Le blog de la ménagère

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dimanche, avril 29 2007

La France respire : quelques réflexions sur le débat Ségolène Royal-François Bayrou du 28 avril 2007

Voir aussi dans les billets précédents image par image ma matinée au débat, Hôtel Westin, Paris

Cette femme est une bosseuse. Ce débat, elle l’a voulu, elle l’a eu, et elle l’a préparé. Ceux qui ont l’habitude de faire la moue à propos des  discours de Ségolène Royale en seront pour leur frais. : elle se montre magistrale, dans le sérieux et la décontraction, dans la connaissance des dossiers comme dans le sens de la répartie, sans jamais oublier de sourire. C’est en vain qu’Olivier Mazerolle (BFM TV)essaie de lui rappeler le chronomètre et l’hypothétique égalité du temps de parole. Quand elle prend la parole, elle la garde et ne la lâche pas. François Bayrou, beau joueur, fait savoir, qu’il n’aura pas l’esprit comptable.

L'intégralité du dbat sur BFM TV , RMC, (dailymotion)

 « Je mets au premier rang la démocratie participative ». Cette phrase semble éclairer la totalité du débat Ségolène Royal/François Bayrou du 28 avril dont on peut retrouver la restransription dans les médias. « Nous ne sommes pas ici au nom des partis politiques », dit encore Ségolène Royal. Et de fait l’un et l’autre sont ici réunis sur un point de convergence majeur : la nécessité du retour de la démocratie en France. « Rien n’est plus nécessaire dans la vie politique française que de faire bouger les lignes » dira François Bayrou.  Ce que Ségolène Royale ne cesse de répeter, le mot-clef de ce débat, : consultation. « Je fais respirer la société française ». La France respire, …

 Gouverner au XXIème sicècle

Examiner point par point, sur les grands dossiers sélectionnés par les journalistes chargés de les interpeller, les convergences/divergences est important, mais il  plus essentiel encore de comprendre à quel point quelque chose de nouveau se déclenche enfin : Ségolène Royal et François Bayrou savent qu’on ne peut plus s’adresser au citoyen du XXIème siècle, qui grâce à Internet  a accès à l’expertise mondiale en matière d’économie, de sociologie, de travail et d’emploi, comme on s’adressait  à celui du XXIème siècle. Le citoyen blogueur est devenu acteur, comme on l’aura vu avec des personnalités comme Christophe Grébert, qui vient de gagner son procès contre la Mairie de Puteaux (qui affiche une façon « hauts-de-Seine de gouverner, dirait François Bayrou) , ou encore Etienne Chouard, qui a mené depuis son blog le « non » à la constitution europénne. Le pot de terre commence à gagner parfois contre le pot de fer, et ça c’est nouveau.

François Bayrou, qui a arpenté les soirées des blogueurs (j’ai eu l’occasion d’échanger avec lui lors de sa venue à la République des blogs), et Ségolène Royal en reprenant le concept de « l’intelligence collective », ont capté l’essence d’un nouveau paradigme, d’une profonde mutation. Nicolas Sarkozy, en s’entourant d’abord de Xavier Moisant, puis de Loïc le Meur, a  lui aussi compris l’importance du numérique, mais de façon plus généraliste, « apprise », moins incarnée, comme en témoigne le discours sur « La France à l’ère numérique » visiblement rédigé par un professionnel de l’Internet. Il n’a pas su appliquer l’impact du numérique à sa vision de la démocratie.

Moderniser la démocratie

François Bayrou l’avait déclaré la veille à Jean-Michel Aphatie sur RTL « Il y a 7 millions de personnes qui ont choisi de voter pour moi. Ces 7 millions de personnes représentent la Droite modérée pour une part, le Centre pour une grande part, une partie de la Gauche républicaine pour une autre part et des gens venus de l'écologie ou d'ailleurs. Ils ont tous un point commun. Ils pensent que pour réformer notre pays, il faut qu'il se modernise et que pour se moderniser, il est important qu'il accepte enfin, des règles démocratiques qu'il n'a jamais acceptées jusqu'à ce jour. »

