Le blog de la ménagère

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jeudi, avril 16 2015

2015, l'année de "l'empowerment?"

L'une des thématique du OUISHARE FEST 2015 du 20 au 22 mai 2015  : transition, la gouvernance horizontale et l'empowerment.
Et toujours l'économie collaborative...

L'empowerment et le numérique

" En terme de révolution par l’intérieur, la technologie numérique nous permet déjà d'envisager des changements radicaux des processus politiques et administratifs existants."Numérique, politique et démocratie : implosion et explosion annoncées",  par Léonore de Roquefeuil, Co-fondatrice de Voxe

« Les technologies d’aujourd’hui font qu’il devient possible de demander des comptes, et d’assurer la transparence »... » « De la même manière, nous souhaitons qu’il y ait une ouverture de toutes les données de ce qu’on appelle l’ « e-gouvernement ». Nous souhaitons la simplification : que les citoyens puissent eux-mêmes participer à cette simplification de l’action publique».  François Hollande, Allocution du Président de la République, - New York, Nations Unies – le 24 Septembre 2014

Empowerment :une notion anglo-saxonne liée à au numérique et à Internet  : "donner du pouvoir à..." Donner du pouvoir au citoyen afin qu'il prenne part à l'élaboration des lois qui le concerne, « c'est dans l'air », - mais pas à la télévision ! "Et si l'empowerment commençait par soi-même? écrit  Natacha Quester-Séméon, Journaliste, vidéo blogueus et entrepreneuse dans La Revue du Cube?. L'année 2015 sera-t-elle l'année de "l'empowerment?"

Janique Laudouar

Citoyens et politiques

Rendre le vote obligatoire, le remède miracle pour réconcilier citoyens et politiques ? C'est avec LES politiques que les français sont fâchés, et non LA politique. Le rapport de Claude Bartolome, Président de l'Assembée nationale (en téléchargement) Libérer l'engagement citoyen pour refonder le lien civique » a pour sous-titre « La République par tous et pour tous ». On peut y lire la proposition « Renforcer la démocratie participative, instrument de l'inclusion politique. » « Mettre en place une plate-forme numérique d’expertise bénévole mobilisable par les citoyens et les associations dans le cadre des concertations publiques. »Propositions louables, mais toujours conçues comme « partant du haut ».

Hors ces plate-formes existent, elles sont déjà mises en place par la société civile, il suffit à la gouvernance de les prendre en compte et de les inclure dans le processus démocratique. On peut citer Parlement & Citoyens qui dialogue avec les députés. "Parlement & Citoyens permet "aux parlementaires et aux citoyens de travailler ensemble"avec l'objectif de «restaurer la confiance" Les initiatives pullulent, et ce grâce au numérique. Pierre de Rosanvallon qui depuis longtemps le prédit « Au fond, être représenté, c'est avoir le sentiment que le monde politique donne un langage à ce qu'on vit. Ce n'est plus le cas, d'où la stigmatisation actuelle des élites. ». Bernard Stiegler poursuit inlassablement le décryptage d'un mode numérique via Ars Industrialis, Pierre Levy invente l'alphabet de l'intelligence collective. Aujourd'hui, il est clair que la chronique d'une mort est actée, et qu'il faut trouver des solutions de démocratie réelle et ouverte pour accompagner la démocratie représentative.


Débats et manifestations sur la démocratie citoyenne

Est-ce en rendant le vote obligatoire qu'on rénovera le « lien civique », Europe 1 qui aborde le sujet le 16 avril 2015, ou en faisant participer les citoyens à la démocratie « ils n'ont pas en face d'eux l'offre politique qui leur convient » critique Hervé Mariton député de la Drôme.  . On ne peut plus ignorer que les initiatives pour une démocratie impliquant directement les citoyens se multiplient. Parmi les plus attendues celle de Ouishare Festival, http://2015.ouisharefest.com/program dont la thématique traitera de la transition, la gouvernance horizontale et l'empowerment. L'instructive Conférence sur la participation citoyenne de Démocratie Ouverte à l'Assemblée nationale le 30 mars a été suivie de près par un débat à l'Université Dauphine avec les étudiants du master 2,  Armel Le Coz les ayant coaché sur la thématique . Affaires publiques « "Transformer la politique pour faire face à la crise: comment les jeunes réinventent-ils l'engagement politique tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des institutions locales?" avec Robin Reda, le plus jeune maire de France, Diana Filippova (Réseau d'entrepreneuriat social OuiShare), Agathe Cagé (Think Tank "Cartes sur Table" et l'Association des Jeunes de France). Ci-contre Robin Reda et Diana Filippova )

Parmi les manifestations récentes on peut citer Démocratie mise à jour, une restitution a eu lieu le 9 avril sous le haut-patronage de Corinne Erhel, députée des Côtes-d’Armor, et Laure de la Raudière, députée de l’Eure-et-Loir). 

