Source image : L'aigle impérial. Sceau impérial des titres. Napoléon, empereur des Français, roi d’Italie, protecteur de la confédération du Rhin.Site L'hisoire par l'image http://www.histoireimage.org/

Si le chef de l'état a la réputation de savoir manier l'image, le symbolique semble lui échapper. 

  • Pourquoi pas commencer par une réforme spectaculaire (même symbolique) des retraites des parlementaires, des sénateurs, par exemple? La réforme de ces « privilégiés  les cheminots », eût été mieux acceptée...si d'autres privilégiés le deviennent un peu mois...
  • Pourquoi ne pas avoir fait un coup d'éclat symbolique en mettant une fin légale et définitive aux parachutes dorés?

Qu'on se réfère aux discours de Nicolas Sarkozy (discours au MEDEF Jouy-en-Josas – Jeudi 30 août 2007) « Que celui qui a réussi ait une prime, très bien. Mais que celui qui échoue en ait une, non, ce n’est pas la règle du jeu, ce n’est pas le système dans lequel nous voulons vivre, ce n’est pas la justice. »

  • Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de « l'affaire EADS » et en tirer les conclusions qui s'imposent, soit un geste fort et symbolique  qui laisse espérer le  remboursement de sommes gigantesques empochées par les dirigeants qui ressemblent quand même beaucoup à des gains dus à un délit d'initié?

Hors un des premiers gestes « symboliques » et apparemment urgent a été l'augmentation de son propre salaire de, aux dernières nouvelles, 172%,  et ce quelques jours avant la réforme des régimes spéciaux.

Le député Jérôme Chartier (UMP) a indiqué mardi à l'AFP que l'augmentation de salaire du président de la République votée par l'Assemblée nationale correspondait à une hausse de 172%, confirmant une information du journal Le Monde daté de mercredi.
  
"Le différentiel s'établit entre le salaire actuel de 7.O84 euros et le salaire du Premier ministre" qui s'élève, selon lui, à "18.500 euros nets mensuels" plus "une prime de treizième mois", soit au total 19.331 euros.
(source : http://www.france24.com/ 6/11/07)

Dès lors, en jetant ce symbole à la face de la « France d'en bas », comment espérer qu'on « comprenne » comme s'y attendait  Nicolas Sarkozy  :

"Je REVE d'un état où les Elus seront au service du peuple et non pas là pour se faire du gras sur le dos des gens (qui ne les ont d'ailleurs pas tous voulus !) et que ces élus se contenterons d'indemnités du niveau d'un dirigeant honnête de pme, soit 5 à 7000€. C'est ce qu'il avait et c'était très bien ! je rêve que comme en Suède les Citoyens pointent chaque semaine les dépenses du président et de ses acolytes et que soient stoppées les dérives financières ..."
Posté le 7/11/par Taillandier en réponse

« Et chacun doit comprendre qu'il n'y a aucune raison qu'un métallo, qu'un ouvrier du textile ou qu'un salarié du privé cotisent 40années quand les autres cotisent 37 années et demi. »

Oui mais chacun comprend aussi la situation privilégiée des parlementaires et des députés, sujet de glose sur Internet. Voir à ce propos les explications d'un assistant parlementaire :

http://journaldunassistant.typepad.fr/lejournal/2007/10/retraites-des-s.html

Après le renouvellement de 2004 - et sur la base d'un mandat de 9 ans - , la pension brute moyenne (sans majoration pour enfant) pour un ancien sénateur est de 3 294.71 € par mois (l’abaissement à six ans de la durée du mandat sénatorial aura peut-être, à terme, un effet sur le montant des pensions)."

La somme est certes conséquente mais il faut la rapporter aux cotisations annuelles versées par les sénateurs. Pour rappel, l'indemnité brut mensuelle d'un sénateur s'élève à 5 400,32 euros, viennent s'ajouter à cela une indemnité de résidence (162,01 euros) une indemnité de fonction (1 390,58 euros) et un supplément familial selon le nombre d'enfants à charge.

« Un parlementaire qui s'en va au bout d'un mandat touche sa retraite au moment où il quitte sa fonction. Il est alors considéré comme "retraité" de son assemblée ce qui explique que Delanoë touche sa retraite à 57 ans. »

Sans commentaire...ou plutôt voir sur le Web les commentaires ...sur le sujet "retraite, député, sénateur"...des symboles devenus inacceptables en période de pouvoir d'achat restreint.