La France a pris de mauvaises habitudes, ce que Julien Dray interrogé par la presse à la fin du débat du 28 avril nommera «la régression du débat instititutionnel »   : celle d’une gouvernance sûre d'elle et autoritaire, d’un parlement qui n’a plus son mot a dire, d’une administration qui coupe des têtes à chaque changement politique (combien de ministres de l’éducation nationale en 10 ans !) , celle d’une répression voilée pour qui n’est pas « du bon côté du manche », c’est-à-dire du parti majoritaire. Le coût économique de cette « placardisation » tacite est sans doute extravagant. Ceux qui ne sont pas du côté du pouvoir dominant ne sont pas éliminés, bien sûr quand il s’agit d’entrepreneurs ou de hauts fonctionnaires, c’est impossible : il sont simplement ignorés, freinés, voient leurs projets stagner, et savent qu’ils n’ont qu’une solution, attendre la prochaine majorité pour refaire surface . Cette façon de pratiquer  a toujours eu cours, dans le service public, comme dans le monde des affaires.

Il y a aussi le fait que trop de décisions lourdes de conséquence sont prises par les élus sans consultation, au seul motif qu’ils sont élus  : on aura vu le « tollé » qu’a soulevé la décision de Jean-Paul Huchon decidant (après un débat interne, certes) la gratuité des transports en Ile-de-France pour les Rmistes et leur famille, décision qui ne semble avoir fait l’objet d’aucune annonce préalable d’aucun débat public. Même méthode pour le CPE de Dominique de Villepin, le lundi de Pentecôte de Jean-Pierre Raffarin, la loi sur les retraites de Jean-François Fillon, réforme nécessaire, mais dans la façon dont elle a été menée, continue à pénaliser très injustement, comme l’a fait remarquer Ségolène Royal, ceux qui sont contraints au temps partiel, en majorité des femmes, et disqualifie ceux qui ayant fait des études longues, se voient proposer rétrospectivement des sommes astronomiques et indécentes pour le rachat de leurs années d’études. Cette façon de procéder, asséner des lois sans les affiner, sans en mesurer la casse et les effets pervers est devenue insupportable aux français.

 Consulter, associer, négocier

Ce que Ségolène Royale n’a cessé de répeter, le mot-clef de ce débat, : consultation. « Je fais respirer la société » se traduit par le souci constant de ne plus édicter des lois sans associer à la réflexion et à la décision les citoyens et les partenaires sociaux. Le pacte présidentiel, elle l’a toujours presenté non comme un dogme, mais comme un contrat « ajustable » entre la Présidence et les Français, et ça aussi c’est nouveau. Tant d’hommes – ou de femmes -  politiques s’accrochent à une mesure inefficace au seul motif qu’ils en revendiquent la paternité : le droit à l’ajustement, le droit à l’erreur ou à la révision devrait faire partie de la vie politique.

 Convergences/divergences…mais une même volonté de « faire bouger les lignes »

Les détailler, est sans doute utile, et la presse reprend les points essentiels, mais à patir du moment où il a semble évident que le PS comme le futur Parti démocrate plaçait l’écoute des français  et le dialogue. En ce sens il s’agit de relativiser l’importance des convergences/divergences : ce ne sont que des points de départ à une discussion. « l’affrontement bloc contre bloc ça ne marche pas »,dit encore Ségolène Royal. Certes, s’il y a désaccord, sur, par exemple, la loi Fillon sur les retraites, que le parti socilaiste voudrait remettre à plat, on sent que rien n’est fermé, que Ségolène Royal comme François Bayrou se sont affranchis du dogme des partis sans pour autant les désavouer. Qu’il s’agisse de trouver de nouvelles sanctions pour les primo-délinquants -Ségolène Royale est favorable à un travail d’intérêt général, trop peu employé à son avis, ou de débattre de la carte scolaire, sujet de divergence, un dialogue se noue. Même si François Bayrou conclut : « je ne sais pas encore pour qui je voterai le 6 mai », le rapprochement a eu lieu, dans l’aisance, l’humour, le sérieux. Et surtout, les français auront compris qu’ils seront consultés : référendum, jurys citoyens.

Par contraste, la gouvernance de l’UMP, annoncée par François Fillon, interviewé sur Europe 1 le dimanche 29 avril semble glaciale et surtout inchangée. Il annonce « Dès le mois de juillet on fera voter des réformes » …ça on connaît, les réformes pendant l’été, concoctées à toute allure « par ceux qui savent », sans concertation, débat public. « Tous les pouvoirs resteront entre les mains d’un seul parti dominant » selon l’expression de François Bayrou. Et alors peu importe les idées UMP énoncées, la méthode restera la même, réformer dans l'auto-satisfaction et la précipitation, pour le soi-disant « intérêt général », avec la conviction qui semble maintenant bien archaïque qu’une poignée de dirigeants peuvent faire avancer la France…sans les français.

