Le blog de la ménagère

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Tag - La Revue du Cube

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mardi, novembre 29 2016

Social Good Week 2016 : on participe!

Participez à la Social Good Week 2016, découvrez le programme:
http://www.socialgoodweek.com/programme/

Rejoignez le web social et solidaire et découvrez les dizaines d'événements prévus partout en France du 30.11 au 06.12.2016. "La Social Good Week, c’est une semaine d’événements partout en France pour encourager, fédérer et mettre en lumière les initiatives qui mettent le numérique au service de l’intérêt général." Propulsée par HelloAsso et tous ceux qui ont proposé des événements.   Janique Laudouar

En savoir plus : lire le manifeste.

Découvrir le programme:

Lancement 30 Novembre 18:30 · Liberté Living-Lab · Paris, Ile-de-France, QG 2016

Un programme participatif

Le 30 Novembre : de l'apprentissage du code (Ateliers d’initiation au code animés par des étudiants de la Web@cadémie ), au potager qui « se refait une beauté » à la Recyclerie dans le 18ème, en passant par une matinée de réflexion de HelloAsso et Facebook, le numérique au service de l’éducation et de la formation, et web-pratiques : coding, logiciels libres, blog et site internet, etc. la mission est remplie. le numérique au service au service de l'intérêt général, trop souvent oublié dans les programmes politiques. C'est encore la société civile et les associations qui semblent au plus au plus proche du « web social et solidaire », retour à l'éthique original de la création d'Internet et du Web,

Jusqu'au 7 décembre, entrainez-vous à devenir un citoyen agile. Plus de 80 événements au programme de la Social Good Week !

"Qui vous représente le mieux?"

C'est #MAVOIX qui ouvrira la soirée de lancement le 30 novembre 2016 au Living Lab, Paris, une présentation à 4 voix de contributrices actives  : pourquoi et comment hacker l'Assemblée nationale en 2017? La Ménagère y participe.

"#MAVOIX, c'est quoi ? C'est une expérimentation démocratique qui vise à « hacker » l'Assemblée Nationale en juin 2017, faire entrer des citoyens volontaires et tirés au sort qui relaieront les décisions des citoyens à travers une plateforme de vote électronique en logiciel libre. #MaVoix ce sont des citoyens et citoyennes qui co-construisent la gouvernance de façon organique. Pas de porte parole, pas de chef."et Action! " Nous allons lancer les appels à candidatures pour les futur.e.s député.e.s de façon imminente : oui, vous, vous ici, pourrez y participer !Nous préparons des formations pour les futur.e.s député.e.s et les citoyens acteurs des lois et nous continuons à co-construire les outils qui nous permettront d'agir une fois les députés en place, à l'Assemblée Nationale."
#MaVoix a déjà eu une expérience concrète du vote en  participant au printemps 2016  à des législatives partielles organisées à Strasbourg et obtenu 4.25% des voix, pas mal!

"Faire société – Quel sens?"La Revue du Cube n°11 lancement émission débat  le 1er décembre 19h30, pour participer 

La Ménagère participe  : "La Société du bien vivre"

Le 1er décembre lancement au Cube à Issy-les-Moulineaux en partenariat avec la Social Good Week du n° 11 de la Revue du Cube sur le thème ."Faire société, quel sens?" . la problématique énoncée par Nils Aziosmanoff, président du Cube "Quel Sens ?"  est le point de départ de contributions d'auteurs venant d'horizons divers.  "Si les infrastructures réseaux sont au cœur de la nouvelle économie, les investissements publics mobilisés posent la question de la réelle plus value sociale, citoyenne, culturelle ou éducative qu’ils produisent à l’échelle locale. Le changement n’est pas une fin en soi, il n’est qu’un outil pour agir. C’est donc bien le progrès humain issu de la révolution numérique qui est questionné."

