que j'ai publié, car publier sans communiquer, , c'est un peu comme jeter une bouteille à la mer, Sans compter le temps passé à commenter sur les réseaux. Sans compter l'information qui m'est bombardée, pushée, sans que je l'ai demandé ! Ah non, j'évite reddit https://www.reddit.com/, même si je peux comprendre que d'autres y trouvent leur compte.
Je suis sûre que des dizaines de gens dans le public auraient eu des réponses pertinentes à la question du « chemin vers l'information » et surtout nous auraient renseigné sur les usages selon les tranches d'âge. Et que comparer les usages de la salle nous en auraient autant appris que l'écoute des intervenants. Et centrer le débat sur la sélection des informations plutôt que sur l'information. Et la publication par des millions de non-journalistes, comment affecte-elle la presse, ça c'est une vraie question. C'est en cela que ce débat « vertical » m'a semblé obsolete dans sa forme, et qu'il faut inventer d'autres dispositifs, pour les tables rondes (voir + bas).

Impliquer le lecteur, impliquer le public

On aurait pu passer en revue lors de cette Nuit de la Presse, cette volonté d'impliquer le lecteur : 

Le Media https://www.lemediatv.fr/« LE MÉDIA C'EST VOUS, DEVENEZ SOCIOS »

Flint https://flint.media/ est une newsletter d'un nouveau genre comme l'explique Benoit Raphael co-fondateur de media et maintenant de robots, dans un entretien «  une intelligence artificielle qui prend en charge la veille de ses utilisateurs et leur génère une newsletter »

  • Ebdo dont le premier numéro m'avait déjà attiré de par sa couverture sur la SNCF et son angle sans concession me semble avoir fait cette analyse en annonçant sur son site « ebdo est un journal papier, indépendant, irrigué par ses lecteurs ». Une plateforme sépcifique https://www.ebdo-lejournal.com/source peut accueillir les points de vue de lecteurs qui deviendront peut-être des articles. »Les médias doivent s’appuyer sur les ressources des lecteurs est le mantra de Thierry Mandon Directeur de la Publication qui confesse avoir fait une folie avec le lancement d'un hebdomadaire sans publicité, mais « au sens d'Erasme Eloge de la Folie » une folie rationnelle. Ebdo vise 70 000 abonnés et 20 000 ventes au numéro pour etre rentable. Avant son lancement Ebdo effectué a faut une tournée de 4 mois «où les journalistes ont été  hébergés par les lecteurs. A la rencontre de ses lecteurs avec la volonté de fabriquer un média «accessible. Assez des médias ciblés CSP +++ avec des pages de publicité de Jaguar ou de Cartier. T. Et c'est vrai qu'en feuilletant les derniers numéros on constate que la promesse est tenue, tant par la diversité des sujets traités, que par la variété de la forme, photos, articles courts.  «Le premier numéro du journal est sorti le 12 janvier, vous pouvez le retrouver tous les vendredis en kiosque ou sur abonnement. »

AOC (Analyse Opinion Critique) dont le lancement avait lieu le jour même compte sur ses lecteurs. Les textes sont écrits par des intellectuels et des chercheurs, mais le média est bien fondé par des journalistes, Sylvain Bourmeau, ancien journaliste à Libération et Raphaël Bourgois, animateur de l’émission Avis Critique sur France Culture 100% digital. Outre les articles publiés dans la semaine, un grand entretien le samedi et un texte de fiction le dimanche. «Un parti pris bien décrit, une ergonomie intéresssante avec la possibilité de suivre à l'écran la progression de sa lecture.(abonnement (12€/mois)

Lecteurs ou Followers ?

Frustration de ne pas trouver cités lors de la Nuit de la Presse à la Gaité Lyrique  une liste plus exhaustive de nouveaux médias. Les médias sur les réseaux sociaux étaient largement absents du débat. Alors que Google annonce son ambition de journal local via une nouvelle application en test « Bulletin ». D'autres thèmes comme les fake news (le thème du numéro 186 en kiosque de « Le Un ») auraient mérite un angle plus technologique. D'autres thèmes comme les fake news (le thème du numéro 186 en kiosque de « Le Un ») auraient mérite un angle plus technologique. Montrer comment les algorithmes vont pouvoir de façon quasi parfaite fabriquer du faux porno, un article de Usebk & Rica donne l'alerte « Un algorithme réinvente le fake porn » (Remi Levêque, 26//12018). Le succès de Melty reposait sur l'invention d'un algorithme de l'équipe Alexandre unique qui ciblait les lecteurs et dispatchait les infos selon les créneaux horaires, de leur public, par exemple collégienne sortant du lycée etc. L'impact de l'intelligence artificielle et du machine learning n'était pas suffisamment abordés, ni l'utilisation des algorithmes. 

En assistant à un atelier sur Instagram stories proposé la même semaine par l'exposition de Facebook Connexions à Station F j'ai compris à quel point les Instagram stories sont devenus des mini médias qui arrivent à toucher un nombre affolant de followers

Les nouveaux média suivent en partie ce modèle de création de communauté sur nouveaux supports.

  • MinuteBuzz : « le premier groupe média à devenir 100% vidéo, 100% social » annonçait un article sur Medium, Adieu les articles, MinuteBuzz produit désormais des formats 100% vidéos avec une véritable équipe de monteurs et producteurs (live, stories…) dans des formats courts et émotionnels, optimisés pour les plateformes sociales. » Et plus de site, « Nous anticipons ce qui va se passer pour la plupart des médias et de manière affirmative : il faut aller dans le sens des usages » expliquait Maxime Barbier, Tout à fait d'accord. Oui mais MinuteBuzz, belle interface, media ou content marketing, marketing de contenu ?
  • Monkey. « lancé par Emmanuel Chain ex-Capital et Thierry Bizot vise la même cible, les millenials. « Un nouvel animal chez Elephant. Ce lundi, la société de production co-fondée par Emmanuel Chain et Thierry Bizot, lance "Monkey" une nouvelle plateforme d'informations en ligne destinée aux millenials. Présent sur Facebook, Twitter et YouTube, ce média produit chaque jour une vidéo de 3 minutes sur un sujet clé de l'actualité. " « Une quarantaine ont déjà été produites qui ont créé spontanément une communauté de 10.000 fans et près de 2 millions de vues",
  • Brut « Nouveau média d'information. 100% vidéo, 100% digital" créé en 2016 par Guillaume Lacroix et Renaud Le Van Kim  s'exprime sur Instagram,  et sur tous les réseaux sociaux. C'est sur twitter que je le trouve le plus efficace.
  • Explicite #Explicite" : les anciens journalistes d'iTélé ont crée ce futur lieu parisien dédié à l’émergence de nouveaux médias.média
  • Ekopo  est l'une des start-ups média retenues par Le Tank Media,  lors de récent  appel  à projets. "EKOPO, le média de l'économie positive, publie les dernières actualités sur : l'innovation sociale, l'engagement sociétal et l'impact environnemental des organisations publiques et privées. "Le 16 avril 2018, Le Tank Media accueillera sa première promo d’incubation : 5 équipes de 2 personnes viendront pendant 12 semaines au Tank pour donner un coup de boost à leurs médias."

Et la liste est loin d'être exhaustive … 

Quel nouveau format pour le débat?

« Rendre les spectateurs acteurs des conférences c'est possible» (Pierre Fournier, passionné par l'innovation sociale)

Point commun à tous les débats de cette Nuit de la Presse  : s'excuser de la verticalité du format, transmission des intervenants à la salle. On peut effectivement s'interroger sur la légitimité d'une table ronde avec « sachants » face au public, à l'époque du lecteur/producteur. La Gaité Lyrique a déjà fait preuve de plus d'imagination.

Sans doute les organisateurs de débats doivent-ils trouver d'autres pistes pour intégrer l'écoute du public que les sempiternelles « questions dans la salle ».Le Drenche a fait du débat contradictoire et participatif « dans la vraie vie » le concept même de sa publication « papier ».Pierre Fournier est actuellement en train de réfléchir à un nouveau format de conférence dont il a décrit les prémices dans un article de Medium Rendre les spectateurs acteurs des conférences, c'est possible et qui veut « faire confiance à l'intelligence des personnes ». 

dimanche, décembre 10 2017

Du bonheur de vendre sa collection : JCB’s / Art Collection

Jean-Claude Bourdais fait partie de ces personnages dans le Perche qui savent nous consoler de la pluie, et nous proposer des alternatives aux marchés de Noël et aux manèges des cirques sur les places de village. Après avoir été un temps directeur artistique de la galerie in Situ Label Friche à Nogent-le-Rotrou, il revient sur les lieux avec JCB's/ Art Collection du 2 au 23 décembre 2017.


« On ne décide pas un jour de faire une collection d’oeuvres d’art. On achète des oeuvres d’art pour vivre avec et qu’elles vous enveloppent d’un plus que le quotidien ne peut pas vous apporter. » La valeur ajoutée d'une œuvre d'art chez soi, est le credo récurrent à la fois de la galerie in Situ qui présente régulièrement des expositions et de Jean-Claude Bourdais qui se sépare des objets amoureusement collectionnés au fil des ans  à des prix très abordables. « Il y a des gens qui préfèrent changer leur canapé ou leur voiture qu’acheter un tableau de peinture ou une sculpture, ou qui préfèrent un poster à une lithographie originale » Bien moins cher qu'un canapé neuf ce « Storyboards » a été vendu dès le premier jour. « Il y a un supplément d’âme dans ces objets qui ont vécu dans l’intimité du décorateur » assure l’une des clientes et amies de Jacques Grange, la reine du maquillage Terry de Gunzburg » citée par Le Monde à propos de la vente du 16 au 20 novembre chez Sotheby’s. C'est un peu l'âme du collectionneur JCB qu'on entrevoit dans les œuvres choisies par François Kinder, artiste et Président de Label Friche.
Mais comment et pourquoi se sépare-t-on d'objets de collection ? .Nous lui avons posé la question.      Janique Laudouar

JL L'idée de départ était celle d'une vente un peu semblable aux ventes aux enchères ?

JCB Non l'idée de départ, c'est que la galerie pour la première fois depuis 10 an ne fasse pas un one man show, Pourquoi ne pas monter des artistes d'une collection particulière ?

JLCette collection mise en scène a finalement la qualité d'une exposition, quelles œuvres sont montrées ?.

JCB Sur 50 ans j'ai 600 œuvres, ça ne fait finalement que 10 par an. Je n'ai pas décidé un jour : je vais collectionner des œuvres d'art. Tout le monde ici a une voiture. A Thiron-Gardais, il y a un monsieur qui collectionne les voitures, il en a 18, ah, c'est un collectionneur ! C'est le nombre qui fait la collection, jamais composée d'une seule œuvre. C'est à lâge des 70 ans qui arrivent bientôt, que l'ensemble, l'accumulation de ces objets acquiert un sens : qu'est-ce que ça dit sur moi ? J'étais perturbé quand je suis entré dans la galerie. François Kinder est venu plusieurs fois à la maison et a vu l'étendu du désastre, et m'a dit « je viens avec une camionnette faire un choix ». Ce qu'il y a là aujourd'hui ce n'est pas ce que j'aime le plus, c'est le choix de François Kinder.

