Le blog de la ménagère

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vendredi, janvier 2 2015

Si j'étais présidente …mes voeux 2015

Si j'étais présidente …

Dans un récent article pour la Revue du Cube, j'imagine une « presque fiction » ACTION , une France en 2017 sans gouvernance où les citoyens AGISSENT et se passent très bien des politiques. Il est temps d'appliquer l'analyse de Nils Aziosmanoff dans son éditorial AGIR : «Issues de la révolution numérique, deux puissantes forces œuvrent aux transformations du monde : « les machines qui pensent » et « l’énergie créative de la multitude ». Pour ces premiers jours de l'année, j'imagine une autre fiction « Si j'étais présidente... ». Voilà quel serait mon discours pour les vœux adressés aux français.

                                                                                                                     Janique Laudouar

Ce que j'aurais dit aux français : mes vœux pour 2015.

« Chers compatriotes, je sais que vous êtes en avance, que la société civile va vite, aussi j'ai décidé de vous écouter. Tous les ministres, tous les parlementaires seront en 2015 attentifs à vos initiatives comme à vos propositions. Chaque maire, chaque président de communauté de communes , chaque député, chaque sénateur, tant que ces missions existeront, ouvrira une plate-forme dédiée aux propositions des habitants de leur territoire. Chaque parlementaire répondra à vos remarques et l'Assemblée nationale se saisira en priorité de vos propositions de lois ou de modifications de lois existantes. La vie quotidienne des français sera au centre de mes préoccupations. Permettez-moi d'indiquer des pistes qui vous permettront en 2015 de regarder le futur avec lucidité et d'y faire face.

L'écosystème "Imagination for people" une plateforme qui recense et accompagne les projets de demain,

Une vision à long terme

« Le règne de l’urgence caractérise l’économie actuelle et domine la société dans son ensemble. Or, sans la prise en compte du long terme, la vie de nos contemporains deviendra un enfer. »Jacques Attali Pour une économie positiverapport remis en  2014 à François Hollande

Si j'étais présidente, j'innoverai : j'arrêterai les inaugurations à la René Coty et je passerai davantage de temps à imaginer. J'arrêterai de pensées en terme d'année pour penser en terme de décennies. Bref, j'aurai à cœur de laisser à d'autres les commémorations pour me concentrer sur une vision d'avenir à long terme et anticiper. J'aurai conscience que pour beaucoup de citoyens l'enfer prédit par Jacques Attali est peut-être déjà là...

Plus belle la vie...

« Des citoyens de plus en plus persuadés que les politiques ne s'occupent pas d'eux » 88% des français sont persuadés que les gouvernants ne s'occupent pas de leur préoccupations" Rapport annuel sur l'état de la France en 2014 CESE Conseil Économique Social et Environnemental Publié le : 10/12/2014

Que veulent les français, que voulons-nous ? La réponse est simple : plus belle la vie. Et plus SIMPLE ! Que la vie soit plus belle demain qu'hier, c'était la logique du progrès. Hors aujourd'hui un parfum de nostalgie semble signifier que « c'était mieux avant », qu'avant, il n'y a pas si longtemps, la vie était plus plus libre, plus joyeuse, avec moins de contraintes. Un même cri du cœur réunit les entrepreneurs et les simples citoyens : trop de lois, trop de directives, trop de contraintes. La complexité et l'instabilité juridique et l'archaïsme de certaines administrations alourdit la vie quotidienne des français, qui ont l'impression de vivre dans un océan de dysfonctionnement en perpétuel tsunami juridique.

Démocratie : un Ministère de la Participation 

« En démocratie, il y a toujours une alternative »Daniel Cohn-Bendit Europe 1 02/01/15. 

"À travers le numérique, une génération qui a changé de mentalité apprend à se prendre en main. Elle modifie les règles sans même s’en apercevoir. L’empowerment, c’est la responsabilisation. Les technologies apportent le temps réel, les moyens humains et parfois également financiers. Le citoyen actif veut s’impliquer et non plus déléguer. La réponse ne vient plus d’en haut ». Natacha Quester-Séméon Journaliste, vidéo blogueuse, chroniqueuse radio et entrepreneure, La revue du Cube décembre 2014