Lancé dans le cadre de la Social Good Week le 1er décembre, avec un plateau qu'on peut suivre en direct et auquel on peut bien sûr participer, et commenter via twitter. La Ménagère a participé à ce numéro très attendu de La Revue du Cube avec un article "La société du bien vivre".
"Comment se dégage le sens dans la multitude d’initiatives et d’efforts individuels et collectifs ? C’est peu à peu, pas à pas, que le sens chemine et nous contamine. La multitude d’initiatives qui, à l’échelle planétaire, s’entrecroisent et s’échelonnent dans l’espace et dans le temps, pose un objectif commun : retrouver du sens à nos vies. Des actions qui semblent dispersées sont les pièces d’un gigantesque puzzle, le paysage d’un monde nouveau qui commence se dévoiler où l’intelligence collective et le pouvoir d’agir deviennent des réalités."

Et à propos des élections, sujet d'actualité,on retrouve Julien Letailleur, une récente rencontre avec ce candidat virtuel et fictif à la Présidence de la République, donnait lieu à des ateliers où s’ébauchait la problématique d’un État agile.

Un personnage symbolique se veut un simple porte-voix des propositions citoyennes, réunissant autour de lui des entrepreneurs du numérique, des acteurs de l'innovation publique, mais aussi tout citoyen (connecté) de bonne volonté. 


Autre aperçu des contributeurs
de La Revue du Cube :

http://cuberevue.com/category/quel-sens/perspectives-quel-sens

"Faire société – Manifeste de la Social Good Week", bien sûr,Léa Thomassin et Ismaël Le Mouël (photo ci-contre).

« Au bout des doigts le monde entier (« Empêcher que le monde se défasse ») Véronique Anger-de Friberg

Quelle sagesse, au présent et au futur, pour une humanité en mutation?  de Abdennour Bidar


http://cuberevue.com/category/quel-sens/point-de-vue-quel-sens

    Aux actes, citoyens !  Dominique Sciamma,  "Le territoire des « faiseurs » ne se limite évidemment pas qu’à celui des objets et de la matière, même si tout finit un jour par se matérialiser. La société elle-même devient l’objet de nos projets, et c’est au quotidien, et à nos échelles, que nous devons alors construire les conditions de nos relations sociales et de leur développement."

qui rejoint La Société du Bien vivre, Janique Laudouar, "Le temps est venu pour les citoyens de co-construire une société de « l’intérêt collectif et de la joie de vivre ».

«  Search for Terrestrial Intelligence – STI@home », Olivier Auber,

"L’existence de formes de vies extraterrestres intelligentes parmi les milliers de milliards de galaxies qui dansent dans l’Univers ne fait aucun doute"

D’une possible constitution intime du sens, Étienne Armand Amato..."Galopante innovation. Fabuleuse constellation d’étoiles filantes. Essaim de Réseaux tout en lumières et informations."

et deux échapées du Web Summit de Lisbonne Evénement incontournable des acteurs du numérique, le Web Summit, qui s’est tenu pour la première fois à Lisbonne (Portugal)
Le Web Summit 2016 surfe sur la vague des Social Good Tech,  Jeanne Bretécher et Flora Clodic-Tanguy

Sans oublier les «Presque Fictions » http://cuberevue.com/category/quel-sens/presque-fiction-quel-sens

Les Récifs : Le sens de la vie. (E-Th@ï- suite)

Yann Minh :  “Le sens de la vie, c’est la survie.” Portée par les spirales à 40° des flux de nanorobots, Leslie voltigeait en apesanteur dans le bain bio-modificateur qui transformait le corps parfait de grande femme guerrière qu’elle s’était choisie il y a plusieurs décennies.

Bref, vous aurez compris, la Social Good Week est faite pour VOUS, acteurs du changement et décidés à ce qu'il advienne.

Janique Laudouar


Les deux lieux cités
(mais il y en a beaucoup d'autres) :
Liberté Living Lab
https://liberte.paris/ 9 rue d’Alexandrie 75002 Paris
Le Cube : Le Cube, centre de création numérique20, Cours Saint Vincent - 92130 Issy-les-Moulineaux
Tél : 01 58 88 3000

mardi, mars 8 2016

Loi, travail et numérique : les ministres lisent-ils les rapports?

« On a manqué une occasion historique de repenser le travail au 21ème siècle » Diana Filippova Ouishare .  On parlera aussi du Travail ce soir 8 mars 2016 à Paris à la Mutinerie  "Human After All - #1 La fin du salariat" et table ronde "CPA" à Numa Paris animée par Diana Filippova et Arthur de Grave (Ouishare)

Travail : que fait-on de notre expertise numérique ?