JL L'oeil du commissaire d'exposition ?

JCB Absolument. Il y a des choses que je n'aurais pas montré pas les story boards mais les « tapas ». Dans toute l'Océanie ils tapent avec des fils végétaux, fabriquent des tapis, et dessus ils peignent. Il y en a de tous les styles. Là j'avais une belle collection. François Kinder a choisi quatre story boards. J'ai pensé « Mais comment va-t-on se sortir de ce « bric à brac , » entre Titus Carmel et la Papouasie ? Et quand je suis revenu j'ai été perturbé, ça parlait de moi mais ça existait en tant que tel aussi. Telle sculpture bangui a côté d'un tableau de Gravleur il se passait quelque chose, François Kinder a perturbé mon regard et a mis face à face des choses qui ne sont jamais rencontré – ça c'est intéressant des dialogues de cultures de peuples différents. 

JL C'était aussi un peu le thème de l'exposition précédente, de sculptures de Alain Kieffer mélangeant les apports des cultures et des continents.

JCB Une classe de terminale va venir, et au programme il y a l'influence des cultures sur l'art contemporain. la rencontre entre les deux, c'est quand Picasso,  Vlaminck ont dit : ça nous intéresse ce que font ces "sauvages". Cette exposition permet de voir comment ça fonctionne ensemble, art primitif et  art contemporain.

JL Les story boards ont été achétés, connais tu le motif de l'acheteur, coup de cœur ou autre?

JCB Au départ lui ne sait pas, il m'a demandé des renseignements, il s'est enrichi de l'histoire de la pièce, il a choisi une grande pièce et il m'a dit « je vois où je vais le mettre chez moi et je vais vivre avec »

JL Ca c'est très important et c'est un thème récurrent chez toi, vivre avec l'art,

JCB Deux constatations personnelles entre l'art tribal et une pièce contemporaine, ça fonctionne. Et jamais je ne me suis dit « ça vaudrait cher plus tard »

JL Pas de spéculation ?

JCB Je dis aux gens « achetez ce que vous aimez". Quand je regarde les pièces de ma collection, je sais pourquoi chacune d'elle m'a touché je n'ai aucun regret. L'oeuvre d'art aura vécu avec moi un certain temps mais je ne souffre pas de m'en séparer

JL Ce qui m'a frappé , tu vends, moi je garde tout et tu m'as dit « pour vivre au présent il faut se débarrasser du passé »

JCB La question la plus souvent posée lors du vernissage « ça te fait pas mal de les vendre et de t'en séparer ? ». Ce n'est pas la première fois, dès mon arrivée à Nogent-le-Rotrou en 2004 j'ai fait une grande exposition d'art tribal à Rémalard (galerie Artemise). Je pense que l'œuvre d'art n'appartient à personne, chaque œuvre d'art a son histoire et son parcours en tant qu'oeuvre d'art, Telle œuvre je l'ai acheté à San Francisco je n'avais pas de quoi la payer, j'ai voulu faire plaisir à ma femme, le tableau bleu d'un américain, j'ai fait un emprunt je l'ai payé sur six mois, l'ensemble, c'est mon histoire. Trente ans enseignant j'ai acheté de l'art partout où je suis allé, Sénégal, j'ai acheté, Bénin, j'ai acheté, Nouvelle Calédonie. J'ai acheté. Y compris à Label Friche. L'oeuvre d'art aura vécu avec moi un certain temps mais je ne souffre pas de m'en séparer, elle va continuer son histoire, une collection c'est quelque chose de vivant.

 JL Julie Franchet, Fréderic Atlan, j'ai beaucoup aimé lors de leurs expositions dans la galerie.

JCB Le soir du vernissage j'ai été content de voir un acheteur d'abord hésitant revenir à la galerie à pied et emporter une œuvre. Dimanche après-midi, on a refait une collection, on a remplacé les pièces achetées par de nouvelles pièces

JL Je reviens sur la question du passé et du présent. Il y a eu la vente de Pierre Bergé avant sa mort, à un certain âge on se dit je suis plus proche de la mort que de la naissance...

JCB Pendant longtemps j'ai tout gardé, des tickets, des factures de restaurant, des preuves de vie, j'en avais besoin, avec l'âge ça devient négatif, ça devient lourd, comme si on vivait encore dans le passé. Avec l'âge bien sûr il y a un devoir de mémoire mais tout ça devient pesant et pour vivre au présent je n'ai plus besoin de trimbaler dans des valises et des malles le passé. C'est une libération, de vivre son présent, de pouvoir aller de l'avant, pas oublier, mais se libérer du passé.

JL Ton présent ce serait quoi, tu vas continuer à acheter ?

JCB Il y a les impôts et les taxes...Le danger qui me guetterait c'est que je passe à Paris et que je vois un tableau ! L'art ne m'a jamais déçu, ça passe par l'émotion, pas par l'argent ou la pensée, l'émotion. L'art m'apporte ce que rien d'autre ne m'apporte, comme je l'ai écrit les gens préfèrent s'acheter un canapé ou une voiture plutôt qu'un tableau, pour moi c'est une manière de vivre, d'être. Toute ma vie depuis l'âge de 16 ans, 17 ans, l'art a eu une place prioritaire importante, vitale.

JL Quel conseil tu peux donner aux gens qui vont venir est-ce qu'il faut qu'ils se renseigent sur l'hisotire de l'oeuvre, sa place dans l'histoire de l'art, son prix présent et à venir ?

JCB Je te ferai deux réponses : comme l'a dit Jean d'Ormesson « jamais je ne me permettrai de donner un conseil à un jeune ».Sinon « laisse-toi conduire par tes désirs ». Quand à 40 ans j'allais dans le désert, en Australie, et je rentrais avec des objets curieux, des cartons, personne ne parlait encore de l'art aborigène, Aujourd'hui l'art aborigène c'est dix milliards de chiffre d'affaire. Alors mon « conseil », parce que je suis sensible à la transmission : obéis à ce que ça te fait.

Janique Laudouar

Galerie In Situ / 5 rue du Pâty / 28 400 Nogent-le-Rotrou / 09 77 08 21 91, : labelfriche.contact@gmail.com

Ouverture les vendredis et samedis de 15h à 18 h ou sur RDV.

Adhésion http://www.labelfriche.com/wp-content/uploads/2016/10/BULLETIN-ADHESION-1.pdf

mercredi, octobre 25 2017

Web Summit 2017 Lisbonne : tech, innovation et politique

Le Web Summit qui aura lieu à Lisbonne du 6 au 9 novembre affiche 60 000 participants, 160 Pays. Des entrepreneurs français y seront et auront l'occasion de rencontrer les personnalités les plus diverses du monde la tech et de l'entreprise mais pas seulement, l'éthique, la politique, la créativité, la gouvernance, la planète sont au rendez-vous. Le ministre de l'économie du Portugal Manuel Caleira Cabra ouvrira le Growth Summit. On y traitera économie, politique, marketing, crypto monnaie et même ...voitures volantes. Le social est présent aussi avec, par exemple, Crisis Text Line qui aide les gens en crise.  Dix millions de messages qui deviennent des données qui vont ensuite pourvoir venir en aide dans des situations d'addiction, d'abus sexuel, de suicide.  Janique Laudouar

Valentin Chaput est l'un des quatre fondateurs (avec Virgile Deville) d'Open Source Politics  et a été invité à intervenir au Web Summit «la où la tech mondiale se rencontre », tech, media et politique, Open Source Politics fait partie des mouvements de la civic tech qui ont joué un rôle actif lors des élections présidentielles et législatives en œuvrant pour la participation citoyenne. Depuis le printemps 2016 OSP est devenue une entreprise relevant de l’Économie sociale et solidaire, accompagnant les collectivités, les institutions, les gouvernements dans la transition numérique. Plusieurs entrées sont proposées sur le site, OPS a été facilitateur lors de plusieurs événements publics et ont accompagné Etalab, la Ville de Paris, ou encore Arc Innovation pour le Grand Paris. 

Qu'attend Valentin Chaput de sa participation au Web Summit ? 

VC L’intérêt c'est la présence d'acteurs importants. J'interviens le mercredi dans la partie Forum, technologie et politique.

JL A Lisbonne il y aura des personnalités du monde de la politique, des entrepreneurs, des innovateurs. Quels sont les thèmes qui t'intéressent ? 

VC Les plate formes numériques,  les données, la sécurité seront parmi les thèmes abordés.

JL Le management est aussi un des thèmes du Web Summit? Est-ce qu'on manage une entreprise Économie Sociale et solidaire comme une autre entreprise ? Est-ce que tu vas aussi en tirer quelque chose sur le management pour Open Sources Politics, il y a des CEO, des fondateurs et des managers importants ?

VC Nous sommes quatre fondateurs donc nous fonctionnons de façon horizontale, chacun a son mot à dire. Pour les décisions il y a un système de vote. L'économie sociale et solidaire a un statut, il y a un engagement de redistribution. Et puisque nous travaillons avec les logiciels libres il y a une multitude de collaborateurs autour de nous.

  "Avec le numérique, la démocratie continue entre les élections", peut-on lire sur le site d'OSP comme l'avait déjà montré l'initiative de make.org Réinventons l'Assemblée nationale le 20 septembre. L'Assemblée nationale consulte actuellement via une plateforme en ligne et recueille les propositions des citoyens jusqu'au 6 novembre.

JL Suite à la consultation des citoyens en ligne sur le site de l'Assemblée nationale et aux nombreuses initiatives de la société civile  est-ce que la consultation va enfin devenir un nouvel usage ? Est-ce que les parlementaires vont y recourir ?

VC Au niveau national, et aussi au niveau local, de plus en plus d'élus y sont ouverts. Dans la consultation actuelle sur le site l’Assemblée nationale, ce qui est intéressant c'est la perspective de changer la procédure et d'institutionnaliser la consultation.

JL « Une démarche de consultation doit être suivie et animée. Cela demande du temps et certaines compétences (création de contenus, newsletters, ateliers d'intelligence collective) ». peut-on lire sur le site OSP . Comment impliquer les citoyens, tous ont-ils envie de s'engager ? Ce ne sont pas les outils qui manquent, mais tous y-ont-il accès, comment faire en sorte que ça ne soit pas « toujours les mêmes?

VC En multipliant les points de contact, en parallèle à la consultation en ligne, Open Source Politics organise des ateliers « dans la vraie vie », et les opinions des participants sont répercutés sur la plate forme, ce qui incite à aller la visiter. Nous proposons des dispositifs à ceux que nous accompagnons.

JL Comment avez-vous été choisis pour accompagner la consultation sur le site de l Assemblée nationale. Vous avez fait un « pitch » meilleur que les autres ?

VC Il y a eu un appel d'offres, une consultation de plusieurs plate formes, on nous a demandé un devis, et nous avons été retenus. C'est vrai que le coté « logiciel libre » a compté. Techniquement c'est le site de l'Assemblée nationale qui reste hébergeur et gère l'informatique, nous avons aidé à la mise en place du dispositif et nous sommes responsables de la modération et de la synthèse finale.