Le 20 avril, le cycle de réflexion sur le numérique se conclut à Sciences Po, Terra Nova Etudiants  vous invite à débattre avec Thierry Mandon, Secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification, auprès du Premier ministre. Plusieurs thématiques dont « Gouvernement ouvert : "le numérique peut-il rénover les modes de participation citoyenne en garantissant une plus grande transparence des décisions politiques ? » Et parmi les manifestations récurrentes et pionnières, le Forum des usages coopératifs là Brest dont Michel Briand est l'infatigable animateur a dégagé de nombreuses pistes en 2014. Cette même année la Commission nationale du Débat Public avait organisé un colloque international « Le citoyen et la décision publique ». Le Cube à Issy-les-Moulineaux recevra le 28 avril Michel Bauwens dans le cadre des Rendez-vous du Futur

Les plates-formes de participation citoyenne

(non exhaustif...)

Quant aux plates-formes, elles sont trop nombreuses pour les citer toutes. Parlement & Citoyens a trouvé un modèle, et fait preuve de pédagogie en expliquant en images la démarche à suivre ,  Avec VOXE, n'importe quel citoyen peut contribuer à entrer les programmes politiques en ligne, ainsi qu'à ajouter du contenu enrichi.questionnez vos élus est opérationnel ..ainsi que La Quadrature du Net  les élus joueront-ils le jeu en répondant? Encore une :  DemocracyOS est une plateforme open source : libre, gratuite, indépendante, réplicable. "Son but est de favoriser la participation de tous à la fabrique de décisions politiques, à l'heure où internet a changé presque tous les aspects de notre vie quotidienne... sauf le fonctionnement de nos démocraties." Nos Députés.fr rend compte de l'activité parlementaire. On peut aussi citer les partisans du tirage au sort. Ou Etienne Chouard  et sa volonté de faire écrire la consititution par les citoyens. 

Altercarto est à la fois une mutuelle de données, d'outils et de méthodes ; et un réseau de partage d'expériences d'usages citoyens des données statistiques publiques localisées. Nous citoyens organise une « vigie » sur les dépenses publiques. Le magazine RNSL cite «  l’ambition des stat-activistes, ces militants de la donnée qui souhaitent mettre le chiffre au service de l’émancipation citoyenne ».

Qui a dit que nous n'avions pas de penseurs de la mutation, outre les pionniers du Net, les économistes, les philosophes,  des ouvrages récents décrivent cette énergie positive et ces "Révolutions invisibles" (Les Liens qui libèrent). dont le titre n'est pas sans rappeler les essais prémonitoires publiés par Eric Hazan (La Fabrique) par "Comité Invisible",  "L'insurrection qui vient", A mes amis".

Elles sont plusieurs à en faire le pari, Quitterie de Villepin, "Nous voulons notre place à la table des décisions", (Ma voix), Léonore de Roquefeuil qui écrit « Dans le futur, on peut raisonnablement imaginer que ces dynamiques qui facilitent l’émergence de groupes de citoyens voulant prendre leur place à la table des décisions pourraient à terme contribuer à faire exploser les partis pour aller vers une démocratie moins représentative et plus directe. Des signes nous indiquent qu’il est fort possible qu’en France, nous verrons cette folle promesse (ou menace ?) dès les élections législatives de 2017."

