Le blog de la ménagère

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Politiquement incorrect

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi, mars 8 2016

Loi, travail et numérique : les ministres lisent-ils les rapports?

« On a manqué une occasion historique de repenser le travail au 21ème siècle » Diana Filippova Ouishare .  On parlera aussi du Travail ce soir 8 mars 2016 à Paris à la Mutinerie  "Human After All - #1 La fin du salariat" et table ronde "CPA" à Numa Paris animée par Diana Filippova et Arthur de Grave (Ouishare)

Travail : que fait-on de notre expertise numérique ?

« On a manqué une occasion historique de repenser le travail au 21ème siècle » Diana Filippova de Ouishare, auteur de La Société collaborative La fin des hiérarchies ( Ouishare 2015),lors de l'émission de Frédéric Taddéï Ce soir ou jamais dont le thème était " La loi Travail : un débat historique ?"Cette phrase de Diana Filippova explique l'ampleur de la controverse autour de la loi sur le travail. En 2016 cette loi sur le travail apparait comme étriquée aux yeux des experts du numérique, inadéquate pour les syndicats, et finalement inacceptable aux yeux de tous. Ironie, c'est Martine Aubry qui rappelle qu'une loi sur le travail ne peut faire l'impasse sur «les nouvelles technologies » et que « il faut parler de l'ubérisation de la société » 

Lors du Ouishare Fest 2015, axé sur la société collaborative, nous écrivions « Consommation collaborative, open source, plate-formes, makers, fablabs, coworking, crowdfunding, impact, monnaies alternatives, gouvernance horizontale, holocratie, démocratie liquide » le champ lexical de la « sharing economy » a peu de chance de rencontrer celui du « retour de la croissance » de l'économie traditionnelle. »

Ouishare Fest 2016 fera le point, avec, nouveauté, une organisation interne reposant sur la technologie blockchain. «Internet a permis l’émergence de formes d’organisation où la valeur n’est plus produite par une entité centrale, mais par tout le monde. Les intermédiaires coordonnent les individus et agrègent la valeur en un service. » (Primavera de Filippi, expert blockchain).Nous avons des chercheurs, nous avons des think tanks de tout bord. Citons The Family, avec la publication de Nicolas Colin et Henri Verdier qui a fait dateL'âge de la multitude: Entreprendre et gouverner après la révolution numérique (2012, Armand Colin). Le collectif Les 100 Barbares, qui avaient réagi pour la prise en compte des entrepreneurs du numérique. Nous avons des pionniers comme Le Cube à Issy-les-Moulineaux qui propose Les rendez-vous du futur et édite la revue prospective La Revue du Cube.  "Vous ne perdrez pas vos 59' à regarder cet échange vidéo entre 2 pointures", nous recommande Xavier de Mazenod : Michel Serres et Bernard Stiegler débattent pour la revue Philosophie. Parmi les philosophes qui ont écrit sur le sujet, Bernard Stiegler, « L'emploi est mort, vive le travail » Nous avons la French Tech, nous avons des écoles du code, même en milieu rural, Nous avons des Commissions, nous avons des Délégations, nous avons des Hautes Autorités et des Hautes Ecoles, de multiples débats sur la place publique initiés par des trentenaires actifs et entrepreneur.  Que fait-on de l'expertise de notre écosystème numérique ?

Loi sur le travail et numérique : les ministres lisent-ils les rapports qu'ils commandent ?

On pourrait en douter . On peut lire sur le site du Ministère du Travail : « Le DRH d’Orange, Bruno Mettling, a remis mardi 15 septembre son rapport « Transformation numérique et vie au travail » à Myriam El Khomri, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. » 36 préconisations. L’auteur du rapport voit la transformation numérique comme « une opportunité pour permettre la mise en place progressive de nouvelles organisations du travail plus transversales, plus souples, de nouveaux modes de fonctionnement, plus coopératifs et plus collectifs ». Puis, c'est Benoît Thieulin, entrepreneur (Netscouade) et expert, qui lui succède en tant que Président du Conseil National du Numérique à l'époque. 20 recommandations. « A l’occasion de la remise du rapport “ Travail, Emploi, Numérique, les nouvelles trajectoires ” à Myriam El Khomri le 6 janvier 2016, le Conseil national du numérique (CNNum) présente 20 recommandations pour ouvrir de nouvelles trajectoires au travail et à l’emploi à l’heure du numérique. » Trois axes : "Quels nouveaux métiers, quelles nouvelles compétences et comment conduire la transformation numérique des entreprises ?"quelles sont les pratiques des services publics dans le monde". « Comment l'automatisation et la numérisation des activités agissent-elles sur le travail et ses conditions ? »

Tenir compte de la métamorphose décryptée dans les rapports, cesser de nommer crise un changement de paradigme, analyser le travail dans le contexte d'une mutation majeure, les solutions sont en grande partie dans l'écosystème numérique que nous avons tous contribué à bâtir.

Janique Laudouar



lundi, octobre 28 2013

Jours de colère


« Et la colère, sourde ou vive, les angoisses, les frustrations s'accumulent. Pour éviter leur explosion, il faut cesser de placer l'argent, le profit et la croissance matérielle au centre de la mondialisation. »Jours de colère. L'esprit du capitalisme Peter Sloterdijk & Francis Fukuyama & Marc Guillaume & Pierre Dockès (2009)

« Ce week-end, la colère des Bretons contre l’écotaxe s’est amplifiée. Autour du portique de Pont-de-Buis sur la RN165, le dernier des trois encore en état de fonctionner dans le Finistère, au moins un millier de manifestants ont affronté les forces de l’ordre. » http://www.20minutes.fr

"Des pressions insoutenables"

Ce n'est pas faute de propositions, faute d'alternatives, faute d'alertes, fautes d'essais philosophiques ou économiques qui prédisent tous la même chose : une pression en passe de devenir intolérable.  Ainsi « Renverser l'insoutenable » de Yves Citton (Le Seul, 2012) :

«Dictature des marchés, politiques d'austérité, inégalités sociales, catastrophes environnementales, crises démocratiques : de toutes parts nous arrivent les signes de la fin d'un monde caractérisé par des pressions insoutenables."

Ces "pressions insoutenables" qu'on fait peser sur les classes moyennes en France - mais aussi en Espagne, en Italie, en Grèce - les élus de plus en plus éloignés du terrain peinent à en analyser la réalité vécue. Il manque une plateforme d'écoute des français que ne reflète pas les médias classiques.

La colère et le non consentement à l'impôt

L’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dispose que : « tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ».

