Le blog de la ménagère

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samedi, mai 21 2016

OuiShare Fest 2016 : avançons ensemble!

Duc Ha Duong, Officience, un des entrepreneurs emblématiques du numérique, les 100 Barbares, photoJL

A OuiShare #OSFEST16, on ne « suit » pas simplement 3 jours d'innovation  : on y « fait sa part », pour reprendre l'expression de Colibris . Chacun contribue à construire « le monde que nous voulons » guidé par l'époustouflante programmation. Pendant 3 jours on travaille dans un décor rudimentaire et une sobriété voulue (zéro waste), probablement plus vite et mieux qu'aucun parti politique ne le fait actuellement. C'est ici qu'on peut s'informer mais aussi apprendre des autres dans un gai partage du savoir fidèle à la philosophie de OuiShare. Et comme l'observe actuellement l'Université de Paris-Saclay qui mène une enquête (Sharing Networks) sous la conduite de Antonio A.Casili, (i3, Mines-Telecom),  et Paola Tubaro (LRI, CNRS) les participants forment un réseau national et international. ( Résultats publiés dans OuiShare Magazine). Ce réseau informel et spontané, connecté à l'innovation, imprégné de valeurs humaines, semble prêt à faire vivre de nouvelles gouvernances en entreprise, dans la ville, et en politique.  

                                                                          Janique Laudouar

Nous reviendrons sur le sujet de la Civic Tech et de ses valeurs dans une seconde partie. Lire le billet de Lison de Happy Democracy, Voxe sur Medium.

 

Avançons ensemble!

« La République du XXIème siècle ne doit pas dire à ces gens ce qu'ils ont à faire : elle doit leur offrir l'écrin à partir duquel ils auront le droit de passer de l'expérimentation à la grande échelle » pouvait-on lire dans l'éditorial de Usbek et Rica à partager sur le stand de la MAIF, partenaire de OuiShare Fest 2016. La « Super République » rêvée en couverture, « les gens » sont en train de la faire. « Ce pays est génial et on ne le sait pas » dit encore Usbek et Rica. Elus qui créent un écosystème propice à l'innovation sur leur territoire, grands groupes qui osent tout changer et bousculer l'inertie de leur organisation interne, comme l'a décrit, entre autres, Sébastien Bazin de la chaîne d'hôtel Accor Hotels, et toute cette société civile qui s'active partout dans le monde – OuiShare garde son caractère international – CEO, PME, entrepreneurs, start-ups, corporates, fonctionnaires, universitaires, scientifiques, communautés, collectifs politiques, activistes, ONG, geeks, codeurs, hackers, changemakers, doers, slashers ou tout simplement esprits curieux. Si l'expérimentation est toujours là 4 ans après le lancement de OuiShare comme think tank de la société collaborative, aujourd'hui le pragmatisme semble indiquer la ligne de conduite : avançons ensemble !

Le changement d'échelle semble être un désir partagé par les participants venus non pas seulement humer l'ambiance du futur, mais travailler au présent, bosser, échanger, écouter les propositions, trouver des solutions, établir des passerelles, créer des liens entre tribus qui hier s'ignoraient encore et aujourd'hui ont envie de se rencontrer, de savoir comment ça marche de l'autre côté, et de voir si on peut avancer ensemble. 

Images : Workshop Civic Tech : Will the Revolution be Uberized?  Julien Bayou, élu et porte porole des Verts, Heloise de Civocracy, Julie de Pimodan de Fluicity, Léonore de Roquefeuil Voxe, Maria Mella LaPrimaire.org . Participants au workshop.
Le 21 mai était une journée ouverte à tous et de nombreux collectifs étaient là

Partage de la valeur

Et enfin on comprend le titre, «After the Gold Rush», après la Ruée vers l'or, métaphore restée quelque peu mystérieuse. Oui, il y a ces formidables mutations, mais qu'en fait-on ? Oui il y a ce territoire à explorer, tel l'Ouest de la Californie à l'heure des pionniers. L'Or, promesse de bonheur est mis en parallèle avec cette économie de partage qui devait être par tous et pour tous. Il y a des réussites éclatantes mais qui demandent à être revisitées. Rappelons avec Paul Valery que les « les faits sont têtus » et que le salaire des grands patrons jugé disproportionné par tous sauf par les intéressés, n'a en rien évolué, au contraire, il devient de plus en plus choquant et révoltant : il symbolise une création de valeur de plus en plus centralisée et de moins en moins partagée. Hors le discours de OuiShare se doit toujours d'avoir un temps d'avance et questionne aujourd'hui la création de valeur issue du changement de modèle économique et sa répartition. La technologie Blockchain déjà présente lors du précédent Fest est cette année abordée de façon plus concrète via plusieurs experts et projets, («Blockchain beyond bitcoin » Stephane Tual, Slock.It, «Blockchain : the end of corporations or its reinvention , Nadia Filali, Caisse des dépôts, Arno Loeven, Philips Healthcare Blockchain Lab, Claire Balva, Blockchain France. Vincent Fily, Microsoft. Une technologie qui, selon Antonin Léonard peut être une solution pour la décentralisation de la valeur créée via les plateformes. La DAO (Decentralized Autonomous Organization) est abordée avec la même logique de répartition. «La montée inexorable de la DAO » titre Slock it «loue, vend ou partage «  à peu près tout, mais sans intermédiaire objectif qui lui a permis une levée de fond spectaculaire. « C'est la future infrastructure de l'économie de partage » annonce le site qui vient de se voir attribuer l'IoTAwards (internet des objets connectés) Vers Le Réseau Universel de Partage ? (Universal Sharing Network).