                                                                                                     Janique Laudouar


mercredi, septembre 24 2014

"L'émergence des communaux collaboratifs" (Jeremy Rifkin)

« Le capital social deviendra beaucoup plus important que le capital économique ou financier » (Jeremy Rifkin)

"L'émergence des communaux collaboratifs"

Nous le pressentions, nous l'écrivions, nous le constations : l'économiste Jeremy Rifkin, économiste, prospectiviste, le formule de façon claire «  le capital social deviendra beaucoup plus important que le capital économique ou financier. » Dans un entretien à Telerama, à l'occasion de la sortie de son nouvel essai « La Nouvelle Société du coût marginal zéro", il donne cet exemple de l'enfant qui partagera ses jouets plutôt que de les posséder. « Il apprend en effet « naturellement » que les jouets ne sont pas des objets que l'on possède mais des expériences auxquelles on accède pour un temps donné, et que l'on partage avec les autres. Il se prépare en fait, dès son plus jeune âge, à l'économie du partage qui l'attend. »

Accéder à des expériences demandera une agilité à capter les flux et l'information, à fabriquer rapidement du lien et des connexions, à savoir « bricoler » tant au sens sociologique du terme qu'au sens pratique avec les Fab Labs. Cette formation n'est pas dispensée à l'heure actuelle, d'où le grand désarroi des politiques publiques, tant l'éducation nationale que les structures chargés de l'emploi qui tablent encore sur un hypothétique « retour de la croissance » ou « pouvoir d'achat des ménages. » qui relève d'une économie du XXème siècle et qui freine plus qu'elle ne soutient.

Les gouvernances européennes peuvent-elles encore ignorer l'économie de partage ?

Comment nos gouvernances ignorent-elles à ce point ce que la société civile commence à pratiquer ? Car on a beau chercher dans les communiqués de presse, dans les débats politiques et économiques, dans les médias , on voit peu de commentaires sur l'économie de partage. Pourtant va bientôt avoir lieu le mois de l’Économie sociale et solidaire en octobre et novembre qui fera écho aux initiatives locales dans toutes les régions. Pourtant le Forum des usages coopératifs à Brest en juillet a montré la voie. Pourtant la communauté OuiShare qui se fait l'écho de cette économie a été reçue à Matignon. Pourtant Jacques Attali via Planet Finance organise le LHFForum, forum de «l'économie positive » au Havre du 24 septembre au 26 septembre 3 jours de conférences et ateliers pour découvrir les idées et projets innovants et durables de près de 450 entrepreneurs sociaux, dirigeants d'entreprise, responsables politiques, artistes, universitaires ou encore citoyens engagés.

Il n'est pas anodin de savoir que Jeremy Rifkin travaille avec Angela Merkel sur certains sujets.

Et pendant ce temps là, en France, Gérard Larcher brigue la présidence du Sénat et les médias s'emparent du retour de Nicolas Sarkozy...Sommes nous condamnés à ce débat français déconnecté, ou allons nous nous nous emparer du futur en agissant?

Jeremy Rifkin au Cube ce soir 24 septembre 2014

    L’émission est en direct sur plusieurs sites dont Les Rendez-vous du Futur. Elle sera retransmise également dans quelques lieux relais dont la Maison écocitoyenne à Bordeaux, et l’école Telecom Management à Paris.

-       Les internautes pourront poser des questions via le tchat et twitter (#rdvf)

-       Il y aura quelques surprises dans l’émission…

-       Nous avons le plaisir pour cette soirée exceptionnelle d’avoir comme partenaires : Triple C, le Forum Changer d’Ere et l’institut des Futurs Souhaitables.

mardi, mai 13 2014

PARTAGER

                                                                                           Débat au Cube sur le thème PARTAGER

"L’économie du partage est en outre fort intéressante parce qu’elle privilégie des échanges de nature nouvelle, qui permettent à l’usager de sortir de cette approche de consommateur que nous avons héritée du 20èmesiècle."
Ce n'est pas un homme politique qui parle ce langage que tout le monde attend, mais Carlos Moreno, Professeur des Universités, et expert de la ville intelligente. PARTAGER est le thème de la revue en ligne du CUBE # 6 http://www.cuberevue.com/, « création et société numérique ». Un e-book de cette série d'articles qui donnent les clefs du présent et du futur est prévu.

Partager

Sur le site du Cube on peut revoir le débat les points de vue exprimés par Cyril Dion, directeur de la rédaction du magazine Kaizen, co-fondateur et porte parole de l’ONG Colibris-Mouvement pour la Terre et l’HumanismeSylvain Kern, entrepreneur et fondateur de la Cité de la RéussiteHortense Gauthier / HP Process, artiste transmedia, directrice de Databaz, centre d’art expérimental à Angoulême.

