Le blog de la ménagère

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vendredi, février 28 2014

L'esthétique Paparazzi au Centre Pompidou-Metz : Stop ou Encore ?

Jean Pigozzi, Mick Jagger et Arnold Schwarzenegger, Hôtel du Cap, Antibes, 1990. Épreuve gélatino-argentique, 27,9 × 35,6 cm. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris© Jean Pigozzi / Centre Pompidou, Mnam-Cci, Dist. RMN-Grand Palais / image courtesy CAAC – The Pigozzi Collection

De l'art, les photos des paparazzi d'hier et d'aujourd'hui ?

Les avis sont tranchés sur le sujet de l'exposition Paparazzi ! Photographes, stars et artistes ouverte au public du 26 février au 9 juin au Centre Pompidou-Metz. Les « pour » ou « contre » fusent déjà. Une polémique est toujours le signe d'un questionnement soulevé et d'un risque pris par les commissaires d'exposition, Clément Chéroux, conservateur au Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, chef du cabinet de la photographie et les commissaires associés Quentin Bajac, conservateur en chef de la photographie au Museum of Modern Art, New York, Sam Stourdzé, directeur du Musée de l’Elysée, Lausanne. Et quand il y a risque, il y a art. Il y a aussi pleine actualité quand l'intérêt des photographes « people » de 2014 semblent se recentrer sur le monde politique au plus haut niveau et cibler Ministre ou Président. La Ménagère se rendra  à Metz avec quelques questions « politiquement incorrectes » à poser. Car en dépit de tous les réseaux virtuels et sociaux du monde, visiter une exposition demeure une expérience personnelle et émotionnelle qu'il convient d'accomplir IRL, dans la vraie vie, en déambulant dans l'histoire qu'elle nous raconte. Avec l'envie de revoir «  grands noms » «  Tazio Secchiaroli, Ron Galella, Rostain et Mouron, à des oeuvres de Richard Avedon, Raymond Depardon, William Klein, Gerhard Richter, Cindy Sherman ou encore Andy Warhol ». "Plus de 600 œuvres (photographies, peintures, vidéos, sculptures, installations…)."

Agence Pierluigi, Les photographes attendant Anita Ekberg à la passerelle de l'avion, 1959, La Dolce Vita

Photographes, stars, et artistes

L'exposition est constituée de trois grandes parties : Photographes, stars, et artistes. Oui aux paparazzi historiques de la Dolce Vita (1960)  le noir et banc de Fellini, la blondeur d'Anita Ekberg, les lunettes noires des stars de la nuit romaine, et les états d'âme de Marcello Mastroianni. Oui à l'insolence et l'humour provoc de Pascal Rostain et Bruno Mouron, Brigitte Bardot, Kate Moss, de leur célébrité ils en font autre chose.

Kate Moss lors de la Fashion Week, Paris, 1992 © Pascal Rostain et Bruno Mouron / Agence Sphinx

Oui au glamour de la grande époque de Paris Match , « du poids des mots et du choc des photos » et du talent de raconteur des photographes qui l'ont vécu. Oui encore à "l'esthétique paparazzi" qui tient à l'authenticité de l'instant volé et à la force brute qui s'en dégage. Oui à la mise en scène des « stars », parce que le photographe a su les convaincre  « d'entrer dans le jeu du photographe en se montrant réceptives, voire complices ». Andy Warhol n'a pas fait autre chose à la mythique Factory de New York ..et sa Liz Taylor est emblématique de l'époque. Mais il y a encore plus émouvante et moins galvaudée, la Liz Taylor de Daniel Angeli à Gstaad, sauvage panthère ébouriffée, yeux mauves et regard qui tue.

Daniel Angeli, Elizabeth Taylor à Gstaad, 24 décembre 1979, Épreuve chromogène, 20 × 30 cm© Daniel AngeliCollection Cécile Angeli,© Daniel Angeli





Serge Gainsbourg dans sa baignoire de Xavier Martin, à l'époque un pari osé et réussi puisque la photo reproduite est devenue iconique, et fait le tour du monde. Ces photographes ont aimé et aiment leur métier, et parfois les stars qu'ils ont photographié, jeu de miroir et de séduction. Ils aiment les astuces déployées et inventées, tel Ulysse dans la mythologie grecque, où la metis l'intelligence de la ruse, combinait sagacité et débrouillardise. La Callas et Aristote Onassis grecs cosmopolites et sans cesse photographiés, le savaient.

