Logo du site de l'association Penser Public,  Auteur concepteur du site  Patrick Croquet

La Ménagère à fort à faire et elle dira pourquoi bientôt.

Ce samedi 30 juin, La Ménagère sera à l'assemblée générale de PENSER PUBLIC, à l'invitation de David Clair. Il y aura une intervention de Selim Allili (OFTT) sur les think tanks
(http://www.oftt.eu/)

Et quelques problématiques dont une qui m'est chère sur l'intelligence collective :

"Un Etat qui favorise et s’appuie sur l’intelligence collective de ses acteurs. L’enjeu est double.  Il s’agit d’abord de parvenir à des services publics décloisonnés caractérisés par leur intelligence collective, c'est-à-dire excellent dans sa capacité à faire émerger entre ses agents et ses structures des coopérations intellectuelles et opérationnelles efficaces. Un des corollaires de ce développement de l’intelligence collective est l’entrée de l’Etat de plain pied dans l’économie du savoir, tant dans son fonctionnement interne que dans ses relations avec les usagers et citoyens. Cela signifie qu’un des enjeux du management des services publics sera à l’avenir l’investissement dans la formation, dans la capacité des agents à coopérer de façon réelle entre eux et avec leur environnement en s’appuyant sur un recours accru aux nouvelles technologies. L’ère du « combien de divisions ? » a vécu et l’on ne pourra plus à l’avenir juger la capacité d’un service public à être efficace par son importance numérique mais par le niveau de ses compétences individuelles et collectives.

 

Il s’agit ensuite de construire un Etat dont le management libère l’initiative, la créativité de ses agents, et permette l’expérimentation. Cette possibilité d’expérimenter est fondamentale pour garantir l’existence de services publics réactifs et en phase avec les attentes de la société. En la matière, la logique d’amélioration continue actuellement privilégiée et qui consiste, au travers des méthodes d’audit ou de contrôle interne, à améliorer un tout petit peu ce qu’on faisait la veille atteint ses limites. L’Etat du XXIème siècle devra non seulement être capable d’évoluer mais aussi de révolutionner ses organisations. « On n’obtient pas la richesse en perfectionnant le connu, mais en tentant, tant bien que mal, de s’approprier l’inconnu » (Kevin Kelly).

"se pose la question de la politisation des services publics. Par tradition, les modèles sociologiques nient à l’administration un pouvoir autonome. Au contraire, la fonction publique est présentée comme un objet au service de la société, exécutant les décisions souveraines du pouvoir politique".

(....) "L’efficience, c’est l’efficacité au meilleur coût. Il s’agit d’une valeur essentielle en raison des masses financières en jeu dans les services publics, de leur nature (ressources prélevées sur la collectivité nationale) et du poids actuel de la dette publique. Il s’agit également d’un impératif pour renforcer la confiance des citoyens dans leurs services publics et, partant, restaurer le lien social.

(...)

"Dans toute organisation, l’innovation s’inscrit dans des processus multiples dont la coordination échappe le plus souvent aux niveaux centraux. Il est donc essentiel que les acteurs locaux disposent toujours d’une autonomie, d’une initiative aux marges des procédures formelles et des injonctions venant « d’en haut » et d’une capacité de proposition."

(c'est moi qui souligne)

Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh!!!!!