La colère n'est plus « en souffrance » comme le constatait La colère en souffrance? un article de Liberation de 2009  De sous-jacente elle est en passe de devenir violente face à la pression fiscale mais surtout face à la frustration d'être sans pouvoir de décision sur : où prendre l'argent et à quoi le dépenser. C'est le consentement à l'impôt qui commence à être mis en cause face à des gisements d'économie annoncés sur les dépenses publiques gisements auxquels cependant on ne veut pas toucher : le « millefeuille français », les dépenses collectivités locales, le nombre des députés et sénateurs, le nombre d'agences d'état (qu'on a commencé à peine à réduire), les privilèges maintenus, les gaspillages divers. Sans doute à revoir par la gauche si elle surmonte ses tabous: un modèle social dispendieux, l'assistanat style années 90,  la gratuité des soins et les abus qui en découlent, la durée du chômage, l'immigration et la mise à jour des règles qui l'encadrent. Autant de « tabous » qui reposent sur des modèles anciens que le socialisme laisse en suspens et compense par une fiscalité non stop qui écrase et punit, et surtout fait perdre espoir, provoque l'évasion des plus jeunes.

« Penser autrement » : cesser de maintenir un système quand les français ont voté pour son changement

Aller chercher quelques centaines de millions d'euros en taxant l'épargne populaire, alors que la Cour des Comptes dénonce les dépenses en hausse des collectivités locales, que le député PS René Dosière va jusqu'à trouver en région quelques 15 à 20 milliards d'économie dans son ouvrage « L'état au régime "(Le Seuil 2012), est-ce un choix raisonnable ? On prône la modernisation de l'état, mais l'administration ne cesse de densifier les règles et multiplier des lois improvisées parfois inapplicables et souvent illisibles. On maintient à bout de bras un « système » là où on avait voté pour son changement : «Penser autrement le travail, la consommation, la croissance matérielle », comme l'écrit Pierre Dockès

Au lieu de cette pensée différente tant attendue, les français assistent à une déroute des politiques qu'ils imaginent ne songeant qu'à renouveler leurs mandats «  Tous cupides, gaspillant à court terme, négligeant le long terme ».

En savoir plus : Histoire du consentement à l'impôt


lundi, avril 15 2013

« Les premiers paradis fiscaux ce sont l'assemblée nationale et le sénat » (commentaire en ligne) 

Hausse des impôts ou baisse d'indemnités des élus ? Populisme ou réaction logique ?

La réponse à l'annonce de l'augmentation de 1% des impôts locaux par l'équipe municipale du Mans suscite une réaction sous forme de pétition: « Hausse des impôts au Mans ? ... Baisse des indemnités des élus ! » (http://www.mesopinions.com/fr) Dépenses publiques jugées indispensables par les élus locaux financées par plus d'impôts : voilà qui devient de plus en plus intolérable aux yeux des habitants. Les indemnités cumulées des élus tournent autour de 9000 euros mensuels –plus d'information voir le blog de René Dosière - grâce souvent au cumul des mandats,– alors que le plafond de ressources des retraités indiqué par la loi Fillon 2010 sur la réforme des retraites est de 1050 euros mensuels de ressources cumulées, sinon, coupe sombre du minimum contributif qui était versé jusqu'en 2012. C'est en rapprochant ces deux chiffres que s'accentue l'impression d'une France divisée en deux, celle des élites soucieux de conserver cumuls et avantages qui vont avec et celle des français sommés de subir des coupes dans leur budget quotidien. Face à des priorités et des décisions auxquelles ils participent de moins en moins, ils sont de plus en plus nombreux à considérer le lien de confiance est rompu. "Est-ce moral d'exiger des français ce qu'ils ne s'appliquent pas?" dit un commentaire.


« Les premiers paradis fiscaux ce sont l' assemblée nationale et le sénat » (commentaire en ligne suite à l'émission C dans l'air)

source image : plages de rêve http://www.tuxboard.com

L'exaspération des français vient très clairement que se dessine de plus en plus clairement une France de privilégiés dont les politiques feraient partie, et une France de sous-citoyens classe moyenne condamnée à subir les décisions sans participer à la concertation, puisque le referendum est ...perdu de vue. Le "mariage pour tous" qui figurait en deux lignes p 31 du programme de François Hollande candidat est devenue une priorité sociétale de François Hollande Président provoquant les remous qu'on sait. Le non cumul des mandats dont le rapport Jospin commandé en début de mandat et souhaité par la majorité des Français est reculé en 2017 provoquant l'indignation dans les commentaires sur les réseaux.

Ainsi ce commentaire d'elise89 suite à l'émission C dans l'air sur France 5: « vu d'un citoyen qui gagne le 1200 euros/mois, les premiers paradis fiscaux ce sont l' assemblée nationale et le sénat avec les avantages que leurs membres de tous les bords se sont votés . Est ce moral, d'exiger des français, ce qu'ils ne s'appliquent pas ? Frais de déplacements non justifiés, durée de cotisations de retraite minime, etc... »

Les élus ralentissent-ils significativement la dépense publique?

Un peu pris au hasard, comme exemple ce graphique des dépenses locales du site du Conseil général de l'Yonne qui a le mérite de la transparence  http://www.cg89.fr/Le-Conseil-General/Budget-2013. Les élus ont de bonne foi l'impression qu'il faut continuer comme avant ou presque  avec l'impression d'agir pour le bien public. «  En dépit de ce contexte défavorable, les élus ont souhaité que le territoire et ses habitants ne soient pas pénalisés et privés d’infrastructures et d’actions d’animation. » Continuent à être qualifiés d'incontournables les parkings des petits villages, salles des fêtes redondantes, parcs naturels aux 40 chargés de mission, gendarmeries neuves (pourquoi?) clochers d'églises etc. Et c'est tout le problème : chaque élu aura à coeur de prouver que les dépenses sociales ou d'aménagement du territoire restent à leurs yeux indispensables ...quitte à augmenter les impôts locaux de leurs habitants. L'incapacité  de remettre en cause "le système" pour « penser hors de la boîte »,  selon l'expression anglo-saxonne explique sans doute en partie la progression inexorable des dépenses publiques.

Source image : Conseil général de l'Yonne http://www.cg89.fr/Le-Conseil-General/Budget-2013 qu'on peut féliciter pour son souci de transparence.

Chaque politique regroupe l’ensemble des dépenses s’y rapportant ainsi que les dépenses du personnel départemental concourant à sa mise en œuvre.

Transparence

« Où trouver des informations sur la dette publique ? » : transparence des données

La transparence étant « tendance » on ne peut que se féliciter de la transparence des données de l'État, plus instructives à consulter sans doute que le patrimoine des élus qui va être dévoilé ce jour. Ainsi le site http://www.economie.gouv.fr/cedef/informations-dette-publique nous indique «Où trouver des informations sur la dette publique ?  « Au troisième trimestre 2012, la dette publique de la zone euro s'élève à 8 524,2 milliards et celle de l'UE 27 à 10 922,8 milliards selon les chiffres publiés le 23 janvier 2013. » De quoi donner le vertige et douter de l'efficacité de la politique d'austérité.