JL Est-ce que le mot clef dans ce type de consultation via une plate forme n'est pas l'accompagnement, l'animation ? Et est-ce que vos partenaires, qui sont souvent des administrations, jouent le jeu ?

VC Oui, on attend d'eux qu'ils soient réactifs, qu'ils construisent des événements. Nous avons acquis de l'expérience, développé une méthodologie

JL En vue des élections législatives et présidentielles en France, il y a eu de nombreuses initiatives « civic tech », vont-elles continuer, comment vont-elles évoluer ?

VC En fait Open Source Poltics se positionne comme une Gov Tech, notre vocation est d'aider les gouvernements à utiliser les outils numériques. Sinon il y aura une pluralité de choix dans la civic tech, certains mouvements sont plus temporaires, comme #MaVoix ou La Primaire.org, d'autres affichent leur vocation de start-ups comme Voxe.org avec le robot VoxeBot.

JL Comment avoir la garantie que les contributions des citoyens seront repris dans la co-construction des lois ?

VC Il faut garder une vigilance, mais j'ai bon espoir que la démocratie citoyenne aboutira avant la fin du quinquennat.

Entretien avec Valentin Chaput Janique Laudouar

Pour rencontrer l'équipe d'Open Source Politics hackhatons et meet-ups. Prochain meet-up :

Consultation #ReformesAN : Le citoyen au coeur de la fabrique de la loi le 2 novembre au Liberté Living Lab 

dimanche, juillet 2 2017

Pourquoi nous aimons OuiShare Fest 2017

                                               OuiShare Fest 2017

Courageux

Parce que c'est courageux d'organiser un événement et de s'assurer qu'il va continuer à se distinguer des autres. Toujours en avance, parfois à rebours, et à coup sûr excitant OuiShare Fest 2017 ne décevra pas. Villes de tous les pays, unissez-vous! Parce que miser sur les villes et sur leurs habitants, c'est une piste durable, et que nous avons besoin d'exemples concrets et aussi de concepts et d'outils pour nous organiser au-delà des états nations. A signaler Michel Bauwens P2P Fondation vient de publier sa cartographie de la Ville de Gand que nous avions annoncé dans un précédent article – en attente de la traduction en anglais. Les villes de Barcelone, Detroit, New York, entre autres, seront présentes. Le pouvoir et l'empowerment sont toujours d'actualité. Ancien pouvoir contre Nouveau pouvoir modéré par Arthur de Grave : « Le concept de “nouveau pouvoir” a été cite par CNN comme l’une des dix idées qui peuvent changer le monde. » Pouvoir collectif (Day 1 Regaining collective power from the bottom-up), les plateformes (Day 2 , Rethinking our cities as platforms), les villes connectées (Day 3 Building global urban networks).

Nouveau lieu, Les Magasins Généraux à Pantin, nouvelle ouverture au public : le OuiShare Fest ouvre ses portes jusqu'à 22h00 TOUS les soirs et l'entrée est libre à partir de 18h00.

Happy

Parce qu'être connecté nous rend heureux et même en meilleure santé quand nous savons utiliser nos réseaux. C'est le titre d'une session mercredi 5 juillet 16h 17  Les gens heureux sont des gens connectés - Développer son réseau social équivaut à se développer soi-même .Miriam Notten is managing consultant La Red, Delft, Pays Bas et Paola Tubaro, chercheuse au CNRS qui travaille sur les liens noués pendant le fest. https://databigandsmall.com/ « Nos amis dévoilent un vrai trésor de ressources qui aurait pu rester invisible ou inaccessible ». Vrai, nous ne mesurons sans doute pas assez à quel point les réseaux sociaux sont devenus une source première d'information. On travaillera sur vos réseaux, comment les améliorer et l'outil utilisé sera “Networking Wishlist”


International

Parce que pour cause d'élections présidentielles et législatives nous sommes un peu englués dans le franco-française que OuiShare Fest 2017 continue à nous dé-formater, parce que vraiment international. La gouvernance des villes collaboratives : une étude de cas comparative de neuf villes européennes  mercredi de 15h à 19h45 et pendant les 3 jours mené par Lies van den Eijnden, chercheuse Sharing Cities, ShareNL Pays Bas.https://sharingcitiesalliance.com.« La stratégie de Barcelone pour la souveraineté numérique: construire la ville en réseau à partir d'un rassemblement de citoyens » Quelle est la stratégie digitale de Barcelone ? Comment la technologie peut-elle conduire à une plus grande participation aux procédés démocratiques ? Cette session se penchera sur la stratégie de Barcelona Ville Rebelle, qui réfléchit au droit à la smart city et à une transformation numérique durable, participative et efficiente. Francesca Bria, Vice-president, innovation at city of Barcelona.

Humain

On aime OuiShare parce que la dimension humaine est présente sur place, et aussi parce que les thèmes abordés n'oublient jamais les avancées dans l'humain. Un exemple ? Faire de la souveraineté alimentaire plus qu'un concept de marketing régional. «  Au-delà de la consommation, de plus en plus de gens participent à des activités de production ou de distribution: jardins communautaires, coopératives alimentaires, groupes d'achats, fermes urbaines. La culture du Do It Yourself pénètre dans le secteur alimentaire, ouvrant la voie à l'émergence d'une nouvelle culture alimentaire. La table ronde explorera l'interaction entre les politiques alimentaires et les initiatives citoyennes dans leur capacité à susciter la souveraineté alimentaire et à assurer la résilience du système alimentaire. » modéré par Myriam Bouré, Entrepreneur, Open Food France, Daniel Wathelet Président, International Urban Food Network, Jeudi 6 juillet 16:20 – 17:30.

L'actualité sur la problématique du travail « Peut-on encore fonder notre société sur le travail ? Ou au contraire, faut-il inscrire le droit à la paresse dans la constitution ? » speaker entre autres Arthur de Grave journaliste et editeur de Ouishare Magazine, mercredi 5, 18h 15 19h 45.

Tech mais pas trop

Parce que maintenant que tout le monde presque est connecté, l'accent sur le numérique prend des tournures plus précises de service au citoyen comme  Un laboratoire d'avenir permanent : la technologie pour les citoyens  qui a lieu pendant les trois jours mené par Samir Lahiri et Jurjen de Vries Permanent Future Lab. Ou encore modéré par Benjamin Tincq co-fondateur de Ouishare, Des écosystèmes d'entrepreneurs dans les villes: dépasser le modèle de la Silicon Valley.  Ce n'est plus le passage obligé des tech entrepreneurs et d'ailleurs le New York Times a consacré une page aux French Star-ups. «La Silicon Valley n'est plus le seul modèle d'innovation, de création d'emplois et d'impact local. Au fur et à mesure que les communautés de start-ups apparaissent dans toutes les grandes villes du monde, cette session explorera ce qui crée un bon écosystème entrepreneurial et comment construire et en nourrir un dans votre ville. » Nicolas Colin de The Family fera partie des speakers.  Et encore : dans une master class de 9 h à 14 h le 6 juillet tout sur les API au service de la sharing economy (B to B), design, architecture, management.

Ateliers

Parce que OuiShare est une occasion de mettre à jour ses compétences. Des ateliers comme Sharitories :Sharitories: de l'exploration aux expériences, une feuille de route pour les actions collaboratives dans les villes moyennes. Mais on peut dire aussi que pour une somme assez modique qui commence avec des tickets à 50 euros pour les free-lance et les étudiants, OuiShare "permanent beta" est un atelier de 3 jours non stop qui se clôture par un carnaval brésilien et beaucoup d'étoiles dans la tête...

                                                                                                                                                                                                 Janique Laudouar

Les Magasins généraux,  1, rue de l’Ancien Canal, 93500 Pantin

METRO : Eglise de Pantin

mardi, janvier 17 2017

Heimtextil 2017 : Explorations

Source image : Carlin International/Exalis, Ambiance 2001 Odyssée de l'espace, vers l'inconnu...

HEIMTEXTIL 2017  :  A LA RECHERCHE DE L'INCONNU @heimtextil

Janique Laudouar

Au thème du bien-être présent en 2015 puis en 2016 a succède le thème Explorations en 2017 au salon Heimtextil (du 10 au 13 janvier 2017) Un titre qu'on devrait à l’alpiniste Italien Simone Moro : « le temps de l’exploration n’est pas fini ! »
En 2016, le thème du "bien être", relax, ralentir  ici l'installation du designer hollandais Harm Rensik massage des pieds  Photo J.L
En 2017 Explorations : à la recherche de l'inconnu...mais l'essentiel reste "faites tout avec amour"...

Explorations

Avant Davos ( ce mardi 17 janvier s’ouvre à Davos la 47e édition du Forum économique mondial) les responsables politiques devraient se rendre début janvier à Heimtextil, le plus grand salon international de textiles à Francfort (Allemagne). Une fréquentation en hausse, 70 000 visiteurs de tous les pays, la Chine en force, l'Afrique, les pays arabes, 2963 exposants venus de 67 pays, encore en hausse par rapport à l'année dernière. Ici on ne parle pas seulement de tissus et de literie, mais de tendances et d'aspirations des consommateurs, de bouleversement dans la conception du design d'hôtel, d'innovation dans les matériaux mais aussi dans les usages. Il faut pouvoir quitter son stand et se rendre auTheme Park niveau 6 où sont exposés par thématique et par couleur les tendances repérées par les agences internationales convoquées pour imaginer le futur..

"Tous ceux qui explorent les nouveaux champs des possibles pour renouveler le Retail, l’Hotellerie, le Transport et l’Habitation."

Cette année c'est Carlin, bureau de style français, qui donne le ton. Six agences internationales  oeuvrent pour le  Theme Park, avec toujours la présence incontournable de Anne-Marie Commandeur ( Fondatrice et Creative direktor Stijlinstituut Amsterdam). Le Theme Park offre un espace d'exposition, des conférences, un catalogue.  Au thème du bien-être présent en 2015 puis en 2016 succède le thème de Explorations en 2017. « Décoder le marketing » dans ses formes les plus nouvelles, plonger dans l'inconnu pour de nouvelles sensations, cerner les atmosphères attendues, prendre la posture du chercheur à l'affut du monde qui vient, telle est l'attitude adoptée par les tendanceurs. Exploration virtuelle en 3D, exploration des planètes ou de la nature et des animaux. Rien de très nouveau par rapport à 2016, où ce pistes étaient déjà présentes, sauf peut-être le mariage réussi du tissu et de la lumière grâce à de réelles innovations.

Ci-contre Malin Bobeck, designer textile et artiste, 30 ans, Suède, Stockholm

Depuis sa création nous avons eu un coup de coeur pour Glowee (France) qu'on avait déjà repéré comme une des plus prometteuses start-up française, un site inspirant et poétique. 

"Glowee, c'est la mer qui nous éclaire. Une source de lumière vivante, qui fonctionne sans consommer d'électricité, et en émettant peu de pollution lumineuse et de CO2"

La bioluminescence est à la base de cette "innovation de rupture bio-inspirée" qui utilise "les propriétés naturelles bioluminescentes d’organismes marins." De façon très concrète, cet éclairage naturel peut être utilisé pour l'habillage des vitrines la nuit.

