Le blog de la ménagère

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Tag - Jacques Attali

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lundi, septembre 14 2015

Nouvelle Démocratie : la relève politique

"Vite, faites entrer les barbares" : "la démocratie face à la révolution numérique, transformer les relations entre la puissance publique et les citoyens" "réinventer les élections" étaient parmi les thèmes de la conférence sur la démocratie de Nicolas Colin du 9 juillet 2015 à The Family en partenariat avec l'Institut Montaigne. Qui sont les "Barbares"? A l'origine des entrepreneurs du numérique décidés à "débloquer la France". Une élite éclairée et rompue au digital, certes, mais cet automne c'est la société civile "ordinaire" qui partout en France semble vouloir se mettre en ordre de marche et "hacker" la démocratie.

La société civile en ordre de marche pour renouveler la politique

Il y a quelques mois, ils étaient encore invisibles. « Hors du radar ». Mais en cette rentrée politique, impossible de les ignorer. Qui ? Nous, vous et moi, la société civile, citoyens qui agissons, porteurs de nouvelles valeurs. Il y a plusieurs mois nous les annoncions. Ils sont là et bien là. Et pas seulement en France. Le phénomène est international. Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, DemocracyOS s'étend dans le monde, El partido de la Red en Argentine, Islande, Tunisie. Et il sonne comme un avertissement. Et un espoir : une renaissance politique.

(Image : à OuishareFest 2015 trois femmes en politique  , Pia Mancini DemocracysOS, Léonor de Roquefeuil, Voxe, Primavera de Filippi (chercheuse expert blockchain), discutent des plateformes numériques!

L'émission C dans l'air le 25 août sur la 5 avait pour sujet «La tentation Varoufakis», citant l'ex ministre grec comme exemple de dissidence des gouvernances classiques. Sur le plateau seule Corinne Lepage semblait avoir conscience de la profonde mutation politique en marche « "On est au début d'une uberisation de la politique". Et de décrire une classe politique « hors sol » qui continue à penser en terme d'échéance électorale. Quand elle souligne le foisonnement de mouvements porteurs d'idées en marche et d'actions en cours, immédiatement l'un des intervenants les qualifie de « populisme », et de masquer par une connotation négative son incompréhension du phénomène. Car le plus stupéfiant c'est qu' « ils » ignorent l'explosion ou font semblant de l'ignorer. « Ils », le pouvoir, la classe politique « classique », les élus, les « élites déconnectées », bref le petit monde politico-médiatique, celui qui devrait être le plus informé, le plus à l'écoute

« Pas sans nous ! »

« Pas sans nous !» (nom de la Coordination Nationale « Pas sans nous »http://www.passansnous.org ) semble être le cri du cœur des citoyens las des lois qui continuent à tomber comme des couperets sans consultation autre que le traditionnel va et vient entre Assemblée nationale et Sénat. Las des annonces non suivies d'effet. Las du dysfonctionnement récurrent d'une administration « centrale » demeurée par nature conservatrice, dont la force d'inertie exaspère. Las d'une justice dont la lenteur et les délais hors norme ne semblent jamais remis en cause. Las enfin des mesurettes là où ils attendaient des changements structurels. Les gouvernances semblent devenues peu à peu inadaptées pour faire face au monde présent et au monde qui vient. C'est à la fois un constat politique mais aussi un ressenti exprimé ou tacite dans les populations qui ne sentent pas écoutées et dont les préoccupations prioritaires ne sont pas prises en compte.

Avant l'été plusieurs débats et séminaires ont dénoncé cette fausse démocratie et la nécessité d'aller vers un autre type de gouvernance, une nouvelle démocratie. « Les vieilles pratiques démocratiques se périment à toute vitesse et l’essoufflement de notre modèle politique appelle une réponse, sous peine de voir les mouvements contestataires se multiplier. » prédit Nicolas Colin co-fondateur de The Family où avait lieu la conférence très suivie « Les barbares attaquent...la démocratie » en partenariat avec l'Institut Montaigne. Etaient intervenants,Thierry Favre, fondateur de Democratech, Arthur Muller, Co-founder de Liegey Muller Pons,Camille Vaziaga, déléguée générale de Renaissance Numérique.  Le Forum « Changer d'ère » organisé à la Villette donnait des pistes concrètes et exposait les solutions expérimentées par les citoyens. Joël de Rosnay et d'autres y présentaient un avenir imaginatif et porteur d'espoir. Joël de Rosnay figure parmi les contributeurs de La Revue du Cube avait choisi pour thème de son dernier numéro #8 de mai 2015 « Révolution positive ». Le prochain thème sera encore plus précis : « Refondation ». « Le 14 juillet 2015, le Conseil économique social et environnemental (CESE) et l’Institut des Futurs souhaitables se sont unis pour mettre en lumière ces héros et héroïnes, ces « révolutionnaires positifs » . « 150 collectifs porteurs d’une vision alternative, optimiste et inclusive de l’avenir » http://congresdufutur.org/     

