"Moi, je veux que tous les jeunes puissent voir leur sensibilité et leur esprit critique s’éveiller, par le contact personnel avec les œuvres, la découverte des lieux de création, la rencontre avec les artistes. Je veux encourager les pratiques artistiques, notamment celles qui sont collectives, parce qu’elles sont le meilleur moyen de faire l’expérience de la vie en communauté, d’en apprendre les règles, et même de lutter contre la violence."

 
" Heureusement, l’interview accordée le 13 mars par Ségolène Royale aux Inrockuptibles marque une rupture nette et affirme une réelle ambition qui ringardise irrémédiablement ses concurrents ."

remarque André Rouillé dans l'éditorial du 19 avril 2007 de paris-art

"Dans son interview aux Inrockuptibles, Ségolène Royal adopte sur plusieurs points majeurs une posture radicalement différente de celle de ses deux adversaires. Sa vision de la culture est profondément ancrée dans l’actualité vivante, et ouverte vers le futur, à l’opposé de l’accent mis sur la culture d’hier, ossifiée dans le patrimoine et les «grandes œuvres» (dites) intemporelles.
Alors que Sarkozy et Bayrou privilégient le mécénat, c’est-à-dire l’abandon au privé d’une partie de l’action culturelle et artistique de la nation, Ségolène Royale se prononce résolument pour la création d’un «véritable service public de la culture» doté d’une «puissance sans précédent, artistique, politique, institutionnelle et budgétaire».
Elle affirme vouloir inverser la place subalterne actuellement dévolue à la culture afin de la «placer au centre, et non plus à la marge, de la réflexion sur les sujets de société, au même titre que l’économique et le social». Et pour cela faire de la culture «une des [ses] priorités budgétaires».

L'entretien est repris sur le site Segoleneroyal2007.