La France des sigles : le poids économique des agences et des « autorités »

Toujours dans l'idée de se pencher sur les documents et rapports officiels tel le projet de loi de Finances pour 2013. Des chiffres qu'on peut espérer exacts et qui attestent des augmentations « Sur la période 2002-2011, l’augmentation des dépenses des collectivités s’élève à 47 Md€ en euros constants 2011 et se décompose en une hausse des dépenses de 20 Md€ liée à la décentralisation et une augmentation de près de 27 Md€ hors mesures de décentralisation ») et des prédictions qu'on peut affirmer maintenant comme fausses, puisque elle affirmaient au conditionnel un ralentissement de la dépense publique alors qu'on sait qu'elle est en augmentation en 2013. En fin de rapport, une liste poétique des sigles traduits pour le lecteur lambda dévoile involontairement une France alourdie de mille instances, mille agences, mille « autorités » mille opérateurs, mille commissions. Ne serait pas là qu'il faut chercher des économies? Ci-dessous le listing des sigles (source : http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/.) qui en dit long sur l'administration d'un pays.

AAH Allocation aux adultes handicapés

ACOSS Agence centrale des organismes de sécurité sociale

ADEME Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

AER Allocation équivalent retraite

AFF Allocation de fin de formation

AFITF Agence de financement des infrastructures de transport de France

AFNOR Association française de normalisation

AFPA Agence pour la formation professionnelle des adultes

AFT Agence France Trésor

AGIRC Association générale des institutions de retraite des cadres

ALS Allocation de logement social

AMF Autorité des marchés financiers

ANAH Agence nationale pour l’habitat

ANDRA Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs

ANR Agence nationale pour la recherche

ANRU Agence nationale de rénovation urbaine

APA Allocation personnalisée pour l’autonomie

APD Aide publique au développement

API Allocation parent isolé

APL Aide personnalisée au logement

APU Administrations publiques

APUL Administrations publiques locales

ARRCO Association des régimes de retraite complémentaires

ARS Agences régionales de santé

ASH Aide sociale à l’hébergement

ASP Agence de services et de paiements

ASS Allocation spécifique de solidarité

ASSO Administrations de sécurité sociale

BNF Bibliothèque nationale de France

CADES Caisse d’amortissement de la dette sociale

CAF Caisse d’allocations familiales

CANAM Caisse nationale d’assurance-maladie des professions indépendantes

CAS Compte d’affectation spéciale

CCAS Centres communaux d’action sociale

CCEN Commission consultative d’évaluation des normes

CDP Caisse de la dette publique

CEA Commissariat à l’énergie atomique

CHRS Centres d’hébergement et de réinsertion sociale

CHU Centres hospitaliers universitaires

CI Consommation intermédiaire57

Rapport suRla dépense publique et son évolution

CMU Couverture maladie universelle

CNAM Caisse nationale d’assurance-maladie

CNASEA Centre national pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles

CNAV Caisse nationale d’assurance vieillesse

CNC Centre national de la cinématographie

CNES Centre national d’études spatiales

CNRACL Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales

CNRS Centre national de la recherche scientifique

CNSA Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie

CSG Contribution sociale généralisée

CVAE Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises

DGFiP Direction générale des finances publiques

DMTO Droits de mutation à titre onéreux

EHPAD Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

ÉNA École nationale d’administration

EPCI Établissement public de coopération intercommunale

EPS Établissements publics de santé

ETP Équivalent temps plein

ETPT Équivalent temps plein travaillé

FBCF Formation brute de capital fixe

FCTVA Fonds de compensation de la TVA

FFIPSA Fonds de financement des prestations sociales des non-salariés agricoles

FMESPP Fonds de modernisation pour les établissements de santé publics et privés

FNAL Fonds national d’aide au logement

FNSA Fonds national des solidarités actives

FOREC Fonds de financement de la réforme des cotisations patronales

de sécurité sociale

FRR Fonds de réserve des retraites

FSI Fonds spécial d’invalidité

FSPOEIE Fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels d’État

FSV Fonds de solidarité vieillesse

GVT Glissement vieillesse technicité

ICNE Intérêts courus non échus

IMA Institut du monde arabe

INED Institut national d’études démographiques

INERIS Institut national de l’environnement industriel et des risques

INPI Institut national de la propriété industrielle

INRA Institut national de la recherche agronomique

INSEE Institut national de la statistique et des études économiques

INSERM Institut national de la santé et de la recherche médicale

INTS Institut national de la transfusion sanguine

InVS Institut de veille sanitaire58

RappoRt suR la dépense publique et son évolution

IRCANTEC Institut de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État

et des collectivités publiques

ISBLSM Institution(s) sans but lucratif au service des ménages

LFSS Loi de financement de la sécurité sociale

LOLF Loi organique relative aux lois de finances

LPFP Loi de programmation des finances publiques

MSA Mutualité sociale agricole

ODAC Organismes divers d’administration centrale

ODAL Organismes divers d’administration locale

OGD Objectif global de dépense

ONERA Office national d’études et recherches aérospatiales

ONCFS Office national de la chasse et de la faune sauvage

ONDAM Objectif national des dépenses d’assurance-maladie

ONP Opérateur national de paye

PAJE Prestation d’accueil du jeune enfant

PCH Prestation de compensation du handicap

PSR Prélèvement sur recettes

RSA Revenu de solidarité active

RFF Réseau ferré de France

RGPP Révision générale des politiques publiques

RMI Revenu minimum d’insertion

RMN Réunion des musées nationaux

RSA Revenu de solidarité active

SAE Service des achats de l’État

SPE Services des pensions de l’État

SSIAD Services de soins infirmiers à domicile

SNCF Société nationale des chemins de fer

TIPP Taxe intérieure sur les produits pétroliers

dimanche, mars 10 2013

Beppe Grillo : un regard Différent

Le succès de Beppe Grillo

« Or en lisant plusieurs articles français, nous nous sommes rendu compte que le premier parti politique italien est une réalité profondément incomprise à l'étranger. En France notamment on le qualifie de "populisme de gauche" et on le compare au Front de Gauche de Mélenchon »

Un article de Pierre Lénel et Paolo Rotelli « Grillo dans le scope déformant des médias français » dans le Huffington Post du 9 mars 2013 redéfinit la victoire de Beppe Grillo dont le mouvement a été un peu trop rapidement qualifié de "populiste" par les médias français. Tout ce qui n'est pas issu de la politique politicienne invitée des plateaux est suspect. Beppe Grillo, c'est la politique agile, réactive, participative. «  Le mouvement est ouvert et participatif, « une plate-forme et un véhicule de discussion et de consultation »  peut-on lire dans la déclaration du Movimento, « le réseau Internet qui est reconnu comme ayant un rôle central dans le processus d'adhésion . «  Ce pure player de la politique et sesgrilli exposent pourtant clairement en quoi ils se démarquent des partis traditionnels et ne manquent ni de bon sens ni d'imagination ni d'innovation. On oublie un peu trop souvent que « populisme » n'est pas la seule déclinaison du mot « peuple », qui en a connu d'autres. Il y a la « vox populi », actuellement muselée tant par la démocratie représentative que par la technocratie européenne. Les politiques font de moins en moins appel au dialogue avec le citoyen. Lui demander ses idées? Danger! Plus de référendum, par exemple, au cas où la « vox populi » aurait le mauvais goût de s'exprimer en dehors du politiquement correct. Remember le « Non » au traité européen. La peur du politiquement incorrect a fini par supprimer les espaces de dialogue entre citoyens et gouvernance. La démocratie interactive n'est pas pour demain, même dans la France socialiste où il n'y a pas  espace de dialogue prévu  entre les citoyens et la gouvernance.