La nouvelle démocratie : la relève politique est assurée

Croire en la refondation de la démocratie, oui mais avec qui ? Et là c'est plutôt réjouissant car la relève semble assurée. Face au déluge législatif, lois ficelées à la hâte et qui révèlent ensuite leur inadéquation au «terrain » et leurs failles, Parlement & citoyens propose la co-gouvernance et la co-construction des lois. Avec certains élus conscients de la nécessité de co-gouverner. Une nouvelle plate-forme en ligne et son mode d'emploi permet de s'inscrire et de faire des propositions. Des députés ont rejoint le projet. Le rapport du maire-adjoint de Lille à la secrétaire d’État en charge du numérique Axelle Lemaire prône un véritable « partenariat public-privé-population ». Mais ces préconisations seront-elles adoptées par le gouvernement? Les collectifs, eux, sont libres d'agir MAINTENANT. Démocratie Ouverte grandit vite et de vient de fusionner avec le groupe animé par Michel Briand, Gouvernance contributive. Selon Armel Le Coz : «D’une poignée de co-fondateurs passionnés et de porteurs de projets démocratiques » le mouvement fédère de « de plus en plus de citoyens qui cherchent des espaces pour s’engager et agir concrètement en faveur de la transition démocratique. » VOXE recrute et cherche des passionnés de démocratie participative « intéressés par la politique, autonomes et qui ont envie d'agir dans la transition démocratique. » La transition se prépare dès maintenant : « en 2017, nous n'avons pas envie de voter pour vous » déclare https://democratech.co/ «  Autre collectif, Regards Citoyens, dont les membres « se sont rencontrés sur Internet dans un désir commun de proposer un accès simplifié au fonctionnement de nos institutions démocratiques à partir des informations publiques. » « Inventer la démocratie du XXIe siècle, un débat à la fois: DemocracyOS arrive en France. « Ré-inventer la Démocratie c'est possible. Partons à la rencontre d'idées, de personnes, d'outils, pluriels et innovants » affiche DEMOS XXI le web-documentaire qui espère réunir les fonds sur Kiss kiss bang bang.

L’Institut des Futurs souhaitables « participe de cette dynamique à un moment clef où partout dans le monde, les porteurs d’innovations concrètes se révèlent et se rassemblent. » Le tirage au sort est un dispositif qui revient souvent comme alternative à la démocratie représentative. Etienne Chouard milite depuis longtemps en sa faveur, et pour l'écriture d'une nouvelle constitution écrite par les citoyens. En Belgique « Le député Peter Vanvelthoven, c’est son nom, veut que les sièges du sénat ne soient plus occupés que par des citoyens tirés au sort ! » Le collectif #MaVoix (lancé au printemps) par Quitterie de Villepin souhaite aussi le tirage au sort. Une simple page sur Facebook au printemps a fait boule de neige. On peut y lire le manifeste du collectif qui lui aussi grandit. Des députés volontaires éduqués par des MOOC puis ensuite désignés par tirage au sort pour défendre les demandes citoyennes. Dans #MaVoix, des compétences, des têtes bien faites comme Valentin Chaput qui pratique l' « open source politics » transparence, échange d'information, réunions ouvertes grâce à l'application meet up. DEMOS réclame une chose simple : 6 Lois par an, décidées par et pour le peuple. Les citoyens exigent le remplacement du Sénat par des Assemblées Démocratiques dont les membres pourront être vous et moi. Mais cette « chose simple » est-elle souhaitée par les gouvernants en place ?

