Le blog de la ménagère

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Elections Présidentielles

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samedi, juin 11 2016

Ces candidat(e)s aux élections présidentielles 2017 sur LaPrimaire.org

La démocratie est sur la place publique en juin 2016 mais sait-on qui sont ces candidats citoyens? Une visite sur LaPrimaire.org

Ces citoyens candidat(e)s : audacieux

La France doit être le projet de tous les Français. Redonner envie de contribuer à un projet collectif. L'objectif : l'épanouissement. Mes priorités, Humain et lien social au cœur de la stratégie de l'emploi, le numérique pour rationaliser les dépenses publiques” Qui fait cette profession de foi, quel parti? Ou encore “Ma vision :Simplification, modernisation. "Les problèmes ne seront pas résolus par ceux qui les ont créés" - (Albert Einstein) 6e République: élire 4 ministres indépendants Numérisation de l'administration Revenu universel inconditionnel” Non, ce ne sont pas nos partis politiques. Il s'agit de candidates et candidats déclarés sur le site de LaPrimaire.org. Justine Henry est vétérinaire, habite Paris, est candidate depuis 67 jours.
“LaPrimaire.org est une primaire ouverte, organisée pour permettre aux Français de choisir librement, de manière transparente et démocratique, les candidats qu'ils souhaitent voir se présenter à l'élection présidentielle de 2017.” Rien de plus simple que de s'inscrire sur LaPrimaire.org, une gentille petite robote vous aide dans la démarche, votre identité sera vérifiée, et hop, vous n'aurez plus qu'a poster votre photo, votre vision de la France et les points prioritaires de votre programme. "Aujourd'hui en France, les partis politiques (365,000 personnes soit 0,5% de la population) désignent les candidats aux élections alors que les citoyens les rejettent massivement. L'objectif de LaPrimaire.org est d'insuffler un nouvel élan démocratique à notre pays en favorisant le renouvellement de notre classe politique.

“Faire de la France un pays libre, démocratique et visionnaire. Il est temps de vivre au 21e siècle.”

Rémi Arnaud, 25 ans, Développeur informatique, Paris, 75)

En faisant le tour des candidats déclarés – et je suis très loin d'avoir fait le tour des 187 candidatures a ce jour-, on s'apercevra vite que leur vision est bien plus audacieuse que celle des partis traditionnels : elle est porteuse de changement structurel. “Ma vision : remettre les citoyens au centre des priorités, mettre en place un parlement 100 % citoyen par tirage au sort et fin des cumuls des mandats” Mes priorités :démocratie participative, éducations , sécurité.” Ca va jusqu'à :”Supprimons la fonction présidentielle. Un objectif unique : en finir avec ce régime qui bloque la France Revenons au vrai débat politique. Mes priorités 1. supprimer la fonction présidentielle. 2. Pour cela : organiser un référendum national dès l'été 2017 3. Appliquer cette nouvelle constitution” “L'idée est de revoir tout le système actuel pour en faire un cohérent et surtout participatif !” Et aussi nous dit Laurent Roullier, 58 ans, Infirmier “Faire émerger une nouvelle classe politique désintéressée” Caroline Godard 32 ans, indépendante en communication habite le département 44 - veut des “Commissions collectives mixtes à la place des ministères”.Jean-Cyril Hubert, 42 ans, Disrupteur, habite le département 94 – Val-de-Marne est candidat depuis 66 jours et sa vision intègre la disruption comme moteur de l'evolution “Utilisons les INNOVATIONS pour modifier DISRUPTIVEMENT notre société et TRANSMETTONS à nos descendants une FRANCE VIVABLE ! Mes priorités 1. L'ENVIRONNEMENT est la PRIORITE pour vivre en PAIX! 2. Restaurer les EGALITES, la FRATERNITE et LES LIBERTES ! HUMANISME et INNOVATION afin de poursuivre notre EVOLUTION !

“Mettre fin au gaspillage de l'état”, “Un système participatif”

Ce qui revient souvent dans les points prioritaires : “mettre fin au gaspillage de l'état”. Alors qu'on nous fait croire que les français veulent “maintenir le modèle social” a n'importe quel prix, non, ca c'est le credo des politiques, il n'apparait pas ici, alors que le “revenu de base” revient souvent. Les français veulent “Des réformes structurelles pour mettre fin aux gaspillages “. Ils n'ont pas peur de la lucidité, “Mettre fin au mythe de la croissance économique”

Déraisonnables ces propositions? Elles semblent au contraire moins frileuses et plus tournées vers une vision d'avenir que celles que nous font actuellement les “politiques”. Les candidat(e)s n'ont peur ni de la démocratie liquide, ni de la 6eme République. Leurs visions veulent rassembler alors que les lois actuelles divisent et déchirent la France. Elles placent le citoyen de tout bord au coeur de la République et de la gouvernance. Sans oublier l'harmonie et l'humain. Ma vision : “Faire de la France un pays où il fait bon vivre” nous dit Blanche de Weerdt 73 ans, Formatrice à la retraite “Bouches du Rhône”. Comment vont-ils obtenir les 500 noms nécessaires a leur qualification? Peu de candidats qualifiés. Parmi eux Jean-Michel Billaud un des pionniers du Web 2. Ma vision : "Notre démocratie représentative 1.0 bat de l'aile. Ma vision et mon action : mettre en place une démocratie directe (2.0)." On trouve aussi un candidat atypique - soutenu par son réseau ou communauté? - Essayiste politique, Ismaël BOUDJEKADA, 20 ans, habite le département 92 – Hauts-de-Seine. "Un ennemi nommé, la finance folle non-régulée : l'argent s'y trouve,spéculation abusive sur les matières agricoles, une taxe Taubin dérisoire" Ce candidat axe sa campagne sur une autre vision de l'économie. A vous de voir et d'approfondir.  Il y a aussi des femmes élues locales qui font partie des candidates. Les femmes du Net, vous qui avez 2000 amis sur Facebook ou plus, vous n'êtes pas tentées? “Terminé les politiciens qui ne connaissent rien a la vie! Place aux citoyens qui savent ce qu'il faut faire!”dit Jennifer. En 2016 #ToutesCandidates !