Partage du savoir

La mise en danger des « vieux modèles » peut être stimulante pour les organisations qui en ont compris les enjeux. Mais pour un état qui « semble dépassé par une vision court-termiste » et « dans l'incapacité de saisir les enjeux du numérique » (MAIF) , le réflexe est plutôt conservateur : sauver à tout prix des modèles condamnés et des professions sinistrées, et alourdir encore la dette publique. Pour les jeunes millenials, ces trentenaires agiles avec le numérique qui ont déjà tout compris du parti qu'ils pouvaient en tirer, la lourdeur de l'état et de son administration, les contraintes archaïques, le déluge législatif, génèrent de la colère et du mépris, quand ce n'est pas de la violence. Finie, la paix sociale, quand il y a un tel décalage entre la jeunesse et ses gouvernants, entre la société souhaitée et celle qu'on tente de leur imposer. Mais patience, grâce à leur maîtrise des plateformes digitales, leur usage pertinent des algorithmes, leur aspiration à de nouvelles valeurs, ils construisent la « politique collaborative » qui va changer nos institutions. Les millenials n'attendent plus que le système s'adapte, ils créent des écoles et des cours en ligne A Ouishare nombreux sont venus avec de nouveaux modèles de méthodologie éducative (Jeremy Lamri, Monkey Tie) ou d'écoles autonomes (Ramin Faranghi Ecole autonome) plus adaptées au XXIème siècles que nos systèmes d'éducation classiques

Partage de la gouvernance en entreprise

Démocratie dans l'entreprise?
Peut-on instituer une véritable démocratie dans l'entreprise ? Y a-t-il des similarités avec la démocratie politique qui nous est familière ? Quelles sont les solutions proposées par les coopératives et les mutuelles implantées depuis longtemps en France ?

« La démocratie dans l'entreprise »Jean-Louis Bancel Président (Crédit coopératif), Catherine Coupet (CEO Up Group) Dominique Mahé (Président Maif) moderé par Marguerite Grandjean (OuiShare). L'entreprise ajoute une corde à son arc : elle devient purpose-driven, objectif d'intéret général. Les mots-clefs du management ont changé : confiance, écoute, fluidité surgissent de la table ronde modérée par Marguerite Grandjean, OuiShare connector, expert sur le sujet de la gouvernance. La démocratie dans l'entreprise, fait partie de la mutation et tient compte du désir des jeunes d'une société moins verticale et plus collaborative. La MAIF opère la mutation de son modèle coopératif en prenant des parts dans des start-ups (guest-to-guest) et comme partenaire de Ouishare vers une société collaborative. Partenaire de l'Université Jean Monnet, de l'Institut Mines Telecom, pour un MOOC « Comprendre l'économie collaborative » qui sera lancé en septembre www.fun-mooc.fr : un entretien filmé avec Antonin Léonard avait lieu sur la terrasse MAIF où on prolonge les débats du « Circus ». Un effort reste à faire pour impliquer les clients mutualistes MAIF pas toujours informés de ces avancées. Chez Up, (les chèques-déjeuners, 3 millions de sociétaires) on accorde beaucoup d'importance au partage de la décision. Mais comment faire vivre cette démocratie dans l'entreprise ? La question est posée « Ecouter la voix des silencieux » En organisant des éspaces d'échanges . Le Crédit coopératif a l'ambition d'instaurer la traçabilité pour ses clients, important de savoir « où va l'argent ?. Pour la Maif les mots clefs sont audace et confiance . « D'abord la confiance en nous » dit Dominique Mahé, « en notre modèle. »