Et pendant ce temps là...la classe politique

« Et pendant ce temps là », écrit Jacques Attali dans l'Express du 26 août au 1 septembre, « la classe politique prépare benoitement sa rentrée sur le mode le plus traditionnel et le plus éloigné des enjeux -bref le plus nul, le plus indigne du pays. » Cynisme, ignorance ou indifférence, le manque d'écoute de la société civile devient criant et le silence des élus assourdissant face à l'explosion des aspirations et actions citoyennes. « Ici à Brest en fin de mandat la gouvernance contributive et l'innovation sociale ouverte ont été inscrites dans le programme de l'équipe élue. Mais dans la réalité, très peu d'élus s'approprient ce changement de paradigme vers une société contributive » nous dit Michel Briand, membre du Conseil national du numérique, initiateur du Forum des Usages Coopératifs à Brest qui en en 2014 avait anticipé la mutation politique et le nouveau rôle de l'élu. « Ceux qui gouvernent n’ont pas intérêt à soulever la question du bon gouvernement. Gouverner aujourd’hui, c’est essayer de survivre, c’est séduire. L’intérêt des gouvernants est de rester dans une telle conception archaïque du pouvoir comme propriété personnelle, comme outil de manutention des esprits et d’élimination des adversaires. »constate Pierre de Rosanvallon, professeur au Collège de France auteur de nombreux ouvrages sur la démocratie et fondateur du projet« Raconter la vie », donner la parole aux « invisibles »,  « pour remédier à la mal-représentation qui ronge le pays. » Il vient de publier « Le Bon gouvernement ». « Le centre de gravité est aujourd’hui la relation gouvernés-gouvernants. »

Et Demain? 

« Facebook a compté un milliard d’utilisateurs connectés en un seul jour » soit « 1 habitant de la terre sur 7 »(http://www.presse-citron.net/lundi-un-habitant-de-la-terre-sur-sept-etait-sur-facebook/. La civilisation du numérique rend caduque l'actuelle relation gouvernants avec tout pouvoir, gouvernés qui subissent. Avec l'arrivée d'Internet en France l'interactivité est entrée depuis 20 ans dans les usages des citoyens qui sont mûrs pour une vraie démocratie qui inclut leur participation et leur expertise. « Chacun, citoyen, journaliste, webmaster ou autre peut s’emparer de la plateforme et l’enrichir. » affiche Voxe. « Parlement & Citoyens «  permet aux citoyens et aux parlementaires de rechercher ensemble les solutions aux problèmes de notre pays » grâce à une plate-forme où il suffit de s'inscrire pour proposer ou commenter une loi. Une interaction permanente entre gouvernés-gouvernants, grâce aux plate-formes numériques et aux applications qui rend la fluide, est la nécessaire condition de la démocratie aujourd'hui.

Voxe.org est finaliste de GoogleImpactChallenge 2015. Vous pouvez voter : https://impactchallenge.withgoogle.com/france2015/charity/voxe

La 4ème édition du LHFORUM / Positive Economy Forum au Havre du 16 au 19 septembre 2015
http://positiveeconomy.co/fr/positive-economy-forum-le-havre-2015-2/

L'émergence des communs populaires http://tempsdescommuns.org/
http://tempsdescommuns.org/jardins-partages-en-communs/
  Festival francophone des communs du 5 au 18 octobre 

"Curieuses démocraties" Saillans, 18-20 septembre 2015 http://www.curieusesdemocraties.org/

http://www.ted.com/talks/pia_mancini_how_to_upgrade_democracy_for_the_internet_era?language=en

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20141219.OBS8339/start-up-ces-barbares-qui-veulent-debloquer-la-france.html

dimanche, octobre 12 2014

La politique, c'est vous !

Après le Forum des Usages coopératifs à Brest en juillet, le Positive Forum au Havre en septembre, le Forum de Mulhouse les vendredi 24 et samedi 25 octobre 2014.

"Une économie qui a du sens"

Et lancement en octobre du mois de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) avec des manifestations en novembre et dans toute la France. "Le Mois de l’ESS est une campagne événementielle d’envergure qui existe depuis maintenant 7 ans. Conférences, ciné débats, ateliers, colloques, manifestations de sensibilisation, sur l’ensemble des territoires et en lien avec tous les thèmes  de l’ESS comme  l’achat responsable, l’épargne solidaire auxquels vous êtes tous conviés!

"Les citoyens, acteurs-clefs de la société positive.

Changer la société est un projet collectif qui repose sur chacun de nous."