LaPrimaire.org réussit a démontrer tout l'intérêt de candidatures hors système, candidatures désintéressées, délivrées de tous les petits arrangements entre amis et calculs électoraux, miroir d'une France qui prône la numérisation de l'administration, la fin du gaspillage, le projet collectif, d'une France prête a contribuer a l'innovation et au changement structurel.  Janique Laudouar

La Primaire.org en pratique  https://laprimaire.org

  • La liste des candidats est rafraichie une fois par jour, ce qui permet une rotation des candidats en premiere page.
  • Il y a aussi une liste de candidats plébiscités, que nous ne traitons pas dans ce billet.
  • Environ presque 50 000 citoyens inscrits, 49 % de l'objectif 100 000 citoyens inscrits, les chiffres et les comptes transparents.
  • Financement : financement participatif des plus petits dons mensuels aux dons importants, tout est tres bien expliqué et transparent 57, 721 euros a ce jour  https://laprimaire.org/financer
  • twitter : ‎@democratech

vendredi, janvier 2 2015

Si j'étais présidente …mes voeux 2015

Si j'étais présidente …

Dans un récent article pour la Revue du Cube, j'imagine une « presque fiction » ACTION , une France en 2017 sans gouvernance où les citoyens AGISSENT et se passent très bien des politiques. Il est temps d'appliquer l'analyse de Nils Aziosmanoff dans son éditorial AGIR : «Issues de la révolution numérique, deux puissantes forces œuvrent aux transformations du monde : « les machines qui pensent » et « l’énergie créative de la multitude ». Pour ces premiers jours de l'année, j'imagine une autre fiction « Si j'étais présidente... ». Voilà quel serait mon discours pour les vœux adressés aux français.

                                                                                                                     Janique Laudouar

Ce que j'aurais dit aux français : mes vœux pour 2015.

« Chers compatriotes, je sais que vous êtes en avance, que la société civile va vite, aussi j'ai décidé de vous écouter. Tous les ministres, tous les parlementaires seront en 2015 attentifs à vos initiatives comme à vos propositions. Chaque maire, chaque président de communauté de communes , chaque député, chaque sénateur, tant que ces missions existeront, ouvrira une plate-forme dédiée aux propositions des habitants de leur territoire. Chaque parlementaire répondra à vos remarques et l'Assemblée nationale se saisira en priorité de vos propositions de lois ou de modifications de lois existantes. La vie quotidienne des français sera au centre de mes préoccupations. Permettez-moi d'indiquer des pistes qui vous permettront en 2015 de regarder le futur avec lucidité et d'y faire face.

L'écosystème "Imagination for people" une plateforme qui recense et accompagne les projets de demain,

Une vision à long terme

« Le règne de l’urgence caractérise l’économie actuelle et domine la société dans son ensemble. Or, sans la prise en compte du long terme, la vie de nos contemporains deviendra un enfer. »Jacques Attali Pour une économie positiverapport remis en  2014 à François Hollande

Si j'étais présidente, j'innoverai : j'arrêterai les inaugurations à la René Coty et je passerai davantage de temps à imaginer. J'arrêterai de pensées en terme d'année pour penser en terme de décennies. Bref, j'aurai à cœur de laisser à d'autres les commémorations pour me concentrer sur une vision d'avenir à long terme et anticiper. J'aurai conscience que pour beaucoup de citoyens l'enfer prédit par Jacques Attali est peut-être déjà là...

Plus belle la vie...

« Des citoyens de plus en plus persuadés que les politiques ne s'occupent pas d'eux » 88% des français sont persuadés que les gouvernants ne s'occupent pas de leur préoccupations" Rapport annuel sur l'état de la France en 2014 CESE Conseil Économique Social et Environnemental Publié le : 10/12/2014

Que veulent les français, que voulons-nous ? La réponse est simple : plus belle la vie. Et plus SIMPLE ! Que la vie soit plus belle demain qu'hier, c'était la logique du progrès. Hors aujourd'hui un parfum de nostalgie semble signifier que « c'était mieux avant », qu'avant, il n'y a pas si longtemps, la vie était plus plus libre, plus joyeuse, avec moins de contraintes. Un même cri du cœur réunit les entrepreneurs et les simples citoyens : trop de lois, trop de directives, trop de contraintes. La complexité et l'instabilité juridique et l'archaïsme de certaines administrations alourdit la vie quotidienne des français, qui ont l'impression de vivre dans un océan de dysfonctionnement en perpétuel tsunami juridique.

Démocratie : un Ministère de la Participation 

« En démocratie, il y a toujours une alternative »Daniel Cohn-Bendit Europe 1 02/01/15. 

"À travers le numérique, une génération qui a changé de mentalité apprend à se prendre en main. Elle modifie les règles sans même s’en apercevoir. L’empowerment, c’est la responsabilisation. Les technologies apportent le temps réel, les moyens humains et parfois également financiers. Le citoyen actif veut s’impliquer et non plus déléguer. La réponse ne vient plus d’en haut ». Natacha Quester-Séméon Journaliste, vidéo blogueuse, chroniqueuse radio et entrepreneure, La revue du Cube décembre 2014

 La réponse ne vient plus d'en haut »est une évidence, un constat dont il convient de prendre acte.La participation des citoyens à la gouvernance devient le pivot de la nouvelle démocratie. La politique, c'est VOUS ! « Co-construire les politiques publiques avec les citoyens » devient une urgence. La consultation sera organisée, accompagnée. sera de présenter des solutions alternatives dans tous les domaines de la gouvernance. Nous sortons de trop d'années où on vous présente, chers compatriotes, des solutions uniques, une pensée unique et peu d'alternatives. Le budget de ce nouveau Ministère sera dégagé grâce à la suppression progressive des agences d'état  et autres institutions para-publiques dont le surnombre est acté et dont l'utilité reste à démontrer et Les moyens techniques d'expression citoyenne existent depuis longtemps avec le Web et les réseaux sociaux et ont été sous-estimés .