« On a manqué une occasion historique de repenser le travail au 21ème siècle » Diana Filippova de Ouishare, auteur de La Société collaborative La fin des hiérarchies ( Ouishare 2015),lors de l'émission de Frédéric Taddéï Ce soir ou jamais dont le thème était " La loi Travail : un débat historique ?"Cette phrase de Diana Filippova explique l'ampleur de la controverse autour de la loi sur le travail. En 2016 cette loi sur le travail apparait comme étriquée aux yeux des experts du numérique, inadéquate pour les syndicats, et finalement inacceptable aux yeux de tous. Ironie, c'est Martine Aubry qui rappelle qu'une loi sur le travail ne peut faire l'impasse sur «les nouvelles technologies » et que « il faut parler de l'ubérisation de la société » 

Lors du Ouishare Fest 2015, axé sur la société collaborative, nous écrivions « Consommation collaborative, open source, plate-formes, makers, fablabs, coworking, crowdfunding, impact, monnaies alternatives, gouvernance horizontale, holocratie, démocratie liquide » le champ lexical de la « sharing economy » a peu de chance de rencontrer celui du « retour de la croissance » de l'économie traditionnelle. »

Ouishare Fest 2016 fera le point, avec, nouveauté, une organisation interne reposant sur la technologie blockchain. «Internet a permis l’émergence de formes d’organisation où la valeur n’est plus produite par une entité centrale, mais par tout le monde. Les intermédiaires coordonnent les individus et agrègent la valeur en un service. » (Primavera de Filippi, expert blockchain).Nous avons des chercheurs, nous avons des think tanks de tout bord. Citons The Family, avec la publication de Nicolas Colin et Henri Verdier qui a fait dateL'âge de la multitude: Entreprendre et gouverner après la révolution numérique (2012, Armand Colin). Le collectif Les 100 Barbares, qui avaient réagi pour la prise en compte des entrepreneurs du numérique. Nous avons des pionniers comme Le Cube à Issy-les-Moulineaux qui propose Les rendez-vous du futur et édite la revue prospective La Revue du Cube.  "Vous ne perdrez pas vos 59' à regarder cet échange vidéo entre 2 pointures", nous recommande Xavier de Mazenod : Michel Serres et Bernard Stiegler débattent pour la revue Philosophie. Parmi les philosophes qui ont écrit sur le sujet, Bernard Stiegler, « L'emploi est mort, vive le travail » Nous avons la French Tech, nous avons des écoles du code, même en milieu rural, Nous avons des Commissions, nous avons des Délégations, nous avons des Hautes Autorités et des Hautes Ecoles, de multiples débats sur la place publique initiés par des trentenaires actifs et entrepreneur.  Que fait-on de l'expertise de notre écosystème numérique ?

Loi sur le travail et numérique : les ministres lisent-ils les rapports qu'ils commandent ?

On pourrait en douter . On peut lire sur le site du Ministère du Travail : « Le DRH d’Orange, Bruno Mettling, a remis mardi 15 septembre son rapport « Transformation numérique et vie au travail » à Myriam El Khomri, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. » 36 préconisations. L’auteur du rapport voit la transformation numérique comme « une opportunité pour permettre la mise en place progressive de nouvelles organisations du travail plus transversales, plus souples, de nouveaux modes de fonctionnement, plus coopératifs et plus collectifs ». Puis, c'est Benoît Thieulin, entrepreneur (Netscouade) et expert, qui lui succède en tant que Président du Conseil National du Numérique à l'époque. 20 recommandations. « A l’occasion de la remise du rapport “ Travail, Emploi, Numérique, les nouvelles trajectoires ” à Myriam El Khomri le 6 janvier 2016, le Conseil national du numérique (CNNum) présente 20 recommandations pour ouvrir de nouvelles trajectoires au travail et à l’emploi à l’heure du numérique. » Trois axes : "Quels nouveaux métiers, quelles nouvelles compétences et comment conduire la transformation numérique des entreprises ?"quelles sont les pratiques des services publics dans le monde". « Comment l'automatisation et la numérisation des activités agissent-elles sur le travail et ses conditions ? »

Tenir compte de la métamorphose décryptée dans les rapports, cesser de nommer crise un changement de paradigme, analyser le travail dans le contexte d'une mutation majeure, les solutions sont en grande partie dans l'écosystème numérique que nous avons tous contribué à bâtir.