Et maintenant, la question est...

"Peut-il perdre?"

13 h 30: on plie

Et voilà, c’est fini. Belle matinée pour la démocratie.

 

Après le débat

Je rencontre un trio de journalistes femmes et leur demande ce qu’elles ont pensé du débat : « gagnant-gagnant »,  pour la journaliste de BFMTV. Alma Ventura (RMC, "Les coulisses de la politique") pose les dernières questions.

Monsieur "bayroumobile" : « Un jour historique, on a cassé le mur de Berlin »

Je rencontre Monsieur bayroumobile et bavarde : "Le blog de Pascal Casimir-Perrier au volant de la voiture de François BAYROU »


  « Un jour historique, on a cassé le mur de Berlin ». pour Pascal Casimir-Perrier. Avec sa bayroumobile, il a accompagné François Bayrou, spontanément,  il a rencontré dans toute la France des « français du quotidien ». Au-delà « des points qui nous rapprochent, des points qui nous différencient », Pascal Casimir-Perrier affiche la même hauteur de vue que les débateurs : le vrai projet c’est  « comment vont vivre les français ? ». Quelques jours avant, il est allé visiter les deux partis. D’abord le PS, avec lequel il a bavardé. Puis à l’UMP, « on m’a dit de me casser ». Du coup il est retourné au PS : il a été accueilli par les Jeunes Socialistes, il espère monter un débat avec les Jeunes UDF dans les jours qui viennent (surveiller son blog). Même s'il ne sait pas encore comment et pour qui il va voter...

Jack Lang

Jack Lang reste dans le hall du Westin pour répondre aux questions.




François Bayrou et la presse

 François Bayrou reste dans la salle du débat pour répondre aux questions des journalistes, Marielle de Sarnez n’est pas loin.

Départ de Ségolène Royale

Ségolène Royale s’en va à toute allure, je ne la vois que de dos et de trois-quarts :  elle sourit, comme elle a souri tout au long du débat.

 

80 minutes après...

80 minutes – au moins et à la sortie, nous essayons d’avoir des photos. Les photographes ont un plan : ouvrir la porte et foncer dès qu’ «ils » sortent de la salle du débat.

 

11 h 30 : le débat

A 11H 15 j’arrive sans trop d’encombre dans la salle de conférence où des écrans sont installés pour la presse – la salle du débat, à cette heure-là il ne faut plus y songer. Olivier Mazerolle (BFMTV)introduit le débat et Jean-Jacques Bourdin (RMC) pose les premières questions.

Arrivée au Westin

10 h 30 : je me décide, je veux assiter au débat. je cours rue de Castiglione, Hôtel Westin.

samedi, avril 28 2007

Rencontre au sommet, Hôtel Westin, Paris

Bientôt un compte-rendu du débat Ségolène-Royal- François Bayrou, la Ménagère était au Westin, hôtel parisien qui a abrité l'évenement historique...

En attendant, il fait beau, je file au vernissage du nouvel espace de la Galerie Magda Danysz dans le Marais.

Un nouveau paysage politique français

Crédits image: Débat sur RMC BFMTV

"Un tremblement de terre, une rupture historique". Interrogé ce matin samedi 28 avril par Dominique Souchier sur Europe 1, Pierre Rosenvallon (La contre- démocratie, Le Seuil )

"La démocratie française ne sera pas après comme avant", "Avec cette nouvelle génération peut-être que ce sont de nouveaux projets qui peuvent émerger".

Prélude au débat :  commentaire de l’analyse du débat sur « Pourquoi Royal et Bayrou ont accepté un débat » (LCI, Renaud Pila)

 « sur le fond, certains ne digèrent pas le fait accompli d'un renversement d'alliance, avec un parti issu de la droite."Avec sa proposition de ministres UDF, elle a mis le feu aux poudres", confie un dirigeant de la rue de Solférino »

Le commentaire de la Ménagère :
Oui mais …le futur parti de François Bayrou sera-t-il encore un parti de droite, rien n’est moins sûr. «il entend bien présenter en juin dans les 577 circonscriptions des visages jeunes et nouveaux, notamment des déçus de la gauche orthodoxe » Ce « drigeant de la rue de Solferino » s’enferre dans les anciens clivages alors que se joue sous ses yeux une recomposition du paysage politique français. 