Source image : site Glowee. Dès ce mois janvier 2017, il devrait être possible d'éclairer les vitrines de nuit par ce procédé.

Qui, en 2017, n'a pas envie de voir enfin la vie en rose ? Mon coup de coeur pour le rose

Carlin a proposé un workshop pendants le salon qui permet aux participants de s'approprier le best of du salon. Le catalogue Heimtextil est imprimé et édité chaque année. Pantone est là, bien sûr, pour rappeler que tout est dans la nuance. Pour ma part, je donne le premier prix à la couleur rose (ci-contre Kas International, Autriche), dans toutes ses gammes, du rose veille tuile au rose simili Schiaparelli et aussi aux imprimés de rose et rouge.
Janique Laudouar



Sources images : 

KAS International Autriche, Presse Heimtextil 2017, - Messe Frankfurt Exhibition GmbH / Pietro Sutera Theme Park,

Messe Frankfurt Exhibition GmbH / Jean-Luc Valentin,Messe Frankfurt Exhibition GmbH / Jochen Günther Theme Park



lundi, mars 16 2015

Invitations numériques

Hypersoleils JEAN-BENOÎT DUNCKEL (Air) JACQUES PERCONTE BEN MC CONNELL En concert visuel http://gaite-lyrique.net/hyper-soleils

Mes invitations numériques....liste non exhaustive...

J'aurais aimé aller à ....

Mardi 17 mars à l'invitation de Cyril Giquelo CoopAxis PTCE

Journée OpenStreetMap
mardi 17 mars 2015 de 9h30 à 17h

Vous êtes tous invités À la Cantine Numérique dans la Pépinière d'entreprises Start'inbox à Tours

Le PTCE CoopAxis, en partenariat avec OpenStreetMap France, organise une journée pour échanger autour des cartes et outils OpenStreetMap, le projet de cartographie mondiale, libre et participatif.

Des mini-conférences pour présenter des outils et témoigner de projets, des ateliers pour découvrir les outils disponibles et échanger autour des usages.

Ce moment est particulièrement dédié aux acteurs du territoire car nous explorerons comment passer de l'outil technique à l'objet de gestion territoriale participative et à l'objet de médiation citoyenne.

La journée se déroulera à la Cantine Numérique de Tours au sein de la Pépinière d'entreprises Start'Inbox au 30 rue André Theuriet à Tours.

S'inscrire : https://www.eventbrite.fr/e/billets-ateliers-et-conferences-openstreetmap-a-tours-15810631023

Jeudi 19 mars A l'invitation d'Eric Sadin 

http://ericsadin.org/

La Vie algorithmique / Librairie le Genre Urbain / 

LA VIE ALGORITHMIQUE
Critique de la raison numérique.
(L'échappée), en librairie à partir du 12 mars 2015

Rencontre - débat avec Eric Sadin autour de son dernier ouvrage : La vie algorithmique. Critique de la raison numérique (L’Echapées).
Cette rencontre sera animée par Peppe Cavallari, philosophe et poète. Il travaille sur des questions d’identité et de numérique. Il est professeur de Culture numérique à HETIC (Hautes Études en Technologies de l’Information et de la Communication) Montreuil.

Samedi 21 mars À l'invitation de Marc Veyrat

tps://fr.pinterest.com/marcveyrat1/100-notions/

vec la participation exceptionnelle de Miguel Chevalier, Edmond Couchot et

Marie-Hélène Tramus, Ghislaine Azémard, Matthieu Quiniou et Marc Veyrat !

SALON du LIVRE — PARIS — stand K108 / IDEFI-CréaTIC

Ghislaine Azémard — 100 notions pour le crossmédia et le transmédia — Samedi 21 mars 14h-16h

Marc Veyrat — 100 notions pour l'art numérique — Dimanche 22 mars 11h-13h

http://www.100notions.com

https://www.facebook.com/100notions

Samedi 21 mars à l'invitation de Art & Sciences Christian Jacquemin

ART ET ALGORITHME"
RENCONTRES ART & SCIENCES DE LA ROCHE-GUYON (95)
SAMEDI 21 MARS 2015 9H30-18H

 Nous avons le plaisir de vous convier aux prochaines Rencontres Art &Sciences du Château de La Roche-Guyon [1] dont le thème sera cette
année "Art et Algorithme". Partant de collaborations actuelles entre artistes et scientifiques, ces rencontres s'intéresseront à la place des technologies dans la création contemporaine : nanotechnologies, biotechnologies, intelligence artificielle, robotique, parallèlement au développement
des sciences cognitives. Elles interrogeront aussi bien les espoirs de l’algorithmique actuelle que les bogues, erreurs ou accidents «
créatifs » en lien avec des phénomènes rares et imprévisibles, certaines propriétés émergentes des réseaux de communication, et les
problèmes que pose la conservation numérique ou organique des œuvres d’art.  Elles seront enfin l’occasion de débattre quant au rôle du
citoyen dans l’élaboration des politiques publiques de production et de médiation artistiques et scientifiques, à l’aube annoncée de la prolifération de machines intelligentes capables de jugement esthétique, d’éthique et de décisions artificielles autonomes.

Ces rencontres sont organisées avec le soutien du laboratoire ETIS
(CNRS/ENSEA/Université de Cergy-Pontoise)

Retrouvez le programme détaillé de la journée et les infos pratiquessur le site web des Rencontres :

http://www-etis.ensea.fr/rencontres-art-sciences

téléphone au 01 34 79 74 42 (service ouvert de 14h00 à 17h00),
E.P.C.C du Château de La Roche-Guyon, 1 rue de l’Audience - 95780 La
Roche-Guyon

Navette gratuite depuis Paris (Porte Maillot) départ 8h30 (RDV 8H20)
samedi 21 mars.

A l'invitation de Grégory Lasserre & Anaïs met den Ancxt

http://www.scenocosme.com/

installation « La maison sensible »

(collaboration with Lola and Yukao Meet (Lola Ajima & Yukao Nagemi) The video is online.
http://www.scenocosme.com/maison_sensible.htm


URBAN LIGHTS CONTACTS - Biennale Internationale Design Saint Etienne
Oeuvre sonore et interactive dans l'espace public
Scenocosme : Gregory Lasserre & Anais met den Ancxt


A l'invitation de la galerie Charlot, exposition Antoine Schmitt 

Exposition du 13 Mars au 25 Avril 2015.

Antoine Schmitt présente la nouvelle série "War", des tableaux génératifs infinis, grandes fresques guerrières abstraites au pouvoir cathartique. Vernissage Jeudi 12 Mars à partir de 18h30, en présence de l'artiste.

47 rue Charlot
75003 Paris

Du mardi au samedi de 13h30 à 18h30.
Nocturne le jeudi jusqu'à 21h30.

A l'invitation de Jacques Perconte

http://gaite-lyrique.net/hyper-soleils

Hypersoleils quelques photos

https://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/sets/72157650468486190

JEAN-BENOÎT DUNCKEL (Air)
JACQUES PERCONTE
BEN MC CONNELL
En concert visuel
Grande Salle

Soirée d'ouverture du festival F.A.M.E 2015
Jeudi 12 Mars - 19h30 - Gaîté Lyrique, Paris

Jean-Benoît Dunckel, musicien, moitié du groupe AIR et Jacques Perconte, cinéaste, collaborateur de Jeff Mills, proposent spécialement pour l'ouverture du festival une création en avant-première mondiale.

Et en avril...

Laval Virtual  http://www.laval-virtual.org/ 17ème édition du 8 au 12 avril 2015



samedi, septembre 20 2014

Art et économie de l'attention : Laurent Mignonneau et Christa Sommerer à la Galerie Charlot, Paris

« Depuis une vingtaine d'années, on entend dire qu'une « nouvelle économie » est en passe de supplanter les anciens modes d'échange des biens matériels - une économie dont l'attention constituerait la première rareté et la plus précieuse source de valeur » L'économie de l'attention, Nouvel horizon du capitalisme ? Yves Citton Editions La Découverte 2014

"The value of art"(2010)

Quel temps accordons nous à un tableau, un objet d'art, dans le flux de sollicitations contemporain? « L'économie de l'attention » est l'un des thèmes de l'exposition de Laurent Mignonneau et Christa Sommerer à la Galerie Charlot Paris. The value of art (2010) interroge l'arbitraire des prix fous du marché de l'art, ceux, dérisoires, des tableaux oubliés et vendus pour presque rien. On pense aussi à la compétition entre collectionneurs célèbres ou l'art devient trophée à la gloire du vainqueur autant qu'à celle de l'artiste. Christa Sommerer nous désigne un joli tableau figuratif représentant un chat acheté ...300 euros en salle des ventes. C'est le prix de départ...mais : « Nous avons équipé ces tableaux avec des capteurs qui peuvent mesurer le temps exact que les spectateurs passent devant une peinture. Une petite imprimante thermique est attachée au cadre de la peinture. À travers de nos capteurs intégrés, la peinture va constamment mettre à jour sa valeur, afin de rendre complètement transparent tout le processus de la création de valeur pour cette œuvre d’art. »   Au pied de chaque tableau le prix de l’œuvre progresse en temps réel sous regard des visiteur, matérialisé par un long « ticket de caisse ».

Dans la ligne directrice de la galerie Charlot qui mixe art numérique et art traditionnel Escape (2012) est composé d'un projecteur de film des années 40. Muni de capteurs il devient : « une installation média archéologique combinant vie artificielle et littérature. Similairement à certaines de nos œuvres précédentes où le texte fonctionne comme un code génétique pour créer des créatures artificielles (Life Spacies and Life Writer), les créatures se transforment ici en un texte. Nous voyons “Escape” comme une forme de poésie interactive et élargie, où les visiteurs peuvent choisir de créer un texte qui s'anime. »

Ces pionniers de l'art numérique, fondateurs de Interface Culture Linz University, ont eu l'intuition des interfaces interactives et tactiles. Dix ans de travaux d'étudiants présentés à Linz lors du festival Ars Electronica. On se souvient des premiers prototypes de table interactive. En 2002 @rt Outsiders à la Maison Européenne de la Photographie présentait Nano-Scape, interface interactive où la main munie de bagues opalescentes effleurait la surface d'un meuble en forme de table sculptait peu à peu des traces dans l'opacité bleue. L'objet ludique et interactif s'est des années après industrialisé. Devenu aujourd'hui objet technologique, la table tactile se vend comme outil de collaboration, de démonstration, d'orientation, d'information. 

Ici la table interactive concept en cours de développement par Pizza Hut (source image et information www.geeksandcom.com)  un nouveau marché.

Être attentif aux œuvres d'artistes utilisant ou détournant les technologies doit devenir l'un des paramètres de l'innovation, comme on l'aura souligné dans l'article «La troisième révolution industrielle » (Musique et Cultures Digitales 74,  juin juillet août sur le thème « Art et industrie ») inspiré du titre de l'ouvrage de Jeremy Rifkin qu'on pourra entendre le 24 septembre au Cube à Issy-les-Moulineaux dans le cadre des Rendez-vous du Futur

Galerie Charlot http://www.galeriecharlot.com 47 rue Charlot  75003 Paris +33 (0)1 42 76 02 67 info@galeriecharlot.com

Exposition Laurent Mignonneau & Christa Sommerer jusqu'au 11/10/2014, biographie des artistes sur le site de la galerie.

