Le blog de la ménagère

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Elections Présidentielles

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mercredi, juin 13 2007

Vote, legislatives 2

C'est en voyant le nombre de candidats, dont certains n'avaient même pas pris la peine d'imprimer un bulletin de vote, d'autres avaient été franchement désavoués par les élections présidentielles, que j'ai ressenti que quelque chose clochait.


Il est absurde que les élections législatives suivent les élections présidentielles au lieu de les précéder. C'est encore un peu de démocratie en moins.

Les électeurs ne s'y sont pas trompés : on leur demandait, en somme, le 10 juin de recommencer le premier tour des élections présidentielles en mode mineur.

Le 17 juin sera sans doute plus logique, avec des forces en présence plus significatives.

Illustration : lesjeunesudfdelasomme.hautetfort.com/
Rendez-vous :
Les militants continuent à être actifs. Ce soir mercredi 13 mai Quitterie  Delmas donne rendez-vous  aux Jeunes libres sur son site : http://lesjeuneslibres.hautetfort.com/
Les militants socialistes de la section JBC (18ème) se réunissent le jeudi 14 juin : un appel "à la réflexion sur les enjeux du socialisme aujourd'hui telle qu'elle existe chez les militants."
Site JBC : http://www.ps18jbc.fr/

lundi, mai 7 2007

« Nous avons mené une "campagne 2.0". Hommage à la ségosphère

Lu sur le blog d’Europe 1 en réponse à « Et maintenant ? » d’Etienne Guffroy :  sous le titre « Rester libre » un commentaire de remerciement à la « Netscouade » qui a rénové le dialogue avec les militants de base et les français. Le Parti Socialiste a maintenant, grâce à Ségolène Royal et la ségosphère, des outils de dialogue avec ses militants. "Elle a permis à la jeunesse de s'exprimer".

 
« A nous tous - 60 000 en janvier, 500 000 aujourd'hui! - nous avons mené une "campagne 2.0". Avec Ségoland, le réseau le plus riche et le plus dense de la blogosphère politique qui compte plus de 1500 blogs. Avec des outils participatifs, de la Coopérative militante au Partage de blogs, des tracts aux argumentaires rédigés par les militants. Avec le bouquet vidéo, premier en volume et en audience, dont certaines vidéos ont enregistré des nombres de vues exceptionnels. Avec vous, nous avons inauguré une nouvelle manière de militer en ligne, de mobiliser les énergies et les bonnes volontés, et d'articuler le virtuel et le terrain. C'est pourquoi, chaque membre de l'équipe de la "Netscouade", la net-campagne de Ségolène Royal, tient à vous remercier pour votre engagement. Car vous avez été l'âme de cette net-campagne! Votre mobilisation, dont nous avons constaté chaque jour les effets en ligne comme sur le terrain, a été extraordinaire. Pendant des mois, vous avez organisé des événements, argumenté sur des forums, discuté sur les blogs, défendu chaque proposition du Pacte présidentiel. Vous avez envoyé des messages de soutien, téléphoné à vos proches, organisé des tractages, des piques-niques citoyens, des chaînes de la victoire, des concerts pour la France métissée. Et, tout récemment, réalisé des vidéos de soutien et participé à l'initiative "la République du métro". Votre enthousiasme, votre créativité et votre engagement nous ont encouragés et inspirés. Vos retours et vos suggestions nous ont permis de faire évoluer notre action. Sans vous, nous n'aurions pu aller si loin. Aujourd'hui, le combat continue. »

"MERCI SEGOLENE"!


"Merci Ségolène, merci Ségolène!"

Ce sont des milliers de jeunes hier soir qui s'étaient massés devant le GG du Parti Socialiste rue de Solférino, à Paris,  pour être aux côtés de la candidate socialiste et la remercier de sa campagne courageuse, magnifique. Une atmosphère festive et positive, malgré la défaite.

Merci, Ségolène Royal.

La vidéo sur dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x1wtpr_declaration-de-segolene-royal

dimanche, mai 6 2007

Mon tee-shirt Ségolène Royal m'attire des sympathies , c'est bon signe!

