Le blog de la ménagère

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Tag - Gilets Jaunes

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dimanche, février 17 2019

Conférence citoyenne : un avant et un après Gilets Jaunes

On peut voir la séquence de la Conférence Citoyenne du 15 février à Chartres filmée en vidéo sur la page FB Allan Bouet l'un des organisateurs ou  Gilets Jaunes Loiret 45.

"La Famille"

 Quand on pose la question à Jérôme Rodrigues : "Quel a été le point positif pour vous depuis le début du mouvement?" la réponse est immédiate :  " Les Gens!" et il ajoute, "Les gens, c'est bon meilleur médicament". Jérôme Rodrigues, Gilet Jaune, est ce soir du 15 février l'un des intervenants très attendu à la Conférence Citoyenne" GJ28 à Chartres. 

 A peine arrivé, il est submergé par les demandes de selfies. Et c'est vrai que depuis son accident (il a perdu un oeil lors d'une manifestation) il fait figure de héros avec son physique tout droit sorti du roman "Les Trois Mousquetaires", le poing levé, il a le panache d'un d'Artagnan contre le Cardinal Richelieu. Il est modeste, humain, proche des gens qu'il appelle par leur prénom  et plus tard dans la soirée il incitera les Gilets Jaunes à mieux se connaître. "La Famille", c'est inscrit sur son sweat shirt jaune.

Cette conférence citoyenne proposée par les GJ28 à Chartres  marque peut-être un tournant dans l'évolution du mouvement. Si la salle et les intervenants étaient d'accord pour décider que la mobilisation dans la rue devait continuer, elle semble aussi se poursuivre sous d'autres formes. Jerôme Hny, chartrain lui aussi blessé à l'oeil, Hakim Lowöwe expert en intelligence collective pour parler du RIC, Laetitia Dewalle porte-parole Gilet Jaune du Val d'Oise et Jerôme Rodrigues labellisé "figure incontournable des Gilets Jaunes". Plus un invité surprise en fin de soirée Eric Drouet. Avec cette belle brochette  d'intervenants, les Gilets Jaunes de Chartres ont réuni 400 personnes attentives, et réactives. Montée en compétence citoyenne et dans la qualité des actions, tel était l'axe de la soirée.   

                                             Les Héros du changement "le bonnet que je porte chaque samedi"

Les Héros du Changement

 Jérôme, lui aussi a perdu un oeil. Il raconte. "Isolé, face aux CRS j'ai voulu fuir, mais un tir de LBD40 m'a atteint  à la tempe. Il a fallu 3 heures et demi pour arriver à la clinique". Et pourtant il a l'intelligence de nous dire de ne pas faire de généralisation sur les forces de l'ordre. Il n'a pas l'intention d'arrêter les manifs "même si on sait ce qui nous attend, surtout dans les villes de plus de 100 000  habitants, le blocage le nassage. Contrairement à la rumeur sur l'indifférence des Gilets Jaunes en matière d'écologie  Jerôme  se préoccupe de la biodiversité, du respect de la vie animale, trouve qu'on mange trop de viande et qu'il vaudrait mieux diminuer notre consommation pour la partager avec ceux qui ont faim. Il souligne l'aspect négatif des batteries des voitures électriques et propose un moyen original de générer de l'électricité "propre",  expérimenté lors d'un séjour dans la neige. Vélo plus alternateur de voiture et ça marche! Il'a expérimenté  avec un ami dans un chalet enneigé. Il se méfie du transhumanisme, de l'intelligence artificielle, de la puce RFID. Il se méfiées médias mais salue les médias indépendants. Quand dans sa conclusion il s dit "admiratif de cet éveil collectif, vous êtes toutes et tous les héros du changement!"