Comme le formule Niels Aziosmanoff, président du Cube, centre de création numérique, « Après un voyage de deux cent mille ans, l’homo sapiens s’apprête à rencontrer son successeur dans la grande chaîne de l’évolution. » Un message qui devrait enthousiasmer la planète, mais curieusement le monde politique se refuse à entrer dans ce XXIème siècle. Partout en Europe ou presque on parle et encore de « crise » de « croissance », de « courbe du chômage », plutôt que d'employer un vocabulaire tonique et tourné vers l'avenir : monde en mutation, nouveau paradigme, tout ce qui est en marche depuis l'invention d'Internet, de l'intelligence artificielle, et des objets connectés. Dire que ce n'est pas une « crise » dont on verrait un jour la fin, mais un monde nouveau qui se profile. « Empathie, altruisme, partage, innovation sociale et co-créativité sont les forces vives d’une nouvelle nation transfrontalière » écrit encore Niels Aziosmanoff dans son édito. Voilà qui est loin de l'Europe telle qu'elle est et telle devenue et que les citoyens français refusent largement. Non par désintérêt, mais pour marquer leur désapprobation face à un déficit de démocratie. Informés ou pas sur l'imminence d'un nouveau monde, les citoyens sentent bien que l'ancien monde a vécu, et que l'Europe fait partie de cet archaïsme si elle continue à les tenir en dehors des décisions qui les concernent les citoyens européens.

Innover : les citoyens n'attendent plus les politiques

La nouveauté c'est que les citoyens n'attendent plus le monde politique. Ils innovent : de « l'habitat participatif » au partage d'appartement, de l'économie collaborative à l'écologie au quotidien, du crowdfunding à l'échange, ce sont dix mille initiatives qui ne sont pas aidées par les pouvoirs publics et qui rencontrent le succès, parfois même la fortune. Aujourd'hui si tant de français s'exilent, c'est parce qu'il ont pour interlocuteur une administration dont l'objectif a toujours été de conserver, et qui ne semble pas sur le terrain bousculée par le « choc de simplification » annoncé. L'administration fiscale a su se réformer et les français ont adopté la déclaration en ligne. Pourquoi l'éducation nationale ne peut en faire autant, alors que tant d'enseignants innovent? Le Cube a d'ailleurs su nouer très tôt des partenariats avec le monde éducatif incitant à l'usage du multimédia que semble découvrir chaque nouveau Ministre de l'éducation nommé. Les enseignants et inspecteurs avertis utilisent le numérique dès l'arrivée de l'Internet en France -quand l'administration centrale n'en était pas encore informée, péché suprême, et leur barrait la route. En vain : François Jarraud a fondé le Café Pédagogique en se fondant sur une communauté d'enseignants. Autrefois combattu, il est aujourd'hui enfin admis par les instances officielles et est devenu journaliste. A la question « Comment gérer le changement?" Le Café Pédagogique cite Emmanuel Davidenkoff sur France Inter. «  "Passer d'une logique de top down à une logique bottom up". C'est comme cela qu'on peut réellement impulser le changement dans l'éducation nationale ». « Et pourtant elle tourne » disait Galilée en parlant de la planète terre, Galilée forcé de se renier, pour ne pas être accusé d 'hérésie. L'arrivée du numérique permet d'affirmer ses convictions et de les vivre sans en référer à la hiérarchie.

Participer

« Un laboratoire planétaire maillant de multiples initiatives, pour co créer, cultiver et polliniser les bonnes pratiques, et distribuer les fruits abondants de l’intelligence collective ». L'utopie proche décrite par Niels Aziosmanoff, c'est ce qu'a inventé le philosophe Pierre Levy. Il propose « Une mémoire numérique participative »...mais du Canada où il a du s'exiler puisqu'on lui a offert une chaire d'intelligence collective à l'Université d'Ottawa. Une équipe d'ingénieurs travaille à une application qui partage, non des amis plus ou moins proches, mais un écosystème qui regroupe des affinités électives à travers le monde. Un condensé de penseurs et d'innovateurs dispersés réunis grâce aux algorithmes, ce devrait être enthousiasmant...et ça l'est pour ceux qui suivent depuis longtemps de précurseur de l'intelligence collective. Mais qui va le soutenir en France ? La question reste ouverte.