Manifeste pour une société positive, ouvrage coordonné par Jacques Attali (Mille et une nuits)

"La politique, ça ne sert strictement plus à rien, droite ou gauche".

 (Oriane, auditrice, intervenant sur Europe 1 le lundi 13 octobre).

"On voit qu'il n'est plus possible de perpétuer les « silos verticaux » de notre monde politique. Au moment où la défiance envers les élus actuels s'avère croissante, il y a un nouveau rôle enthousiasmant pour une classe politique rajeunie, renouvelée ou éclairée. Et peut-être féminisée."


Janique Laudouar

Même si ce blog n'est pas un wiki, n'hésitez pas à nous faire part des initiatives innovantes que vous rencontrez.
                                     

L'intelligence collective est là!

Partout en France des séminaires, des agoras, des forums, des initiatives où étincellent la parole et surtout l'action, et l'imagination des citoyens, entreprises, associations, collectifs. Et ça marche. Les gens se démènent pour l'emploi, pour une vie meilleure, pour une planète habitable, pour faire émerger l'innovation ou faire respecter la tradition. De l'imprimante 3D aux églises de village. a échange, ça partage, ça interagit, ça compare, ça invente, ça VIT et ça BOUGE.

Internet est redevenu ce qu'il a toujours été, pour qui sait explorer en dehors des lieux communs et du commerce : une caisse de résonance d'une nouvelle société, qui est en train d'émerger « en dehors du radar » pour reprendre l'expression de Jacques-François Marchandise dans sa brillante conclusion au Forum des Usages Coopératifs de Brest (du 1 au 4 juillet 2014). Pendant ces jours ont fourmillé des exemples d'actions « positives » et de partage de bonnes pratiques. Michel Briand qui vient de quitter son poste d'élu à Brest est à l'origine du Forum qu'il a souhaité comme « un lieu où les faiseurs se rassemblent » Il a guidé Axelle Lemaire, secrétaire d'état au numérique dans les ateliers citoyens. Le thème cette année était  Territoires et dynamiques contributives, la coopération en marche. Le retour d'expérience sur une politique publique du numérique à Brest permet à Michel Briand d'esquisser un: "Premier pas vers une gouvernance contributive" en impliquant les personnes et en "changeant la posture des élus et services qui deviennent animateurs plus que prescripteurs." Le bouillant Jean-Michel Cornu donnait des clefs pour travailler en collectif sans se prendre la tête, expérience gagnée via la plateforme en ligne "des idées issues de l'intelligence collective" Imagination for people. Imagination for People vous propose une plateforme collaborative multilingue en mode open source dédiée à l'innovation sociale et à la créativité citoyenne."

Encore plus récemment Jacques Attali a réuni lors du Positive Forum Economy au Havre du 24 au 26 septembre 2014 un bouquet d'actions émanant « de la base », c'est-à-dire « des gens », qui se prennent en main et décident de faire bouger les lignes ou de changer leur vie, prélude à changer le monde. Des exemples de chefs d'entreprise rodés, de start-ups à succès de l'économie collaborative mais aussi d'initiatives spontanées parce que nécessaires dans le désert africain ou la banlieue parisienne. Nous reviendrons plus précisément sur ce Forum stimulant et documenté.

Un atelier collaboratif au Forum de Brest

ll y a aussi, selon Cyrille Giquello du Pôle CoopAxis à  l'exemple du logiciel libre qui fonctionne de façon planétaire et a ouvert la voie d'un mode de fonctionnement réussi où la compétition s'efface pour laisser la place au bien commun. Hébergé par une pépinière d'entreprises et voisin d'une future « cantine numérique » de Tours, le Pôle CoopAxis (Pôle territorial de coopération économique, PTCE) a adopté un mode de fonctionnement non vertical, ouvert et transparent, dans l'objectif de favorise l'innovation sociale par le numérique.«´un écosystème constitué d´acteurs et d´outils animés par une structure collective. » Même ouverture d'esprit pour les voisin la Scop Artefacts ou le  Cresol (Réseau d’Economie Solidaire), qui a pour mission de diffuser l'économie sociale et solidaire (ESS) et qui propose des actions dans le cadre de la manifestation nationale du mois de l'ESS en novembre. On pourrait multiplier les exemples d'initiatives locales innovantes un peu partout en France : Rennes, Strasbourg, Brest et aussi en milieu rural où les écoles de code et les tiers lieux fleurissent. Start-up week-end, coding goûter, code à distance, webschool, école numérique au vert, tels sont les mots teintés d'anglo-saxon dont les jeunes entrepreneurs couvrent le territoire. Ces expériences s'appuient sur le numérique et fonctionnent en réseau de cooptation, maillant les territoire de points d'action à identifier et suivre.