Janique Laudouar



lundi, septembre 14 2015

Nouvelle Démocratie : la relève politique

"Vite, faites entrer les barbares" : "la démocratie face à la révolution numérique, transformer les relations entre la puissance publique et les citoyens" "réinventer les élections" étaient parmi les thèmes de la conférence sur la démocratie de Nicolas Colin du 9 juillet 2015 à The Family en partenariat avec l'Institut Montaigne. Qui sont les "Barbares"? A l'origine des entrepreneurs du numérique décidés à "débloquer la France". Une élite éclairée et rompue au digital, certes, mais cet automne c'est la société civile "ordinaire" qui partout en France semble vouloir se mettre en ordre de marche et "hacker" la démocratie.

La société civile en ordre de marche pour renouveler la politique

Il y a quelques mois, ils étaient encore invisibles. « Hors du radar ». Mais en cette rentrée politique, impossible de les ignorer. Qui ? Nous, vous et moi, la société civile, citoyens qui agissons, porteurs de nouvelles valeurs. Il y a plusieurs mois nous les annoncions. Ils sont là et bien là. Et pas seulement en France. Le phénomène est international. Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, DemocracyOS s'étend dans le monde, El partido de la Red en Argentine, Islande, Tunisie. Et il sonne comme un avertissement. Et un espoir : une renaissance politique.

(Image : à OuishareFest 2015 trois femmes en politique  , Pia Mancini DemocracysOS, Léonor de Roquefeuil, Voxe, Primavera de Filippi (chercheuse expert blockchain), discutent des plateformes numériques!

L'émission C dans l'air le 25 août sur la 5 avait pour sujet «La tentation Varoufakis», citant l'ex ministre grec comme exemple de dissidence des gouvernances classiques. Sur le plateau seule Corinne Lepage semblait avoir conscience de la profonde mutation politique en marche « "On est au début d'une uberisation de la politique". Et de décrire une classe politique « hors sol » qui continue à penser en terme d'échéance électorale. Quand elle souligne le foisonnement de mouvements porteurs d'idées en marche et d'actions en cours, immédiatement l'un des intervenants les qualifie de « populisme », et de masquer par une connotation négative son incompréhension du phénomène. Car le plus stupéfiant c'est qu' « ils » ignorent l'explosion ou font semblant de l'ignorer. « Ils », le pouvoir, la classe politique « classique », les élus, les « élites déconnectées », bref le petit monde politico-médiatique, celui qui devrait être le plus informé, le plus à l'écoute

« Pas sans nous ! »

« Pas sans nous !» (nom de la Coordination Nationale « Pas sans nous »http://www.passansnous.org ) semble être le cri du cœur des citoyens las des lois qui continuent à tomber comme des couperets sans consultation autre que le traditionnel va et vient entre Assemblée nationale et Sénat. Las des annonces non suivies d'effet. Las du dysfonctionnement récurrent d'une administration « centrale » demeurée par nature conservatrice, dont la force d'inertie exaspère. Las d'une justice dont la lenteur et les délais hors norme ne semblent jamais remis en cause. Las enfin des mesurettes là où ils attendaient des changements structurels. Les gouvernances semblent devenues peu à peu inadaptées pour faire face au monde présent et au monde qui vient. C'est à la fois un constat politique mais aussi un ressenti exprimé ou tacite dans les populations qui ne sentent pas écoutées et dont les préoccupations prioritaires ne sont pas prises en compte.