Interfaceculture  Institute of media studies, University of Art and Design, Linz,  Autriche

célébration de 10 ans :  http://www.interface.ufg.ac.at/blog/ars2014/ars2014_exhibition/

vendredi, février 28 2014

L'esthétique Paparazzi au Centre Pompidou-Metz : Stop ou Encore ?

Jean Pigozzi, Mick Jagger et Arnold Schwarzenegger, Hôtel du Cap, Antibes, 1990. Épreuve gélatino-argentique, 27,9 × 35,6 cm. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris© Jean Pigozzi / Centre Pompidou, Mnam-Cci, Dist. RMN-Grand Palais / image courtesy CAAC – The Pigozzi Collection

De l'art, les photos des paparazzi d'hier et d'aujourd'hui ?

Les avis sont tranchés sur le sujet de l'exposition Paparazzi ! Photographes, stars et artistes ouverte au public du 26 février au 9 juin au Centre Pompidou-Metz. Les « pour » ou « contre » fusent déjà. Une polémique est toujours le signe d'un questionnement soulevé et d'un risque pris par les commissaires d'exposition, Clément Chéroux, conservateur au Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, chef du cabinet de la photographie et les commissaires associés Quentin Bajac, conservateur en chef de la photographie au Museum of Modern Art, New York, Sam Stourdzé, directeur du Musée de l’Elysée, Lausanne. Et quand il y a risque, il y a art. Il y a aussi pleine actualité quand l'intérêt des photographes « people » de 2014 semblent se recentrer sur le monde politique au plus haut niveau et cibler Ministre ou Président. La Ménagère se rendra  à Metz avec quelques questions « politiquement incorrectes » à poser. Car en dépit de tous les réseaux virtuels et sociaux du monde, visiter une exposition demeure une expérience personnelle et émotionnelle qu'il convient d'accomplir IRL, dans la vraie vie, en déambulant dans l'histoire qu'elle nous raconte. Avec l'envie de revoir «  grands noms » «  Tazio Secchiaroli, Ron Galella, Rostain et Mouron, à des oeuvres de Richard Avedon, Raymond Depardon, William Klein, Gerhard Richter, Cindy Sherman ou encore Andy Warhol ». "Plus de 600 œuvres (photographies, peintures, vidéos, sculptures, installations…)."

Agence Pierluigi, Les photographes attendant Anita Ekberg à la passerelle de l'avion, 1959, La Dolce Vita

Photographes, stars, et artistes

L'exposition est constituée de trois grandes parties : Photographes, stars, et artistes. Oui aux paparazzi historiques de la Dolce Vita (1960)  le noir et banc de Fellini, la blondeur d'Anita Ekberg, les lunettes noires des stars de la nuit romaine, et les états d'âme de Marcello Mastroianni. Oui à l'insolence et l'humour provoc de Pascal Rostain et Bruno Mouron, Brigitte Bardot, Kate Moss, de leur célébrité ils en font autre chose.

Kate Moss lors de la Fashion Week, Paris, 1992 © Pascal Rostain et Bruno Mouron / Agence Sphinx

Oui au glamour de la grande époque de Paris Match , « du poids des mots et du choc des photos » et du talent de raconteur des photographes qui l'ont vécu. Oui encore à "l'esthétique paparazzi" qui tient à l'authenticité de l'instant volé et à la force brute qui s'en dégage. Oui à la mise en scène des « stars », parce que le photographe a su les convaincre  « d'entrer dans le jeu du photographe en se montrant réceptives, voire complices ». Andy Warhol n'a pas fait autre chose à la mythique Factory de New York ..et sa Liz Taylor est emblématique de l'époque. Mais il y a encore plus émouvante et moins galvaudée, la Liz Taylor de Daniel Angeli à Gstaad, sauvage panthère ébouriffée, yeux mauves et regard qui tue.

Daniel Angeli, Elizabeth Taylor à Gstaad, 24 décembre 1979, Épreuve chromogène, 20 × 30 cm© Daniel AngeliCollection Cécile Angeli,© Daniel Angeli





Serge Gainsbourg dans sa baignoire de Xavier Martin, à l'époque un pari osé et réussi puisque la photo reproduite est devenue iconique, et fait le tour du monde. Ces photographes ont aimé et aiment leur métier, et parfois les stars qu'ils ont photographié, jeu de miroir et de séduction. Ils aiment les astuces déployées et inventées, tel Ulysse dans la mythologie grecque, où la metis l'intelligence de la ruse, combinait sagacité et débrouillardise. La Callas et Aristote Onassis grecs cosmopolites et sans cesse photographiés, le savaient.

« Celui par qui le sandale arrive »

Les chasseurs d'image aiment les valeurs liées à la traque de leur somptueux gibier, parfois blessé ou agressif. Interrogé sur sa pratique, le paparazzi Francis Apesteguy déclare dans le catalogue : « Quand j’mets mon jean et les baskets et un sac à dos, avec un “télé” dedans, j’me mets en mode “rapace”. J’en ai une autre, moins belle, mais que j’aime bien aussi : être en mode “chacal”. Et c'est la main de Mick Jagger qui se protège de la violence du flash en criant, et dans le miroir, les yeux allumés du photographe Jean Pigozzi que le mode paparazzo a toujours fasciné. Mais c'est aussi l'estime réciproque, l'admiration, la ruse, le combat, le jeu, le risque, la patience, l'instant, l'intuition, la chance.. .et le scandale planétaire ! Un marché juteux. Et le Royal Blog se vend toujours. Il y aussi une façon actuelle empreinte de cette même volonté d'embellir et de donner vie aux petites starlettes « occasionnelles » selon le mot de Clément Chéroux dans le catalogue, qui sont cent fois plus glamour sur les photos des nouveaux paparazzi que dans leur vie quotidienne. Jusqu'où peut-on et doit-on aller, le trash et le gore sont permis en art, le sont-ils en photo quand en 2014 l'objectif du téléobjectif est de faire vendre la Une avec une rumeur, une photo truquée ou une insignifiance ? Adieu Glamour, Bonjour Tristesse.

Janique Laudouar

Centre Pompidou-Metz
1, parvis des Droits-de-l’Homme
CS 90490
57020 Metz Cedex 1
Tél : +33 (0)3 87 15 39 39 À pied à 2 min de la gare TGV de Metz Ville, à 10 min du centre historique.
Catalogue de l'exposition sous la direction de Clément Chéroux, Coédition Centre Pompidou-Metz / Flammarion,Format : 320 pages Prix : 45 Euros

samedi, août 24 2013

Y-a-t-il un avocat (commis d'office) dans l'avion?

Image J.L :La Conférence des Avocats du Barreau de Paris, 2013 http://www.laconference.net/

Au moment où fait débat la réforme de la procédure pénale, qui semble concerner essentiellement les prisons, il est bon de rappeler que tout citoyen français peut avoir à faire à la justice pénale. Journalistes, hommes d'état, entrepreneurs, la liste est longue des mises  en examen récentesSans vouloir généraliser,  le citoyen peut parfois être exposé dans le cadre d'une procédure à quelques tribulations et leurs conséquences plus ou moins graves. A réformer?

Tribulations du justiciable à la recherche de l'avocat commis d'office

L'avocat commis d'office est en principe un droit pour le justiciable qui reçoit une convocation d'un juge d'instruction qui lui apprend qu'il est impliqué dans une procédure pénale et mis en examen. Première stupeur : le justiciable demande depuis plusieurs années à être entendu comme témoin, et il reçoit une « convocation pour première comparution » Il s'interroge donc sur les faits qui lui sont reprochés : rien de précis dans l'intitulé sauf la déclinaison d'un article du code pénal, mais aucune précision sur un fait ou indice qui indiquerait en quoi « l'inculpé » peut avoir commis une infraction. Dialogue avec la greffière : 

  • Il y a plusieurs années que je demande à être entendu comme témoin dans cette affaire, il doit y a avoir une erreur?

  • Comme témoin, certainement pas, avec les faits qui sont portés à notre connaissance !

Il en conclut donc qu'un avocat est nécessaire pour lever l'opacité. « Vous pouvez demander qu'il vous en soit désigné par le bâtonnier de l'ordre, parmi les avocats inscrits au barreau. » peut-il lire sur la convocation. C'est donc en toute confiance qu'il coche la case : « avocat commis d'office » et il ajoute « permanence pénale » dont il a entendu parler et renvoie le tout avec la confirmation de sa présence. Il se signale d'abord à la collaboratrice du Juge, la greffière :

  • "Alors, je peux avoir avoir accès au réquisitoire, pour connaître ces faits?"

  • "Interdit par la loi. Seul un avocat peut avoir copie du dossier."
  • " Je n'ai pas d'avocat.."

  • "On vous en donnera un !"

Il se présente le jour dit deux heures à l'avance au guichet du Palais de Justice de Paris, certain que la greffière et le Juge auront pourvu à sa demande. Las, au bout de deux heures et une descente au Bureau des avocats deux étages plus bas, il se rend à l'évidence. L'avocat annoncé ne sera pas là pour l'audience, pour la bonne raison qu'il n'a pas été demandé par la greffière comme prévu. Hors pour justifier d'une mise en examen, le Procureur doit justifier « d'indices graves et concordants ». Que faire ? Pourquoi ce court-circuit qu'il juge infamant, la mise en examen, pourquoi n'y-a-t-il pas eu d'enquête préalable? D'auditions de témoins? "Chacun a droit au respect de la présomption d'innocence", mais une mise en examen pour le grand public est souvent synonyme de culpabilité. Pour le béotien, c'est une bombe qui ravage sa vie et le tétanise!

L'erreur est humaine...

L'heure arrive sans que le présumé accusé (car il faut bien nommer les choses) ait pu voir la moindre ombre d'un avocat, et il se résigne à se rendre seul, son dossier sous le bras, à l'audience ou plutôt la comparution, puisqu'il faut bien appeler les choses par leur nom.

Le magistrat lui lit ses droits, dont celui de se taire ou de faire des « déclarations. Car sans avocat, le Juge ne peut procéder à un interrogatoire. Là encore, perplexité : que faire ? S'il se tait, l'enquête n'avancera pas et ce sera encore un suspens interminable dans l'attente d'une nouvelle convocation. S'il fait des déclarations, il saura se disculper et le Juge ne manquera pas de comprendre qu'il est innocent. Il opte pour parler. Mais à un moment de ce discours solitaire, le présumé innocent finit par s'interrompre et ose timidement demander :

  • "Mais enfin, Monsieur le Juge, sur quels faits repose ma mise en examen ?"

  • "Sur quels faits, vous me le demandez ?"

Et le Juge de lire un document, simple courrier du tuteur, mandataire judiciaire, qui fait état que le d'une donation qui aurait été faite par l'un de ses parents alors que celui-ci était sous protection des majeurs.

  • "Mais, Monsieur le Juge, il y a une grossière erreur, la date est fausse, il n'y avait aucune protection à l'époque où cette donation a été faite, et la protection des majeurs n'était même pas envisagée."