 La réponse ne vient plus d'en haut »est une évidence, un constat dont il convient de prendre acte.La participation des citoyens à la gouvernance devient le pivot de la nouvelle démocratie. La politique, c'est VOUS ! « Co-construire les politiques publiques avec les citoyens » devient une urgence. La consultation sera organisée, accompagnée. sera de présenter des solutions alternatives dans tous les domaines de la gouvernance. Nous sortons de trop d'années où on vous présente, chers compatriotes, des solutions uniques, une pensée unique et peu d'alternatives. Le budget de ce nouveau Ministère sera dégagé grâce à la suppression progressive des agences d'état  et autres institutions para-publiques dont le surnombre est acté et dont l'utilité reste à démontrer et Les moyens techniques d'expression citoyenne existent depuis longtemps avec le Web et les réseaux sociaux et ont été sous-estimés .

Vous pouvez encore contribuer par vos commentaires à la consultation en cours https://contribuez.cnnumerique.fr/

Sur le travail : « Le travail va devenir une rareté »

« Le travail salarié, vieux de 200 ans, va disparaître. Le travail en lui-même va devenir une rareté. Faut-il pleurer sa disparition ? Non. Rappelons-nous que, sous Louis XIV, il était interdit de travailler 220 jours par an, à tel point que même les paysans s’en plaignaient. Plus la société s’est sédentarisée, plus il a fallu travailler dur pour survivre, et le travail a été littéralement mythifié. Il est temps de repenser son utilité, à l’instar de Jeremy Rifkin qui prédit « La fin du travail » dans un de ses ouvrages. Il est aussi temps de reconstruire de nouveaux contrats sociaux, car dans la société de la connaissance qui émerge, l’utilisation du capital et son accumulation pourraient être remis en cause.

Nous vivons une période de bascule, de destruction créatrice au sens de Schumpeter, qui va être douloureuse car ces périodes sont celles où il faut tout réinventer. Au lieu de nous lamenter sur la fin des métiers peu qualifiés, au lieu d’interdire les recherches en matière de séquençage du génome, interrogeons-nous sur la société que nous voulons pour 2035 : la Rome antique et ses esclaves, ou une société libérée des notions même de travail et, pourquoi pas, de propriété ? » (Gilles Babinet, digital champion pour l'Europe et entrepreneur dans l'étude l'EY La révolution des métiers)

Le télétravail  et les tiers lieux 

Le télétravail  et les tiers lieux « Le télétravail peut comporter des risques d’isolement pour le salarié. L’une des solutions pour remédier à cet inconvénient consiste à travailler dans un « tiers lieu » entre le bureau et la maison pour y retrouver un collectif de travail, choisi et non subi. » Xavier de Mazenod, fondateur de Zevillage et du télécentre de Boitron, revue Kaizen 11 décembre 2014.

(Ici tiers lieu "LeVillage", Paris et "Mutinerie Village" dans le Perche) deux conceptions d'un lieu pour se réunir, échanger, travailler, se former, inventer...

L'économie 

L'économie numérique

« Le numérique peut être une chance pour la France. La transformation numérique est la chance que la France doit saisir. » (Philippe Lemoine, Rapport Lemoine | président du Forum d'action modernités et président de la Fondation internet nouvelle génération « La nouvelle grammaire du succès - La transformation numérique de l'économie française » - novembre 2014)

En 2015 j'arrêterai de tenir à bout de bras notre veille économie à bout de souffle, comme le conseille Jeremy Rifkin, je tiendrai compte des rapports et ouvrages existants. De nouveaux modèles économiques et organisationnels doivent se substituer à une France pyramidale et hiérarchique qui bride l'innovation émanant « du bas ».

D'autres économies sont possibles 

" Des modèles innovants émergent ainsi et génèrent des richesses à la fois financières et positives, extra-financières. En se fixant d’autres objectifs, notamment sociaux et environnementaux,que celui exclusivement financier, et en les plaçant au même niveau que le profit, ces organisations sont d’ores et déjà des acteurs de l’économie positive." Jacques Attali,  Positive Forum Economy

L'économie sociale et solidaire

Je tiendrai compte de l'essor de l'économie sociale et solidaire et de la volonté des citoyens comme des entreprises de travailler dans un contexte qui a du sens.

L'économie collaborative.

Je connaîtrai le prix de la vie : qui peut prendre un taxi aujourd'hui avec 7 euros au départ du compteur ? Qui peut payer un loyer de 800 euros mensuels ? Je favoriserai l'économie de partage le co-voiturage, l'habitat participatif, je modifierai les règles archaïques des lobbys et des agences d'état dans ces domaines et dans de nombreux autres. Je sais que les français s'organisent pour partager et échanger.