 « Mais comment faire en catastrophe ce que la gauche française n'a pas réussi en cinq ans d'opposition ? Mission impossible mais la victoire de Royal est à ce prix. »

 Le commentaire de la Ménagère
Ségolène Royal a des intuitions, des décisions de dernière minute, (comme faire jouer La Marseillaise dans son meeting à Lyon hier 27 avril), donc de l’audace, de la prise de risque jour après jour, c’est une « femme debout », elle a repris l’expression dans son meeting de ce jour alors que Nicolas Sarkozy joue la victimisation.

En conclusion d’une victoire « jouable » selon ses propres termes, Ségolène Royal a fait une victoire « probable », parce qu’elle a donné envie qu’elle gagne à de plus en plusde français, en accentuant le thème du changement mais aussi de la rigueur, de la fin de l'état-providence et de son laxisme. Nicolas Sarkozy donne l’impression de vouloir gagner, mais de ne pas avoir su communiquer cette envie à la France qui veut changer. Parti gagnant, il risque maintenant de perdre.

vendredi, avril 27 2007

Ségolène Royal, prête pour le second tour!



Pourquoi "prête pour le second tour"? Parce qu'elle a démontré ses qualités, parce qu'elle est ouverte  à une recomposition du paysage politique, parce qu'elle est portée par cette dynamique non arithmétique qui a fait dire ce matin aux dizaines de gens à qui des militants socialistes ont tendu des tracts  à l'entrée du métro : "Pas la peine, je vote Ségolène Royal!"

Info dernière minute : débat, pas débat? Dépêche de l'AFP 15h08, "le débat sera organisé dans un hôtel parisien et retransmis en direct samedi, à partir de 11H00, par BFM TV et RMC (groupe NextRadio TV), a annoncé de son côté BFM TV."

Pour faire face à une mobilisation qui prévoit d’être exceptionnelle, Ségolène Royal sera finalement le 1er mai  au stade Charléty.  L’ouverture des portes se fera à 15h.

Stade Charléty
99, boulevard Kellermann
75013 Paris
RER B Cité Universitaire
Métro Ligne 7 Maison Blanche ou Porte d’Italie
Tramway T3 Poternes Peupliers ou Porte d’Italie
Bus 184 Damesme ou Bus 57 Poterne des Peupliers



jeudi, avril 26 2007

Du côté de chez Bayrou et des autres : une soirée avec des Jeunes Libres

Au moment où se met en place avec difficulté le débat Ségolène Royal/François Bayrou (annoncé pour le samedi 28 avril, puis annoncé comme reporté), Quitterie Delmas, des jeunes libres de s'engager, UDF et proche de François Bayrou déclare hier 25 avril : « à titre personnel, j’annonce que je voterai au second tour pour Ségolène Royal ». Et elle ajoute « on est à l’ère du collaboratif et du coopératif ». On peut lire sur son blog le billet "Les raisons de mon choix personnel" "Si je vote à titre personnel aujourd’hui Ségolène Royal, c’est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd’hui qu’une refondation des appareils politiques est possible".

L’entourage est aussi ce qui compte en politique. Suite à l’appel aux lecteurs du blog Jeunes Libres de se rencontrer autour d’un verre (voir billet précédent) j’ai eu l’occasion de parler avec les membres actifs des Jeunes Libres et de voir que certains sont assez mûrs et inventifs pour avoir toute leur place en politique.

Des Jeunes Libres

Grâce à cette campagne, à ces rencontres autour du réseau tissé par le blog Jeunes Libres et les actions de terrain, ils ont acquis une expérience politique très actuelle « Les rencontres, le point fort et le plus  enrichissant de cette campagne », confie Virginie, une des responsables des Jeunes Libres. A cette soirée dans un bar de la Bastille était venus de toute l’Ile de France et même de la France des jeunes de tous bords, avec lesquels le dialogue s’est noué de façon grave et souriante, sans obsession de savoir « qui votera pour qui », même s’il était intéressant de constater que le choix se portait soit sur blanc soit Royal. Ou encore orange  « avec une typographie à ma façon », pour Maddy, une jeune en apprentissage. Son site myspace vient d’être piraté, parce que, soupçonne-t-elle,  elle y a affiché ce slogan un peu brutal « ni la gourde ni la gourdin ».  « Bayrou » comme bulletin dans l’urne pour marquer le coup, pour Laurent Haddad un des piliers de Jeunes Libres, blog voyageenpolitique,   (lire ses semainoscopies !) encore sous le coup de la défaite de SON candidat…mais qui se relève et réfléchit  à la vitesse de l’éclair. Soit blanc soit Royal…mais point de vote Sarkozy, sauf pour les jeunes et sympathiques militants de l’UMP qui ont vite compris que la soirée ne pencherait pas de leur côté.