Vous pouvez encore contribuer par vos commentaires à la consultation en cours https://contribuez.cnnumerique.fr/

Sur le travail : « Le travail va devenir une rareté »

« Le travail salarié, vieux de 200 ans, va disparaître. Le travail en lui-même va devenir une rareté. Faut-il pleurer sa disparition ? Non. Rappelons-nous que, sous Louis XIV, il était interdit de travailler 220 jours par an, à tel point que même les paysans s’en plaignaient. Plus la société s’est sédentarisée, plus il a fallu travailler dur pour survivre, et le travail a été littéralement mythifié. Il est temps de repenser son utilité, à l’instar de Jeremy Rifkin qui prédit « La fin du travail » dans un de ses ouvrages. Il est aussi temps de reconstruire de nouveaux contrats sociaux, car dans la société de la connaissance qui émerge, l’utilisation du capital et son accumulation pourraient être remis en cause.

Nous vivons une période de bascule, de destruction créatrice au sens de Schumpeter, qui va être douloureuse car ces périodes sont celles où il faut tout réinventer. Au lieu de nous lamenter sur la fin des métiers peu qualifiés, au lieu d’interdire les recherches en matière de séquençage du génome, interrogeons-nous sur la société que nous voulons pour 2035 : la Rome antique et ses esclaves, ou une société libérée des notions même de travail et, pourquoi pas, de propriété ? » (Gilles Babinet, digital champion pour l'Europe et entrepreneur dans l'étude l'EY La révolution des métiers)

Le télétravail  et les tiers lieux 

Le télétravail  et les tiers lieux « Le télétravail peut comporter des risques d’isolement pour le salarié. L’une des solutions pour remédier à cet inconvénient consiste à travailler dans un « tiers lieu » entre le bureau et la maison pour y retrouver un collectif de travail, choisi et non subi. » Xavier de Mazenod, fondateur de Zevillage et du télécentre de Boitron, revue Kaizen 11 décembre 2014.

(Ici tiers lieu "LeVillage", Paris et "Mutinerie Village" dans le Perche) deux conceptions d'un lieu pour se réunir, échanger, travailler, se former, inventer...

L'économie 

L'économie numérique

« Le numérique peut être une chance pour la France. La transformation numérique est la chance que la France doit saisir. » (Philippe Lemoine, Rapport Lemoine | président du Forum d'action modernités et président de la Fondation internet nouvelle génération « La nouvelle grammaire du succès - La transformation numérique de l'économie française » - novembre 2014)

En 2015 j'arrêterai de tenir à bout de bras notre veille économie à bout de souffle, comme le conseille Jeremy Rifkin, je tiendrai compte des rapports et ouvrages existants. De nouveaux modèles économiques et organisationnels doivent se substituer à une France pyramidale et hiérarchique qui bride l'innovation émanant « du bas ».

D'autres économies sont possibles 

" Des modèles innovants émergent ainsi et génèrent des richesses à la fois financières et positives, extra-financières. En se fixant d’autres objectifs, notamment sociaux et environnementaux,que celui exclusivement financier, et en les plaçant au même niveau que le profit, ces organisations sont d’ores et déjà des acteurs de l’économie positive." Jacques Attali,  Positive Forum Economy

L'économie sociale et solidaire

Je tiendrai compte de l'essor de l'économie sociale et solidaire et de la volonté des citoyens comme des entreprises de travailler dans un contexte qui a du sens.

L'économie collaborative.

Je connaîtrai le prix de la vie : qui peut prendre un taxi aujourd'hui avec 7 euros au départ du compteur ? Qui peut payer un loyer de 800 euros mensuels ? Je favoriserai l'économie de partage le co-voiturage, l'habitat participatif, je modifierai les règles archaïques des lobbys et des agences d'état dans ces domaines et dans de nombreux autres. Je sais que les français s'organisent pour partager et échanger.

L'économie circulaire

Elle est déjà adoptée par beaucoup d'entre vous et donne lieu à des innovations. « L’économie circulaire est un système économique qui vise à optimiser l’utilisation des ressources naturelles et à réduire les impacts environnementaux de notre production et consommation. Partout en France, des initiatives socialement innovantes répondent à ces objectifs.http://www.lelabo-ess.org/?Economie-circulaire-et-innovation Le recyclage dans de nombreux domaines ont déjà abouti à de belles réussites.

La sobriété heureuse

Dans son essai "Vers la sobriété heureuse" le philosophe agriculteur Pierre Rabhi raconte son parcours : comment dès l'âge de 20 ans "la modernité m'est apparue comme une immense imposture" et encore ""On a le sentiment d'un immense gâchis, qui aurait pu être évité si on avait adopté un modèle de société alliant intelligence et générosité". (Vers la Sobriété heureuse, Actes Sud 2010). C'est pourquoi je ne ferai pas reposer pas la croissance au sens traditionnel du terme comme vision d'avenir. C'est une notion du siècle dernier, je préfère donner de la visibilité aux jeunes start-ups créatives qui font l'économie du XXIème siècle en multipliant l'accès à des financements inventifs. Intelligence collective, partage, imagination, innovation sont des mots plus puissants que "croissance".

Sur l'innovation de rupture

« Quand je parle de la démocratisation de l'innovation, je veux dire que les utilisateurs des produits et des services – firmes et consommateurs individuels – sont de plus en plus capables d'innover par eux-mêmes. » Eric Von Hippel, professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et auteur deDemocratizing Innovation, cité par Dominique Cardon, sociologue et auteur de La démocratie Internet. Promesses et limites, Éditions du Seuil, coll. « La république des idées », 2010.

Je tiendrai compte du fait que les utilisateurs sont aujourd'hui des innovateurs. Chaque région sera tenue de mettre en valeur sous une forme de données dynamique les actions innovantes de la société civile, qu'il s'agisse de particuliers, de chercheurs ou de start-ups, de scientifiques ou d'artistes.

Je tiendrai compte du fait que les utilisateurs sont aujourd'hui des innovateurs. Chaque région sera tenue de mettre en valeur sous une forme de données dynamique les actions innovantes de la société civile, qu'il s'agisse de particuliers, de chercheurs ou de start-ups, de scientifiques ou d'artistes.