Le tee-shirt rose pâle avec Ségolène Royal m'attire des sympathies : sur le quai de la gare d'abord, où une presque retraitée entame la conversation en encourageant "les jeunes à se battre pour la liberté". Elle me confie que malheureusement "à la campagne beaucoup trop de femmes votent comme leur mari". Puis avec de charmants contrôleurs SNCF. Je cherchais mon billet, et ils m'ont dit "on vous fait confiance, vous avez le bon tee-shirt". Enfin à Paris où je suis revenue voter ce 6 mai : beaucoup de sourires de connivence.

Sauf qu'en arrivant au bureau de vote, on m'a demandé de le cacher! Pas de problème, c'est la règle!

Je continue donc à être persuadée que beaucoup, beaucoup de français vont voter Ségolène Royal.

Nous saurons ce soir s'ils ont été en nombre suffisant pour que la France ait une présidente et une rénovation de son système politique.

jeudi, mai 3 2007

Duel ou débat?

« Un face-à-face à contre-emploi », un duel « musclé », la presse a du mal à désigner un vainqueur : tous considèrent que les électeurs spectateurs auront été confortés dans leur choix.

« Les socialistes ont trouvé un leader » (Catherine Ney, Europe 1), « Une tigresse et un matou » (Sud-Ouest).

Nous reviendrons plus tard sur ce débat, mais je cite une réaction à chaud d’une militante PS interrogée par rmc à la sortie du visionnage collectif dans le 18ème : "c’est Ségolène Royal qui a eu la « hauteur » d’une présidente, et mis le débat à ce niveau". En choisissant l'attaque, elle a continué dans le registre de l'audace, elle a joué "le tout pour le tout", la sincerité, l'indignation, les valeurs et les idées. Nicolas Sarkozy, policé, courtois, a plutôt été dans le registre d'un débat télévisé ordinaire, se préoccupant de donner une bonne image et de séduire les journalistes sur le plateau.

Qui aura séduit la France? Sans doute ne faut-il pas exagérer l'importance de ce débat dans le choix des électeurs, choix déjà opéré avant le 2 mai pour la plupart des gens interrogés, même si des commentaires à l'emporte-pièce sur le réseau démontrent qu'il existe encore beaucoup (trop?) d'électeurs qui se fondent sur cet exercice imposé du face à face, alors que le choix devrait être muri par les informations qui ont été diffusées  par les équipes de campagne et par les divers médias depuis le début de la cette campagne présidentielle 2007, qui dans quelques jours touche à sa fin.

Dernière minute, déclaration de François Bayrou : je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy.

mercredi, mai 2 2007

Pour détendre l’atmosphère à votre « soirée débat » du 2 mai

Pour détendre l’atmosphère (électrique et passionnée!) à votre « soirée débat » du 2 mai : des packs politiques proposés par Anthony Masure, Molusk, « pour s'afficher aux couleurs de son candidat préféré, ou pour faire un cadeau empoisonné. » Visuels hyperréalistes, déclinés en badges et cartes postales à découvrir chez French Toucheet au Palais de Tokyo (Paris).

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Bravo aussi aux superbes tee-shirts et badges Ségolène proposés par la section Jean-Baptiste Clément du 18ème arrondissement de Paris à ses adhérents. Visionnage en intelligence collective  du débat ce soir à partir de 20h30, en direct!

Une belle Journée de 1er mai

mardi, mai 1 2007

La France qui respire à Charlety avec Ségolène Royal

La France qui respire, la France qui veut respirer : ni une caricature de la gauche, ni outrageusement anti-droite, la France qui est venue à Charlety dans ce chaud soleil du 1er mai est une France « bon esprit » qui veut de toutes ses forces sortir des années de plomb, et surtout ne pas les voir reconduire. Ségolène a réussi son pari, remplir le stade Charlety (40 000 personnes) et apparaître en femme neuve, porteuse d’espérance et de liberté.