Pouvoir d'achat et pouvoir d'agir

"Pour le pouvoir, nous ne sommes que des consommateurs, réduits au pouvoir d'achat" nous dit  HakimLöwe. Avec les Gilets Jaunes on retrouve le pouvoir d'agir. il y aura un avant et un après Gilets Jaunes, un moment historique au regard de la France mais aussi au regard du monde. "Il y a une volonté des gens de sortir de leur léthargie et de leur isolement mental. "On est à l'âge de pierre de la démocratie"  Les gouvernants eux, savent exactement  sur quels leviers agir en plaçant les individus dans un état de "servitude volontaire". La France n'est plus l'exemple en matière de démocratie d'après le classement des pays selon  l'indice démocratique établi en 2019, elle est 29ème -derrière le Botswana -alors qu'elle était 8ème avant." Il faudrait que nos représentants  nous représentent vraiment au même titre qu'un avocat représente son client."
Sur le RIC, Hakim Löwe confirme que ce n'est pas un danger pour la démocratie, au contraire  un moyen de donner leur avis sur un sujet qui les concerne. On connait maintenant les 4 formes du RIC revendiqué par les Giles Jaunes. Le RIC révocatoire existe dans un certain nombre de pays. Le recall aux USA permet de révoquer un agent avant le terme de son mandat. En France quel est le moyen pour un citoyen de faire entendre sa voix ? Les normes actuelles du RIP referendum d'initiative partagée sont impraticables. Il n'a d'ailleurs jamais été pratiqué. Plusieurs lois "scélérates" sont là pour faire barrage au RIC, il suffit d'un article, d'un amendement ...."Et pourtant il faut des lois qui correspondent aux attentes des citoyens." Dans la salle Carole et Cathy d'origine canadienne mentionne l'OGP - le sommet mondial  pour un gouvernement ouvert bien eu lieu à Paris, sous une forme d'événement participatif, mais qu'en est-il  dans les faits? Enterré ! Comme tant d'instances internationales,  commissions...de hautes autorités. Et Hakim Löwe conclut par une citation d'origine mexicaine alors que les mains se lèvent dans la salle pour une série de questions : "Ils pensaient nous enterrer  mais ils ne savaient  pas que nous étions des graines".

Une sympathisante de 85 ans  

Héroïne de la soirée et peuvent du respect des Gilets Jaunes pour les "anciens" cette dame de 85 ans qui prend la parole pour dire qu'elle a connu la guerre et les privations de viande , qu'elle est devenue végétarienne et qu'elle est toujours très bien portante. Agricultrice et propriétaire de terres elle a vendu une centaine de terrains pour que des habitants puissent avoir leur jardin potager. Elle prône des habitations avec un petit jardin de 500 m2 pour faire un potager afin que chacun puisse se nourrir. Mais "le maire ne permet pas la construction d'abris de jardins", encore une contrainte imposée pour contrecarrer les habitants d'un territoire. Elle constate que "les maires ne sont pas toujours à la hauteur. Et c'est vrai que les "élus" - et les lois - font trop souvent barrage aux initiatives citoyennes. Elle propose de se joindre à la grève illimitée, une demande de certains, en mettant à disposition ses terres et ses granges pour que les Gilets Jaunes puissent stocker des provisions leur permettant de tenir dans la durée. Applaudie, embrassée, elle soulève l'émotion. Eric Drouet lui aussi  bavarde avec elle. Respect.
Et ce n'est pas Laetitia Dewalle qui va la contredire, quand elle entame le sujet "comment améliorer le pouvoir d'achat?" "On est tout le temps en train de se saigner pour tout" Elle aussi défend l'écoute des personnes âgées "notre mémoire, celle qui n'a pas été ré-écrite" Dans la salle un cri du coeur "Ils nous emmènent  dans une société faite à leur manière, faite pour eux, mais pas pour nous!

Jérôme Rodrigues : "se fédérer"...et voter!

Dans son pitch et conclusion de la conférence Jérôme Rodrigues commence par marquer sa reconnaissance aux Gilets Jaunes "c'est votre compétence, votre polyvalence" qui rend les choses possibles "jamais je n'aurais cru que je pouvais organiser une manif, jamais je n'aurais imaginé prendre la parole au micro comme ce soir. J'aimerais vous remercier pour le boulot, pour ce dont vous êtes capable. Et surtout ne vous démotivez pas!" Il engage à voter et à marquer son opposition lors des élections européennes. Et aussi "avant qu'on atteigne le point de rupture, il faut se fédérer!". "En 2008, les banques nous ont pris notre pognon, c'est là qu'on aurait du commencer à se révolter". Dans la salle on suggère l'idée d'une grande fête Gilets Jaunes. Jérôme Rodrigues confirme que c'est dans les projets. Et il appelle à la fraternité, "connaissez-vous mieux les uns les autres, personnalisez les rencontres, frappez chez votre voisin pour savoir ce qui se passe!". 