Quand les idées des citoyens deviennent ...le premier parti italien

« Le Movimento Cinque Stelle s'articule autour du combat contre les privilèges de la "classe politique italienne"en proposant de remplacer cette "classe politique", son train de vie, et ses privilèges, par des citoyens "lambda" Que des citoyens aient réussi à devenir le premier parti italien en faisiant non seulement un pied de nez aux partis classiques, mais aussi via Mario Monti à l'Europe, voilà qui ne passe pas en France . «  Mais il faut comprendre que sa vision de l'État ne correspond pas à la vision bureaucratisée à la française. Il ne souhaite pas créer des concours publics et une sorte d'ENA, il souhaite au contraire que tout citoyen, sans compétences particulières, puisse se présenter aux élections, être élu pour légiférer, ou nommé afin d'administrer. »

« Beppe Grillo a tout simplement compris que pour mobiliser les citoyens, il fallait leur permettre de participer à la première personne et que cela implique le renversement de la classe politique italienne actuelle, d'où son refus total de collaborer avec les autres partis politiques en dehors des points prévus par le programme du Movimento Cinque Stelle, programme réalisé à partir des commentaires et idées des citoyens. »

Citations extraites du Hufftington Post

Pierre Lénel sociologue, chercheur, est Vice-Président de Think Tank Different

Paolo Rotelli est un entrepreneur italien dans le domaine hospitalier (Gruppo Ospedaliero San Donato) et celui des nouvelles technologies (Kiwi Loca

jeudi, novembre 22 2012

Les sondages en politique : une réalité virtuelle ?

Du réel et du virtuel : source image Réalité Virtuelle à Laval

En politique mieux vaut être le champion du peuple que le champion des sondages

« Fillon toujours champion des sondages » titre Europe 1.« c'est le meilleur candidat, comme tous les sondages le montrent « , c'est ainsi qu'un conseil de François Fillion continue à rêver à la victoire en s'appuyant sur la virtualité des sondages face à la réalité des urnes. Peut-être faut il examiner le grand couac ou fiasco de ces « primaires » de l'UMP par la distorsion entre les espoirs soulevés par les sondages qui donnaient François Fillon gagnant et le « score » bien plus serré qu'il n'était annoncé. La déception est d'autant plus grande que la victoire était soi-disant assurée. Hors les sondages et les urnes sont deux réalités distinctes comme l'ont expérimente bien des hommes politiques lors des législatives, par exemple. Les sondages restent du domaine de la réalité virtuelle et il semble que les hommes politiques l'oublient. Les médias également quand ils nous inondent de sondages sur le Président et son Premier Ministre. Quelle part de réalité, quelle part de virtualité, quelle part de vérité? En politique mieux vaut être le champion du peuple que le champion des sondages.

S'agissant d'un homme dont la stature devait être présidentielle François Fillon aurait peut-être du comprendre que la contestation prolongée, quand bien même elle serait légitime, ne grandit jamais celui qui la porte. En politique, on gagne ou on perd – et par tous les moyens, c'est la dure loi du genre.

samedi, novembre 17 2012

« Où va notre justice? » : à quand la réforme? Rencontre avec Philippe Bilger

« Où va notre justice? » : à quand la réforme?

Cette question devrait être posée par les citoyens, comme l'a fait modestement ce blog et comme le suggère Philippe Bilger,  médiatique ex-avocat général à la cour d'Assises de Paris lors d'une conférence à l'initiative du groupeAudiens. En introduction il s'étonne que « les français ne se soient jamais mobilisés et descendu dans la rue pour en dénoncer les dysfonctionnements ». Et avec Paul Lombard, « ténor du barreau »,ils aspirent à une vraie réforme et en débattent dans un article du Figaro Magazine du 16 et 17 novembre 2012 « Où va notre justice? ». Des chauffards multirécidivistes qui tuent après avoir été relâchés, aux crimes qui restent une énigme, le dernier en date étant cet adolescent corse déclaré irresponsable après avoir tué père, mère, frères et soeur, en passant par les grandes affaires comme « l'affaire Bettencourt », la Justice à la Une passionne plus que jamais l'opinion. Mais qui a fréquenté une cour d'Appel après avoir attendu plus de deux ans une audience, sait aussi que la justice civile, celle de la vie quotidienne,est à la traîne et qu'une réforme est urgente.

Le grand oral

Philippe Bilger,aime à dire avec coquetterie qu'il « hait le droit ». Il privilégie les mots et se destinait plutôt à la littérature. Il faut le lire, mais surtout l'entendre. Orateur hors pair, il préside aujourd'hui l'Institut de la Parole qui a pour objet l'art de la prise de parole en public. Lui même pratique sans modération la liberté d'expression « Durant 20 ans on ne m'a jamais imposé quelque chose que je n'avais pas envie de dire » ce qui lui a valu quelques problèmes avec la hiérarchie. S'il a quitté récemment avant l'heure son poste de magistrat, il n'en a pas pour autant fini avec la Justice. Bien au contraire, elle le passionne et il a mille occasions de l'exprimer, en tant que chroniqueur pour le Figaro magazine, sur son blog Justice au singulier    ou dans les conférences où il est toujours très demandé.

« Raccommodeur des destinées humaines »

Invité par Audiens devant un public averti et attentif, il instaure le principe d'une non-conférence, questions-réponses sans tabou. Un peu de pédagogie pour différencier les magistrats du siège des magistrats du parquet. Ah, les Juges, les Magistrats, qui apparaissent au citoyen comme une toute puissance indéboulonnable à laquelle il est soumis sans recours ou presque. Il est vrai que trop souvent, comme s'en plaint le public « les magistrats français usent de la loi comme une forme d'intimidation » là où il faudrait instaurer un dialogue avec les citoyens. Philippe Bilger déplore l'excès de corporatisme. De l'audience, il a une conception romanesque, et tient l'oralité des débats pour fondamentale, un théâtre où tout se joue, regarder l'accusé dans les yeux, pour tenter de comprendre, démasquer sans humilier. « Ne jamais humilier même le pire des accusés » dit encore Philippe Bilger. Quand certains juges foudroient les victimes et les innocents de leur arrogance, on rêve que tous les magistrats aient ce même panache, cette même ambition pour la justice, cette même humanité. Il est pour l'usage du contradictoire. « Une idée se définit d'abord par la possibilité de la contredire ». Il cite Simenon qui fait dire au Commissaire Maigret « j'aimerais être le raccommodeur des destinées humaines ». Il a de l'estime pour quelques juges dont Renaud van Ruymbeke et pour quelques avocats, Hervé Temine (La défense dans la peau, Stock) , sur lequel il vient de publier un billet, Eric Dupond-Moretti, Thierry Levy. Il a mille anecdotes et avis sur les grands procès de l'affaire d'Outreau à Omar Raddad.Bref, on l'écouterait encore des heures.

Justice et politique : et si vous étiez Ministre de la Justice, Philippe Bilger?

