Crédits image: Débat sur RMC BFMTV

"Un tremblement de terre, une rupture historique". Interrogé ce matin samedi 28 avril par Dominique Souchier sur Europe 1, Pierre Rosenvallon (La contre- démocratie, Le Seuil )

"La démocratie française ne sera pas après comme avant", "Avec cette nouvelle génération peut-être que ce sont de nouveaux projets qui peuvent émerger".

Prélude au débat :  commentaire de l’analyse du débat sur « Pourquoi Royal et Bayrou ont accepté un débat » (LCI, Renaud Pila)

 « sur le fond, certains ne digèrent pas le fait accompli d'un renversement d'alliance, avec un parti issu de la droite."Avec sa proposition de ministres UDF, elle a mis le feu aux poudres", confie un dirigeant de la rue de Solférino »

Le commentaire de la Ménagère :
Oui mais …le futur parti de François Bayrou sera-t-il encore un parti de droite, rien n’est moins sûr. «il entend bien présenter en juin dans les 577 circonscriptions des visages jeunes et nouveaux, notamment des déçus de la gauche orthodoxe » Ce « drigeant de la rue de Solferino » s’enferre dans les anciens clivages alors que se joue sous ses yeux une recomposition du paysage politique français. 

 « Mais comment faire en catastrophe ce que la gauche française n'a pas réussi en cinq ans d'opposition ? Mission impossible mais la victoire de Royal est à ce prix. »

 Le commentaire de la Ménagère
Ségolène Royal a des intuitions, des décisions de dernière minute, (comme faire jouer La Marseillaise dans son meeting à Lyon hier 27 avril), donc de l’audace, de la prise de risque jour après jour, c’est une « femme debout », elle a repris l’expression dans son meeting de ce jour alors que Nicolas Sarkozy joue la victimisation.

En conclusion d’une victoire « jouable » selon ses propres termes, Ségolène Royal a fait une victoire « probable », parce qu’elle a donné envie qu’elle gagne à de plus en plusde français, en accentuant le thème du changement mais aussi de la rigueur, de la fin de l'état-providence et de son laxisme. Nicolas Sarkozy donne l’impression de vouloir gagner, mais de ne pas avoir su communiquer cette envie à la France qui veut changer. Parti gagnant, il risque maintenant de perdre.