Désenchantement au rond-point  

Le matin je suis encore à Chartres et je veux saluer les Gilets Jaunes dont certains rencontrés la veille qui se réunissent le samedi matin. sur un rond-point proche. Et là, mauvaise surprise, je dois faire face à la colère. Une grande jeune femme déchaînée me menace, Contre les "médias"?  Contre moi? Mais personne ne me connait...
- "Casse-toi, qu'est ce que tu viens faire ici, qui t'a donné le droit de venir là?" "
 -"Eh bien j'étais hier à la conférence citoyenne, je viens dire bonjour!"  
- "Tire-toi, je te connais on t'a déjà viré ..." 
"-Non, vous vous trompez on ne se connait pas et je n'ai été viré de nulle part, et ne me parlez pas comme ça!" . Virée, moi? Fake news. Au contraire invitée à la conférence  par les organisateurs...Incompréhensible.
Et là la Walkyrie se fait plus menaçante , avance sur moi, le poing levé ....comme le rond-point est en pierre je m'imagine déjà finir ma vie lapidée ...heureusement  un Gilet Jaune l'arrête. 
Si je retrace cet épisode négatif, qui n'efface en rien toute la "fraternité" ressentie dans la conférence,  c'est pour témoigner, oui la colère peut surgir et pas seulement contre la police mais contre n'importe qui, n'importe qui, celui qui vous déplait. La haine contre l'autre, l'inconnu, celui qui ne me ressemble pas, celui qui ne parle pas comme moi "T'aime pas, casse-toi" peut-on parfois lire dans les commentaires des vidéos en direct. Vigilance, Gilets Jaunes, ne pas laisser la haine de classe s'installer.  Ne pas reformer un "entre-soi".
"On est des êtres humains" dirait Jérôme Rodrigues, et tant d'autres, qui ont trouvé au rond-point une nouvelle fraternité. 
   

samedi, décembre 1 2018

Mon café avec les Gilets Jaunes (Margon)


Rond-Point de Margon, feu de bois et chaleur humaine

Ils sont passés devant le magasin Leclerc -  et je les ai suivis jusqu'au rond-point de Margon qui juxtapose Nogent-le-Rotrou, avec mon Gilet Jaune bien sûr. Enormément de coups de klaxon en signe de sympathie : motos, camions, voitures avec gilet visible sous le pare-brise leur disent "nous sommes avec vous!" comme d'ailleurs 80% des français.

Ils sont pacifiques, ils sont sympathiques. Et ils sont en colère. Ce qui les agace : la disparité des salaires. "Lés élus, mais pourquoi les payer autant, ils font partie du service public, je ne vais pas payer mon postier 6000 euros !" Quelques minutes plutôt une jeune femme me disait "Et 'argent de l'Europe, ces millards qu'on donne à l'Europe, ça sert à quoi?" L'utilisation opaque de l'argent public vient en tête de la colère, ils y a un univers où on parle de dépenses en milliards, et un autre en vingtaine d'euros. Mépris.

 Les Gilets Jaunes laissent passer assez facilement les voitures "C'est un gars d'ci, c'est un gars du cru, laissez passer !" ou ceux qui roulent pour de bonnes causes "Ils vont faire un téléthon, laissez passer". Annie est "tout le temps sur Facebook"  avec son mobile et elle montre en direct les Gilets Jaunes à Paris. 

Il pleut  mais il fait bon, il y a de beaux feux de bois (produit local), du café, des croissants. Comment l'intendance s'organise? "Il y a eu pas mal de chapardage, pendant la nuit, c'est dommage, ça, vraiment dommage, alors maintenant, on ne stocke plus, juste ce qu'il faut, les gens nous apportent des saucisses, hier on a mangé des tripes." 

"Il faut tout remettre à plat ! Changer le système politique!"

Quelles sont les revendications de chacun?  "Pouvoir vivre de notre travail", "se faire entendre des élus". Se faire entendre, être écoutés, c'est le point de départ du dialogue possible. "Hier la Communauté  de Communes a éteint l'éclairage du rond-point, pour nous, ceux qui restaient la nuit,  c'était dangereux". Et puis aussi, les slogans le disent "ras le bol" général. Pascal a été chauffeur routier international" j'ai très bien gagné ma vie, mais suite à un accident de santé, je ne peux plus exercer mon métier,  et je perçois 900 euros, la moitié de ce que je gagnais. J'avais des économies, mais c'est fini !" Et en cette période, les cadeaux de Noël qu'on ne va pas pouvoir faire ...
Et puis la crainte des augmentations venir, la hausse de l'électricité  annoncée  mais "comment on va se chauffer?" "On paye les mauvaises décisions d''EDF, on paye le scandale de la COGEMA et les erreurs stratégiques, l manque de contrôle des dépenses (8 millards de deficit d'Areva, on s'en souvient) et le budget de fermeture des EPR qui explose". Et c'est à ces "classes moyennes" qu'on demande de payer les erreurs de gouvernance. 
Et la conclusion, elle est là : "il faut tout remettre à plat ! Changer le système politique !". 