L'entreprise entre Horizontalité et verticalité : l'exemple de Accor Hotels

Comment le management des start-ups influence les grands groupes ? L'horizontalité est une des valeurs plébiscitées à OuiShare.Tout n'est pas si simple. Car les grands groupes ont un héritage « d'inertie » comme le pointe Sébastien Bazin Président directeur général d'Accor Hotels face à une jeune start-upeuse Celine Lazorthes Founder & CEO, MANGOPAY qui le « challenge » en posant d'emblée la question de la concurrence airbnb . « Je ne suis pas contre eux », répond Sébastien Bazin, « c'est le futur et je veux en faire partie. Je suis ici pour apprendre. Nous avons raté trop d'étapes depuis 12 ans, Expedia et Booking, Trip advisor. Je ne veux plus être un spectateur. Nous, chaîne d'hôtel, nous nous sommes concentrés sur le produit, la marque. Hors c'est le client qui est au centre. Facebook interagit des millions de fois avec ses clients, et nous, combien de fois par an ? Je veux qu'ils viennent à Accor pour faire du co-coworking, qu'ils invitent des amis, pas seulement pour y dormir. airbnb c'est une idée forte, mais elle a déjà 7 ans, ils devront s'adapter. Ils proposent plus davantage de volume à un prix inférieur au nôtre, nous devons faire un effort dans ce sens. » Céline fait remarquer qu'avec les taxis de type Uber, quand elle arrive de l'aéroport, elle trouve un prix fixe, une bouteille d'eau et peut recharger son portable. Que propose Accor pour marquer le changement ? Sébastien Bazin souligne l'obstacle de l'inertie dans les grands groupes, dirigés par des plus de 50 ans. Joël de Rosnay, qu'il estime, lui a fait remarquer que les jeunes«millenials», les trentenaires, n'attendent pas  : « Je sais ce que je veux, et je le veux maintenant. » Et s'ils ne le trouvent pas, ils l'inventeront. C'est pourquoi il a été décidé à Accor de monter un comité directeur parallèle, un shadow cabinet, composé de jeunes, 8 femmes et 7 hommes. C'est eux qui portent une vision du futur. D'instaurer la transparence. Et l'horizontalité" Action : le personnel d'Accor, venu avec la responsable Talents et Compétences Arantxa Balson. « We will survive » conclut Sébastien Bazin, « Nous survivrons » Voir  : « Flat or Hierarchical Organization ? Breaking the binary with Buffer and Accor Hotels, modéré par Antonin Léonard. (image).

A OuiShare on fait un travail sérieux mais on ne se prend pas au sérieux. Diana Filippova et team OuiShare

Le travail à l'ère digitale, nos institutions à l'âge de l'algorithme : évangélisons!

Pour la communauté OuiShare, qui a mis en pratique ses convictions en faisant toute la CR transparence sur l'organisation, quelle conclusion ? Pour Diana Filippova (OuiShare/microsoft) , la question du travail reste centrale et nombre de conférences y étaient cette année dédiées («The ( Present) Future of Work », « Challenging our traditional beliefs in work and business», «Prêt à travailler à l'ère post-industrielle?» Esko Kilpi Company, Tim Leberecht Founder, The Business Romantic Society, Nilofer Merchant Author, The Social Era, Harvard Business Review modéré par Arthur de Grave) . Pour Diana c'est «l'âge de la maturité et l'établissement de points clefs. Le sujet principal, c'est le travail» Assez du brassage de concepts. il faut maintenant «entrer dans le dur» des vraies transformations. C'est aussi l'avis de l'auteur de ecobase21.net «Evitons le piège des généralités dans les débats et entrons dans les détails» Michel Giran a recensé « de multiples réseaux d'acteurs du changement». Les compétences et les solutions existent, il faut maintenant les mettre en œuvre à une échelle significative et Ouishare peut y contribuer.  «L'âge de la maturité, c'est aussi vivre dans la conversation plutôt que dans le divergence». Et pour y arriver, «créer des espaces de dialogue, des agoras. A Ouishare, c'est important d'accueillir les nouveaux participants de manière naturelle, les «confirmés» connaissent, «ils savent où trouver les gens, ils savent que ça se passe autant sur le green qu'à l'intérieur ». Alors, l'événement et son futur ? Lever des fonds pour un événement est ardu.«Il y a une crise de l'événementiel en France » note Diana. Et il vrai que les participants ont critiqué ces conférences arrogantes qui prolifèrent un peu partout avec Super Héros du Net et Big ideas, et qui leur semblent relever d'un registre archaïque. Image : Domenico di Siena Civic Wise rend hommage a Nuit Debout place de la République en parlant des agoras (Gentrification from below)