Quitterie

Quitterie Delmas a la voix cassée ce soir là mais elle virevolte d’un groupe à l’autre, la silhouette lumineuse, tee-shirt blanc –tiens, le blanc, ça me rappelle quelqu’un ! – a commencé sa journée tôt : à 6 h. A 7 heures elle a pris un café avec François Bayrou auquel elle a confié son choix.  Un peu plus tard elle devait être sur le plateau de i-télé. Là on lui annonce qu’aucun parlementaire UDF n’a souhaité s’exprimer, et qu’elle seule va parler au nom de l’UDF. Panique… mais « Allez, on y va ! » Car Quitterie ne fait pas partie de celles qui hésitent mais qui foncent! Selon elle, il y a des points de convergence qui pourrait exister entre François Bayrou et Ségolène Royal, à commencer par la réforme des institutions. Ce cheval de bataille de François Bayrou est aussi celui de Ségolène Royal, ils ont tous deux pris des distances avec leurs partis respectifs, tout en prenant garde à les ménager. Mais pour combien de temps ? L’annonce du nouveau Parti Démocrate par François Bayrou enchante les Jeunes Libres : « la vielle garde s’en va ! » ce qui est dans doute inéluctable pour l’ensemble des partis  « Ce qui compte, c’est la vitalité ! » dira encore Quitterie Delmas « si la ligne a autant bougé, c’est grâce à Internet ». Car le blog Jeunes Libres reçoit jusqu’à 40 000 visites par mois et les commentaires se comptent par centaines. Le blog leur a donné une formidable « carte de visite ». « Internet va bouleverser les hiérarchies » dit Quitterie. D’accord Quitterie, sauf que… sauf que les hiérarchies résistent, et ne sont pas décidées à laisser la place. Leur place, les Jeunes Libres n’ont pas attendu qu’on leur assigne dans un parti : « notre place, nous l’avons prise », disent Virginie et Quitterie. « Les meetings, ça ne sert pas forcement, ce qui compte aujourd’hui, c’est de lancer une dynamique ».  Elles sont de cette nouvelle génération de la net politique, actrices de cette formidable conversation en cours sur Internet qui aiguise les esprits  et les plumes.  « Un blog permet d’expérimenter des idées et de les ajuster » dit Quitterie Delmas. Tiens elle emploie le même mot que Ségolène Royal qui a toujours parlé de son programme qu’on peut « ajuster ». Pour Quitterie Delmas, il est essentiel « que le paysage politique se déverrouille ». Le « challenge » de Ségolène Royal et son côté femme libre ne lui a pas déplu, ça se sent.

Et les autres…

Au milieu de la soirée, Quitterie a un coup de génie et demande à chacun de se présenter, ils le font en toute transparence, devant la caméra de Pierre Abruzzini, des motsetdescouleurs François Alex, l’animateur du blog et de la liste gonordisk : « Ce qui m'a stupéfait dans cette soirée à la fois très jeune et très diversifiée (UDF-PS-UMP!), est la grande sérénité et le respect mutuel qui y régnaient. J'ai ressenti une grande confiance dans l'avenir et un engagement déterminé. »  L’un après l’autre, tous les participants ont décliné leur identité, personne n’a été diabolisé et tout le monde a applaudi et encouragé l’engagement dans sa diversité . Par exemple Pierre Nicolas Burel, engagé dans l’UDF grâce à François Bayrou lui-même, rencontré dans la rue il y a 6 ans … et qui a  interrompu sa conversation sur portable pour écouter ce jeune adhérent potentiel. Des dizaines de blogueurs déclinent leur identité et leur choix Nicolas Vinci, ou encore Luc Mandret  ou encore http://abadinte.canalblog.com. Un moment réussi de transparence spontanée, "son instinct" commente Laurent Haddad, "elle est très instinctive, c'est une qualité en politique".