dimanche, novembre 25 2018

EMMANUEL MACRON NOUS AVONS LA SOLUTION : LA PARTICIPATION

LA SOLUTION : LA PARTICIPATION DES CITOYENS

Le désenchantent semble à la mesure de l'espoir suscité par l'annonce de ce "Nouveau Monde" où plus jamais la politique ne se ferait comme avant,  où les décisions ne seraient plus prises "d'en haut". Une tribune du Monde signée par une centaine de députés LREM dont Paula Forteza et Mathieu Orphelin, préconise "« La participation citoyenne doit devenir une mission parlementaire de valeur constitutionnelle ». Par ailleurs les initiatives de la société civile en matière de Civic Tech ne cessent de progresser. Dans un précédent billet nous avions retranscrit un débat organisé par make.org auquel assistait  François de Rugy alors Président de l'assemblée nationale : "Citoyens et élus, interactions bienvenues". Un Président de la République jeune et désireux d'apporter un changement ne pouvait qu'adhérer à la participation citoyenne.

Mais la confiance dans une renouvellement de la politique a fini par se heurter à la réalité de la "verticalité" malgré nombre de députés LREM désireux d'enclencher une participation citoyenne.  Il y a aussi l'inertie des élus figés dans un archaïsme très XXème siècle, imbus de leur fonction,  qui ne répondent pas aux citoyens. J'en ai rencontré à paris, et en région, qui pensent que le vote est un blanc-seing donné pour 5 ans et qui traitent avec arrogance les propositions des habitants. Pourtant les solutions ont été décrites par des essayistes, des chercheurs, des économistes  issus de la société civile. Et aujourd'hui les Gilets Jaunes.

Non, la gouvernance n'a plus à se charger seule du lourd fardeau de nous faire progresser dans la transition écologique ou dans l'accès au numérique ou dans n'importe quel autre domaine actuellement traité et parfois maltraité par les réformes en cours . Monsieur le Président, Emmanuel Macron, nous avons la solution : la participation citoyenne à la gouvernance, à la co-construction de la loi et à sa mise en oeuvre sur le terrain. Une pétition lancée sur Change.org lancée par une femme Priscillia Ludosky, une habitante de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne). Aujourd'hui elle atteint presque le million de signatures. Les Gilets Jaunes ont utilisés les réseaux , twitter, Facebook de façon plus pointue et créative que bien des élus. Beaucoup de femmes parmi ces nouveaux "indignés", beaucoup de porte-paroles potentiels qui s'expriment avec clarté et détermination.

Pourtant, ils ne sont pas consultés. Dans la "fabrique de la loi" ou l'aménagement du territoire, les experts sont souvent les seuls conviés, avec parfois, à grand frais, les "agences" de communication mais rarement les habitants, les citoyens -sauf exception de villes en pointe Strasbourg, Grenoble, Rennes et parfois aussi de petites villes souvent citées comme saillant dans la Drôme, et plus récemment  Loos-en-Grohelle dans le Nord. La vraie question est: quel accès pour le citoyen à la co-construction de son présent, de son avenir? Les citoyens sont informés, souvent formés à la politique, et prêts au changement plus qu'on ne pourrait le croire. La meilleure preuve est sans doute le fait que l'actuel Président de la République ait puisé dans cette société civile agile pour soutenir le mouvement En Marche qui l'a fait élire. Dès lors on ne comprend plus pourquoi "le nouveau monde" n'a pas mis comme innovation numéro UN la participation citoyenne à la gouvernance en mettant au point un dispositif à l'aide des nombreuses plateformes numériques, y compris au sein même de l'Assemblée avec la députée LREM Paula Forteza. On l'aura vu avec la révolte des Gilets Jaunes, être laissés en dehors n'est plus supportable. La conscience aiguë d'être le "peuple" se réveille.