Trop d'innovations de rupture ont encore ignorées par nos administrations parce qu'il n'y a pas d'expertise pour les analyser et parce qu'elles viennent bouleverser l'ordre établi. L'administration n'a que trop tendance à rejeter ce qu'elle ne connaît pas et ce qui ne correspond pas aux règles établies, qui datent parfois des années 50 et de l'après -guerre. Chaque Préfet de Région aura une cellule « Innovation » qu'il tiendra à jour, et chaque député aura à recenser les avancées innovantes des citoyens de son territoire, particuliers, association, entreprises, et non des structures institutionnalisées et coûteuses qui ont trop tendance à monopoliser l'innovation et à en accaparer les financements.

Chers compatriotes, je ne peux pas tout développer dans cette courte intervention, et je vous propose de vous recevoir non pas à l'Elysée, mais sur la plate-forme collaborative en ligne où vous serez mes invités. Je vous la promets pour très bientôt en 2015. Et vous savez que je tiens toujours mes promesses...

A suivre...d'autres propositions ...Vous pouvez aussi collaborer à @PoliticMenage

Source image en tête de l'article :  Source image :http://www.syrobo.org  Veronique-Syrobo le 17 03 2014

dimanche, mai 27 2012

"Juste quelqu'un de bien"

 source photo  :  melty

Une part non négligeable de la victoire de François Hollande tient à un désir toutes tendances confondues de changement de valeurs. Comme si les français en avaient assez de ce que l'on leur impose de la base au sommet. Frimeurs, beaux parleurs, profiteurs, calculateurs, manipulateurs, menteurs, tricheurs, arnaqueurs, voleurs, cambrioleurs, tueurs, tous ligués par un même objectif : la course à l'argent. Assez de ceux qui confondent politique et privilège. Assez des people au pouvoir. Assez de cet hymne au fric, au luxe, aux happy few. Assez des soi-disant détenteurs de savoir, assez des élites et de leur cortège d'experts, assez d'une gouvernance européenne «entre soi» qui n'a mené qu'à la faillite d'un système.

Les français ont eu envie d'avoir au pouvoir « juste quelqu'un de bien ». Le plus sûr atout de François Hollande, c'est d'être l'homme du changement de valeurs. A l'échelle nationale, mais pourquoi pas, à l'échelle internationale.

« Juste quelqu'un de bien, le coeur à portée de main..."

vendredi, mai 4 2012

L'innovation et la complexité technocratique : l'exemple des fonds structurels européens

L'Europe, la France et la complexité technocratique

François Hollande mentionne à juste titre dans son programme l'utilisation des fonds structurels européens.

Un article publié le 28 avril 2012,  Michel Abhervé dans Alternatives économiques nous confirme : « un quart des fonds non attribués."

Le 30 janvier 2012, lors du Conseil européen, le président de la Commission, José Manuel Barroso, a annoncé que 82 milliards d’euros, sur un budget total de 347 milliards d’euros des fonds structurels pour la période 2007-2013, ne sont pas encore attribués et pourraient être redéployés.

Nous en sommes à pratiquement un quart des fonds structurels non attribués. Quant on sait le nombre de porteurs de projets qui se sont vu opposer l’insuffisance des moyens disponibles, on croit rêver. Et cela confirme qu’il est indispensable de faire aboutir, rapidement,  le travail de simplification des démarches, indispensable à un engagement effectif des crédits disponibles."

Les porteurs de projet sont freinés, découragés, dissuadés par la complexité technocratique tant française qu'européenne. Qu'on parcourt ce décret signé par nos actuels ministres et on comprendra pourquoi les entreprise hésitent à s'engager pour obtenir des fonds...elles n'en ont ni le temps ni la ressource humaine.


A quand la simplification ?

mercredi, mai 2 2012

"Nicolas Canteloup n'arrête jamais" même avant le débat présidentiel le 2 mai sur TF1.où il caricature les deux candidats

Tout le monde aime Nicolas Canteloup, surtout à la radio, le voir à  la télévision n'apportant rien, parfois au contraire.

A 20 h 45 le 2 mai   j'ouvre "la télé"  : les deux candidats en gros plan et des plaisanteries plutôt grossières ...sur la calvitie de l'un, sur la talonnette de l'autre, je sursaute, non ça ne peut pas être vrai ...et c'est faux en effet ...TF1 a cru bon de maintenir  Après le 20h c'est Canteloup

Quand on sait que chaque détail de ce débat entre les deux candidats à la Présidence de la France est scruté, que chaque seconde compte, que tout est minuté,  est-ce une faute de goût ou un faux pas ou encore  ...?



"Ripostes parties" organisées au PS pour le débat du 2 mai

Source : PS

"Ce soir à partir de 21h se tient le débat d'entre deux tours avec François Hollande. A travers toute la France, des Riposte-parties s'organisent pour vous permettre de regarder le débat ensemble et de riposter en ligne.

Sur Twitter, utilisez le hashtag #riposteparty "

Source : http://www.parti-socialiste.fr

Pour Paris c'est à la Bellevilloise et déjà les claviers s'apprêtent à crépiter sur Twitter ...

Mais avons nous besoin d'un débat pour choisir...c'est un autre débat !


mardi, avril 24 2012

Qui parle de démocratie participative ?

Qui parle encore de démocratie participative ? Personne...

"  Je désapprouve le combat de coqs auquel nous entraîne le système représentatif » Ainsi s'exprime Thierry Crouzet, auteur de « LE 5ÈME POUVOIR comment internet bouleverse la politique »  , après avoir dénoncé l'usage restreint d'Internet par les candidats malgré la débauche d'outils« « Internet peut changer la politique si on change le modèle représentatif » Peu de candidats s'expriment ouvertement sur le changement de paradigme depuis l'arrivée d'internet en France en 1995, et la nécessité de réformer la démocratie « représentative ». Pourtant le résultat des élections éclaire une fois de plus la relativité du savoir des experts (instituts de sondages, politologues). La volonté et les aspirations des citoyens n'ont pratiquement aucun moyen d'expression entre deux élections. Il ne semble pas y avoir dans le corps politique  la volonté de creuser un sillon clair pour la démocratie participative. « Je décide, on exécute » est devenu le raccourci dégradé de la démocratie en France ces dernières années. La consultation n'est presque jamais pratiquée ni au niveau européen ni au niveau local où les élus confisquent trop souvent budgets et décisions.