«Aux actes, citoyens !»

« Avec la diffusion des supports numériques mobiles, la relation de la population au pouvoir est radicalement modifiée : la démocratie devient possible. » analyse Florence Durand-Tornare dans son article « Élus, dormez tranquilles, les citoyens connectés veillent !de Liberation du 6 octobre 2014.Sur internet et ses dérivés, cette nouvelle démocratie se joue déjà en direct et par «le bas» en créant des mouvements d’opinion et de l’interaction horizontale. Loin du marketing politique, de ses méthodes descendantes et de la sondocratie, des citoyens créent des liens et des repères pour agir localement. »

Que les citoyens agissent et à une échelle nationale est encore très loin d'être repéré et pris au sérieux pas les partis et par le monde politico-médiatique. Deux France semblent se superposer, l'une « officielle » et l'autre plus souterraine mais bien plus porteuse de valeurs et surtout capable de prospective ! Inventer les usages de demain, les emplois de demain.

« Mulhouse c'est vous ! »Le Forum Libération de Mulhouse les vendredi 24 et samedi 25 octobre 2014 à la Filature, le Forum va dans quelques jours aborder ce qui devrait être aborder par les partis politiques et ne l'est pas : la participation des citoyens à la vie politique. Parmi thèmes abordés « La société civile ne cesse d'inventer des formes d'engagements qui dépassent le militantisme traditionnel. » ou encore La démocratie en réseau Internet décuple les possibilités d'information et d'action des citoyens dans la ville. Et aussi La confiance règne !Tentons de comprendre les raisons du pessimisme qui accapare notre société, et inversons la tendance !

Déjà de nombreux articles vont dans ce sens : «Empowerment»et «community organizing» peuvent remobiliser les quartiers » prédit Réda Didi du Think Tank « Graines de quartier ». Autre Think Tank et proposition positive de Alexandre Jost : « Face à la défiance des hommes vis-à-vis de leur avenir, la Fabrique Spinoza, formule une proposition : celle de définir collectivement un cap de société vers le bonheur citoyen ; pour réenchanter le climat social et générer un dynamisme économique.»

Et si le monde officiel de la politique continue à s’agripper à ses places ; à l’obsession d’occuper ou de retrouver le pouvoir ?demandent Sandra Laugier professeur de philosophie et Albert Ogien -, il est à craindre qu’on n’entende bientôt les slogans qui ont résonné sur tant de places du monde : «Vous ne nous représentez pas», ou tout simplement : «Dégage !»

On voit qu'il n'est plus possible de perpétuer les « silos verticaux » de notre monde politique. Au moment où la défiance envers les élus actuels s'avère croissante, il y a un nouveau rôle enthousiasmant pour une classe politique rajeunie, renouvelée ou éclairée. Et peut-être féminisée.

Janique Laudouar

Quelques lieux qui bougent en territoire rural (à proximité de la Ménagère)

La Mutinerie Village et ses mutins,  Simplon numérique (Eure et Loir) école de programmeurs au vert.

Le Télécentre de Boitron (Orne) et sa formation de 6 mois de codeurs à distance

La Ruche qui dit oui permet de vous réunir pour acheter directement aux producteurs de votre région.

Ecopertica : centre de ressources sur l'éco-construction dans le Perche.

A noter le Codel (28), qui a proposé  le lundi 13 octobre à Chartres un événement "business contact" mettant en valeur les entreprises innovantes.Ici Elokence "solutions intelligentes de dialogue homme-machine", ici Akinator le Génie du Web.

Et toujours en Région Centre présentation du mois de l'ESS le 30 octobre à Orléans : L’Observatoire de la CRESS Centre  rendra compte d'une étude sur les filières d’avenir à explorer en région Centre. Economie verte (réemploi, écoconstruction, etc), tourisme, culture, numérique, mobilité, circuits courts ou encore silver économie et formation, pour permettre aux acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire (associations, coopératives, mutuelles, etc.) d’investir ces filières."