 La fabrique de la loi : rien n'a changé 

L 'Etat ne semble plus à même d'assurer les fonctions régaliennes comme la Justice, l'éducation,  et parfois, la sécurité, la révolte vient de là.  A l'heure où j'écris ce billet la loi sur la Réforme de la Justice est examinée dans la plus grande discrétion devant une Assemblée très clairsemée qui vient de déclarer forfait face aux 600 amendements à décrypter et reporter à plus tard cette loi qui rencontre des oppositions diverses, dont celle des avocats. Les citoyens, les premiers concernés, ont-ils été consultés? Sont-ils conviés à participer à l'examen? La réponse est non : ont été consulté les experts du système judiciaire, les rapports qui leur ont été demandés, ce qui prolonge l'entre soi judiciaire mais en aucun cas ne rapproche la justice du citoyen. 

Un exemple. L'erreur judiciaire reste encore tabou, et la mise en examen souvent abusive, un commodité pour le magistrat qui n'a même pas besoin, contrairement à ce que prescrit la loi, de trouver "des indices graves et concordants", il lui suffit de recevoir un courrier de dénonciation pour enclencher "l'engrenage judiciaire" et ravager la vie du justiciable. Les juges sont-ils sanctionnés dans le cas d'erreurs judiciaires? Non bien sûr. En Italie ils le sont, mais en France ils sont intouchables quelque soit les dommages irréversibles crées dans un vie, comme l'a démontré le remarquable documentaire diffusé sur France 5 « Emprisonnes a tort : quand la justice dérape » de Florence Kieffer où on voit des innocentés attendre des années le jugement qui les sortira définitivement  de l'enfer judiciaire. Oui, mais voilà, la justice a horreur de se déjuger. 

Autre exemple : des milliers de familles ont lancé des pétitions contre la loi sur la protection des majeurs et les escroqueries  qui vont avec, les juges des tutelles n'étant pas en capacité d'examiner les comptes, comme ils l'avouent volontiers eux-mêmes. Parfois ce sont les majeurs protégés eux-mêmes qui sont lésés dans leur biens, VENDUS SANS QU'ILS EN SOIENT INFORMÉS. Mis en EHPAD de force afin quels biens soient loués ou cédés, parfois dans des conditions douteuses, mais rentables pour le mandataire judiciaire payé en proportion des ressources du protégé. Et ce scandale  va continuer. Sont-ils écoutés, depuis toutes ces années? , Toutes ces émissions de télévision sur le sujet qui ont eu une audience record ont-elles été prises en comptes, décryptées? Aucune réponse du Sénat et malgré la volonté de dé-judiciarisation  annoncée par la Ministre Nicole Belloubet dans sa Réforme de la Justice, les mandataires judiciaires continuent à sévir honteusement situés hors du droit commun et rarement sanctionnés.  

Changeons le système par le climat  #ilEstEncoreTemps, la société civile  (Alternatiba) se mobilise pour la prise en compte du changement climatique "

Les outils de la participation sont là, les compétences aussi

 "Regards Citoyens" , "Parlement & Citoyens" "Démocratie Ouverte", "Voxe.org" , "Stig", ou "Open Source Politics", "Fluicity" , "Civocracy" "CivicWise" "Utopies concrètes", "la belle démocratie" : ce sont des dizaines voire des centaines d'innovations numériques  facilitant la participation citoyenne nationale ou locale qui sont nés d'une Civic Tech active, d'une société civile agile et innovante. Nicolas Hulot récemment cité les initiatives de la société civile dans le domaine de l'écologie, Alternatiba, entre autres.  François de Rugy quand il était présent de 'assemblée nationale s'était engagé à la participation citoyenne et à une réforme de l'Assemblée. On peut noter davantage de transparence, mais la participation citoyenne est toujours absente, ou de pure forme. S'est agitée aussi l'idée de l'état "start-up nation", qui oeuvre actuellement  dans un périmètre limité se heurtant trop souvent à la routine administrative dominante. Une "French Web" plutôt bien portante. Il y a des initiatives de mairies où la parole citoyenne est prise en compte, et qui marchent, ne sont pas généralisées à l'échelle nationale.  Alors? Il manque la volonté politique, celle de l'état, mais aussi celle des communes et communautés de communes, celle des territoires, celle des régions. 

 "Démocratie faites-la vous même" est le seul recours possible quand il y a si peu d'écoute à tous les niveaux.