Continuer à « expliquer aux Français » pendant ces 15 jours semble être la stratégie annoncée par par les dirigeants de l'UMP y compris par le candidat Nicolas Sarkozy lui-même. Parler et décider sans écouter aura donc été jusqu'au bout le contre-sens politique affiché de la gouvernance en place. Un contre-sens qui nie la capacité à comprendre et à s'exprimer des français, qui nie l'échec des paroles habiles et des communiquants face à une réalité vécue et analysée par les Français. « Terrible constat, qui a peu a voir avec la crise, mais avec un pays qui n'a cessé de multiplier réformes et lois au pas de charge au nom de la France et de l'Europe, sans rendre les français plus heureux, bien au contraire." écrivions-nous en commentaire de l'ouvrage de Philippe Manière "Le Pays où la vie est plus dure", dénonçant la France et ses élites zélées, son État immobile et ses structures sociales d’un autre âge."

samedi, février 25 2012

Changer de fond en comble la société ? La confiance va à Jean-Luc Melenchon selon Expression Publique

Illustration : Ben

96% des français sont favorables au changement de la société, 3% défavorables et 1% sans opinion d'après le sondage d'expression publique.

A la question « pour chacun des candidats suivants, où le classeriez-vous sur cette échelle allant de 1 (il veut changer le moins possible la société actuelle) à 5 (il veut changer de fond en comble la société actuelle) ? C'est Jean-Luc Melenchon qui est perçu comme le plus susceptible de changement (50%), Nicolas Sarkozy est  le moins apte à changer la société selon 41% des sondés , et François Hollande et François Bayrou à peu près à égalité.

jeudi, octobre 13 2011

"Le plus grand hold up du siècle" de Michael Moore à Jacques Séguela

Hold Up

C'est le plus grand hold up médiatique du siècle", s'exclamait ce matin Jacques Seguela sur France Inter à propos des primaires socialistes " 8 heures offertes sur la télévision à la gauche sans aucune opposition de la droite!"

Il y a un hold up plus grave, c'est celui qui tient captifs les populations du système de pensée de leur gouvernants et les oblige à sauver et  pérenniser un système qui a prouvé son échec.

Le mot hold up évoque le discours de Michael Moore il y a quelques années à propos du sauvetage des banques américaines (29 septembre 2008).

"Permettez-moi d’aller droit au but. Le plus grand holp-up de l’histoire de ce pays se déroule au moment même ou vous lisez ces lignes. Aucune arme à feu n’est utilisée, mais 300 millions de personnes ont été prises en otage."

Ou encore l'article dans Le Monde de Dominique Dhombres (27 septembre 2008) "le hold up du siècle"

"Le contribuable américain doit sauver les banquiers pourris, sinon il lui en cuira ! Dobeliou l’a dit devant toutes les chaînes de télévision américaines réunies. C’est très fort. Le citoyen américain a intérêt à régler l’addition laissée par ces voyous de Wall Street."

"Dans la banlieue de Chicago, au cimetière Mount Carmel, un certain Al Capone doit se retourner dans sa tombe en grinçant. Faire payer aux pauvres les turpitudes des riches en les menaçant, dans le cas contraire, de devenir encore plus pauvres. Il fallait y penser. Le hold-up du siècle !"

Octobre 2011 : "Le montant du fonds de secours européen pourrait être relevé de 2.500 milliards d'euros."

"Lors d'un discours devant le Parlement européen, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a invité l'Europe à recapitaliser "d'urgence" ses banques pour stopper la contagion de la crise de la dette, dont il a reconnu qu'elle avait désormais atteint une ampleur "systémique", menaçant donc de déstabiliser l'économie mondiale." (Challenges 13/10/11)

source image : http://imaginaction.over-blog.org


mercredi, juin 13 2007

Vote, legislatives 2

C'est en voyant le nombre de candidats, dont certains n'avaient même pas pris la peine d'imprimer un bulletin de vote, d'autres avaient été franchement désavoués par les élections présidentielles, que j'ai ressenti que quelque chose clochait.


Il est absurde que les élections législatives suivent les élections présidentielles au lieu de les précéder. C'est encore un peu de démocratie en moins.

Les électeurs ne s'y sont pas trompés : on leur demandait, en somme, le 10 juin de recommencer le premier tour des élections présidentielles en mode mineur.

Le 17 juin sera sans doute plus logique, avec des forces en présence plus significatives.

Illustration : lesjeunesudfdelasomme.hautetfort.com/
Rendez-vous :
Les militants continuent à être actifs. Ce soir mercredi 13 mai Quitterie  Delmas donne rendez-vous  aux Jeunes libres sur son site : http://lesjeuneslibres.hautetfort.com/
Les militants socialistes de la section JBC (18ème) se réunissent le jeudi 14 juin : un appel "à la réflexion sur les enjeux du socialisme aujourd'hui telle qu'elle existe chez les militants."
Site JBC : http://www.ps18jbc.fr/

lundi, mai 7 2007

« Nous avons mené une "campagne 2.0". Hommage à la ségosphère

Lu sur le blog d’Europe 1 en réponse à « Et maintenant ? » d’Etienne Guffroy :  sous le titre « Rester libre » un commentaire de remerciement à la « Netscouade » qui a rénové le dialogue avec les militants de base et les français. Le Parti Socialiste a maintenant, grâce à Ségolène Royal et la ségosphère, des outils de dialogue avec ses militants. "Elle a permis à la jeunesse de s'exprimer".

 
« A nous tous - 60 000 en janvier, 500 000 aujourd'hui! - nous avons mené une "campagne 2.0". Avec Ségoland, le réseau le plus riche et le plus dense de la blogosphère politique qui compte plus de 1500 blogs. Avec des outils participatifs, de la Coopérative militante au Partage de blogs, des tracts aux argumentaires rédigés par les militants. Avec le bouquet vidéo, premier en volume et en audience, dont certaines vidéos ont enregistré des nombres de vues exceptionnels. Avec vous, nous avons inauguré une nouvelle manière de militer en ligne, de mobiliser les énergies et les bonnes volontés, et d'articuler le virtuel et le terrain. C'est pourquoi, chaque membre de l'équipe de la "Netscouade", la net-campagne de Ségolène Royal, tient à vous remercier pour votre engagement. Car vous avez été l'âme de cette net-campagne! Votre mobilisation, dont nous avons constaté chaque jour les effets en ligne comme sur le terrain, a été extraordinaire. Pendant des mois, vous avez organisé des événements, argumenté sur des forums, discuté sur les blogs, défendu chaque proposition du Pacte présidentiel. Vous avez envoyé des messages de soutien, téléphoné à vos proches, organisé des tractages, des piques-niques citoyens, des chaînes de la victoire, des concerts pour la France métissée. Et, tout récemment, réalisé des vidéos de soutien et participé à l'initiative "la République du métro". Votre enthousiasme, votre créativité et votre engagement nous ont encouragés et inspirés. Vos retours et vos suggestions nous ont permis de faire évoluer notre action. Sans vous, nous n'aurions pu aller si loin. Aujourd'hui, le combat continue. »

"MERCI SEGOLENE"!