Son thème de prédilection est justice et politique : après avoir cru en Nicolas Sarkozy, il s'en est détaché, déçu. De Christiane Taubira, même s'il s'agace un peu de son obsession du « pénitentiaire », loin de constituer l'unique priorité selon lui. Il dira qu'elle a su nouer des rapport de respect et d'autorité avec les magistrats. Dans le Figaro Magazine, il rêve « d'avoir un grand garde des Sceaux qui réfléchisse sur l'univers dont il a la charge, qui en fasse effectuer l'inventaire complet et exhaustif qui remplisse les blancs et les lacunes dans les juridictions, qui redonne des outils, réaménage ce qui ne vas pas. » Et si vous étiez Ministre de la Justice , Monsieur l'avocat général ? « J'arrêterai de multiplier les lois. » Là, tout le monde est d'accord, trop de lois et trop de lois mal faites récemment. Et face à l'insoutenable lenteur de la justice? « Je ferais un inventaire complet de l'état des cours d'appels » Et il instaurerait « une magistrature » responsable ». Rien ne dit que Christiane Taubira Garde des Sceaux ne s'attaquera pas à ce vaste programme. Et pourquoi pas s'adjoindre ce magistrat singulier et imaginatif? Une réforme de fond en comble de la Justice, voilà un programme pour ce quinquennat auquel applaudirait la majorité des français.

vendredi, septembre 28 2012

Jean-Marc Ayrault, je vous aime, et vive la slow politique !

Slow Politique

J'écris ce billet sans avoir consulté les « commentaires », ni Twitter, ni Google, ni Facebook, en me fondant sur ma propre impression, ma propre écoute....Comme la slowfood combat le gaspillage alimentaire, il est salutaire de s'opposer à la fast politique dictée par le rythme des médias ! Vive la slow politique !

"Alors, vous allez augmenter la CSG en 2013?" NON!

Jean-Marc Ayrault, je vous aime, Monsieur le Premier Ministre, je vous ai trouvé authentique, sincère, combatif, face aux tirs croisés de journalistes plus agressifs qu'offensifs, tous décidés à vous bombarder de questions convenues et redondantes. Je vous ai trouvé beau, avec votre chevelure argenté, vos yeux bleus et votre emportement légitime face au répétitif « Alors, vous allez augmenter la CSG? » revenu au moins cinq fois au cours de ce «Des paroles et des actes » animé sur France 2 par David Pujadas. Hervé Gattegno rédacteur en chef du Point, choix tout sauf impartial, probablement distrait pendant l'émission est revenu à la charge en conclusion, « Vous allez augmenter donc la CSG pour financer la dépendance ? » prouvant qu'il n'avait eu aucune écoute de vos réponses claires et précises.

Le "temps lent" de la consultation et de la négociation :  une salutaire résistance à la fast politique

Oui, chers confrères des médias, il y a d'autres pistes de réflexion que la pensée unique sur la protection sociale, soi-disant chère aux français, discours qui masque la volonté d'acheter une paix sociale qui n'existe plus. Oui, mesdames et messieurs les journalistes, qui voulez imposer au politique de « trancher », ignorant "les grands chantiers" qui demandent du temps", oui, il y a une volonté de gouverner en consultant, les « corps intermédiaires », "les acteurs de la société, les régions, les grands villes"  et la société civile. Vous, médias, addicts à la vitesse,  insistez en demandant à l'homme politique de décider et de décider en permanence et à toute allure, comme on l'a fait trop souvent dans une gouvernance précédente. Vous reprochez, en somme, le temps lent de la consultation et de la réflexion, en médias habitués au rythme effréné qui leur convient : les annonces et les décisions quotidiennes à l'emporte pièce, qui ensuite à se retrouver avec des lois inapplicables aux effets pervers. Alors que indiquez à François Lenglet, des pistes précises pour le système de santé ou sur la fiscalité, il n'est pas tenu compte de vos réponses. Vous avez même osé apostrophé David Pujadas en personne et ses questions négatives, pointant son "défaitisme". Oui Jean-Marc Ayrault vous m'avez rassuré en confirmant – enfin une question pertinente – que vous alliez tenir compte du rapport récent de l'Inspection générale des Finances qui pointe la cohorte coûteuse des multiples agences d'état. Plus difficile d'analyser ces satellites de l'état, souvent bras armés des élus, dont l'efficacité est contestée, que s'attaquer aux retraités et aux salariés comme d'habitude. Jean- Marc Ayrault, j'ai aimé votre ironie et votre mordant face à la talentueuse Nathalie Kosciusko-Morizet ce soir là un peu piteuse et à court d'arguments, se retirant sur la pointe des pieds. Au diable votre timidité ... vous avez fait dans la superbe.

Vive la slow politique qui "laisse du temps au temps"

Jean-Marc Ayrault, je vous aime et j'écris ce billet sans avoir consulté les « commentaires », ni Twitter, ni Google, ni Facebook, en me fondant sur ma propre impression, ma propre écoute, je vous crois sérieux, honnête, capable,connaissant les dossiers, et je ne crois pas les sondages qui prétendent un peu trop rapidement à une baisse de côte de cette nouvelle gouvernance. Il est toujours facile dans les médias de parler au nom des français quand on les interroge si peu ou avec des questions piégées et pauvres « Alors, vous approuvez un gouvernement qui va augmenter la CSG? » La réponse à la question truquée est non, bien sûr.

Oui je suis rassurée, face à une gauche combative mais qui n'a pas oublié ce slogan qui a marqué la gouvernance de François Mitterand : « laisser du temps au temps ». Comme la slowfood combat le gaspillage alimentaire, il est salutaire de s'opposer à la fast politique dictée par le rythme des médias. Vive Jean-Marc Ayrault! Vive la slow politique!

source image : site parti socilaiste

lundi, juin 4 2012

Images d'élus. "Cherchez la femme ! "

                                                    

NOS ELUS 

Un conseil général,  ni meilleur ni pire qu'un autre mais ...la démonstration est faite. "Cherchez la femme!". Sans commentaire.

Commission des finances et de l'administration générale (1ère commission)

Commission des routes, des transports et des bâtiments (2ème commission)

Commission des affaires sociales et de l'habitat (3ème commission)

Commission de l'agriculture et du développement durable (4ème commission)

Commission de l'économie et de l'aménagement du territoire (5ème commission)

Commission de l'éducation, de la culture et du sport (6ème Commission)

Et en bouquet final liste des élus à la Commission permanente  10 Vice-présidents et de 12 autres membres dont 5 élus de la minorité. 

"OU SONT LES FEMMES...?" 

http://www.orne.fr/sites/www.orne.fr/files/imagecache/bandeau_competence/cp.jpg
Source image et texte : Conseil Général de l'Orne http://www.orne.fr/

dimanche, février 26 2012

"Le Pays ou la vie est plus dure"

Une mondialisation plus douloureuse qu'ailleurs ...