L'économie circulaire

Elle est déjà adoptée par beaucoup d'entre vous et donne lieu à des innovations. « L’économie circulaire est un système économique qui vise à optimiser l’utilisation des ressources naturelles et à réduire les impacts environnementaux de notre production et consommation. Partout en France, des initiatives socialement innovantes répondent à ces objectifs.http://www.lelabo-ess.org/?Economie-circulaire-et-innovation Le recyclage dans de nombreux domaines ont déjà abouti à de belles réussites.

La sobriété heureuse

Dans son essai "Vers la sobriété heureuse" le philosophe agriculteur Pierre Rabhi raconte son parcours : comment dès l'âge de 20 ans "la modernité m'est apparue comme une immense imposture" et encore ""On a le sentiment d'un immense gâchis, qui aurait pu être évité si on avait adopté un modèle de société alliant intelligence et générosité". (Vers la Sobriété heureuse, Actes Sud 2010). C'est pourquoi je ne ferai pas reposer pas la croissance au sens traditionnel du terme comme vision d'avenir. C'est une notion du siècle dernier, je préfère donner de la visibilité aux jeunes start-ups créatives qui font l'économie du XXIème siècle en multipliant l'accès à des financements inventifs. Intelligence collective, partage, imagination, innovation sont des mots plus puissants que "croissance".

Sur l'innovation de rupture

« Quand je parle de la démocratisation de l'innovation, je veux dire que les utilisateurs des produits et des services – firmes et consommateurs individuels – sont de plus en plus capables d'innover par eux-mêmes. » Eric Von Hippel, professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et auteur deDemocratizing Innovation, cité par Dominique Cardon, sociologue et auteur de La démocratie Internet. Promesses et limites, Éditions du Seuil, coll. « La république des idées », 2010.

Je tiendrai compte du fait que les utilisateurs sont aujourd'hui des innovateurs. Chaque région sera tenue de mettre en valeur sous une forme de données dynamique les actions innovantes de la société civile, qu'il s'agisse de particuliers, de chercheurs ou de start-ups, de scientifiques ou d'artistes.

Je tiendrai compte du fait que les utilisateurs sont aujourd'hui des innovateurs. Chaque région sera tenue de mettre en valeur sous une forme de données dynamique les actions innovantes de la société civile, qu'il s'agisse de particuliers, de chercheurs ou de start-ups, de scientifiques ou d'artistes.

Trop d'innovations de rupture ont encore ignorées par nos administrations parce qu'il n'y a pas d'expertise pour les analyser et parce qu'elles viennent bouleverser l'ordre établi. L'administration n'a que trop tendance à rejeter ce qu'elle ne connaît pas et ce qui ne correspond pas aux règles établies, qui datent parfois des années 50 et de l'après -guerre. Chaque Préfet de Région aura une cellule « Innovation » qu'il tiendra à jour, et chaque député aura à recenser les avancées innovantes des citoyens de son territoire, particuliers, association, entreprises, et non des structures institutionnalisées et coûteuses qui ont trop tendance à monopoliser l'innovation et à en accaparer les financements.

Chers compatriotes, je ne peux pas tout développer dans cette courte intervention, et je vous propose de vous recevoir non pas à l'Elysée, mais sur la plate-forme collaborative en ligne où vous serez mes invités. Je vous la promets pour très bientôt en 2015. Et vous savez que je tiens toujours mes promesses...

A suivre...d'autres propositions ...Vous pouvez aussi collaborer à @PoliticMenage

Source image en tête de l'article :  Source image :http://www.syrobo.org  Veronique-Syrobo le 17 03 2014

dimanche, novembre 2 2014

La Région Centre donne de la visibilité à l'économie solidaire.