Le challenge de la rencontre entre organisations et start-ups est-il un pari gagné? Pour Arthur de Grave, co-fondateur et éditeur de OuiShare magazine, «nous avons l'habitude de l'hybridation, c'est la quatrième édition. Nous faisons en sorte que ceux qui n'ont pas l'habitude d'interagir ne soient pas perdus, nous créons des espaces de dialogue» Après les tables rondes, des lieux sont aménagés pour prolonger le dialogue. «On a appris à être pédagogue, cette année nous avons indiqué pour chaque session des niveaux d'expérience, ça va de «Découverte» à«Avancé». Le Fest est un moment d'accélération, de catalyseur. OuiShare Fest reste un événement à taille humaine, 1500 participants inscrits, 2000 personnes qui ont suivi les conférences en live, 3000 attendus pour la journée ouverte du samedi 21 mai.» L'évolution, après «le souffle naïf de la première édition»? (Cette année 2016 est la 4ème édition) «Au départ c'est le culturel néo libéral qui nous a poussé à bout, il fallait trouver un nouveau cadre». Et c'est vrai qu'à OuiShare c'est le côté «nulle part ailleurs» qui séduit, une vraie originalité dans les sujets mais aussi dans la préservation d'une ambiance unique dans ce brassage de publics différents mais animés d'une curiosité commune. Malgré ce défi d'équilibriste entre tribus diverses «Ouishare vieillit bien» conclut Arthur de Grave.

Partage et Bien Commun


"Le Bien Commun, le Bien Commun! Il faut ancrer vos productions dans les communs" martele en conclusion Yochai Benkler (Harvard), Si le mot « partage » est toujours omniprésent, le rôle de OuiShare en 2016 est plutôt cette année un rôle de partage du savoir, sortir de « l'entre-soi » de l'innovation débridée et de l'élite hyperconnectée, pour endosser encore davantage un rôle constructif d'accompagnement des institutions et des entreprises dans la transition numérique, d'acculturation des organisations de bonne volonté, qu'elles soient publiques ou privées. Sans oublier l'individu qui doit s'armer de compétences adaptées à l'ère des réseaux (Building indivividual Capabilities for the Network era). Non, tout ne depend pas des réseaux et des plateformes. « It's all about people, skills, wishes and beliefs ». « Tout dépend des gens, de leur savoir-faire, de leurs désirs, de leurs convictions. »

                                                                                Janique  Laudouar  

A suivre  dans la partie 2 a venir "Civic Tech : les nouvelles valeurs de la démocratie"

Un compte-rendu partie 2 sera consacré  a la Civic Tech et aux collectifs en train de se constituer partout dans le monde.

 

samedi, mai 14 2016

OuiShare Fest 2016 : la Révolution sera-t-elle Uberisée ?

"Le OuiShare Fest rassemble chaque année des entrepreneurs, leaders d'opinion, et communautés du monde entier prêts à explorer les limites émergentes de notre société. » Révolution dans la gouvernance, le travail, l'entreprise, la société. http://2016.ouisharefest.com/ #OSFest16 . Venez!
Workshop participatif proposé par La Ménagère « Civic Tech : la Révolution sera-elle Uberisée? » mercredi matin, 11h30, Lab, dans la catégorieDigital Insitutions and the City.    Janique Laudouar

OuiShare Fest 2016 : la Révolution sera-t-elle Uberisée?

Comme l'année dernière Le Blog de la Ménagère va suivre la TOTALE des 4 jours du OUISHARE FEST 2016 du mercredi 18 au 21 sur le thème La Ruée vers l'or et après ?  Je suis certaine de trouver à OuiShare du neuf, du stimulant, de la prospective, du constructif, et  une ambiance unique, électrisante, qui mêle convivialité et haut niveau de réflexion, jeunes bénévoles et experts internationaux. Le programme est articulé autour de thèmes au plus près de nos interrogations,le futur du travail, civic tech et les communautés en réseau,  les organisations du 21ème siècle...et il y a toutes sortes de goodies, dont un mode d'emploi.  Trois jours de fête, d'ébullition des cerveaux et de coolitude, mais qui cette année prendront parfois un aspect plus grave : ce monde va mal, il faut que les solutions imaginées par la société civile et les entrepreneurs agiles voient le jours. L'économie collaborative, faisons le point, elle est passée dans les mœurs, avec ses réussites incontestables et ses failles à rectifier. Et surtout élargissons le débat vers la société collaborative  : le monde semble s'être mis en mouvement, DEBOUT, et pas seulement en France où Nuit Debout continue, progresse. 

Les GENS progressent, ils sont connectés et en réseau. Il y a des digital natives, nés dans le numérique, d'autres seniors, pionniers connectés depuis l'arrivée d'internet en France, porteurs de 20 ans de culture numérique. L'échange est transgénérationnel et international. Civic tech : l'expression regroupe tous ces collectifs citoyens qui sont beaucoup plus articulés, avancés et structurés qu'on ne le croit dans l'élaboration d'une nouvelle démocratie, liquide, ouverte, participative et numérique. Ils travaillent dans une relative discrétion loin des médias classiques. Ils inventent un rêve collectif, et comptent bien le mettre en œuvre dans la gouvernance, dans l'entreprise, dans le management, dans le travail, dans l'éducation. Venez voir « les utopies se transformer en décisions » Pour reprendre l'expression de Régis Debray à propos de son engagement ( invité d'Anne Sinclair sur Europe 1 le 14 mai). NuitDebout Roma source image twitter citée par Francesco Brancaccio