Quelques lectures (à compléter)

Devenir soi de Jacques Attali

"Le Principe démocratie : enquête sur les nouvelles formes du politique», La Découverte 2014. Sandra Laugier et Albert Ogien

Vers la sobriété heureuse Pierre Rahbi

Renverser l'insoutenable Yves Citton

Éloge de l'anormalité Mathieu Pigasse

Quelques liens qui font bouger les lignes (à compléter)

imagination for people : "Plus de 2500 projets en lien avec l’innovation sociale sont déjà référencés dans 75 pays.

democratieouverte.org, vers plus de participation et de transparence

mondepute.fr

mercredi, septembre 24 2014

"L'émergence des communaux collaboratifs" (Jeremy Rifkin)

« Le capital social deviendra beaucoup plus important que le capital économique ou financier » (Jeremy Rifkin)

"L'émergence des communaux collaboratifs"

Nous le pressentions, nous l'écrivions, nous le constations : l'économiste Jeremy Rifkin, économiste, prospectiviste, le formule de façon claire «  le capital social deviendra beaucoup plus important que le capital économique ou financier. » Dans un entretien à Telerama, à l'occasion de la sortie de son nouvel essai « La Nouvelle Société du coût marginal zéro", il donne cet exemple de l'enfant qui partagera ses jouets plutôt que de les posséder. « Il apprend en effet « naturellement » que les jouets ne sont pas des objets que l'on possède mais des expériences auxquelles on accède pour un temps donné, et que l'on partage avec les autres. Il se prépare en fait, dès son plus jeune âge, à l'économie du partage qui l'attend. »

Accéder à des expériences demandera une agilité à capter les flux et l'information, à fabriquer rapidement du lien et des connexions, à savoir « bricoler » tant au sens sociologique du terme qu'au sens pratique avec les Fab Labs. Cette formation n'est pas dispensée à l'heure actuelle, d'où le grand désarroi des politiques publiques, tant l'éducation nationale que les structures chargés de l'emploi qui tablent encore sur un hypothétique « retour de la croissance » ou « pouvoir d'achat des ménages. » qui relève d'une économie du XXème siècle et qui freine plus qu'elle ne soutient.

Les gouvernances européennes peuvent-elles encore ignorer l'économie de partage ?

Comment nos gouvernances ignorent-elles à ce point ce que la société civile commence à pratiquer ? Car on a beau chercher dans les communiqués de presse, dans les débats politiques et économiques, dans les médias , on voit peu de commentaires sur l'économie de partage. Pourtant va bientôt avoir lieu le mois de l’Économie sociale et solidaire en octobre et novembre qui fera écho aux initiatives locales dans toutes les régions. Pourtant le Forum des usages coopératifs à Brest en juillet a montré la voie. Pourtant la communauté OuiShare qui se fait l'écho de cette économie a été reçue à Matignon. Pourtant Jacques Attali via Planet Finance organise le LHFForum, forum de «l'économie positive » au Havre du 24 septembre au 26 septembre 3 jours de conférences et ateliers pour découvrir les idées et projets innovants et durables de près de 450 entrepreneurs sociaux, dirigeants d'entreprise, responsables politiques, artistes, universitaires ou encore citoyens engagés.

Il n'est pas anodin de savoir que Jeremy Rifkin travaille avec Angela Merkel sur certains sujets.

Et pendant ce temps là, en France, Gérard Larcher brigue la présidence du Sénat et les médias s'emparent du retour de Nicolas Sarkozy...Sommes nous condamnés à ce débat français déconnecté, ou allons nous nous nous emparer du futur en agissant?

Jeremy Rifkin au Cube ce soir 24 septembre 2014

    L’émission est en direct sur plusieurs sites dont Les Rendez-vous du Futur. Elle sera retransmise également dans quelques lieux relais dont la Maison écocitoyenne à Bordeaux, et l’école Telecom Management à Paris.

-       Les internautes pourront poser des questions via le tchat et twitter (#rdvf)

-       Il y aura quelques surprises dans l’émission…

-       Nous avons le plaisir pour cette soirée exceptionnelle d’avoir comme partenaires : Triple C, le Forum Changer d’Ere et l’institut des Futurs Souhaitables.

samedi, septembre 1 2007

Libre!