Source illustration : affiche CRESS 7ème édition du mois de l'économie sociale et solidaire (ESS)

En région Centre, la reconnaissance d'une« autre économie »

Lors d'une présentation le 30 octobre des manifestations qui ont lieu en novembre pendant le mois de l'économie sociale et solidaire (ESS), le Président de la Région Centre François Bonneau a marqué sa volonté de donner une reconnaissance à part entière à l' économie sociale et solidaire et de la porter au même rang que l'économie de marché « classique ». Les chiffres montrent que cette économie trop méconnue avant la loi dite « Hamon » qui lui confère une crédibilité, a un impact réel sur l'emploi, avec la spécificité de « placer l'homme à un niveau important ». En Région Centre l'ESS c'est 10, 2% des emplois, 10, 8% des établissements employeurs, 1, 9 milliards de rémunération brute distribuées et une hausse de 6 % de ses emplois entre le 31 décembre 2006 et le 31 décembre 2013.

« Vivre et consommer autrement »

Cette « autre » économie semble en pleine actualité car elle correspond aux attentes des français qui ne peuvent plus ou ne veulent plus consommer à outrance et se révoltent contre le gaspillage, qu'il s'agisse de grands travaux contestables ou de gaspillage alimentaire. Le recyclage sera d''ailleurs abordé dans plusieurs des manifestations. Les «bonnes adresses pour acheter responsable» seront indiquées, ou encore « les conseils pour créer son entreprise autrement ». On côtoie l'ESS sans le savoir : les mutuelles de santé en font partie, certaines banques aussi, les coopératives (agricoles, coopératives de de production, de crédit etc). «Le secteur associatif s'est beaucoup mobilisé pour professionnaliser les initiatives » ajoute la Vice Présidente en charge Marie-Madeleine Mialot-Mulller, qui insiste sur le fait que l'ESS recrute, pas des « petits boulots », mais développe de nouvelles filières, met en place une innovation organisationnelle, procure des emplois, y compris des CDI à des jeunes. Cette économie est porteuse de nouvelles valeurs dans lesquels les jeunes se reconnaissent. Ils choisissent des entreprises qui adoptent un nouveau management, qui laissent une place à l'humain, au bénévolat de compétences et participent au bien commun. L'un des événements a d'ailleurs pour intitulé Le rôle croissant de l'homme dans l'entreprise le 17 novembre à Chartres fait d'ailleurs partie des événements. La reprise d'entreprise par ses salariés, sous forme de SCOP sera présentée  pendant les manifestations.

Les filières et métiers de demain 

L'observatoire de la CRESS (Chambre de l'Economie Sociale et Solidaire Centre) présentait l'étude réalisée par le cabinet ExtraCité de Lille «Les filières d'avenir à explorer en Région Centre » : actions et initiatives, secteurs d'activité moteurs pour la croissance, nouvelles filières. Principalement économie verte, tourisme et culture, numérique, mobilité, circuit court alimentaire, formation professionnelle éducation, etsilver économy. Des cas précis ont permis de mesurer tout l'intérêt de miser sur l'ESS. François Clergeot du cluster AGHIR (Vierzon) et ses 3 collaborateurs se présentent comme « un facilitateur de projets » dans le domaine de la silver economy: projets innovants d'entreprises, favoriser des projets collaboratifs.Un travail de documentation pour repérer les acteurs de la région permet de voir les secteurs impliqués. Brigitte BIGOT est Directrice d’AGIR (36) présenté par Alice Gomez. Un chantier d'insertion avec les textiles usagés pour matière première. « Au travers de cette filière d'avenir, l'association souhaite pérenniser un savoir -faire local, pour que le territoire gère ses propres déchets, objectifs sociaux et environnementaux." Un site avec des fonctionnalités étudiés pour impliquer le visiteur est la preuve qu'une initiative réussit d'autant mieux qu'elle est accompagnée par une plateforme technologique performante.   Pour Thierry HANON, Val bio Centre et ses paniers bio du Val de Loire :« Valbio Centre répond à un marché  émergent : la demande de produits bio et locaux » . Il n'hésite pas à dire que le parcours de l'entreprise est passé par un échec formateur, pour ensuite connaître une demande croissante : 130 000 paniers 244 points de dépôts, 100 emplois crées, 40 pour conditionnement et distribution, 60 en production. L'accent est mis sur l'innovation dans l'organisationnel «  la mise en marché, mutualisation des outils informatiques, circuit court. «  On ne peut pas utiliser les règles d'hier pour les marchés de demain » conclut Thierry Hanon.

Pourquoi cette économie n'est-elle pas plus connue ?