Partout dans le monde...et #Chemin Faisant

Partout dans le monde on voit comme dans un jeu vidéo les gouvernances remises en question, et les têtes tomber pour avoir triché, Bang Bang. A l'ère de la transparence et des Panama Papers, difficile de masquer ces détestables dérives dont les gens ne veulent plus, c'est vérité versus mensonge, intégrité versus, corruption versus, confiance versus défiance, action versus immobilisme, horizontalité versus hiérarchie, société civile connectée versus élite déconnectée, intérêt général versus intérêts particuliers, collectifs politiques versus partis classiques. Ouishare a défini une charte des nouvelles valeurs. Ce sont ces nouvelles valeurs qui se mettent en place, de nouveaux espoirs portés par la jeunesse. On peut compter sur OuiShare non pour donner le cap, mais pour nous inviter à le co-construire.

Inviter aussi les autres mouvements, comme les collectifs qui tiendront un stand le samedi 21 mai, journée gratuite, #MaVoix et Voxe.org avec Curious, les 100 Barbares communauté de plus en plus Open et inventive avec un stand Roman Collectif Un peuple totalitaire où vous ferez la connaissance de Julien Letailleur avec "Romançons ensemble la démocratie dont nous rêvons" samedi à 16h30,

Et en Bonus le dimanche 22 mai, une invitation à avancer ensemble dans la nature parisienne, autour du Lac Daumesnil. Les 100 Barbares,  vous vous souvenez : ce groupe d'entrepreneurs du numérique qui avait fait le buzz et s'était réuni à l'Archipel en 2015. Vous vous souvenez de cette conférence à The Family qui avait pour thème « Les barbares attaquent la démocratie » avec Nicolas Colin qui partageait sa vision des choses, une « culture différente », et prédisait l'avenir de la démocratie En 2015, ils étaient 500, ils sont aujourd'hui 5000 sur les réseaux et veulent se rencontrer dans la vraie vie. En 2016 Marchons #Chemin Faisant avec les 100 Barbares, et un nouvel axe, avec Sandrine qui propose un BarbEngagetoi, ou Lune et son Rêve Collectif! Avec Alexandra « un espace BarbaKids !!! Mon fils a toujours rêvé d'une école en plein air » Que vous soyez Babarattentif ou Babaracteurs, le dimanche 22 mai, venez!

L'engagement citoyen : devenez le décideur!

La Révolution sera-t-elle Uberisée? Mercredi 18 mai 11:30am - 12:15pm 50 personnes de toutes les nationalités se sont inscrites à ce Lab. A Ouishare et dans ce workshop, oui il y aura du blockchain, oui il y aura des start-ups, oui, il y aura de la décentralisation, oui il y aura les digital cities et comment faire participer les citoyens, oui il y aura de la démocratie ouverte et participative, oui il y aura des plates-formes numériques de votes. Oui, on parlera de Nuit Debout et qui a mis au point sa plate-forme de propositions,  http://questions.nuitdebout.fr/69marsLe Blog de la Ménagère a invité Leonore de Roquefeuil, CEO et co-fondatrice de Voxe.org, Happy Democracy newsletter  http://newswatch.voxe.org/. Voxe fera (peut-être) une annonce surprise sur sa nouvelle plate-forme, Julien Bayou militant social et politique, élu régional, EELV, qui suit de très près toutes les manifestions actuelles, Julie de Pimodan Fondatrice et CEO de Fluicity http://www.flui.city/ qui travaille au dialogue entre territoires, élus et citoyens« Donnez votre avis et dialoguez facilement avec vos élus. », David Guez et Maria Mella pour faire le point : LaPrimaire.org https://laprimaire.org Et Héloïse et Chloe de Civocracy viendront peut-être nous rejoindre. Le sujet central sera comment inciter à l'engagement citoyen, maintenant que nous avons les plates-formes, les applis, que nous avons appris à nous rencontrer dans la vraie vie, à échanger ? Nous travaillons tous beaucoup à une nouvelle gouvernance, celle que les gens attendent, arriverons nous à la mettre en place ? Et comme c'est un atelier participatif on votera ensemble pour les nouvelles valeurs. Et le même jour à 17h 45, The Future of Democracy, un Fish bowl, ce dispositif de 4 chaises où tout le monde peut s'assoir et prendre la parole, alors Exprimez-vous !

                                                                                                                                Janique Laudouar

Source : Nuit Debout Instagram  Laury-Anne (Gazette debout) : "reprenez la parole grâce au journal indépendant de la Nuit Debout"Une très belle image comme il y en a sur les plateformes Nuit Debout, wiki, tumblr, Gazette Debout, Convergences des Luttes

#MaVoix sera là le 18 mai au Fishbowl de Ouishare et à Strasbourg pour les élections partielles le 22 mai.