"Merci Ségolène, merci Ségolène!"

Ce sont des milliers de jeunes hier soir qui s'étaient massés devant le GG du Parti Socialiste rue de Solférino, à Paris,  pour être aux côtés de la candidate socialiste et la remercier de sa campagne courageuse, magnifique. Une atmosphère festive et positive, malgré la défaite.

Merci, Ségolène Royal.

La vidéo sur dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x1wtpr_declaration-de-segolene-royal

dimanche, mai 6 2007

Mon tee-shirt Ségolène Royal m'attire des sympathies , c'est bon signe!

Le tee-shirt rose pâle avec Ségolène Royal m'attire des sympathies : sur le quai de la gare d'abord, où une presque retraitée entame la conversation en encourageant "les jeunes à se battre pour la liberté". Elle me confie que malheureusement "à la campagne beaucoup trop de femmes votent comme leur mari". Puis avec de charmants contrôleurs SNCF. Je cherchais mon billet, et ils m'ont dit "on vous fait confiance, vous avez le bon tee-shirt". Enfin à Paris où je suis revenue voter ce 6 mai : beaucoup de sourires de connivence.

Sauf qu'en arrivant au bureau de vote, on m'a demandé de le cacher! Pas de problème, c'est la règle!

Je continue donc à être persuadée que beaucoup, beaucoup de français vont voter Ségolène Royal.

Nous saurons ce soir s'ils ont été en nombre suffisant pour que la France ait une présidente et une rénovation de son système politique.

jeudi, mai 3 2007

Duel ou débat?

« Un face-à-face à contre-emploi », un duel « musclé », la presse a du mal à désigner un vainqueur : tous considèrent que les électeurs spectateurs auront été confortés dans leur choix.

« Les socialistes ont trouvé un leader » (Catherine Ney, Europe 1), « Une tigresse et un matou » (Sud-Ouest).

Nous reviendrons plus tard sur ce débat, mais je cite une réaction à chaud d’une militante PS interrogée par rmc à la sortie du visionnage collectif dans le 18ème : "c’est Ségolène Royal qui a eu la « hauteur » d’une présidente, et mis le débat à ce niveau". En choisissant l'attaque, elle a continué dans le registre de l'audace, elle a joué "le tout pour le tout", la sincerité, l'indignation, les valeurs et les idées. Nicolas Sarkozy, policé, courtois, a plutôt été dans le registre d'un débat télévisé ordinaire, se préoccupant de donner une bonne image et de séduire les journalistes sur le plateau.

Qui aura séduit la France? Sans doute ne faut-il pas exagérer l'importance de ce débat dans le choix des électeurs, choix déjà opéré avant le 2 mai pour la plupart des gens interrogés, même si des commentaires à l'emporte-pièce sur le réseau démontrent qu'il existe encore beaucoup (trop?) d'électeurs qui se fondent sur cet exercice imposé du face à face, alors que le choix devrait être muri par les informations qui ont été diffusées  par les équipes de campagne et par les divers médias depuis le début de la cette campagne présidentielle 2007, qui dans quelques jours touche à sa fin.

Dernière minute, déclaration de François Bayrou : je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy.

mercredi, mai 2 2007

Pour détendre l’atmosphère à votre « soirée débat » du 2 mai

Pour détendre l’atmosphère (électrique et passionnée!) à votre « soirée débat » du 2 mai : des packs politiques proposés par Anthony Masure, Molusk, « pour s'afficher aux couleurs de son candidat préféré, ou pour faire un cadeau empoisonné. » Visuels hyperréalistes, déclinés en badges et cartes postales à découvrir chez French Toucheet au Palais de Tokyo (Paris).

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Bravo aussi aux superbes tee-shirts et badges Ségolène proposés par la section Jean-Baptiste Clément du 18ème arrondissement de Paris à ses adhérents. Visionnage en intelligence collective  du débat ce soir à partir de 20h30, en direct!

Une belle Journée de 1er mai

mardi, mai 1 2007

La France qui respire à Charlety avec Ségolène Royal

La France qui respire, la France qui veut respirer : ni une caricature de la gauche, ni outrageusement anti-droite, la France qui est venue à Charlety dans ce chaud soleil du 1er mai est une France « bon esprit » qui veut de toutes ses forces sortir des années de plomb, et surtout ne pas les voir reconduire. Ségolène a réussi son pari, remplir le stade Charlety (40 000 personnes) et apparaître en femme neuve, porteuse d’espérance et de liberté.

 15h

Dès 15 h les militants commencent à arriver sur la pelouse. Tee-shirts rouges, roses pâle, blancs imprimés de mauve, couleur de la segosphère, le matériel militant est gai et créatif : ça aussi c’est un signe de rénovation!.  16h 30 : on annonce 20 000 personnes dans le stade. L’ambiance « Ségolène c’est elle » gagne la foule. Michel Delpech entame « une chanson de mai 68 » :

« C'est comme un soleil

Dans le gris du ciel

Wight is Wight »

Les bras se lèvent, couvrant la voix des invités. Et puis c’est Grand Corps Malade :

« J’espère donc je suis

J’espère donc ce soir je suis

Avec vous à Charlety »

Des extraits de déclarations de la candidate et aussi de citoyens ou d’invités : Patrick Weill, universitaire, « Ségolène Royal, c’est la garantie du pouvoir partagé. » « Une femme déterminée, claire, sûre de son projet » dira un autre invité qui, sans être de gauche, vient appeler à voter Ségolène Royal. « Ca va Charlety ? » interroge de temps à autre l’animateur. La réponse fuse de la foule « Ségolène Ro-Yal,  Ségolène Ro-yal ! ». Dans le stand de presse, même les journalistes dansent. « Nous recevons des coups de fil de toute la France » dira Cali, « Miossec, Lavilliers sont avec nous! » avant d’entamer son célèbre refrain « C’est quand le bonheur ? », « Aujourd’hui ! » Il quitte la scène en lançant un « A dimanche ! » tonique.