 15h

Dès 15 h les militants commencent à arriver sur la pelouse. Tee-shirts rouges, roses pâle, blancs imprimés de mauve, couleur de la segosphère, le matériel militant est gai et créatif : ça aussi c’est un signe de rénovation!.  16h 30 : on annonce 20 000 personnes dans le stade. L’ambiance « Ségolène c’est elle » gagne la foule. Michel Delpech entame « une chanson de mai 68 » :

« C'est comme un soleil

Dans le gris du ciel

Wight is Wight »

Les bras se lèvent, couvrant la voix des invités. Et puis c’est Grand Corps Malade :

« J’espère donc je suis

J’espère donc ce soir je suis

Avec vous à Charlety »

Des extraits de déclarations de la candidate et aussi de citoyens ou d’invités : Patrick Weill, universitaire, « Ségolène Royal, c’est la garantie du pouvoir partagé. » « Une femme déterminée, claire, sûre de son projet » dira un autre invité qui, sans être de gauche, vient appeler à voter Ségolène Royal. « Ca va Charlety ? » interroge de temps à autre l’animateur. La réponse fuse de la foule « Ségolène Ro-Yal,  Ségolène Ro-yal ! ». Dans le stand de presse, même les journalistes dansent. « Nous recevons des coups de fil de toute la France » dira Cali, « Miossec, Lavilliers sont avec nous! » avant d’entamer son célèbre refrain « C’est quand le bonheur ? », « Aujourd’hui ! » Il quitte la scène en lançant un « A dimanche ! » tonique.

 
19h

Ségolène Royal arrive par l’allée qui lui a été ménagée par les jeunes socialistes, elle arrive sur scène presque en dansant, légère, tandis qu’une chanson sur mesure envahit le stade « Ségolène, tu peux compter sur nous, l’avenir sera au rendez-vous ! ». Minuscule dans l’immensité du stade Charlety maintenant rempli, en rouge et banc, elle commence ce qui sera un long discours « Je vous salue peuple de France » et elle enchaîne malgré les ovations qui couvrent sa voix un peu cassée : « peuple libre, peuple fier, insoumis »   Discours récapitulatif du pacte présidentiel, où personne n’est oublié, ni les étudiants, ni les artisans, ni l’otage en Afghanistan, ni Ingrid Betancourt. Quand elle arrive à « Je suis avec vous dans cette dernière ligne droite », nouvelle ovation « On va gagner, on va gagner ! ». Puis elle reprend en s’adressant directement à la foule : « quelques mots en confidence », « j’ai tenu grâce à vous » « parfois j’ai trébuché, mais avec vous je me suis relevée », « le courage du combat politique je l’ai construit avec vous pendant ces 18 mois de campagne. » « mon courage c’est pour vous, parce que simplement mon projet c’est vous » « parce que tout simplement nous nous aimons beaucoup ». Ce sera le moment à fort impact, le plus émouvant avant d’entrer dans les détails du pacte présidentiel.

Et c’est vrai que maintenant, on l’aime, Ségolène « Maintenant c’est elle». Après tous ces mois de contestation, elle a gagné la bataille de l’adhésion  : des siens, son parti, des réticents, des hésitants…enfin presque. Les gens ont compris qu’elle voulait « remettre les citoyens au cœur de l’action politique. »

 Elle apostrophe son adversaire : inutile de revenir 40 ans en arrière et de défiler contre Mai 68 sur les Champs Elysées : « Le palais Omnisport de Bercy, ce n’est pas les Champs Elysées,  Doc Gynéco n’est pas André Malraux, et Nicolas Sarkozy n’est pas le Général De Gaulle ! » Mai 68 reviendra plusieurs fois dans son discours, un héritage qu’elle défend, elle a compris que les français n’aiment pas qu’on attaque l’histoire de la France. Une France qu’elle veut « sans violence, qui prend à bras le corps toutes les énergies ». Dans les tribunes, on aperçoit Jack Lang, Noël Mamère, et quelques « people »: Dominique Beneshard à côté de Geneviève de Fontenoy, qui tout à l’heure agitait la banderole « Ségolène présidente ».