Open Source Politics, "la communauté Civic Tech en France", Valentin Chaput 

lundi, février 22 2016

Ma Journée Blockchain


Les plateformes de vote utilisant Blockchain réinventent-elles la démocratie?

La journée d'études  organisée par le CERSA: Centre d'Etudes et de Recherches en Sciences Administratives et Politiques/ CNRS / le 19 février portait sur les aspects techniques, juridiques et éthiques du protocole blockchain, présentation de Primavera de Filippi, chercheuse au CERSA, Université de Harvard, expert Blockchain, Danièle Bourcier, directrice de recherche au CNRS, (informatique juridique et serendipité) et impliquée dans de multiples instances « numériques », dont responsable scientifique Creative Commons France, l'a souhaité la plus ouverte possible. Le profil très divers des participants (informaticien, robotique, intelligence artificielle, finance, esthétique) a donné lieu à un passionnant débat sur les usages actuels et potentiels de cette technologie exponentielle. Il va sans dire qu'il est impossible de retranscrire ici toute la richesse des remarques des participants pour la plupart déjà très concernés par le sujet, l'objectif de ce billet étant plutôt de rendre hommage au CERSA, cette unité du CNRS parfaitement en phase avec les innovations technologiques actuelles et à venir et les interrogations cruciales qu'elles suscitent. La blockchain fait parler d'elle au moins autant que l'application bitcoin qui l'utilise. Elle donne lieu à des travaux et rencontres à un échelon international, de Sydney à Hong Kong, dans des domaines aussi divers que la politique, la gouvernance, la finance,
Janique Laudouar

Illustration "The trust machine" "Comment la technologie Blockchain pourrait changer le monde"

La fin des intermédiaires ?

Quelques jours auparavant, suite à la Lift Conference à Genève du 10 au 12 février, un article suisse «Blockchain», la chaîne qui libère? » (Nic Umi Le Temps 15 02 16)) citait Primavera de Filippi motivant ma participation à la journée d'études Blockchain  : «Autrefois, il y avait surtout des gros opérateurs centralisés, qui fournissaient des services ou des produits et qui les livraient à des consommateurs qui avaient un rôle passif dans le processus»rappelle-t-elle. Et puis? «Internet a permis l’émergence de formes d’organisation où la valeur n’est plus produite par une entité centrale, mais par tout le monde. Les intermédiaires coordonnent les individus et agrègent la valeur en un service. »La question de la valeur non plus produite par quelques uns mais par tous se trouve au cœur de la problématique actuelle de la remise en question de la démocratie représentative par des collectif citoyens de plus en plus nombreux, et blockchain une apporte peut-être la réponse technologique à la question de la gouvernance décentralisée.

Présentation de Blockchain par Primavera de Filippi à Ouishare Fest 2015

Quelques principes de blockchain

Une présentation de la technologie par Primavera de Filippi, et commentée, entre autres, par Yves Moreau, Université de Leuven  Paul Bourgine, (Polytechnique, Unesco, fondateur de l'Institut des Systèmes complexes, Alexis Colomb, chaire de finance au CNAM, a d'abord permis de décrypter les principes de base, puis cité quelques applications prometteuses et d'autres déjà établies comme ethereum Les principes fondamentaux sur lesquels repose la technologie blockchain pourraient servir une démocratie ouverte et participative, ou plus modestement contribuer à l'autonomie des citoyens habitués à déléguer aux institutions ou à des intermédiaires privés nombre de transactions dans leur vie quotidienne, suggère Paul Bourgine : éducation, assurance, immobilier, certaines énergétiques, par exemple.

Ce que Blockchain permet  (ma libre interprétation de la présentation) est une chaîne de signatures numériques dans un réseau pair à pair. Chaque signature part de la transaction précédente et une nouvelle transaction s'ajoute à la chaîne jusqu'à former un « noeud, » qui sera ensuite validé par des responsables, dont l'expertise est largement fondée sur la réputation et l'influence dans la communauté. Un espace pour des « métadonnées » est possible avec la transaction. Le caractère infalsifiable réside dans l’impossibilité de revenir en arrière et de modifier ou falsifier les transactions ainsi consignés. Toute transaction est réputée infalsifiable et doit pouvoir être tracée. Une validation consensuelle et régulière de la blockchain par des « mineurs »( nom des volontaires validateurs de la blockchain) en garantit le bon fonctionnement Les mineurs sont rétribués pour leur travail de validation. Ainsi la « confiance » ne repose pas sur l'humain comme avec les intermédiaires classiques (banques, assurance, notaire etc) mais sur une technologie fiable car non fondée sur la confiance, justement, (trustless). mais sur la rigueur du code. L'usage de contrats intelligents (smart contracts) « codes informatiques gérant seuls des transactions et ce sans intermédiaires et de façon sécurisée. » (Les Échos) Proof of work, proof of stake (dominant), proof of existence sont des méthodes d'obtention du consensus qui semblent avoir fait leurs preuves. Il y a encore bien d'autres traits spécifiques à blockchain qu'on pourra trouver dans les articles spécialisés – dont ceux de Satoshi Nakamoto sur la bitcoin.