Libre de participer aux blogs thématiques de la Commission sur la Libération de la Croissance Française (« participer », ça vous rappelle quelque chose ?)  présidée par Jacques Attali sur le site Libération de la croissance.Elle a « pour mission de rechercher les moyens d’améliorer la compétitivité et la productivité de l’économie française afin d’assurer une meilleure insertion de la France dans l’économie mondiale et européenne. »

Vous serez aux côtés de Jean-Noël Tronc, Directeur général d’Orange France, Anne Lauvergeon Présidente du directoire d’Areva, Théodore Zeldin, historien sociologue spécialiste de la France ou encore Eric Labaye, Directeur général de McKinsey France. Entre autres.

Dèjà une floppée de contibutions sur le blog « valorisation de la recherche, innovation et création d’entreprises ». La Ménagère sera attentive…et peut-être citera quelques « bonnes feuilles » ou « bons billets ».

 Comparaison : la croissance indienne a atteint 9, 3 % en juin 2007 (source La tribune)

mardi, avril 24 2007

Jacques Attali approuve l'appel de Ségolène Royal vers Bayrou : sur son blog et sur Europe1 il salue "Le printemps français"


Selon un des français anonymes qu'on entend dans les émissions "participatives", et qui s'apprête à voter à nouveau Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a un programme pour la France, mais Ségolène Royal a un programme pour la France ET les français. Assez juste, cette parole de français : ce dont la France a besoin est d'un Président qui s'occupe au moins autant des français que de la "grandeur de la France", de leur souffrance comme de leur esprit d'entreprise, de leur frustration comme de leur sens de l'innovation,  une France qui en a plus qu'assez d'être freinée et contrainte par ses dirigeants,  et en ce sens l'expression de Nicolas Sarkozy "la France exasperée" est bien choisie, mais cette expaspération est "de gauche" également, assez d'une classe politique et d'un état qui n'ont pas su se moderniser au rythme de la frange de la société civile la plus innovante et dynamique, plus intuitive et prospective aussi que ses hommes politiques. Ségolène Royale a su capter ce désir de changement des français, être à leur écoute, il faut qu'elle l'élargisse et qu'elle le mette en mots encore plus forts et encore plus audacieux.

C'est aussi l'avis de Jacques Attali, interviewé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 ce mardi  24 avril dans "La Matinale des candidats": "le retard de la classe politique sur les Français vient enfin d'être comblé". Lui qui est à la fois ami de Nicolas Sarkozy et admirateur de la personnalité de Ségolène Royal ne conseille personne (il part en Inde pendant une semaine pour Planète Finance) qu'il dirige. Mais croit sur son blog  à un Printemps français:

« Le Printemps français », au fond c’est la mort des dinosaures (parti communiste, FN) avec des partis de gouvernement en situation de représenter le pays, grâce au réalisme des électeurs.  La modernisation tient à l’action des français et la classe politique était en retard : modernisez l’état !

Il répète (voir billet précédent) que l'élection se fera sur la personnalité, le caractère, la compétence du candidat, plus que sur un programme. Il juge "très habile et très cohérente la proposition de Ségolène Royale" à François Bayrou, elle agit dans la transparence, en "femme libre", la marque de son style. Il avait déjà noté lors le discours le 22 avril : " elle est en contact direct avec les Français".

Ségolène Royal est  celle qui qui aura fait "bouger les lignes "de la classe politique dans son ensemble,  en ne se reposant pas sur les mécanismes de parti les plus routiniers, et sur ceux qui ont été rejetés par les français, une gauche trop libérale (avec un zeste de gauche caviar...) et surtout trop "déjà vu". Elle a épuré la gauche de ses "clichés de gauche" qui avait exasperé les électeurs de gauche de 2002, elle a su reconquérir les classes moyennes qui avaient été abandonnées au profit des plus désherités.  Elle qui a su s'entourer pour arriver au premier tour d'une équipe aux concepts innovants, devra faire savoir qu'elle va s'entourer en tant que présidente d'hommes et de femmes "nouveaux"...peut-être avec un soupçon d'hommes et de femmes "expérimentés"... pour rassurer. Le "mix" est complexe et risqué,  entre innover et rassurer, la marge de manoeuvre est étroite, mais le second tour est "jouable", comme elle l'a dit  elle-même, avec  lucidité et combattivité.

Alors restons en effervescence, en mots et en actions, pour la France du changement, la France Présidente à l'écoute des français!