 
19h

Ségolène Royal arrive par l’allée qui lui a été ménagée par les jeunes socialistes, elle arrive sur scène presque en dansant, légère, tandis qu’une chanson sur mesure envahit le stade « Ségolène, tu peux compter sur nous, l’avenir sera au rendez-vous ! ». Minuscule dans l’immensité du stade Charlety maintenant rempli, en rouge et banc, elle commence ce qui sera un long discours « Je vous salue peuple de France » et elle enchaîne malgré les ovations qui couvrent sa voix un peu cassée : « peuple libre, peuple fier, insoumis »   Discours récapitulatif du pacte présidentiel, où personne n’est oublié, ni les étudiants, ni les artisans, ni l’otage en Afghanistan, ni Ingrid Betancourt. Quand elle arrive à « Je suis avec vous dans cette dernière ligne droite », nouvelle ovation « On va gagner, on va gagner ! ». Puis elle reprend en s’adressant directement à la foule : « quelques mots en confidence », « j’ai tenu grâce à vous » « parfois j’ai trébuché, mais avec vous je me suis relevée », « le courage du combat politique je l’ai construit avec vous pendant ces 18 mois de campagne. » « mon courage c’est pour vous, parce que simplement mon projet c’est vous » « parce que tout simplement nous nous aimons beaucoup ». Ce sera le moment à fort impact, le plus émouvant avant d’entrer dans les détails du pacte présidentiel.

Et c’est vrai que maintenant, on l’aime, Ségolène « Maintenant c’est elle». Après tous ces mois de contestation, elle a gagné la bataille de l’adhésion  : des siens, son parti, des réticents, des hésitants…enfin presque. Les gens ont compris qu’elle voulait « remettre les citoyens au cœur de l’action politique. »

 Elle apostrophe son adversaire : inutile de revenir 40 ans en arrière et de défiler contre Mai 68 sur les Champs Elysées : « Le palais Omnisport de Bercy, ce n’est pas les Champs Elysées,  Doc Gynéco n’est pas André Malraux, et Nicolas Sarkozy n’est pas le Général De Gaulle ! » Mai 68 reviendra plusieurs fois dans son discours, un héritage qu’elle défend, elle a compris que les français n’aiment pas qu’on attaque l’histoire de la France. Une France qu’elle veut « sans violence, qui prend à bras le corps toutes les énergies ». Dans les tribunes, on aperçoit Jack Lang, Noël Mamère, et quelques « people »: Dominique Beneshard à côté de Geneviève de Fontenoy, qui tout à l’heure agitait la banderole « Ségolène présidente ».

 
20h

Sur l’écran, Ségolène Royal est entourée des artistes présents. Et puis François Hollande aparaît, et à chaque fois la foule le salue par un chaleureux élan. Et voilà, c’est la fin, le soir tombe sur Charlety. « Ségolène, tu peux compter sur nous ! » reprend la foule en chœur « On va gagner ! On va gagner ! » .

dimanche, avril 29 2007

La France respire : quelques réflexions sur le débat Ségolène Royal-François Bayrou du 28 avril 2007

Voir aussi dans les billets précédents image par image ma matinée au débat, Hôtel Westin, Paris

Cette femme est une bosseuse. Ce débat, elle l’a voulu, elle l’a eu, et elle l’a préparé. Ceux qui ont l’habitude de faire la moue à propos des  discours de Ségolène Royale en seront pour leur frais. : elle se montre magistrale, dans le sérieux et la décontraction, dans la connaissance des dossiers comme dans le sens de la répartie, sans jamais oublier de sourire. C’est en vain qu’Olivier Mazerolle (BFM TV)essaie de lui rappeler le chronomètre et l’hypothétique égalité du temps de parole. Quand elle prend la parole, elle la garde et ne la lâche pas. François Bayrou, beau joueur, fait savoir, qu’il n’aura pas l’esprit comptable.

L'intégralité du dbat sur BFM TV , RMC, (dailymotion)

 « Je mets au premier rang la démocratie participative ». Cette phrase semble éclairer la totalité du débat Ségolène Royal/François Bayrou du 28 avril dont on peut retrouver la restransription dans les médias. « Nous ne sommes pas ici au nom des partis politiques », dit encore Ségolène Royal. Et de fait l’un et l’autre sont ici réunis sur un point de convergence majeur : la nécessité du retour de la démocratie en France. « Rien n’est plus nécessaire dans la vie politique française que de faire bouger les lignes » dira François Bayrou.  Ce que Ségolène Royale ne cesse de répeter, le mot-clef de ce débat, : consultation. « Je fais respirer la société française ». La France respire, …

 Gouverner au XXIème sicècle

Examiner point par point, sur les grands dossiers sélectionnés par les journalistes chargés de les interpeller, les convergences/divergences est important, mais il  plus essentiel encore de comprendre à quel point quelque chose de nouveau se déclenche enfin : Ségolène Royal et François Bayrou savent qu’on ne peut plus s’adresser au citoyen du XXIème siècle, qui grâce à Internet  a accès à l’expertise mondiale en matière d’économie, de sociologie, de travail et d’emploi, comme on s’adressait  à celui du XXIème siècle. Le citoyen blogueur est devenu acteur, comme on l’aura vu avec des personnalités comme Christophe Grébert, qui vient de gagner son procès contre la Mairie de Puteaux (qui affiche une façon « hauts-de-Seine de gouverner, dirait François Bayrou) , ou encore Etienne Chouard, qui a mené depuis son blog le « non » à la constitution europénne. Le pot de terre commence à gagner parfois contre le pot de fer, et ça c’est nouveau.