 
20h

Sur l’écran, Ségolène Royal est entourée des artistes présents. Et puis François Hollande aparaît, et à chaque fois la foule le salue par un chaleureux élan. Et voilà, c’est la fin, le soir tombe sur Charlety. « Ségolène, tu peux compter sur nous ! » reprend la foule en chœur « On va gagner ! On va gagner ! » .

dimanche, avril 29 2007

La France respire : quelques réflexions sur le débat Ségolène Royal-François Bayrou du 28 avril 2007

Voir aussi dans les billets précédents image par image ma matinée au débat, Hôtel Westin, Paris

Cette femme est une bosseuse. Ce débat, elle l’a voulu, elle l’a eu, et elle l’a préparé. Ceux qui ont l’habitude de faire la moue à propos des  discours de Ségolène Royale en seront pour leur frais. : elle se montre magistrale, dans le sérieux et la décontraction, dans la connaissance des dossiers comme dans le sens de la répartie, sans jamais oublier de sourire. C’est en vain qu’Olivier Mazerolle (BFM TV)essaie de lui rappeler le chronomètre et l’hypothétique égalité du temps de parole. Quand elle prend la parole, elle la garde et ne la lâche pas. François Bayrou, beau joueur, fait savoir, qu’il n’aura pas l’esprit comptable.

L'intégralité du dbat sur BFM TV , RMC, (dailymotion)

 « Je mets au premier rang la démocratie participative ». Cette phrase semble éclairer la totalité du débat Ségolène Royal/François Bayrou du 28 avril dont on peut retrouver la restransription dans les médias. « Nous ne sommes pas ici au nom des partis politiques », dit encore Ségolène Royal. Et de fait l’un et l’autre sont ici réunis sur un point de convergence majeur : la nécessité du retour de la démocratie en France. « Rien n’est plus nécessaire dans la vie politique française que de faire bouger les lignes » dira François Bayrou.  Ce que Ségolène Royale ne cesse de répeter, le mot-clef de ce débat, : consultation. « Je fais respirer la société française ». La France respire, …

 Gouverner au XXIème sicècle

Examiner point par point, sur les grands dossiers sélectionnés par les journalistes chargés de les interpeller, les convergences/divergences est important, mais il  plus essentiel encore de comprendre à quel point quelque chose de nouveau se déclenche enfin : Ségolène Royal et François Bayrou savent qu’on ne peut plus s’adresser au citoyen du XXIème siècle, qui grâce à Internet  a accès à l’expertise mondiale en matière d’économie, de sociologie, de travail et d’emploi, comme on s’adressait  à celui du XXIème siècle. Le citoyen blogueur est devenu acteur, comme on l’aura vu avec des personnalités comme Christophe Grébert, qui vient de gagner son procès contre la Mairie de Puteaux (qui affiche une façon « hauts-de-Seine de gouverner, dirait François Bayrou) , ou encore Etienne Chouard, qui a mené depuis son blog le « non » à la constitution europénne. Le pot de terre commence à gagner parfois contre le pot de fer, et ça c’est nouveau.

François Bayrou, qui a arpenté les soirées des blogueurs (j’ai eu l’occasion d’échanger avec lui lors de sa venue à la République des blogs), et Ségolène Royal en reprenant le concept de « l’intelligence collective », ont capté l’essence d’un nouveau paradigme, d’une profonde mutation. Nicolas Sarkozy, en s’entourant d’abord de Xavier Moisant, puis de Loïc le Meur, a  lui aussi compris l’importance du numérique, mais de façon plus généraliste, « apprise », moins incarnée, comme en témoigne le discours sur « La France à l’ère numérique » visiblement rédigé par un professionnel de l’Internet. Il n’a pas su appliquer l’impact du numérique à sa vision de la démocratie.