« On est dans une société figée ». Plus d'opportunités pour les uns, bien nés, et moins pour les autres...Autre raison? « La difficulté française : des réglementations tatillonnes sans cesse en train de changer » . Autre raison ? « Les élites ne savent pas partager. »

Philippe Manière n'est pas un homme politique - et c'est dommage.  Son discours est plus pertinent que bien des litanies actuelles venant des candidats. Après avoir dirigé l'Institut Montaigne, il est aujourd'hui consultant et a créé Footprint > consultants, cabinet de conseil en stratégie. Pourquoi avons-nous le sentiment que la France est un "paradis perdu"? " Avant, nous étions heureux et la vie était belle. Et puis est venue la mondialisation, cette force destructrice qui détruit les emplois, crée partout de l’angoisse et met tout par terre. Pourtant, beaucoup de pays étrangers bien plus exposés que nous aux grands vents de la mondialisation sont bien moins déprimés, y compris certains de nos voisins aussi soucieux que nous de solidarité."

Pourquoi ?

"Parce que la France a, seule au monde, épousé la mondialisation pour le pire, mais pas pour le meilleur. Ce n’est pas tant la mondialisation qui est en cause dans ce terrible échec, mais la France elle-même, ses élites zélées, son Etat immobile et ses structures sociales d’un autre âge."

Terrible constat, qui a peu a voir avec la crise, mais avec un pays qui n'a cessé de multiplier réformes et lois au pas de charge au nom de la France et de l'Europe, sans rendre les français plus heureux, bien au contraire. 

samedi, octobre 22 2011

Les dirigeants politiques représentent-ils encore les citoyens de leur pays?

Source image : "les indignés français" Le Figaro.fr

« Ils estiment que leurs institutions sont sclérosées et que leurs dirigeants ne les représentent plus. » déclare Nicolas Dungan interviewé par le Monde sur l'origine du mouvement anti-wall street.

La « démocratie participative », concept séduisant en 2007 lors des élections présidentielles, atteint une dimension planétaire avec le Mouvement des Indignés. Pas une question d'euro versus non euro, ou encore le rejet de l'austérité, c'est une question plus vaste et plus essentielle qui se pose à travers des manifestations telles que « Occupy wall street » aux Et/as-Unis et les marches des indignés à travers l'Europe : les élus sont-ils encore les représentants de la volonté des citoyens? Il y a longtemps que s'annonce avec les professionnels amateurs la fin de l'expertise et ceci est vrai pour la politique. 

Des élus naïfs ou cyniques qui ont emprunté plus qu'ils ne devaient, mégalomanes qui se sont fait construire les palais et Hôtels de Région locaux, des élus abonnés à l'absentéisme, des « affaires » douteuses et douloureuses, l'explosion des dépenses dénoncée de toute part, trop de faits d'actualité contribuent à ternir leur image. 

Et plus grave encore, les élus continuent à fonctionner leur territoire de façon verticale là où il faudrait fonctionner de façon horizontale avec une participation des citoyens

En France le Courrier des maires annonce : Devant le congrès de l'Assemblée des départements de France (ADF), le 21 octobre 2011, le président socialiste du Sénat a proposé qu'un état des lieux des collectivités soit établi lors des états généraux des élus qu'il entend lancer prochainement.

"Ne nous regardez-pas, rejoignez-nous!"

Les sites, les cartes, les appels à manifestation se multiplient, comme celui, choisi au hasard, des Poètes Indignés 

On a recensé, ce week-end, plus de 900 manifestations d’indignés dans le monde, qu’il s’agisse des Indignés européens sur le modèle ibérique ou du phénomène Occupy Wall Street qui s’étend désormais à une centaine de ville aux Etats-Unis et déborde au Canada et en Amérique latine, en Australie, en Corée et au Japon. (19/10/2011)

Ironiquement, dans le monde, la riposte à la mondialisation est le mouvement planétaire des Indignés. 

jeudi, novembre 29 2007

Pouvoir d'achat : "Les dépenses somptuaires de l'état sont écoeurantes »

"Les dépenses somptuaires de l'état sont écoeurantes »

Francis, un auditeur d'Europe 1

« Parlons-nous »13h 45, jeudi 29 novembre 2007

Jean-Marc Morandini

dimanche, novembre 18 2007

Image, symbole et gouvernance


Source image : L'aigle impérial. Sceau impérial des titres. Napoléon, empereur des Français, roi d’Italie, protecteur de la confédération du Rhin.Site L'hisoire par l'image http://www.histoireimage.org/

Si le chef de l'état a la réputation de savoir manier l'image, le symbolique semble lui échapper. 

  • Pourquoi pas commencer par une réforme spectaculaire (même symbolique) des retraites des parlementaires, des sénateurs, par exemple? La réforme de ces « privilégiés  les cheminots », eût été mieux acceptée...si d'autres privilégiés le deviennent un peu mois...
  • Pourquoi ne pas avoir fait un coup d'éclat symbolique en mettant une fin légale et définitive aux parachutes dorés?

Qu'on se réfère aux discours de Nicolas Sarkozy (discours au MEDEF Jouy-en-Josas – Jeudi 30 août 2007) « Que celui qui a réussi ait une prime, très bien. Mais que celui qui échoue en ait une, non, ce n’est pas la règle du jeu, ce n’est pas le système dans lequel nous voulons vivre, ce n’est pas la justice. »

  • Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de « l'affaire EADS » et en tirer les conclusions qui s'imposent, soit un geste fort et symbolique  qui laisse espérer le  remboursement de sommes gigantesques empochées par les dirigeants qui ressemblent quand même beaucoup à des gains dus à un délit d'initié?

Hors un des premiers gestes « symboliques » et apparemment urgent a été l'augmentation de son propre salaire de, aux dernières nouvelles, 172%,  et ce quelques jours avant la réforme des régimes spéciaux.

Le député Jérôme Chartier (UMP) a indiqué mardi à l'AFP que l'augmentation de salaire du président de la République votée par l'Assemblée nationale correspondait à une hausse de 172%, confirmant une information du journal Le Monde daté de mercredi.
  
"Le différentiel s'établit entre le salaire actuel de 7.O84 euros et le salaire du Premier ministre" qui s'élève, selon lui, à "18.500 euros nets mensuels" plus "une prime de treizième mois", soit au total 19.331 euros.
(source : http://www.france24.com/ 6/11/07)

Dès lors, en jetant ce symbole à la face de la « France d'en bas », comment espérer qu'on « comprenne » comme s'y attendait  Nicolas Sarkozy  :

"Je REVE d'un état où les Elus seront au service du peuple et non pas là pour se faire du gras sur le dos des gens (qui ne les ont d'ailleurs pas tous voulus !) et que ces élus se contenterons d'indemnités du niveau d'un dirigeant honnête de pme, soit 5 à 7000€. C'est ce qu'il avait et c'était très bien ! je rêve que comme en Suède les Citoyens pointent chaque semaine les dépenses du président et de ses acolytes et que soient stoppées les dérives financières ..."
Posté le 7/11/par Taillandier en réponse

« Et chacun doit comprendre qu'il n'y a aucune raison qu'un métallo, qu'un ouvrier du textile ou qu'un salarié du privé cotisent 40années quand les autres cotisent 37 années et demi. »

Oui mais chacun comprend aussi la situation privilégiée des parlementaires et des députés, sujet de glose sur Internet. Voir à ce propos les explications d'un assistant parlementaire :

http://journaldunassistant.typepad.fr/lejournal/2007/10/retraites-des-s.html

Après le renouvellement de 2004 - et sur la base d'un mandat de 9 ans - , la pension brute moyenne (sans majoration pour enfant) pour un ancien sénateur est de 3 294.71 € par mois (l’abaissement à six ans de la durée du mandat sénatorial aura peut-être, à terme, un effet sur le montant des pensions)."

