Illustration : concours de photos de Paris blogue-t-il,http://www.parisblog.fr/paris_blogue_til/ Sylvain et Jacinthe Weber-Busson dehttp://www.jamais203.net

Le Blog de la ménagère ne sera peut-être pas ce soir mercredi 6 décembre à Paris blogue-t-il mais sera au rendez-vous des blogueurs politiques d’Europe 1 le dimanche 10 décembre après l'entretien de 18 heures (Michel Barnier) http://www.europe1.fr/blogs/presidentielles/index.jsp et à la nuit du Buzz le 13 décembre…mais vous savez déjà tout ça, vous y serez aussi.

 « Juste un peu de poussière gesticulante qui se donne du mal pour se distraire et qu’un seul objectif maintient sous pression : vivre un jour mes dernières secondes sans regrets, avec la sensation d’avoir “fait” tout mon possible... » selon le billet de Vinvin du 4 décembre 2006.

 Vinvin a trouvé un ton, une fraîcheur. Elle a plu. Il est connu. Mais demain? Le blog a ses limites. Et d’abord rares sont ceux qui en vivent. Mais oui Vinvin, on est avec toi dans ta nouvelle carrière annoncée, retour aux classiques, « la création audiovisuelle et de l’écriture », les vrais pros, quoi, ciao ciao le monde des ProAms, professionnels amateurs des blogs.

 Le blog est devenu plus qu’un journal intime ou un média stratégique, c’est une réponse citoyenne dont il est du devoir de tous (enfin, ,ceux qui en ont le désir…) d’apprendre à se servir avec talent, humour, virtuosité, et plus encore, générosité du Web. Web 2.0 et bientôt Web 3.

Pour le Blog de la Ménagère : c’est simple, on lance un titre drôle, une image parlante, (merci Anthony de Klaxxx l’aide au design), une bonne énergie et hop, le tout est joué ! On a l’impression d’entrer dans la blogosphère : pas difficile, la porte est ouverte. Mais c’est après que ça se passe, car il faut tenir ses promesses et les promesses du Web 2.0 et même du Web 3

 L’expérience d’avoir maintenu un site pendant 3 ans permet de nuancer cet enthousiasme.

Entretenir son « capital réputationnel », peut parfois devenir astreignant. Il faut connaître les règles et pièges du virtuel, de l’éphémère et du volatil…Un de perdu, mille de retrouvés. Ne pas être dupe de sa propre créature, ce moi on line et glamour, peut-être, mais l'amour dans tout  ça? Maintenir son blog pour maintenir son rang, parfois jour et nuit, qu’est-ce que cela vaut exactement, par rapport à cultiver son jardin ou passer du temps avec ses amis, avec ses amours?

 Pour Dominique Cardon, sociologue de l’innovation et des usages Laboratoire des usages de France Télécom R&D, nous sommes « endettés » vis-à-vis de « notre » communauté. Se lancer c’est facile, mais maintenir notre média crée une forme d’obligation qu’on ne peut plus délier. Peut-être une nouvelle fracture numérique entre les « actifs » et les « passifs » :

 « La réputation et la notoriété sur Internet se construisent sur la base de l’audience et sont mesurés par l’ensemble des réseaux de contributeurs, commentateurs, évaluateurs et diffuseurs, qui se greffent à tel ou tel site, de sorte que la notoriété n’est jamais donnée (par un statut) mais acquise par un travail de conviction et d’intéressement. Enfin, l’Internet ne connaît pas les silencieux. Pour y être présent et reconnu, bref légitime, il faut agir, contribuer, écrire, recommander, répondre. L’espace public de l’Internet offre toujours une prime aux agissants sur les internautes passifs. »

 Il n’en reste pas moins que :

« Parce que l’information publiée est aussi, et surtout, une information commentée, la sphère publique de l’Internet permet un travail collectif de mise en débat d’argumentation, comme lors du débat sur le référendum portant sur le projet de constitution européenne. »

 Entretien pourTransversales « La blogosphère est-elle un espace public comme les autres ? »