Le magazine Influencia note  « La nostalgie du marché de la place du village ne s’est jamais aussi bien portée. Les nouveaux commerces (de bouche) lorgnent tous sur ce modèle de convivialité et de dialogue ; la recherche de la qualité des produits passe par la communication et l’esprit de quartier. » Le succès des « circuits courts » comme les AMAP qui seront présents lors des manifestations ESS, qui est décidément en pleine actualité positive, face au problème persistant de l'emploi. «Ce n'est pas une économie de l'assistanat et de la subvention, ce ne sont pas des emplois au rabais, ce n'est pas un marchepied pour rentrer dans l'économie marchande » précise Michel Jau, nouveau Prefet de Région, qui semble très concerné . La loi permet maintenant un rapprochement entre l'ESS et l'état et les institutions, et l'ESS devrait participer à l'aménagement du territoire.

Mais alors, question posée par la Ménagère au Président de Région, « pourquoi cette économie n'est-elle pas plus plébiscitée au plus haut niveau de l'état ? « Parce que les acteurs sont modestes » répondent les intervenants et le Président de la CRESS, reconnaît que cette économie n'a pas osé s'affirmer jusque là. Elle est rarement citée dans les grands médias. même si on commence à voir des sujets sur l'économie de partage dans les journaux télévisés. Notons aussi qu'il a été remarqué par l'étude du Labo de l'ESS « Alors que l'ESS pèse de manière significative dans l'économie globale, la grande majorité des économistes s'y intéressent très peu ». Suite à ce constat Philippe Frémeaux, éditorialiste à Alternatives Économiques a mené une enquête auprès de 24 économistes. « Nous ne sommes pas seulement en crise, mais aussi en transition. Un monde meurt tandis qu'un autre émerge. L'ESS apporte des éléments d'analyse et de pratiques alternatives. » a déclaré Dominique Plihon, professeur d'économie financière à l'université Paris 13. Pour Hervé Defalvard, maître de conférences à l'université de Marne-le-Vallée, « absente de la pensée des économistes du « main stream », et c'est logique, elle l'est tout autant chez certains économistes hétérodoxes. Un signe positif tout de même : « Ce désintérêt, cette indifférence, font place aujourd'hui à une curiosité. »

Une vision d'avenir

Les élus ont longtemps été des bâtisseurs, routes, autoroutes, hôtels de Région, et autres marques visibles de leur passage dans la ville. La Région Centre semble avoir compris que les enjeux du XXIème siècle ne se mesuraient plus seulement en degré de béton armé, ou de patrimoine au sens classique, mais que les compétences des citoyens faisaient partie d'un patrimoine immatériel à repérer et à encourager. En constituant un écosystème des initiatives des habitants, en marquant une volonté politique et en déployant les forces d'accompagnement nécessaires à l'essor de l'ESS « comme une des solutions » selon François Bonneau, la Région Centre pourrait bien faire partie des régions laboratoires qui sauront correspondre aux attentes de leurs habitants et faire vivre cette vision d'avenir qui manque tant à la politique.

JANIQUE LAUDOUAR

Programme complet du mois de l'ESS:  http://www.lemois-ess.org/

Pour clôturer le mois : à Nogent-le-Rotrou et Margon

Forum des Initiatives solidaires dans le Perche vendredi soir 28 Novembre et 29 novembre, Nogent-le-Rotrou,  Salle Simone Sognoret 15 avenue de la République organisé par mai pourquoi

Sur le recyclage le samedi matin sur le marché de Nogent-le-Rotrou ecopertica.

Sur le numérique

L'intérêt du numérique pour le territoire: le samedi 29 novembre de 15 h à 16 h Espace Renée-Lepesqueux Salle des Fêtes, 1 Rue de la Cloche, 28400 Margon, Organisé par Romain Lalande Cre-sol, Cyrille Giquello Coop-Axis, Janique Laudouar Blog de la Ménagère

Sur les SCOP :A la découverte des SCOP le 5 novembre de 18 h à 20 h Salle Simone Signoret Nogent-le-Rotrou, organisé par le  CBE Pays Nogentais

Le village de l'ESS à Chateauroux

Le Village de l'ESS ouvrira ses portes aux professionnels de l'ESS et aux collectivités le vendredi 28 novembre de 15 à 19h, et au grand public, le samedi 29 novembre, de 9h à 13h.

Les Cigales du Perche

seront présentes à la table ronde du 28 novembre à Nogent-le-Rotrou

Loi n° 2014-856 relative à l’Économie sociale et solidaire publiée au JO le 31 juillet 2014