De fait il faut maintenant d'énormes ressources computationnelles pour maintenir l'ensemble de la blockchain. Yves Moreau de l'université de Leuven, nous présente la photo d'une « ferme de mining » : pas à la portée de tout le monde ! Il nous présente également un gadget, une « tirelire » personnelle dédiée aux transactions et évitant toute intrusion extérieur.

Illustration : une ferme de "mining" (Wikipedia) Islande

Blockchain peut-il servir la démocratie ?

Danièle Bourcier, faisait justement remarquer que ce même vendredi 19 février Le Monde titrait « Partis politiques : peut-on faire sans eux ? » (Jean-Baptiste de Monvallon) qui débutait par « Méfiance, défiance, deconnexion, dégoût, discrédit... » La méfiance croissante des citoyens vis à vis des partis politiques, mais aussi des institutions, ne peut plus être niée, sauf sans doute par ceux-là même qui continuent à en bénéficier, et qui seront les derniers à avoir intérêt à la reconnaître et à en tirer les conséquences.

En quoi blockchain peut servir une gouvernance les mouvements collectifs citoyens  de plus en plus nombreux (Regards Citoyens, la primaire.org, Démocratie Ouverte, #MaVoix, Voxe.org etc)


Il est à craindre de voir naître dans ces collectifs actifs un noyau dur « d'intermédiaires » centralisés qui seraient au final les seuls bénéficiaires d'un travail collectif qui aura employé de centaines de bonnes volontés pendant des dizaines de mois. Il serait intéressant d'examiner le rôle que peut jouer blockchain dans une gouvernance décentralisée ou chaque contribution serait consignée et évaluée dans un grand livre transparent et collectif. Chacun apportant de la valeur, garder une trace de son existence devient possible, répertorier ainsi de façon transparente et non falsifiable l'apport de chacun, le valoriser au sein du groupe. A titre d'exemple des bénévoles qui auraient contribué à fabriquer de la ressource (site web, blog, application etc) du contenu (articles, essais, publications) des événements (manifestations, forum, séminaires), de l'innovation, de la communication, bref toute contribution ayant permis une valeur ajoutée à une cause commune, verrait sa contribution ajoutée à une blockchain vertueuse où le travail de validation du groupe serait semblable à celui des « mineurs » de la bitcoin. On éviterait ainsi les problèmes qui existent dans les partis traditionnels dont on peut constater actuellement les divisions : prise de pouvoir, lutte des egos, éviction, trahison, frustration, voire corruption etc. On constitue ainsi une base de données des apports et valeurs.

La start-up Colony, qui facilite la création d'entreprises en ligne, propose un système de rétribution fondé sur la méritocratie et la réputation, la « pollinisation ».« Les décisions sont prises démocratiquement, tout le monde a une voix. Plus votre expertise est grande, plus vous avez d'influence, plus vous avez d'influence, plus vous gagnez de nectar. »Le système de rétribution des contributions reste ouvert aux propositions inventives.

Blockchain et vote en ligne

La technologie Blockchain peut aussi servir les projets de plateformes de vote en ligne, qui elles aussi se multiplient. « Au lieu de reposer sur un serveur unique, une blockchain repose sur un très grand nombre de “noeuds” : pour pirater une blockchain et, par exemple, modifier une transaction (un vote, un message), il faudrait prendre le contrôle d’au moins la moitié de ces noeuds. » précise un article de l'équipe de Blockchain France« D’ores et déjà, plusieurs initiatives ont commencé à voir le jour pour appliquer la blockchain au vote en ligne : citons ainsi Flux PublicVotes, qui utilise les « smart contracts ou encoreV-initiative/.  Un des projets les plus prometteurs en la matière est la start-up FollowMyVote, qui propose une plateforme de vote en ligne open-source et transparente, fondée sur une blockchain. Une clé cryptographique, carte électorale digitale, garantit l’identité du votant. Jean-Marc Leroux a présenté le « travail en progrès » d'une plateforme de vote pour #Ma Voix, il a également évoqué le projet FranceConnect accès universel aux administrations en ligne. Toutes ces plateformes déclarent avec conviction ré-inventer « la démocratie du futur ».