  • "Mais moi, j'ai un courrier du tuteur qui m'indique la date..;"

  • "Et moi, Monsieur le Juge, j'ai l'original de la donation avec la vraie date, si vous voulez bien la photocopier."

Et le présumé innocent brandit l'original du document qui le lave en principe du fait reproché. Le juge se tourne vers la greffière en brassant les courriers qui l'ont induit en erreur et n'ont pas été vérifiés – manque de temps, manque de moyens. Au final c'est le Juge qui reprendra les déclarations du présumé innocent, avec célérité, précision et professionnalisme. Il notera bien l'erreur de date et sa gravité, et annulera le fait reproché. Le présumé innocent soupire de soulagement et suppose que sa mise en examen est automatiquement annulée. Mais pour le Juge la mise en examen un outil précieux qui va lui permettre d'éclaircir ce dossier qui l'encombre et enfle depuis plusieurs années et il n'entend pas se priver de son outil. Il confirme donc la mise en examen, et indique que seul un avocat pourra avoir accès au dossier et savoir quels faits précis sont reprochés. Tout indique que le magistrat est cependant bienveillant envers le présumé innocent et ne demande qu'à aboutir à une médiation rapide entre les parties. « Rapide», mais est-ce un vocable que la Justice connaît ?

Y-a-il une photocopieuse au Palais de Justice de Paris ?

Entre temps, le tuteur, reconnaissant son erreur involontaire et sa gravité écrit au Juge d’instruction pour confirmer la date de la donation qui lève tout soupçon de fraude ou d'acte illégitime de la part du présumé innocent. Car une donation classique en usufruit, de parent à enfant, c'est ce que pratiquent des milliers voire des millions de français sans être pour autant mis en examen. Il s'attend donc à recevoir très vite des précisions sur les faits qui justifient la mise en examen et une procédure pénale. Hélas la jeune avocate qu'il a missionné sur le champ revient bredouille du Palais de Justice.

  • "La greffière n'a pas le temps de photocopier le dossier"

  • "Mais sans photocopier tout le dossier, je demande à avoir au moins le réquisitoire du Procureur, qui ne doit pas faire plus de deux pages!"

  • "Bon, je pars en vacances, mais j'essaierai à nouveau."

Et l'avocate d'envoyer des méls successifs : «  je retournerai mardi à ma toque pour voir si j'ai le document et si tel n'est pas j'irai activer la greffière en lui signifiant que le délai d'un mois est presque arrivé à échéance. » et puis encore « Ne vous inquiétez pas, c'est prévu. J'irai demain matin et si je n'ai toujours pas la copie j'irai sommer la greffière de la faire sous 48 h. » Au bout d'un mois, appel à une « autorité » du Palais de Justice qui excuse les retards « Vous comprenez, c'est l'été, les greffes sont débordés...je suis désolée ». Appel du présumé innocent à un autre avocat qui rugit et achève le moral de son client potentiel:

  •  "Mais enfin, il faut vraiment tout ignorer du système judiciaire pour demander un avocat commis d'office la veille des vacances ! Aucune chance !"

  • "Mais c'est un droit, j'ai coché la case, je croyais que..."

  • "Le problème avec vous, c'est que vous êtes innocent, vous ne connaissez pas le système, et donc, sans avocat, le système va vous broyer. Les coupables, eux connaissant le système, et auraient demandé le report de l'audience !"

Enfin une bonne nouvelle lui arrive : une autre juridiction, qui ne tient pas compte des courriers diffamatoires qui semblent être à l'origine de sa comparution..le nomme tuteur de son parent, celui-là même dont il est question dans sa mise en examen ! Il doit donc maintenant faire face à cette incohérence : deux juridictions, deux lectures d'un même dossier, l'une l'honore en lui confiant une mission, l'autre fait de lui un suspect, Et toujours aucune lueur sur les "faits portés à notre connaissance » mentionnés par la greffière. 

Sombre été pour le présumé innocent

Et là, le présumé innocent se sent coupable. Coupable d'être innocent. Coupable de ne pas connaître le « système ». Coupable et de s'être laissé bêtement piégé en parlant et en croyant faire avancer l'enquête et en faisant confiance «  à la justice de son pays » pour observer la lois et ses délais ». Et il a dépensé son maigre budget de vacances en honoraires d'avocat sans aucun résultat, car la jeune avocate lui annonce que devant les difficultés de ce dossier et la "mauvaise volonté" de la greffière elle n'entend pas poursuivre sauf à augmenter considérablement ses honoraires. Et là, le présumé innocent, ne sait plus quoi faire, sauf à se laisser glisser dans l'impuissance et la dépression, à la pensée des vacances en Espagne qui ont fait place en cet été 2013 à des tribulations au Palais de Justice.

A savoir : l'article 114 du code pénal précise que les conditions et les délais d'obtention du dossier .

la Convention  européenne des droits de l'homme

La défense pénale de la Conférence du Barreau de Paris, Ordre des Avocats de Paris

"La défense pénale constitue la mission principale de la Conférence et la justification de son existence. Au fil des années, les promotions de Secrétaires se sont attachées à intervenir, de manière désintéressée, partout où le respect des droits de la défense exigeait la présence d'un conseil qui, souvent, ne pouvait être prévenu à temps."

Pour tout connaitre des subtilités pénales et des polémiques en cours, le blog de Maître Eolas,Journal d'un avocat http://www.maitre-eolas.fr/

Le site Présumé Innocent http://presumeinnocent.com/ publie des tribunes et entretiens sur le sujet.

samedi, août 17 2013

"Ecrire pour témoigner" à L'Île aux livres, l’Île de Ré

L'Ile aux livres

L'Ile aux Livres, Salon du Livre de l’Île de Ré mise intelligemment sur la diversité littéraire pour attirer les visiteurs hors des plages au mois d'août. Les vacanciers de passage comme les Rétais sont fidèles à la manifestation dont la 7ème édition a eu lieu les 9 et 10 août. Diversité donc, dans la salle polyvalente de Bois-Plage en Ré qui proposait aussi bien une abondante littérature locale qu'une brochette de jeunes auteurs ou des routards confirmés de la littérature. On trouvera la liste complète des auteurs sur le site Pour rester dans l'ambiance « vacances », l'invité d'honneur est Philippe Gloaguen, - 40 millions de Guides du Routard vendus en 40 ans – en savoir plus sur ce succès phénoménal en lisant son autobiographie Une vie de Routard (Calman-Levy) où il raconte succès et coups durs. Son génie : sans doute avoir été un « community manager » avant l'heure, et avoir su s'appuyer sur la « communauté » de ses lecteurs, qui sont parfois devenus auteurs. Bientôt une nouveauté : le Routard Express, « qui fait concurrence à Internet » un condensé avec carte pour ceux qui partent en « low-cost » sur une période courte, tout apprendre pour un mini séjour à Barcelone, Rome ou Venise . Sortie en septembre, apprend-on sur BFM TV.


En brochette de jeunes auteurs à succès présent ou à venir, ouverts à la conversation. Harold Cobert, : l'action de Dieu surfe au Pays basque  se passe à Biarritz «  Un événement dramatique du couple vu du point de vue du « jeune père », la suite dans Au nom du père, du fils et du rock'n'roll,  (Héloïse d'Ormesson, 2013). Aurélien Bellanger, avec La théorie de l'information (Gallimard). Parmi les auteurs rôdés,  outre la présence des marraines de l’île aux Livres Madeleine Chapsal et Irène Frain, on note Jean-François Kahn, avec la parution de Comment s'en sortir (Plon).

Gonzague Saint-Bris  honore la longue file de ses lecteurs et fans à coups dédicaces de sa belle et haute écriture pour la parution de Louis XIV et le grand siècle, (Télémaque 2012) Il est lui-même président- fondateur deLa Forêt des Livres salon" qui aura lieu le dimanche 25 août à Chanceaux, en Touraine, de 9 h à 21 h 30. Les auteurs arriveront à Loches par l'Orient-Express.

La « littérature de témoignage » :  contre la loi du silence.

« Ecrire pour témoigner », choix thématique très actuel pour un débat du vendredi 9 août 2013, la littérature de témoignage est aussi le thème du numéro de juin-juillet 2013 de Acta fabula, revue des parutions avec L'Aire du Témoin  http://www.fabula.org/revue/sommaire7840.php.

Les lecteurs sont de plus en plus sensibles à l'envers du décor, à ce que ne disent pas les médias traditionnels, aux non-dits et aux zones d'ombres. Comme le confie Philippe Dessertine, qui a vendu en quelques heures tous ses exemplaires de Ceci n'est pas une crise, il n'est pas le même en chroniqueur sur un plateau-télé où il « s'auto-censure », qu'en tant auteur où il peut s'exprimer...un peu plus librement avec La décompression (Ed. Anne Carrière), ou un roman, Le Gué du Tigre. « Book Philippe for your next event », peut-on lire sur son blog http://www.philippedessertine.com/ au cas où on le voudrait pour une prochaine conférence, c'est facile. Lui faire dire ou écrire ce qu'il pense réellement est sans doute plus difficile.

Zoé Shepard d'abord sanctionnée à la parution de Absolument dé-bor-dée, s'est battue pour être réintégrée dans la fonction publique territoriale, le Conseil régional d'Aquitaine, où elle persiste et signe Ta carrière est fi-nie !(Albin Michel). Et encore Zoé Shepard avoue qu'elle ne dit pas tout et que ce sont des versions édulcorées de la réalité, sinon, « ce serait classé dans la science-fiction ».Comment la flamboyante et rousse Zoé subit-elle cette forme de harcèlement insidieux et banal, la placardisation ? Ne pas être informée des réunions ou se voir enlever des dossiers du jour au lendemain, c'est hélas, monnaie courante dans nos pyramides hiérarchiques. Observer le droit à la lettre, c'est son arme face à ces managers des collectivités territoriales qui s'imaginent, raconte-t-elle avec mépris, que leur fonction est d'être aux ordres des élus, quelque soit l'extravagance de leur exigence et le coût pour l'intérêt commun. Des petits chefs qui pourraient bien avoir leur part de responsabilité dans la « dette » de la France. C'est à voix basse et en chuchotant qu'on la soutient dans les couloirs. Tant contredire sa hiérarchie semble être l'un des maux français les plus coûteux. Non présent à l’Île aux Livres, un fonctionnaire de mairie qui a cru l'imiter et prendre une plume teintée d'humour et un pseudonyme pour fendre l'armure et le devoir de réserve se retrouve mis en examen pour avoir publié Abruti de fonctionnaire (jerôme Morin) qui devrait être ré-édité aux Editions du Rocher.