Ouishare Fest 2014 était présent à la Foire de Paris sous la pluie pour annoncer sa manifestation annuelle du 5 au 7 mai, qui affichait complet mais qu'on pouvait suivre en livesur le site. « D'une société égocentrique à une societé eco-centrique, super conférence » l'un un des tweets les plus populaires « @tomasdelara ) ou encore «Les communautés collaboratives, objet sociologique non identifié". Avec des intervenants pionniers, comme Rachel Botsman, un des auteurs phares, avec laquelle nous avions déjà fait connaissance  il y a plusieurs mois dans l'article de la Ménagère consacré à l'économie collaborative. Fréderic Taddéï semble être l'un des seuls journalistes à penser « hors de la boîte », l'un des seuls médias classique à mettre en débat l'ancienne et nouvelle économie dans un récent « Ce soir ou jamais » sur France 2. Le thème de l'émission du était «Qui est propriétaire de quoi ? La propriété mise à mal dans tous les domaines ».  Invitée, Diana Filippova égérie de la nouvelle économie collaborative et l'une connectrices de Ouishare Paris a commence à faire passer le message au grand public.

L'essor du « co », du co-working au copass

Sur les réseaux, cette nouvelle philosophie se dissémine à vitesse grand V comme le blog http://www.imagiter.fr/ qui affiche sa profession de foi : le don et les maison du don comme « portes ouvertes à une nouvelle civilisation ».  « Faire connaître, dans le plus de domaines possibles, tout ce qui n'attire pas le main stream. Qui, pourtant, fait beaucoup pour les nouvelles façons de raisonner, de ressentir, de voir, d'écouter ou d'analyser - et dont le manque nous est cruel. Et, surtout, ces esprits synthétiques, quasiment en voie de disparition, qui nous rappellent que penser c'est agir, que les connaissances c'est pour faire connaissance. Ou que les plus grandes sensualités restent de goûter les saveurs des savoirs »

Certes après le co-working on voit se multiplier les « co » : copass l'un des lauréats du Ouishare, "co-art" et "co-créer", le préfixe « co » est porteur, en passe de devenir tendance et sans doute doit on rester vigilant. A remarquer parmi les lauréats de Ouishare, "SYMBA IDF est la monnaie destinée aux organisations symbiotiques (entreprises, associations…) d’Île de France pour relocaliser l’économie, créer des échanges vertueux et développer la richesse économique, sociale, environnementale et culturelle du territoire."  Les AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne ) ses sont organisés partout et leur offre, une alternative aux « hard discount ».  L'économie sociale et solidaire se répand, avec de nouveaux actionnaires qui sont des citoyens ordinaires qui ont fait le choix de prendre une part financière dans un projet de proximité. Dans le Perche, Ecopertica a démontré sa capacité de financement participatif et son savoir-faire en matière d'éco-construction avec les produits locaux, chanvre, chaux, bois des forêts. Des agriculteurs pionniers en "bio" dans la discrétion sont les nouveaux héros : Roland et Marie-Odile Ouy, agriculteurs bio, éleveurs, à Nocé (61) ont à la fois la philosophie et la pratique, des jeunes fils à long catogan qui ressemblent à des acteurs de Twilight, et font des études d'ingénieurs en agriculture à l'Esitpa. Une image innovante de l'agriculture : ils font l'objet d'un film projeté le 13 mai au Rex de Nogent-le-Rotrou : "Naturellement" de Patricia Jouvencel. Ci-contre La Ferme des Ouy.

Cyril Dion, directeur de la rédaction du magazine Kaizen est aussi l'un des fondateurs de Colibris, la révolution douce qui prône « coopérer pour changer » mentionnait lors du débat au Cube que le bénévolat était en augmentation en France. Il y a donc de la place pour le partage traditionnel et les nouvelles formes de partage. Et une forme d'espoir auquel le monde politique ferait bien de s'intéresser.                                                                                                                                                                                      

Articles cités sur http://www.cuberevue.com/,                                                                                                                                             

Edito #6 : Partager

Nils Aziosmanoff président du Cube

http://www.cuberevue.com/edito-6-partager/3038

Le partage, une notion au cœur de la ville de demain

Carlos Moreno Professeur des Universités, scientifique, spécialiste de la Smart City

http://www.cuberevue.com/partage-notion-au-coeur-ville-demain/3356

Une mémoire numérique participative

Janique Laudouar directrice éditoriale Web

http://www.cuberevue.com/memoire-numerique-participative/3375


Prochainement: Rendez-vous du Futur spécial "Forum Changer d'Ère"

Dans le cadre du partenariat exceptionnel avec le forum "Changer d'Ère", émission live Les Rendez-vous du Futur

Le jeudi 22 mai 14 19h30 - 21h Tarif : Entrée libre Public : Tout public