La somme est certes conséquente mais il faut la rapporter aux cotisations annuelles versées par les sénateurs. Pour rappel, l'indemnité brut mensuelle d'un sénateur s'élève à 5 400,32 euros, viennent s'ajouter à cela une indemnité de résidence (162,01 euros) une indemnité de fonction (1 390,58 euros) et un supplément familial selon le nombre d'enfants à charge.

« Un parlementaire qui s'en va au bout d'un mandat touche sa retraite au moment où il quitte sa fonction. Il est alors considéré comme "retraité" de son assemblée ce qui explique que Delanoë touche sa retraite à 57 ans. »

Sans commentaire...ou plutôt voir sur le Web les commentaires ...sur le sujet "retraite, député, sénateur"...des symboles devenus inacceptables en période de pouvoir d'achat restreint.


mardi, mai 8 2007

La Présidence à la Paris-Match!

Visitez Malte http://www.visitmalta.com/

Un ex-président, Jacques Chirac, qui bénéficie de 3 pieds à terre à Paris, « son appartement, ses bureaux privés près de l’Assemblée nationale, payés par l’Etat, et bientôt sa fondation pour l'écologie et le dialogue des cultures qui devrait ouvrir après l’été ». Unappartement privé prêté par une riche famille libanaise, « 80 mètres carrés face au Louvre, sur deux étages. De quoi couler retraite tranquille au 3, quai Voltaire (7e) sur les bords de Seine à Paris ». (source 20minutes.fr).

Un nouveau président qui bénéficie d’un yacht dont on peut penser qu’il est prêté par un millardaire (plusieurs noms ont été avancés).

Le ton est donné. Pour les ménagères, il s’agira d’aller en vacances à Gozo (Malte, très jet-set), d’avoir un « it-bag » comme Victoria Beckman de compter Paris Hilton parmi ses idoles, et de suivre la mode Cécila – pas le top. C’est la Présidence à la Paris-Match : le poids des mots, mais surtout le choc des photos. Dîner au Fouquet’s, « au coeur du triangle d’or », dont on ne peut oublier que le bar était interdit aux femmes (« Les dames seules ne sont âs admises au bar ») avant l’action pleine d’humour  des Chiennes de garde.

Réussissez ou disparaissez. Soyez riches, ayez des amis riches, imitez les riches, peu importe votre tactique, mais vous aurez compris la leçon. Peoplelisez-vous, sinon vous n’aurez pas voix au chapitre France.

On ne peut en vouloir à Nicolas Sarkozy de se reposer. « Repos laborieux » - on s’en doute, selon son directeur de campagne de Claude Guéant, son directeur de campagne. Approuvé également par François Hollande et Laurent Fabius. 

D’après La Tribune du 8 05 07:

« De l'aéroport, Nicolas Sarkozy a été conduit à bord d'une limousine Mercedes jusqu'au principal port de plaisance de Malte, près de la capitale, la marina Manoel Island.

Là, il est monté à bord d'un yacht de 60 mètres amarré à côté d'un bateau appartenant au milliardaire russe Roman Abramovitch, propriétaire du club de football de Chelsea. »
Depuis on murmure que le yacht appartient à Vincent Bolloré. Bref, vous aurez compris qu’il vaut mieux dans la nouvelle France avoir des amis millardaires. « Enrichissez-vous, enrichissez-vous ! »

lundi, avril 23 2007

Le RMI : plus avantageux que le SMIC

Vu  ce 23 avril sur le blog de Karl Zero,http://leweb2zero.tv/

une "vidéo du jour" postée par Fanou rubrique "Société":

 "RMI - SMIC : STOP HYPOCRISIE"

Une comparaison par Patrick, entre le RMI et le SMIC « exactement la même misère pour les célibataires » malgré un léger avantage au RMI et minima sociaux versus SMIC. Le RMI mieux que le SMIC ? Oui, vous avez bien lu. Désespérant.


lundi, janvier 22 2007

La France des textes caduques : mais où sont passés les cantonniers?

Les maires des petites communes préfèrent voir démolir des maisons plutôt que d'avoir à entretenir les chemins ruraux. C'est ça la France profonde! Ici Dame Marie, Orne, un superbe paysage, et d'anciennes maisons d'habitation démolies en 2006.

S’il est une réforme urgente à faire, c’est celle des textes de loi caduques aveuglement reconduits d’année en année par les instances en charge, alors que le contexte et la population ont changé et ont profondément évolué. L’évolution de l’ordonnance de 1945 sur l’enfance délinquante est un exemple dont s’emparent les politiques, mais il y en a bien d’autres.

Ce week-end j’ai découvert que je n’avais plus accès à ma maison, car elle est située en bordure d’un chemin rural, que la commune refuse d’entretenir depuis des années,  selon un texte datant de l’ère de la diligence et des siècles passés qui n’oblige les communes à l’entretien qu’en ce qui concerne les chemins communaux. Jadis la profession de cantonnier existait encore, ce sont eux qui se chargeaient d’entretenir les chemins, et les paver de pierres du pays. Aujourd’hui les pierres du pays existent encore, mais les cantonniers ont disparu malgré le nombre de chômeurs et l’utilité qu’ils auraient à être employés pour l’entretien du paysage…et des chemins ruraux aujourd’hui réactivés par une population de néo-ruraux.

Donc, en 2007, je suis privée d’accès à mon domicile dans l’Orne, le chemin rural à case de la pluie incessante et de la passivité de la commune est devenu impraticable. Ce sont pourtant les mêmes élus qui prônent une vie économique à coups de sites web et de WiMax…mais qui n’ont pas encore repensé les textes en fonction de ces  nouvelles évolutions. Et pourtant sur les sites des débats du sénat, comme sur celui de la Région de Basse  Normandie à la rubrique « environnement » on se gave de vocabulaire hautement tendance, tel que développement durable », « aménagement du territoire ». Mais du chemin rural, on, « pas de mon ressort » répond gentiment la préposée qui me renvoit à la DIREN, qui me renvoit à la DDE etc. De site en site et de service en service, le particulier, qui se voit privé d’accès à son domicile à cause du problème non traité, peu prestigieux sans doute, du chemin rural, aura une fois de plus le réflexe de rejet de cette « politique de l’affichage » où les élus semblent vivre dans une France toute théorique et utopique, où l’argent semble couler à flot dans les collectivités territoriales quand il s’agit de prestige, de grands projets d’aménagements, de grandes campagnes technocratiques, et où il est durement compté pour le particulier et sa vie quotidienne qui régresse de jour en jour et qui doit subir les échos d’une modernité de carton pâte vantée sur les sites des régions . Ah vivement les élections ! Ou le retour au cantonnier !