Avant l'été plusieurs débats et séminaires ont dénoncé cette fausse démocratie et la nécessité d'aller vers un autre type de gouvernance, une nouvelle démocratie. « Les vieilles pratiques démocratiques se périment à toute vitesse et l’essoufflement de notre modèle politique appelle une réponse, sous peine de voir les mouvements contestataires se multiplier. » prédit Nicolas Colin co-fondateur de The Family où avait lieu la conférence très suivie « Les barbares attaquent...la démocratie » en partenariat avec l'Institut Montaigne. Etaient intervenants,Thierry Favre, fondateur de Democratech, Arthur Muller, Co-founder de Liegey Muller Pons,Camille Vaziaga, déléguée générale de Renaissance Numérique.  Le Forum « Changer d'ère » organisé à la Villette donnait des pistes concrètes et exposait les solutions expérimentées par les citoyens. Joël de Rosnay et d'autres y présentaient un avenir imaginatif et porteur d'espoir. Joël de Rosnay figure parmi les contributeurs de La Revue du Cube avait choisi pour thème de son dernier numéro #8 de mai 2015 « Révolution positive ». Le prochain thème sera encore plus précis : « Refondation ». « Le 14 juillet 2015, le Conseil économique social et environnemental (CESE) et l’Institut des Futurs souhaitables se sont unis pour mettre en lumière ces héros et héroïnes, ces « révolutionnaires positifs » . « 150 collectifs porteurs d’une vision alternative, optimiste et inclusive de l’avenir » http://congresdufutur.org/     

La nouvelle démocratie : la relève politique est assurée

Croire en la refondation de la démocratie, oui mais avec qui ? Et là c'est plutôt réjouissant car la relève semble assurée. Face au déluge législatif, lois ficelées à la hâte et qui révèlent ensuite leur inadéquation au «terrain » et leurs failles, Parlement & citoyens propose la co-gouvernance et la co-construction des lois. Avec certains élus conscients de la nécessité de co-gouverner. Une nouvelle plate-forme en ligne et son mode d'emploi permet de s'inscrire et de faire des propositions. Des députés ont rejoint le projet. Le rapport du maire-adjoint de Lille à la secrétaire d’État en charge du numérique Axelle Lemaire prône un véritable « partenariat public-privé-population ». Mais ces préconisations seront-elles adoptées par le gouvernement? Les collectifs, eux, sont libres d'agir MAINTENANT. Démocratie Ouverte grandit vite et de vient de fusionner avec le groupe animé par Michel Briand, Gouvernance contributive. Selon Armel Le Coz : «D’une poignée de co-fondateurs passionnés et de porteurs de projets démocratiques » le mouvement fédère de « de plus en plus de citoyens qui cherchent des espaces pour s’engager et agir concrètement en faveur de la transition démocratique. » VOXE recrute et cherche des passionnés de démocratie participative « intéressés par la politique, autonomes et qui ont envie d'agir dans la transition démocratique. » La transition se prépare dès maintenant : « en 2017, nous n'avons pas envie de voter pour vous » déclare https://democratech.co/ «  Autre collectif, Regards Citoyens, dont les membres « se sont rencontrés sur Internet dans un désir commun de proposer un accès simplifié au fonctionnement de nos institutions démocratiques à partir des informations publiques. » « Inventer la démocratie du XXIe siècle, un débat à la fois: DemocracyOS arrive en France. « Ré-inventer la Démocratie c'est possible. Partons à la rencontre d'idées, de personnes, d'outils, pluriels et innovants » affiche DEMOS XXI le web-documentaire qui espère réunir les fonds sur Kiss kiss bang bang.

L’Institut des Futurs souhaitables « participe de cette dynamique à un moment clef où partout dans le monde, les porteurs d’innovations concrètes se révèlent et se rassemblent. » Le tirage au sort est un dispositif qui revient souvent comme alternative à la démocratie représentative. Etienne Chouard milite depuis longtemps en sa faveur, et pour l'écriture d'une nouvelle constitution écrite par les citoyens. En Belgique « Le député Peter Vanvelthoven, c’est son nom, veut que les sièges du sénat ne soient plus occupés que par des citoyens tirés au sort ! » Le collectif #MaVoix (lancé au printemps) par Quitterie de Villepin souhaite aussi le tirage au sort. Une simple page sur Facebook au printemps a fait boule de neige. On peut y lire le manifeste du collectif qui lui aussi grandit. Des députés volontaires éduqués par des MOOC puis ensuite désignés par tirage au sort pour défendre les demandes citoyennes. Dans #MaVoix, des compétences, des têtes bien faites comme Valentin Chaput qui pratique l' « open source politics » transparence, échange d'information, réunions ouvertes grâce à l'application meet up. DEMOS réclame une chose simple : 6 Lois par an, décidées par et pour le peuple. Les citoyens exigent le remplacement du Sénat par des Assemblées Démocratiques dont les membres pourront être vous et moi. Mais cette « chose simple » est-elle souhaitée par les gouvernants en place ?