De l'infiltration à l'enquête, du témoignage aux larmes : « écrire pour témoigner »

Une table ronde « Écrire pour témoigner » invitait outre Zoé Shepard, le journaliste Jean-Baptiste Malet pour En Amazonie, infiltré dans le meilleur des mondes. Il a choisi l'infiltration pour révéler l'envers du décor d'un succès numérique et ses immenses entrepôts du commerce en ligne. Il s'est fait embauché par Amazon – qui charge un camion toutes les 3 minutes – pour constater le stakhanovisme et le conditionnement psychologique qui y règne. Sa conclusion : Amazon détruit plus d'emplois qu'il n'en crée. Eric Fottorino, qui a été directeur du journal Le Monde s'est penché sur les suicides dans le métro Suite à un accident grave de voyageurs, ( Gallimard 2013). Un constat qui en dit long sur l'indifférence : « l'obsession des policiers et des agents, que le trafic reprenne », on sait finalement peu de choses sur les raisons de ces « accidents graves », expression consacrée pour ne pas prononcer le mot « suicide ». Et de rappeler la phrase de Camus « Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Dans le registre de l'émotion, le témoignage de Sylvain Favière, un jeune militaire au physique de combattant et pourtant encore aux bords des larmes quand il évoque Ma blessure de guerre invisible (Esprit com’). Cet «état de stress post traumatique » à son retour, le rend invivable avec sa famille jusqu'au moment où il comprend qu'il est atteint d'une grave blessure psychologique qu'il faut soigner. Lui aussi veut par son témoignage «lever les tabous, briser le silence ». Il reverse via la Cellule d'aide aux blessés de l'armée de terre l'intégralité de ses droits d'auteur. René Guitton, 3 ans d'enquête pour La France des Intégristes (Flammarion Enquête 2013), qui lui a valu quelques menaces de mort et une censure sur les ondes. Le point commun de tous les extrêmistes, qu'ils soient protestants, juifs ou musulmans : le refus de partager, même un thé ou un verre, par une curieuse interdiction de leur religion qui "exclut les non-croyants de leur table".

Dans une autre table ronde Aymeric Patricot, 35 ans intervenait professeur de lettres. Autoportrait du professeur en territoire difficile (Gallimard, 2011). L'enfer des jeunes professeurs nommés « en zone sensible ». A lire au moment de la rentrée.

Egalement présente Tristane Banon avec Le début de la tyrannie (Julliard, 2013).

lundi, mai 27 2013

"Dans l'intérêt du majeur protégé..."


Photo Copyright Janique Laudouar 25/05/2013 ©
Des intervenants de grande qualité conviés par l'UDAF de l'Orne pour : "Majeurs protégés, Assises départementales d' l'Orne, quel équilibre entre protection, respect des libertés et autonomie" le 23 mai 2013. De gauche à droite l'animateur du débat Gilles Raoul-Cormeil, Maître de conférences, Droit privé, Faculté de Caen, Dr Carol Jonas psychiatre des hôpitaux, expert près de la Cour d'Appel d'Orléans, Docteur en droit, Richard Gaillard, sociologue, Maître de conférences, Université d'Angers.

La protection des majeurs: "quel équilibre entre protection, respect des libertés et autonomie?"

Deux associations, UDAF de l'Orne et ATMPO, ont ouvert le débat jeudi 23 mai à Alençon sur le sujet de la protection des majeurs. Régie aujourd'hui par une loi approuvée par les uns et décriée par les autres laprotection des majeurs en France est loin de faire l'unanimité. « Une réforme des telles incompréhensible » peut-on lire sur le site l'Union Syndicale des Magistrats, tandis que les témoignages sur les forums lancent des S.O.S pour savoir comment sortir d'une ruineuse et inefficace tutelle. Un premier bilan du Sénat soulignait les failles et surtout le « manque de moyens » de la loi. D'où le lieu choisi, la faculté de droit du Pôle Universitaire http://www.siteuniversitaire-alencon.fr/ , et le modérateur, Gilles Raoul-Cormeil, Maître de Conférences et expert de la question puisque responsable de la formation de futurs mandataires. On souhaite que de telles Assises départementales 2013 qui auront permis à chacun de s'écouter deviennent annuelles et s'adressent à un public plus large.

Ouverture et écoute

Preuve d'ouverture d'esprit, l'UDAF de l'Orne  avait souhaité donné la parole aux usagers, les majeurs protégés eux-mêmes et les familles, au risque de voir le dispositif critiqué. Dans certains cas, pour une personne cumulant les difficultés, handicap plus usage du cannabis, le tuteur est une bouée de sauvetage, ce qui n'exclut pas, confie le témoin protégé, d'envisager un jour la fin de la mesure, « pour me marier ». Autre témoignage de satisfaction, un mari qui assume lui-même la tutelle de sa femme, mais sous le contrôle du Juge des Tutelles, ce qui le met à l'abri des critiques ou convoitises familiales. Par contre quand une tutelle demandée pour « protection des biens et de la personne » a pour résultat la dilapidation en deux ans de quarante ans d'économies, la colère gronde contre une loi qui autorise de tels abus et confère un tel pouvoir au mandataire. Certains mandataires judiciaires semblent avoir pour objectif d' assécher rapidement le patrimoine avec ce qui ressemble pour certains tuteurs à une culture du résultat : engranger un maximum de « mesures » et via la disposition des biens du protégé, optimiser les propres ressources du mandataire, mais est-ce dans «  l'intérêt de la personne protégée »? Très souvent l'intérêt le plus cher de la personne protégé modeste, est de transmettre son patrimoine à ses enfant, et dès lors « l'intérêt de la personne protégée » se confond avec celui de sa descendance. L'intervention du sociologue Richard Gaillard, Université d'Angers commence par pointer les rapports de pouvoir induits et la question de l'argent il faut oser parler d'argent. « L'argent, c'est de la liberté », « c'est du rapport social en devenir ». Bref l'argent, ce n'est pas que de la gestion.

Au nom du principe de précaution

Le mérite de ces Assises départementales tenait à la qualité des interventions. Celle, remarquable, du DR Jonas, psychiatre des hôpitaux et docteur en droit expert près la Cour d'Appel d'Orléans démontre que le certificat médical obligatoire pour que la curatelle ou tutelle soit autorisée par le Juge des Tutelles est une « Condition nécessaire ...mais pas suffisante » « Comprendre et écouter » reste essentiel,savoir poser des questions « ouvertes ». Une phrase terrible en dit long sur les abus de faiblesse dont peuvent être victimes les personnes vulnérables : « ils disent oui parce qu'ils ne savent plus dire non ». La seule altération de la santé mentale ne devrait pas suffire à hospitaliser ou mettre sous curatelle ou tutelle. D'autres critères doivent être considérés : le regard juridique, le regard social, le regard psychologique. Le contexte familial, par exemple: une famille peut très bien vouloir prendre soin d'un aîné atteint d'Alzheimer– des dispositifs d'aide existent. . Une crise passagère peut justifier une mesure provisoire qui n'a pas à être prolongée. Là encore on ne peut regretter « il faudrait que le juge ait le temps... » d'examiner la possibilité du maintien à domicile, par exemple. Les abus existent aussi du côté des familles : certaines familles n'hésitent pas à multiplier les consultations jusqu'à ce qu'elles trouvent ce qu'elles estiment être « le bon » certificat. D'autres exemples au contraire démontrent que certains certificats médicaux finissent pas être dogmatiques à l'excès et sans nuance: le « dogme » consiste à ne plus bouger un majeur protégé, même à sa demande, par crainte « de lui faire perdre ses repères », selon la novlangue du système. On le laisse alors le protégé ans un lieu au-dessus de ses moyens même s'il veut le il veut quitter. Peu importe, le tuteur demandera la vente de ses biens via une ordonnance du Juge des Tutelles et le majeur protégé n'en sera même pas informé. Les abus du principe de précaution ne sont plus à démontrer : un récent arrêt de la Cour d'appel vient de contester l'ordonnance du Juge des Tutelles et du médecin refusant le retour à son domicile du majeur qui en faisait la demande. La Charte des droits et libertés de la de la personne âgée dépendant. est constamment bafouée parce que THEORIQUE surtout quant au choix du lieu de vie par le majeur lui-même.

Le Juge des Tutelles, les libertés...et les moyens.

Les interventions très claires des Juges des Tutelles (Marc Grimbert, Alain Chalicarne, Conseiller à la Cour d'appel de Caen) les montrent sous un aspect humain et professionnel. En pratique, vu le nombre de dossier, les Juges des Tutelles ne peuvent pas vérifier tous les comptes de gestion, ils n'en ont ni le temps, ni la formation et les mandataires le savent. Même en cas de vérification, la Greffière en Chef se contente, étant donné le nombre de mesures à vérifier, de voir « la cohérence de l'ensemble » sans toujours exiger de factures justificatives. Les mandataires sans scrupule ont parfaitement assimilé qu'une présentation habile des comptes et des libellés vraisemblables suffisaient. Hors la loi exige les factures justificatives des particuliers comme des associations. La loi est donc bafouée. Nommer tuteur un parent doit être prioritaire,  mais ce point de loi capital est-il explicité aux familles par tous les Juges des Tutelles parfois débordés? D'autres modalités plus souples comme nommer la famille « subrogé tuteur » ou nommer un "conseil de famille" sont sans doute insuffisamment considérées par les Juges dont la confiance va à l'association de tutelles. « La loi de 2007 visait donc à mettre fin à cette « sur-judiciarisation » de la protection des majeurs » souligne le rapport du Sénat, mais il semble que dérapage et dérives se poursuivent plus que jamais avec l'impossibilité d'y mettre fin.

Paroles de mandataires

Devant un public essentiellement composé de jeunes mandataires, l'intervention de mandataires dévoués et professionnels, qui visitent régulièrement leur protégé et les aident à trouver des solutions (logement, papiers etc) aura aidé à convaincre que ce nouveau métier qu'on cherche à professionnaliser peut avoir une réelle fonction sociale. Encore faudrait-il qu'on réserve la mesure de protection à des cas sensibles où elle peut jouer réellement son rôle. Il semble que les services sociaux abusent des signalements infondés et que des familles qui ne s'imaginaient pas les contraintes de la curatelle ou de la tutelle se retrouvent ensuite piégées. La loi et surtout sa pratique font qu'il est très rare qu'une mesure soit « levée ». On peut divorcer, purger une peine de prison, mais on ne peut pas mettre fin à une tutelle, quelque soit la volonté du majeur protégé lui-même ou sa famille. Par ailleurs comme l'a noté le rapport du Sénat demeure «  la difficulté d'encadrer et de contrôler la profession de mandataire judiciaire ».

Un nouveau marché? Une nouvelle profession? Une réforme de la loi?

On peut se demander pourquoi cette loi n'est pas réformée. Un lobby s'est sans doute déjà mis en place, avec la personne âgée comme une brique "marchandisable" dans la pyramide d'unmarché dont les assurances, les mutuelles, les maisons de retraite, les avocats, les associations tutélaires se sont emparés. Une escroquerie en col blanc légalisée est-elle en train d'émerger parallèlement? La seule formation juridique des mandataires suffira-telle à éviter les abus? La loi actuelle rompt le lien intergénérationnel qui prévaut depuis des siècles. Il y a un fossé entre les deux générations celles des 90 ans qu'on maintient dans des conditions « luxueuses » injustifiées et celle des 65/70 ans leurs enfants, qu'on va laisser épuisés par les batailles juridiques, appauvris et incapables de faire face à leur propre dépendance quand leur tour viendra : une vision individualiste, courtermisme et commerciale de la dépendance.