mercredi, octobre 4 2006

Le panier de la ménagère :"l'euro m'a tuer"

Je laisse la parole à une consoeur ménagère belge qui exprime mieux que je ne saurais le dire comment l'euro a fait chuter son train de vie. L'omerta qui entoure les effets de l'euro sur le panier de la ménagère est sans doute la plus puissante, la plus installée, bardée de statistiques truquées, masquée de contre-verités. Pas un homme politique qui ose dire que là où la baguette était à 7O centimes de francs, elle est maintenant à 1 euro, soit 7 fois plus en quelques années, là où le kilo de pommes ou de tomates était à 1 Franc 50 il est maintenant à 3 euros, de même que tous les fruits,  qu'on a vu cet été à des tarifs prohibitifs de 4 euros. Les figues cet automne sont à 5 euros (4 euros 95!) . Même chez Fauchon on n'aurait pas osé imaginer l'affichage de tels prix avant l'arrivée de l'euro.
Au-delà de la vie chère, à laquelle tous semblent se résigner - comme si les choses n'étaient pas réversibles - le signe de l'imprévoyance politique, l'incapacité à devancer et à s'organiser contre cette flambée des prix est un symbole de l'inanité de la gouvernance actuelle, qu'elle soit belge ou française. Et on s'étonne du non à l'Europe?
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

LE PANIER DE LA MENAGERE : BELGOLOGIE

A la maison le plus dur ce sont les fins de mois, surtout les 28 derniers jours. Malgré mon salaire (un de plus élevé d’Europe selon les médias), depuis quelques années, le coût de la vie est de plus en plus difficile à assumer.

J’en discute entre collègues et tous m’avouent que depuis deux ans il se fait dur de joindre les deux bouts, certains qui avaient des économies ont fini pas les épuiser afin de clôturer les mois les plus douloureux.

 Lors d’une conversation avec ce cher professeur Glucorticoïde, celui-ci m’informe que le gouvernement est formel, le pouvoir d’achat du belge est en hausse. Interpellé, je l’appel à la raison et le supplie de revenir sur terre. Hélas il ne délirait pas, c’était même une communication d’un de nos ministres, qui clamait haut et fort que le panier de la ménagère était de plus en plus rempli.

Monsieur le ministre, redescendez sur terre voyons, là où le kg de tomate était, en bonne saison ,à +/- 50c il est aujourd’hui à plus de 1€. De même pour la patate ! Là où 25 € me suffisaient largement pour mon marché dominicale, 50€ ne me suffisent plus, je dois faire très attention pour avoir suffisamment de fruits et légumes pour la semaine.

Oui, me dit M le Sinistre, mais la Hifi, l’informatique et autres articles de ce genre sont en baisse constante.
-----------------------------------------------------------------------------------------------

Exactement le même argument cynique qu'en France : ne vous plaignez pas du prix du pain, les téléviseurs à écran plat ont baissé! Et la ménagère belge, qui ne manque pas d'humour, de se rendre à un dîner ou le menu est composé de cassettes vidéos à la sauce Play Station!


dimanche, octobre 1 2006

« Le laxisme de mon pays m'étonne », Thierry F., chômeur à vie…


Source : http://www.passerellesud.org

Ce matin sur Europe 1 Catherine Ney dans son éditorial commentait les milles et unes ruses de ce chômeur pour échapper à tout travail. Dans un livre à paraître aux éditions Albin Michel, Thierry F. raconte comment depuis vingt-quatre ans il vit "aux crochets des Assedic, ASS et autres CMU. Légalement..."

« Moi, Thierry F., chômeur professionnel » (185 pages).

L'article politiquement incorrect déclenche la fureur de certains sites et commentaires ( "tout cela mériterait d'être traîné en justice pour diffamation et incitation à la haine sociale") tant l'omerta sur ces sujet est est installée dans les esprits et les systèmes.

Quel intérêt ont à travailler ces millions de personnes que la France entretient ? La réponse est : aucun. Quel homme politique osera s’attaquer à ce tabou ? La réponse est : aucun. Ce qui est révoltant ce n’est pas tant le cynisme du chômeur que le cynisme de l’administration qui a ordre de laisser faire, comme le confirme le haut fonctionnaire interrogé par Le Point. Peu importe, puisque les français salariés de la classe moyenne sont là pour payer, que des femmes de 60 ans salariées au SMIC entretiennent des jeunes hommes de 40 ans déterminés à refuser tout emploi. On ne demandera jamais au chômeur de travailler, mais on exigera sous peu le prolongement de la durée de travail des actifs pour continuer à entretenir les inactifs.

Ce n’est pas « je l’ai lu dans les médias », j’ai parlé aux associations, aux assistantes sociales, elles savent mais ne disent rien. J’ai cent fois constaté moins la complicité des adminstrations que leur paralysie : on ne remet pas en cause une « routine » apprise depuis des décennies de laxisme.

 Le Ministère de l’enseignement supérieur espère « inciter » les élèves inaptes aux études à ne pas s’inscrire à l’université et le Ministère de l’emploi espère « inciter » les chômeurs à reprendre un emploi, tandis qu’en entreprise, l’employé est brimé, méprisé, pressuré, sans aucun autre choix que d’exécuter. Dans certaines entreprises, il n’y a pas d’autre mode de relation que la coercition.

 Quel candidat inscrira ce scandale politiquement incorrect à sa campagne, le fléau français de « l’incitation » ? Parions qu'il y aura de grandes phrases avec "L'EMPLOI"...

 Extraits de l’articles du Point de Christophe Ono-Dit-Biot. http://www.lepoint.fr/societe/document.html?did=183733

"Il a 44 ans et le sourire aux lèvres. Une Alfa Romeo anthracite et un appartement à lui, parce que « les locations, c'est de l'argent perdu ». Il porte un jean, un tee-shirt Levi's (…) .A part sa presbytie, compensée par de fines lunettes à 500 euros payées par la CMU, Thierry tient la forme ;

(...)

Quand on est RMiste, on a aussi droit à :
- l'allocation logement à taux plein ;
- la suspension de ses dettes fiscales ;
- l'exonération de sa taxe d'habitation, de sa redevance, de sa cotisation à la CMU ;
- l'accès gratuit à la complémentaire santé de la CMU ;
- la prime de noël ;
- le tarif téléphonique social ;
- la réduction dans les transports, la gratuité des musées, diverses allocations supplémentaires (en fonction de son lieu d'habitation).

Il existe une solution simple : limiter ces droits connexes ou supprimer l'allocation en cas de refus d'activité. Mais c'est politiquement et socialement dangereux : « Au moins, le RMI permet de maintenir le contact, affirme ce haut fonctionnaire. Sinon, c'est l'exclusion totale, et aucune société n'y a intérêt. » La France a donc préféré l'incitation à la coercition, au risque d'entretenir les parasites, comme Thierry F."

Ce sujet poltiiquement inorrect est-il traité - ou maltraité- dans les campagnes présidentielles?