Et pendant ce temps là...la classe politique

« Et pendant ce temps là », écrit Jacques Attali dans l'Express du 26 août au 1 septembre, « la classe politique prépare benoitement sa rentrée sur le mode le plus traditionnel et le plus éloigné des enjeux -bref le plus nul, le plus indigne du pays. » Cynisme, ignorance ou indifférence, le manque d'écoute de la société civile devient criant et le silence des élus assourdissant face à l'explosion des aspirations et actions citoyennes. « Ici à Brest en fin de mandat la gouvernance contributive et l'innovation sociale ouverte ont été inscrites dans le programme de l'équipe élue. Mais dans la réalité, très peu d'élus s'approprient ce changement de paradigme vers une société contributive » nous dit Michel Briand, membre du Conseil national du numérique, initiateur du Forum des Usages Coopératifs à Brest qui en en 2014 avait anticipé la mutation politique et le nouveau rôle de l'élu. « Ceux qui gouvernent n’ont pas intérêt à soulever la question du bon gouvernement. Gouverner aujourd’hui, c’est essayer de survivre, c’est séduire. L’intérêt des gouvernants est de rester dans une telle conception archaïque du pouvoir comme propriété personnelle, comme outil de manutention des esprits et d’élimination des adversaires. »constate Pierre de Rosanvallon, professeur au Collège de France auteur de nombreux ouvrages sur la démocratie et fondateur du projet« Raconter la vie », donner la parole aux « invisibles »,  « pour remédier à la mal-représentation qui ronge le pays. » Il vient de publier « Le Bon gouvernement ». « Le centre de gravité est aujourd’hui la relation gouvernés-gouvernants. »

Et Demain? 

« Facebook a compté un milliard d’utilisateurs connectés en un seul jour » soit « 1 habitant de la terre sur 7 »(http://www.presse-citron.net/lundi-un-habitant-de-la-terre-sur-sept-etait-sur-facebook/. La civilisation du numérique rend caduque l'actuelle relation gouvernants avec tout pouvoir, gouvernés qui subissent. Avec l'arrivée d'Internet en France l'interactivité est entrée depuis 20 ans dans les usages des citoyens qui sont mûrs pour une vraie démocratie qui inclut leur participation et leur expertise. « Chacun, citoyen, journaliste, webmaster ou autre peut s’emparer de la plateforme et l’enrichir. » affiche Voxe. « Parlement & Citoyens «  permet aux citoyens et aux parlementaires de rechercher ensemble les solutions aux problèmes de notre pays » grâce à une plate-forme où il suffit de s'inscrire pour proposer ou commenter une loi. Une interaction permanente entre gouvernés-gouvernants, grâce aux plate-formes numériques et aux applications qui rend la fluide, est la nécessaire condition de la démocratie aujourd'hui.

Voxe.org est finaliste de GoogleImpactChallenge 2015. Vous pouvez voter : https://impactchallenge.withgoogle.com/france2015/charity/voxe

La 4ème édition du LHFORUM / Positive Economy Forum au Havre du 16 au 19 septembre 2015
http://positiveeconomy.co/fr/positive-economy-forum-le-havre-2015-2/

L'émergence des communs populaires http://tempsdescommuns.org/
http://tempsdescommuns.org/jardins-partages-en-communs/
  Festival francophone des communs du 5 au 18 octobre 

"Curieuses démocraties" Saillans, 18-20 septembre 2015 http://www.curieusesdemocraties.org/

http://www.ted.com/talks/pia_mancini_how_to_upgrade_democracy_for_the_internet_era?language=en

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20141219.OBS8339/start-up-ces-barbares-qui-veulent-debloquer-la-france.html