Moderniser la démocratie

François Bayrou l’avait déclaré la veille à Jean-Michel Aphatie sur RTL « Il y a 7 millions de personnes qui ont choisi de voter pour moi. Ces 7 millions de personnes représentent la Droite modérée pour une part, le Centre pour une grande part, une partie de la Gauche républicaine pour une autre part et des gens venus de l'écologie ou d'ailleurs. Ils ont tous un point commun. Ils pensent que pour réformer notre pays, il faut qu'il se modernise et que pour se moderniser, il est important qu'il accepte enfin, des règles démocratiques qu'il n'a jamais acceptées jusqu'à ce jour. »

La France a pris de mauvaises habitudes, ce que Julien Dray interrogé par la presse à la fin du débat du 28 avril nommera «la régression du débat instititutionnel »   : celle d’une gouvernance sûre d'elle et autoritaire, d’un parlement qui n’a plus son mot a dire, d’une administration qui coupe des têtes à chaque changement politique (combien de ministres de l’éducation nationale en 10 ans !) , celle d’une répression voilée pour qui n’est pas « du bon côté du manche », c’est-à-dire du parti majoritaire. Le coût économique de cette « placardisation » tacite est sans doute extravagant. Ceux qui ne sont pas du côté du pouvoir dominant ne sont pas éliminés, bien sûr quand il s’agit d’entrepreneurs ou de hauts fonctionnaires, c’est impossible : il sont simplement ignorés, freinés, voient leurs projets stagner, et savent qu’ils n’ont qu’une solution, attendre la prochaine majorité pour refaire surface . Cette façon de pratiquer  a toujours eu cours, dans le service public, comme dans le monde des affaires.

Il y a aussi le fait que trop de décisions lourdes de conséquence sont prises par les élus sans consultation, au seul motif qu’ils sont élus  : on aura vu le « tollé » qu’a soulevé la décision de Jean-Paul Huchon decidant (après un débat interne, certes) la gratuité des transports en Ile-de-France pour les Rmistes et leur famille, décision qui ne semble avoir fait l’objet d’aucune annonce préalable d’aucun débat public. Même méthode pour le CPE de Dominique de Villepin, le lundi de Pentecôte de Jean-Pierre Raffarin, la loi sur les retraites de Jean-François Fillon, réforme nécessaire, mais dans la façon dont elle a été menée, continue à pénaliser très injustement, comme l’a fait remarquer Ségolène Royal, ceux qui sont contraints au temps partiel, en majorité des femmes, et disqualifie ceux qui ayant fait des études longues, se voient proposer rétrospectivement des sommes astronomiques et indécentes pour le rachat de leurs années d’études. Cette façon de procéder, asséner des lois sans les affiner, sans en mesurer la casse et les effets pervers est devenue insupportable aux français.

 Consulter, associer, négocier

Ce que Ségolène Royale n’a cessé de répeter, le mot-clef de ce débat, : consultation. « Je fais respirer la société » se traduit par le souci constant de ne plus édicter des lois sans associer à la réflexion et à la décision les citoyens et les partenaires sociaux. Le pacte présidentiel, elle l’a toujours presenté non comme un dogme, mais comme un contrat « ajustable » entre la Présidence et les Français, et ça aussi c’est nouveau. Tant d’hommes – ou de femmes -  politiques s’accrochent à une mesure inefficace au seul motif qu’ils en revendiquent la paternité : le droit à l’ajustement, le droit à l’erreur ou à la révision devrait faire partie de la vie politique.

 Convergences/divergences…mais une même volonté de « faire bouger les lignes »

Les détailler, est sans doute utile, et la presse reprend les points essentiels, mais à patir du moment où il a semble évident que le PS comme le futur Parti démocrate plaçait l’écoute des français  et le dialogue. En ce sens il s’agit de relativiser l’importance des convergences/divergences : ce ne sont que des points de départ à une discussion. « l’affrontement bloc contre bloc ça ne marche pas »,dit encore Ségolène Royal. Certes, s’il y a désaccord, sur, par exemple, la loi Fillon sur les retraites, que le parti socilaiste voudrait remettre à plat, on sent que rien n’est fermé, que Ségolène Royal comme François Bayrou se sont affranchis du dogme des partis sans pour autant les désavouer. Qu’il s’agisse de trouver de nouvelles sanctions pour les primo-délinquants -Ségolène Royale est favorable à un travail d’intérêt général, trop peu employé à son avis, ou de débattre de la carte scolaire, sujet de divergence, un dialogue se noue. Même si François Bayrou conclut : « je ne sais pas encore pour qui je voterai le 6 mai », le rapprochement a eu lieu, dans l’aisance, l’humour, le sérieux. Et surtout, les français auront compris qu’ils seront consultés : référendum, jurys citoyens.

