A PERFECT DAY, Liban. 24 heures de la vie de Malek dans le Beyrouth d'aujourd'hui
Par Janique le lundi, décembre 4 2006, 10:18 - No-tabou - Lien permanent

Affiche du film A PERFECT DAY (2005, Liban/France)
Grâce au colloque international organisé par Bernard Guelton, Université Paris I, LES ARTS VISUELS, LE WEB ET LA FICTION les 24 et 25 NOVEMBRE 2006, nous avons fait connaissance avec les réalisateurs libanais de A PERFECT DAY de Joana HADJITHOMAS et Khalil JOREIDGE, artistes, qui nous ont vraiment donné envie de voir ce film.
Le Centre Pompidou projetait hier dimanche 3 décembre A PERFECT DAY (2005, Liban/France) http://www.aperfectday-lefilm.com/ dans le cadre de « D’encre et d’exil » « le Liban entre rêve et cauchemar. » à la BPI.
Un film très « moderne, où on suit une histoire d’amour par textos interposés, où le mobile tient lieu de lien entre les êtres, dans cette ville où il ne semble plus possible de nouer un lien durable.
Un journaliste politique reproche aux réalisateurs la scène du baiser « le sujet du film, c’est les disparus, c’est un sujet sérieux » (17 000 disparus, dont l’oncle du réalisateur ), « vous n’avez pas le droit d’insérer une scène d’amour, vous avez imité la civilisation occidentale ! »
Hors j’ai trouvé cette scène du baiser magnifiquement filmée, elle souligne le désarroi d’une jeunesse sommée de vivre avec la disparition des personnes, des lieux, des liens.
Ami journaliste, est-ce que l’intolérance ne commence pas là, dans l’intolérance au mélange des genres ?
‘Vous avez votre Liban avec ses dilemmes
J’ai mon Liban avec sa beauté »
Khalil Gibran Extrait de « Merveilles et curiosités » traduit par Jean-Pierre Dadah et en exergue du livret accompagnant la manifestation.