Pour une convention entre la famille et le tuteur

Et pourtant cette profession de mandataire judiciaire pourrait avoir un bel avenir si une coopération et un dialogue transparent pouvaient s'établir entre le majeur et son tuteur. Si bien des tuteurs sont un soutien pour le majeur protégé, d'autres font de leur vie un cauchemar. Cette loi semble faite davantage pour le mandataire et dans son intérêt que dans celui de la personne vulnérable. Comme l'a fait remarquer Gilles Raoul-Cormeil Maître de Conférences à la Faculté de droit de Caen, on a trop tendance à prendre la loi à la lettre – en particulier sans doute les jeunes mandataires judiciaires - alors qu'il faut chercher à en respecter l'esprit. On frémit d'indignation quand on lit que le mandataire peut disposer de l'animal familier du "protégé". On est révolté quand on entend dire qu'il faut faire le deuil de la maison familiale et la vendre pour maintenir le majeur à l'hôpital ou en maison de retraite contre son gré. Il devient nécessaire qu'une convention régisse le « dialogue » entre famille et tuteur et l'inscrive dans des limites consenties réciproquement.

Un livret très complet publié par l'UNAF dans la collection des Guides conseils de la Caisse d'épargne : "Guide du curateur ou du tuteur familial"


samedi, août 25 2012

Lynchage : Jean-Luc Delarue et les autres

Lynchage et louanges

Le 24 août 2012, la nouvelle du décès de Jean-Luc Delarue, du cancer de l'estomac, est tombée. L'annonce de ce décès a été immédiatement suivie d'une nuée de louanges et d'hommages à sa créativité, à sa capacité d'innovation, à son talent d'entrepreneur. Sans mettre en doute la sincérité de ce florilège d'émotions, on ne peut s'empêcher de penser à la part de réconfort et, qui sait, à l'impact qu'aurait eu sur sa maladie, quelques unes de ces louanges si elles avaient été publiques de son vivant. Mais lors de ses « démêlés avec la justice », selon l'expression consacrée, la silence a prévalu, ou pire, le dénigrement. Jean-Luc Delarue devait passer en jugement en février 213. Bien solitaire. Question d'image? Ne pas être mêlé à la chute brutale d'une célébrité? Les honneurs rendus à à un mort ne feront pas oublier le lynchage médiatique de l'animateur déchu ni le peu de soutien qu'il a semblé recueillir.

« Assez c'est assez »

Le 24 août, même jour, les médias nous informent d'un « coup de tonnerre » dans le monde du cyclisme. Lance Armstrong est déchu de ses 7 victoires au Tour de France et rayé à vie du cyclisme professionnel par l'agence anti-dopage américaine. Même date, août 2012, et même maladie, le cancer, même incursion de la drogue et de la justice dans sa vie que Jean-Luc Delarue. Sur son site personnel Lance Armstrong publie une déclaration en date du 23 août :  « Il y a un moment dans la vie d'un homme où il doit dire : assez c'est assez ». Et encore, plus loin : « Depuis le début, cette enquête n'a pas eu pour objectif de découvrir la vérité ou de blanchir le cyclisme, elle a eu pour but de me punir à tout prix. » Il renonce à répondre aux accusations.

L'acharnement judiciaire et l'acharnement médiatique font souvent bon ménage. On ne parle jamais des ravages que fait la justice dans la vie d'un homme quand elle décide de punir pour l'exemple et que le lynchage devient public. Tous deux sont symboles de la compétence et du succès. L'un est mort, l'autre est vivant. On souhaite à Lance Armstrong de rester en vie pour continuer à animer sa fondation pour lutter contre le cancer. On lui souhaite surtout que le lynchage s'arrête.

source image : Libération Ecrans, couverture du Livre  "Lance Armstrong images of a champion"

lundi, juin 11 2012

Cruelles législatives

Les élections législatives sont peut-être plus encore que les élections présidentielles, l'occasion de mesurer la cruauté inhérente à l'ambition politique. Une première constatation : il y a bien une logique dans ce vote de premier tour en faveur de la gauche, et les électeurs n'entendent pas renier leur vote présidentiel. Deuxième constation : le flou est difficilement accepté par les électeurs. Exit Rama Yade qui a après avoir opté pour le Parti radical a finalement soutenu à la dernière minute Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles pour finalement revenir faire campagne auprès de Jean-louis Borloo, de moins en moins convaincant. Très menacé François Bayrou, isolé, dont le parti MoDem a prouvé d'année en année son inexistence. "Il aurait mieux valu qu'il garde sa langue", dit-un homme de son village. Exit en très grand nombre les candidats qui se sont présentés avec une étiquette floue « divers droite ».

Enfin, cruelle législatives, les égos ne sont pas épargnés, la popularité ne sert plus Ségolène Royal, et la fougue n'aura pas suffit à Jean-Luc Mélenchon. Cruel aussi de voir des élus locaux qui font du bon boulot sur le terrain mais n'ont pas été choisis comme candidat par leur parti être éliminés dès le premier tour. En politique, on gagne ou on perd.

samedi, février 9 2008

"Speechless" !


Speechless! Action! Eva Longoria muette.

http://www.youtube.com/watch?v=HYNUuJ-qEk4
http://speechlesswithoutwriters.com/

Une campagne de spots vidéo intitulée "Speechless" et diffusée sur YouTube  présente des celebrités enregistrant des scènes muettes en solidarité avec les auteurs en grève. "No web, no words" : "pas de droits pour le web, pas de texte",  est l'un des slogans de la WGA  ('Writers's Guild of America) qui exige une extension des droits sur les nouveaux supports. Les comédiens soutiennent depuis plusieurs semaines la grève des scénaristes à Hollywwod, Après 3 mois de grève, un accord est sur le point d'être conclu.

En savoir plus sur http://unitedhollywood.blogspot.com/

"Speechless"!

La Ménagère est actuellement muette : une parenthèse de réflexion.


mercredi, décembre 26 2007

Ménagères, brillez!




http://www.glitter-graphics.com/

graphic-hub

lundi, novembre 19 2007

Martine Explose!

Comme tout le monde sur le Web La ménagère a participé en créant une couverture de "Martine".

Ce passe-temps est plutôt signficatif de l'esprit actuel : lien ludique, gratuit, inventivité rapide, jeu sur l'image et les mots, bref, à la pesanteur du  monde réel le virtuel offre une alternative light, tout en sachant peser à bon escient quand c'est nécessaire.
Après avoir mené une enquête investigative, poptronics nous apprend que Martine, c'est fini! Le site à été lancé le 18 octobre 2007, et fermé le 18 novembre 2007. à la demande des éditions Casterman.

Lire l'article sur poptronics : "Martine, suite et fin..." et sur le site original du Cover Generator

"Désolé, le Martine Cover Generator n'existe plus..." mais bonne nouvelle du sympathique geek :

Nous avons donc décidé de publier les sources du générateur (qui peut fonctionner avec n'importe quelles couvertures) : les voici. Il sont reversées au domaine public.

Il est intéressant cependant d'aller sur le site pour lire les explications de l'auteur...dit Deelight et mesurer la puissance du buzz...

"Martine et le bouche à oreille

L'adresse du générateur a initialement été transmise à une dizaine de personnes, puis a circulé par mail, via les forums, les blogs, les messageries instantanées... Mozinor, que beaucoup d'entre vous connaissent déjà pour ses nombreux (et hilarants) détournements, a largement participé au buzz en diffusant l'adresse sur le forum HFR. J'ai ainsi rapidement été dépassé par les évènements ! La galerie, qui était au départ ouverte, a vite du être modérée (elle contenait plus de 16000 parodies). Deux amis de lycée m'ont alors prêté main forte, mais il fallait se rendre à l'évidence : lire des dizaines de milliers de nouvelles couvertures chaque jour n'est pas conciliable avec nos activités professionnelles !

Martine est asociale

J'ai été sollicité pour participer à des émissions de radio, de télé, etc. C'est incroyable la vitesse à laquelle de petites choses peuvent prendre des proportions énormes sur Internet ! Je préfère cependant décliner ces offres, principalement parce que je n'ai rien à dire ;). Je réponds volontiers aux questions que l'on me pose par mail, mais je n'ai aucune envie de parler à la radio, d'être pris en photo, ou d'être interviewé sur un plateau télé ! Remettons les choses dans leur contexte, ce site était une simple blague de potache !"

mardi, septembre 18 2007

A la recherche des bonnes ondes...

Source image : #7, Power Flowers,  Berkeley 2006 copyright Bernard Demiaux. wwww.demiaux.com

Face au paquet de déclarations venimeuses ou dangeureuses du politique de tout bord, face aux forces d'inertie et d'immobilisme qui freinent l'innovation dans les administrations françaises malgré l'affichage de rythme au galop, les ménagères sont à la recherche des bonnes ondes ce mardi 18 septembre.

Le Réseau féminin à l'initiative de Chine Lanzmann (coaching et formation) se réunit pour un networking  lunch sur le thème du Leadership féminin et ce soir invitation des Fabricants du Futur, laboratoire d'usages et d'innovation (voir billet précédent).


mercredi, juillet 25 2007

Chacun cherche...son changement...

Sausalito près de San Francisco

Loïc Le Meur cherche un restaurant à San Franciso pour les 80 personnes qui ont répondu à son invitation à dîner le 30 juillet, le PS cherche de nouvelles valeurs  Annick Rivoire cherche un Biz Angel pour son nouveau mag  poptronics, l’agence pourquoitucours de Jeremy Dumont cherche de nouveaux locaux dans le Centre de Paris, Molusk et son nouveau blog quittent fin octobre les Ateliers de Paris, cherchent un local, et cherchent un acheteur pour ordi vendu 150 euros, Delphine Leibovici cherche  19 écrans plasma de 42 pouces pour un projet de téléportation pour la prochaine Nuit Blanche à Paris…  

La Ménagère cherche  une nouvelle qualité de vie…ici ou ailleurs…plutôt ailleurs d’ailleurs…

mercredi, avril 4 2007

About Joost

Image : source site de Joost

Toujours maître en prospective, avec le sens de la formule (en projet « la cantine du cerveau »), Joël de Rosnay fait le pari que dans les 5 années à venir et même avant,  la télévision sur Internet sera un enjeu majeur. Il a rappelé aux visiteurs d’INTERTICE venus l’écouter que Joost était la dernière hot thing on the net et j’ai pu constater sur technorati que Joost était second dans les top searches, bien avant Paris Hilton qui ne vient qu’en 6ème position.

 What’s joost ? a community…(en anglais)

 Une définition dans ZDNet du mercredi 4 avril 2007.

 ZDNet.fr - Concrètement, c'est quoi Joost?
Éric Clémenceau - L'idée est de prendre toutes les qualités de la télévision, c'est-à-dire des images plein écran et des contenus de qualité (des séries, des programmes de flux, des films...), et de les combiner avec celles de l'internet, qui permet d'interagir avec ces programmes, avec le confort de la vidéo à la demande, c'est-à-dire de les arrêter lorsque l'on souhaite, de les revoir plus tard.

Mais attention, Joost, c'est plus national geographic que bonjour america...quoique, cher Vinvin, tu peux essayer...

A suivre...

 

 

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