François Bayrou, qui a arpenté les soirées des blogueurs (j’ai eu l’occasion d’échanger avec lui lors de sa venue à la République des blogs), et Ségolène Royal en reprenant le concept de « l’intelligence collective », ont capté l’essence d’un nouveau paradigme, d’une profonde mutation. Nicolas Sarkozy, en s’entourant d’abord de Xavier Moisant, puis de Loïc le Meur, a  lui aussi compris l’importance du numérique, mais de façon plus généraliste, « apprise », moins incarnée, comme en témoigne le discours sur « La France à l’ère numérique » visiblement rédigé par un professionnel de l’Internet. Il n’a pas su appliquer l’impact du numérique à sa vision de la démocratie.

Moderniser la démocratie

François Bayrou l’avait déclaré la veille à Jean-Michel Aphatie sur RTL « Il y a 7 millions de personnes qui ont choisi de voter pour moi. Ces 7 millions de personnes représentent la Droite modérée pour une part, le Centre pour une grande part, une partie de la Gauche républicaine pour une autre part et des gens venus de l'écologie ou d'ailleurs. Ils ont tous un point commun. Ils pensent que pour réformer notre pays, il faut qu'il se modernise et que pour se moderniser, il est important qu'il accepte enfin, des règles démocratiques qu'il n'a jamais acceptées jusqu'à ce jour. »

La France a pris de mauvaises habitudes, ce que Julien Dray interrogé par la presse à la fin du débat du 28 avril nommera «la régression du débat instititutionnel »   : celle d’une gouvernance sûre d'elle et autoritaire, d’un parlement qui n’a plus son mot a dire, d’une administration qui coupe des têtes à chaque changement politique (combien de ministres de l’éducation nationale en 10 ans !) , celle d’une répression voilée pour qui n’est pas « du bon côté du manche », c’est-à-dire du parti majoritaire. Le coût économique de cette « placardisation » tacite est sans doute extravagant. Ceux qui ne sont pas du côté du pouvoir dominant ne sont pas éliminés, bien sûr quand il s’agit d’entrepreneurs ou de hauts fonctionnaires, c’est impossible : il sont simplement ignorés, freinés, voient leurs projets stagner, et savent qu’ils n’ont qu’une solution, attendre la prochaine majorité pour refaire surface . Cette façon de pratiquer  a toujours eu cours, dans le service public, comme dans le monde des affaires.

Il y a aussi le fait que trop de décisions lourdes de conséquence sont prises par les élus sans consultation, au seul motif qu’ils sont élus  : on aura vu le « tollé » qu’a soulevé la décision de Jean-Paul Huchon decidant (après un débat interne, certes) la gratuité des transports en Ile-de-France pour les Rmistes et leur famille, décision qui ne semble avoir fait l’objet d’aucune annonce préalable d’aucun débat public. Même méthode pour le CPE de Dominique de Villepin, le lundi de Pentecôte de Jean-Pierre Raffarin, la loi sur les retraites de Jean-François Fillon, réforme nécessaire, mais dans la façon dont elle a été menée, continue à pénaliser très injustement, comme l’a fait remarquer Ségolène Royal, ceux qui sont contraints au temps partiel, en majorité des femmes, et disqualifie ceux qui ayant fait des études longues, se voient proposer rétrospectivement des sommes astronomiques et indécentes pour le rachat de leurs années d’études. Cette façon de procéder, asséner des lois sans les affiner, sans en mesurer la casse et les effets pervers est devenue insupportable aux français.

 Consulter, associer, négocier

Ce que Ségolène Royale n’a cessé de répeter, le mot-clef de ce débat, : consultation. « Je fais respirer la société » se traduit par le souci constant de ne plus édicter des lois sans associer à la réflexion et à la décision les citoyens et les partenaires sociaux. Le pacte présidentiel, elle l’a toujours presenté non comme un dogme, mais comme un contrat « ajustable » entre la Présidence et les Français, et ça aussi c’est nouveau. Tant d’hommes – ou de femmes -  politiques s’accrochent à une mesure inefficace au seul motif qu’ils en revendiquent la paternité : le droit à l’ajustement, le droit à l’erreur ou à la révision devrait faire partie de la vie politique.

 Convergences/divergences…mais une même volonté de « faire bouger les lignes »

Les détailler, est sans doute utile, et la presse reprend les points essentiels, mais à patir du moment où il a semble évident que le PS comme le futur Parti démocrate plaçait l’écoute des français  et le dialogue. En ce sens il s’agit de relativiser l’importance des convergences/divergences : ce ne sont que des points de départ à une discussion. « l’affrontement bloc contre bloc ça ne marche pas »,dit encore Ségolène Royal. Certes, s’il y a désaccord, sur, par exemple, la loi Fillon sur les retraites, que le parti socilaiste voudrait remettre à plat, on sent que rien n’est fermé, que Ségolène Royal comme François Bayrou se sont affranchis du dogme des partis sans pour autant les désavouer. Qu’il s’agisse de trouver de nouvelles sanctions pour les primo-délinquants -Ségolène Royale est favorable à un travail d’intérêt général, trop peu employé à son avis, ou de débattre de la carte scolaire, sujet de divergence, un dialogue se noue. Même si François Bayrou conclut : « je ne sais pas encore pour qui je voterai le 6 mai », le rapprochement a eu lieu, dans l’aisance, l’humour, le sérieux. Et surtout, les français auront compris qu’ils seront consultés : référendum, jurys citoyens.

Par contraste, la gouvernance de l’UMP, annoncée par François Fillon, interviewé sur Europe 1 le dimanche 29 avril semble glaciale et surtout inchangée. Il annonce « Dès le mois de juillet on fera voter des réformes » …ça on connaît, les réformes pendant l’été, concoctées à toute allure « par ceux qui savent », sans concertation, débat public. « Tous les pouvoirs resteront entre les mains d’un seul parti dominant » selon l’expression de François Bayrou. Et alors peu importe les idées UMP énoncées, la méthode restera la même, réformer dans l'auto-satisfaction et la précipitation, pour le soi-disant « intérêt général », avec la conviction qui semble maintenant bien archaïque qu’une poignée de dirigeants peuvent faire avancer la France…sans les français.

Et maintenant, la question est...

"Peut-il perdre?"

13 h 30: on plie

Et voilà, c’est fini. Belle matinée pour la démocratie.

 

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