Blockchain : redonner de la confiance

Danièles Bourcier pose la question de la confiance dans les institutions au regard de l'histoire. Pourquoi est-elle si menacée aujourd'hui ? Le « tiers de confiance », est-il appelé à disparaître ? De l'avis général, la domination de la finance sur les états nations est pour beaucoup dans cette perte de confiance. La corruption, « les affaires », la déconnexion des élus et des élites viennent encore s'ajouter au malaise. Les institutions ne se sont pas adaptées aux nouveaux besoins des individus.« Dans l’histoire de l’humanité, c’est la première fois qu’on peut se soustraire, dans une large mesure, à un tiers de confiance »,s’enthousiasme Pierre Porthaux dans  Les Echos.  Probléme : contrairement aux cartes de crédit qui assure les possesseurs, Blockchain ne rembourse pas en cas de perte ou d'improbable fraude. Alexis Colomb,  est plus réservé : « tant qu'il n'y a pas de garantie assurancielle, la maturité de ces systèmes n'est pas assurée ».Paul Bourgine voit dans Blockchain une opportunité pour les citoyens de reprendre la main et de constituer des groupements collectifs pour ce qui est la gestion de l'énergie, par exemple, largement déléguée aujourd'hui. Il y voit aussi avec Yves Moreau une possibilité de greffer l'intelligence artificielle sur Blockchain – comme l'ont d'ailleurs suggéré plusieurs scientifiques dont Stephen Hawking, avec Elon Musk CEO de Tesla, l'intelligence artificielle étant selon eux une menace potentielle pour la race humaine.

Primavera de Filippi voit une source d'organisation blockchain dans les DACS ( distributed autonomous corporations.)  Pas d'implication humaine nécessaire sauf un accord de base sur le code. Nous y voyons une responsabilisation du citoyen : une incitation à faire l'effort de mise à niveau technologique constante devient nécessaire, et comprendre les mécanismes du protocole blockchain en fait partie.Dans l'idéal, il faudrait que chacun puisse être un « player », un acteur de la société. D'où la nécessité d'une éducation « numérique » et même d'une éducation au code comme on commence à en voir en France avec des initiatives privées. "Il n'est pas plus difficile de s’initier à blockchain qu'à la lecture d'un contrat d'assurance de 30 pages" remarque l'un des participants. En fait « il y aurait un glissement de la confiance des humains aux systèmes » ! Les mécanismes de régulation sont peut-être plus fiables exercés par une machine.

Technologie et droit : « revoir le design de la loi »

L'un des objet de la Journée d'études était l'aspect juridique de la blockchain. Le « déluge législatif » actuel ne semble pas aller dans le sens annoncé d'une « simplification de l'état ». La demande des citoyens est pourtant simple : qu'on s'occupe de leur vie quotidienne et qu'on arrête de multiplier les lois et contraintes qui ne les concernent pas dont certaines sont réputées défaillantes, comme la loi sur la protection des majeurs. Trop de lois soulèvent des protestations d'envergure en comme la loi sur la santé de la part des professionnels médecins, et actuellement la loi sur le travail. On sait que 20% seulement des lois émanent du Parlement et que 80% émanent de l'état. Dominique Rousseau, constitutionnaliste l'a suggéré : certaines lois pourraient être remplacées par des contrats. Et pourquoi pas explorer les "smart contracts" de Blockchain ? Ou s'orienter vers la loi « résolution de problèmes « ? On voit aujourd'hui les tribunaux débordés incapables d'assurer les multiples missions qui leur sont confiées, fait-on remarquer. Pas une question de moyens, comme on l'entend trop souvent : la Justice n'a pas encore fait sa « révolution numérique" et cette transition numérique de la justice française devient urgente. La demande de certains collectifs citoyens comme Démocratie Ouverte et Parlement & Citoyens est celle d'une gouvernance contributive et d'une co-construction de la loi -dont a a vu les prémices avec la consultation d'Axelle Lemaire République Numérique.  On parle aussi d'une « loi collaborative », une loi dont l'objectif serait la résolution de conflits plutôt qu'une bataille juridique d'une partie contre une autre. "Il n’est ni possible ni souhaitable d’appliquer les règles du droit traditionnel à l’environnement numérique ; il est donc nécessaire d’établir un nouveau cadre juridique spécifique à cet environnement" répète Primavera de Filippi. Nous allons vers une société « sans friction » prédit un article de la communauté bitcoin citant « L'évolution de la confiance » (The Evolution of Trust, David Brooks dans le New York Times). « Les mécanismes pour établir la confiance privée devenant plus efficaces, le rôle des gouvernements devient mineur ». A une époque de l'évolution de la confiance,  « Il faut une autre façon d'écrire le droit » aujourd'hui, souligne Danièle Bourcier. « Le design de la loi doit être revu. »

Janique Laudouar

J'ai récemment rencontré Philippe Honigman qui travaille sur"Une refonte du management grâce à la blockchain" via l'application Backfeed, gouvernance décentralisée, et souhaite l'appliquer à un projet d'entreprise décentralisée. Il  pose lui aussi la question de la contribution dans un collectif : "méritocratie organique (par ex : acquérir de l’influence en proportion de ses contributions et de son alignement avec les valeurs des pairs), et partage de la valeur (par ex : rétribuer les contributions selon les évaluations des pairs).