« Celui par qui le sandale arrive »

Les chasseurs d'image aiment les valeurs liées à la traque de leur somptueux gibier, parfois blessé ou agressif. Interrogé sur sa pratique, le paparazzi Francis Apesteguy déclare dans le catalogue : « Quand j’mets mon jean et les baskets et un sac à dos, avec un “télé” dedans, j’me mets en mode “rapace”. J’en ai une autre, moins belle, mais que j’aime bien aussi : être en mode “chacal”. Et c'est la main de Mick Jagger qui se protège de la violence du flash en criant, et dans le miroir, les yeux allumés du photographe Jean Pigozzi que le mode paparazzo a toujours fasciné. Mais c'est aussi l'estime réciproque, l'admiration, la ruse, le combat, le jeu, le risque, la patience, l'instant, l'intuition, la chance.. .et le scandale planétaire ! Un marché juteux. Et le Royal Blog se vend toujours. Il y aussi une façon actuelle empreinte de cette même volonté d'embellir et de donner vie aux petites starlettes « occasionnelles » selon le mot de Clément Chéroux dans le catalogue, qui sont cent fois plus glamour sur les photos des nouveaux paparazzi que dans leur vie quotidienne. Jusqu'où peut-on et doit-on aller, le trash et le gore sont permis en art, le sont-ils en photo quand en 2014 l'objectif du téléobjectif est de faire vendre la Une avec une rumeur, une photo truquée ou une insignifiance ? Adieu Glamour, Bonjour Tristesse.

Janique Laudouar

Centre Pompidou-Metz
1, parvis des Droits-de-l’Homme
CS 90490
57020 Metz Cedex 1
Tél : +33 (0)3 87 15 39 39 À pied à 2 min de la gare TGV de Metz Ville, à 10 min du centre historique.
Catalogue de l'exposition sous la direction de Clément Chéroux, Coédition Centre Pompidou-Metz / Flammarion,Format : 320 pages Prix : 45 Euros

vendredi, mars 30 2007

J'ai couru, J'ai raté ...

Charles Fréger, Portraits photographiques et uniformes, Galerie Filles du Calvaire

Ce jeudi 29 mars c’est terrible…

  • J’ai raté la première conférence de presse d’artparis-abudhabi 07. Le nouveau salon d’art moderne et contemporain d’Abu Dhabi..
  •  j’ai raté le vernissage de Charles Fréger à la galerieFilles du Calvaire qui donnait pourtant envie de plonger dans les visages
  •  j’ai raté Bernard Stiegler (il fallait faire un choix) et « Le numérique permet-il d'articuler, d'une façon nouvelle, la culture savante et le savoir profane ? »

 Mais j’ai adoré assister l’après-midi à la journée d’études « Art contemporain et nouveaux usages de la critique institutionnelle à l’initiative Stephen Wright, dans le cadre du programme de recherche « Art et mondialisation » de l’INHA (Institut national de l’Histoire de el’art), où Brian Holmes, qui a préparé un dossier pour multitudes 28, que j’ai acheté,  a posé la question de l’extra disciplinaire : « « Quelle est la logique, le besoin ou le désir qui pousse de plus en plus d’artistes à s’aventurer en dehors de leur propre discipline, définie par les genres traditionnels de la peinture et de la sculpture, ou par les notions philosophiques de réflexivité libre et d’esthétique pure ? »

  •  je suis arrivée très en retard à la soirée de l’agence des idées pourquoitucours
  •  et maintenant je dois écrire...
  • peut-être…
  •  Voir billet suivant

"Démocratie ? Faites-la vous-même !" et allez voir Mal au Pixel du 14 au 21 avril 2007


Mal au Pixel, Festival International des Cultures Electroniques,
14-21 Avril, Paris

Pour ceux qui ne voudraient pas associer « Intelligence collective » et Ségolène Royal (ils auraient tort…) bientôt le vernissage de Mal au Pixel, le 14 avril, avec des œuvres d’artistes réalisées en collectif et un séminaire sur le sujet Création artistique et Intelligence collective.  Conférence de Pierre Levy (directeur de la Chaire de Recherche du Canada en Intelligence collective et professeur en Communication à l’Université d’Ottawa).

Les artistes : par exemple …Société Réaliste est une coopérative artistique créée par Ferenc Gróf et Jean-Baptiste Naudy en 2004 ou encore un groupe que j’aime bien :  RYbN (France), Anti Data Mining. avec une œuvre programmée, Still Living est une série de graphiques “vivants”. Ces graphiques évoluent dans le temps et forment une représentation statistique, mais abstraite, dissociée de toute information.

Et aussi Antoine Schmitt avec une œuvre programmée, Still Living est une série de graphiques “vivants”. Ces graphiques évoluent dans le temps et forment une représentation statistique, mais abstraite, dissociée de toute information. http://www.gratin.org/as/ et  http://www.gratin.org/stillliving/