Par contraste, la gouvernance de l’UMP, annoncée par François Fillon, interviewé sur Europe 1 le dimanche 29 avril semble glaciale et surtout inchangée. Il annonce « Dès le mois de juillet on fera voter des réformes » …ça on connaît, les réformes pendant l’été, concoctées à toute allure « par ceux qui savent », sans concertation, débat public. « Tous les pouvoirs resteront entre les mains d’un seul parti dominant » selon l’expression de François Bayrou. Et alors peu importe les idées UMP énoncées, la méthode restera la même, réformer dans l'auto-satisfaction et la précipitation, pour le soi-disant « intérêt général », avec la conviction qui semble maintenant bien archaïque qu’une poignée de dirigeants peuvent faire avancer la France…sans les français.

Et maintenant, la question est...

"Peut-il perdre?"

13 h 30: on plie

Et voilà, c’est fini. Belle matinée pour la démocratie.

 

Après le débat

Je rencontre un trio de journalistes femmes et leur demande ce qu’elles ont pensé du débat : « gagnant-gagnant »,  pour la journaliste de BFMTV. Alma Ventura (RMC, "Les coulisses de la politique") pose les dernières questions.

Monsieur "bayroumobile" : « Un jour historique, on a cassé le mur de Berlin »

Je rencontre Monsieur bayroumobile et bavarde : "Le blog de Pascal Casimir-Perrier au volant de la voiture de François BAYROU »


  « Un jour historique, on a cassé le mur de Berlin ». pour Pascal Casimir-Perrier. Avec sa bayroumobile, il a accompagné François Bayrou, spontanément,  il a rencontré dans toute la France des « français du quotidien ». Au-delà « des points qui nous rapprochent, des points qui nous différencient », Pascal Casimir-Perrier affiche la même hauteur de vue que les débateurs : le vrai projet c’est  « comment vont vivre les français ? ». Quelques jours avant, il est allé visiter les deux partis. D’abord le PS, avec lequel il a bavardé. Puis à l’UMP, « on m’a dit de me casser ». Du coup il est retourné au PS : il a été accueilli par les Jeunes Socialistes, il espère monter un débat avec les Jeunes UDF dans les jours qui viennent (surveiller son blog). Même s'il ne sait pas encore comment et pour qui il va voter...

Jack Lang

Jack Lang reste dans le hall du Westin pour répondre aux questions.




François Bayrou et la presse

 François Bayrou reste dans la salle du débat pour répondre aux questions des journalistes, Marielle de Sarnez n’est pas loin.

Départ de Ségolène Royale

Ségolène Royale s’en va à toute allure, je ne la vois que de dos et de trois-quarts :  elle sourit, comme elle a souri tout au long du débat.

 

80 minutes après...

80 minutes – au moins et à la sortie, nous essayons d’avoir des photos. Les photographes ont un plan : ouvrir la porte et foncer dès qu’ «ils » sortent de la salle du débat.

 

11 h 30 : le débat

A 11H 15 j’arrive sans trop d’encombre dans la salle de conférence où des écrans sont installés pour la presse – la salle du débat, à cette heure-là il ne faut plus y songer. Olivier Mazerolle (BFMTV)introduit le débat et Jean-Jacques Bourdin (RMC) pose les premières questions.

Arrivée au Westin

10 h 30 : je me décide, je veux assiter au débat. je cours rue de Castiglione, Hôtel Westin.

samedi, avril 28 2007

Rencontre au sommet, Hôtel Westin, Paris

Bientôt un compte-rendu du débat Ségolène-Royal- François Bayrou, la Ménagère était au Westin, hôtel parisien qui a abrité l'évenement historique...

En attendant, il fait beau, je file au vernissage du nouvel espace de la Galerie Magda Danysz dans le Marais.

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