Clou de la soirée, Quitterie Delmas annonce « officiellement » face caméra : « à titre personnel je voterai Ségolène Royal au second tour. » Nul doute qu’elle fait partie des « influenceuses » et que sa déclaration sera entendue.  Dans la recomposition accelérée du paysage politique français, souhaitée par tous les jeunes présents, il faudra compter avec cette nouvelle forme de démocratie, issue de la libre réflexion sur les réseaux. Alors Quitterie, à un de ces prochains jours à l’Assemblée nationale?

PS : de la part des blogueuses un grand merci à Versac et la République des blogs qui a permis la rencontre du Blog de la Ménagère avec Quitterie Delmas et les Jeunes Libres il y a (déjà!) plusieurs mois.

Solidarité blogueurs, suite : du côté de la Basse Normandie

Pour rester dans le domaine de la « Solidarité blogueurs » : Xavier de Mazenod publie sur blog Zevillage un exemple de censure : « Pour rester dans ce chapitre, Train Train est de nouveau victime d'une censure de la part de la SNCF. Une vidéo réalisée par l'un des voyageurs de la ligne Paris-Rouen a été censurée par l'hébergeur Dailymotion, suite à un simple mail de la SNCF. » Annonce également dans Adverbe.com d'une application de géolocalisation intéressante et, information reprise par le blog WebCitoyen.com:  la 2ème rencontre de blogueurs qui se tiendra à l'Echangeur à Alençon le mercredi 3 octobre 2008.

mercredi, avril 25 2007

Solidarité blogueurs : MonPuteaux.com


Source : Christophe Grébert liveblogueur le 22 avrilà la République des Blogs

Bon courage à Christophe  Grébert qui doit faire face ce mercredi 25 avril à un nouveau procès. A lire sur sur son blog, MonPuteaux.com

« sous le coup d'une accusation depuis 3 ans pour simplement avoir cité Le Parisien ! Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'a pas accepté ma relaxe en 1ère instance. Poursuivant le harcèlement de son père, elle s'acharne contre un citoyen critique. »

Une liberté de parole et de citation qui concerne tous les blogueurs.

Du côté de chez Bayrou

Source image : Quitterie Delmas en campagne, site des Jeunes Libres UDF

Citations du Figaro.fr mardi 24 avril au soir

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  • Publié le 24 avril 2007 à 22h11

Royal pourrait enrichir son pacte

Ségolène Royal a déclaré aujourd'hui qu'il était concevable, dans le cadre de discussions avec François Bayrou, "d'ajouter des choses" à son pacte présidentiel, assurant que l'ouverture proposée n'était "pas du tout ou rien".

(Avec AFP).

  •  Publié le 24 avril 2007 à 21h26

« Royal prendrait des ministres UDF »

Ségolène Royal a déclaré à Rouen mardi soir que si François Bayrou rejoint le "pacte présidentiel" proposé aux Français, "bien sûr" il y aura des ministres UDF au gouvernement. »

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La Ménagère se rendra sans doute le 25 avril à l’invitation de Quitterie Delmas et des Jeunes Libres UDF  puisqu’ils sont eu la gentillesse de l’admettre à leur « apéro ».

Le mérite de ces campagnes présidentielles aura été de signifier « la fin des dinosaures », paix à Jacques Chirac et ses  7 comptes en banque et son appartement avec vue sur la Seine !

 La « fin des dinosaures », selon l’expression de Jacques Attali (voir billets précédent). doit marquer l’avènement  les « jeunes » trentenaires qui veulent avoir leur place dans la politique française et internationale. D'après PlUSnews, Quitterie Delmas "se présentera pour la 1ere fois, sous l’étiquette du futur parti démocrate de François Bayrou, dans la 10ème circonscription de Paris (13 et 14emes arrondissements)". A vérifier auprès de l'interéssée.

 PLACE aux jeunes, et si Ségolène Royal, jeune babyboomer, veut s’entourer de « ministres UDF au gouvernement » comme l’annonce le Figaro.fr, pour les cabinets ministériels et autres responsabilités politiques, qu’elle aille voir du côté des Jeunes Libres qui ont défendu François Bayrou. Elle y trouvera une équipe de jeunes femmes valeureuses  - et jeunes hommes aussi !- qui méritent de trouver toute leur place dans la rénovation de la classe politique française, tout simplement parce qu’ils sont en phase avec le XXIème siècle, qu’ils en possèdent le ressenti, la culture, y compris la culture technologique, ce qui n’est pas le cas de la faune politique du siècle dernier, dinosaures et éléphants confondus. 

mardi, avril 24 2007

Jacques Attali approuve l'appel de Ségolène Royal vers Bayrou : sur son blog et sur Europe1 il salue "Le printemps français"


Selon un des français anonymes qu'on entend dans les émissions "participatives", et qui s'apprête à voter à nouveau Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a un programme pour la France, mais Ségolène Royal a un programme pour la France ET les français. Assez juste, cette parole de français : ce dont la France a besoin est d'un Président qui s'occupe au moins autant des français que de la "grandeur de la France", de leur souffrance comme de leur esprit d'entreprise, de leur frustration comme de leur sens de l'innovation,  une France qui en a plus qu'assez d'être freinée et contrainte par ses dirigeants,  et en ce sens l'expression de Nicolas Sarkozy "la France exasperée" est bien choisie, mais cette expaspération est "de gauche" également, assez d'une classe politique et d'un état qui n'ont pas su se moderniser au rythme de la frange de la société civile la plus innovante et dynamique, plus intuitive et prospective aussi que ses hommes politiques. Ségolène Royale a su capter ce désir de changement des français, être à leur écoute, il faut qu'elle l'élargisse et qu'elle le mette en mots encore plus forts et encore plus audacieux.

C'est aussi l'avis de Jacques Attali, interviewé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 ce mardi  24 avril dans "La Matinale des candidats": "le retard de la classe politique sur les Français vient enfin d'être comblé". Lui qui est à la fois ami de Nicolas Sarkozy et admirateur de la personnalité de Ségolène Royal ne conseille personne (il part en Inde pendant une semaine pour Planète Finance) qu'il dirige. Mais croit sur son blog  à un Printemps français:

« Le Printemps français », au fond c’est la mort des dinosaures (parti communiste, FN) avec des partis de gouvernement en situation de représenter le pays, grâce au réalisme des électeurs.  La modernisation tient à l’action des français et la classe politique était en retard : modernisez l’état !

Il répète (voir billet précédent) que l'élection se fera sur la personnalité, le caractère, la compétence du candidat, plus que sur un programme. Il juge "très habile et très cohérente la proposition de Ségolène Royale" à François Bayrou, elle agit dans la transparence, en "femme libre", la marque de son style. Il avait déjà noté lors le discours le 22 avril : " elle est en contact direct avec les Français".

Ségolène Royal est  celle qui qui aura fait "bouger les lignes "de la classe politique dans son ensemble,  en ne se reposant pas sur les mécanismes de parti les plus routiniers, et sur ceux qui ont été rejetés par les français, une gauche trop libérale (avec un zeste de gauche caviar...) et surtout trop "déjà vu". Elle a épuré la gauche de ses "clichés de gauche" qui avait exasperé les électeurs de gauche de 2002, elle a su reconquérir les classes moyennes qui avaient été abandonnées au profit des plus désherités.  Elle qui a su s'entourer pour arriver au premier tour d'une équipe aux concepts innovants, devra faire savoir qu'elle va s'entourer en tant que présidente d'hommes et de femmes "nouveaux"...peut-être avec un soupçon d'hommes et de femmes "expérimentés"... pour rassurer. Le "mix" est complexe et risqué,  entre innover et rassurer, la marge de manoeuvre est étroite, mais le second tour est "jouable", comme elle l'a dit  elle-même, avec  lucidité et combattivité.

Alors restons en effervescence, en mots et en actions, pour la France du changement, la France Présidente à l'écoute des français!

lundi, avril 23 2007

Le RMI : plus avantageux que le SMIC

Vu  ce 23 avril sur le blog de Karl Zero,http://leweb2zero.tv/

une "vidéo du jour" postée par Fanou rubrique "Société":

 "RMI - SMIC : STOP HYPOCRISIE"

Une comparaison par Patrick, entre le RMI et le SMIC « exactement la même misère pour les célibataires » malgré un léger avantage au RMI et minima sociaux versus SMIC. Le RMI mieux que le SMIC ? Oui, vous avez bien lu. Désespérant.


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