Le blog de la ménagère

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Tag - Nicolas Sarkozy

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mardi, avril 24 2012

Qui parle de démocratie participative ?

Qui parle encore de démocratie participative ? Personne...

"  Je désapprouve le combat de coqs auquel nous entraîne le système représentatif » Ainsi s'exprime Thierry Crouzet, auteur de « LE 5ÈME POUVOIR comment internet bouleverse la politique »  , après avoir dénoncé l'usage restreint d'Internet par les candidats malgré la débauche d'outils« « Internet peut changer la politique si on change le modèle représentatif » Peu de candidats s'expriment ouvertement sur le changement de paradigme depuis l'arrivée d'internet en France en 1995, et la nécessité de réformer la démocratie « représentative ». Pourtant le résultat des élections éclaire une fois de plus la relativité du savoir des experts (instituts de sondages, politologues). La volonté et les aspirations des citoyens n'ont pratiquement aucun moyen d'expression entre deux élections. Il ne semble pas y avoir dans le corps politique  la volonté de creuser un sillon clair pour la démocratie participative. « Je décide, on exécute » est devenu le raccourci dégradé de la démocratie en France ces dernières années. La consultation n'est presque jamais pratiquée ni au niveau européen ni au niveau local où les élus confisquent trop souvent budgets et décisions.

Continuer à « expliquer aux Français » pendant ces 15 jours semble être la stratégie annoncée par par les dirigeants de l'UMP y compris par le candidat Nicolas Sarkozy lui-même. Parler et décider sans écouter aura donc été jusqu'au bout le contre-sens politique affiché de la gouvernance en place. Un contre-sens qui nie la capacité à comprendre et à s'exprimer des français, qui nie l'échec des paroles habiles et des communiquants face à une réalité vécue et analysée par les Français. « Terrible constat, qui a peu a voir avec la crise, mais avec un pays qui n'a cessé de multiplier réformes et lois au pas de charge au nom de la France et de l'Europe, sans rendre les français plus heureux, bien au contraire." écrivions-nous en commentaire de l'ouvrage de Philippe Manière "Le Pays où la vie est plus dure", dénonçant la France et ses élites zélées, son État immobile et ses structures sociales d’un autre âge."

dimanche, novembre 18 2007

Image, symbole et gouvernance


Source image : L'aigle impérial. Sceau impérial des titres. Napoléon, empereur des Français, roi d’Italie, protecteur de la confédération du Rhin.Site L'hisoire par l'image http://www.histoireimage.org/

Si le chef de l'état a la réputation de savoir manier l'image, le symbolique semble lui échapper. 

  • Pourquoi pas commencer par une réforme spectaculaire (même symbolique) des retraites des parlementaires, des sénateurs, par exemple? La réforme de ces « privilégiés  les cheminots », eût été mieux acceptée...si d'autres privilégiés le deviennent un peu mois...
  • Pourquoi ne pas avoir fait un coup d'éclat symbolique en mettant une fin légale et définitive aux parachutes dorés?

Qu'on se réfère aux discours de Nicolas Sarkozy (discours au MEDEF Jouy-en-Josas – Jeudi 30 août 2007) « Que celui qui a réussi ait une prime, très bien. Mais que celui qui échoue en ait une, non, ce n’est pas la règle du jeu, ce n’est pas le système dans lequel nous voulons vivre, ce n’est pas la justice. »

  • Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de « l'affaire EADS » et en tirer les conclusions qui s'imposent, soit un geste fort et symbolique  qui laisse espérer le  remboursement de sommes gigantesques empochées par les dirigeants qui ressemblent quand même beaucoup à des gains dus à un délit d'initié?

Hors un des premiers gestes « symboliques » et apparemment urgent a été l'augmentation de son propre salaire de, aux dernières nouvelles, 172%,  et ce quelques jours avant la réforme des régimes spéciaux.

Le député Jérôme Chartier (UMP) a indiqué mardi à l'AFP que l'augmentation de salaire du président de la République votée par l'Assemblée nationale correspondait à une hausse de 172%, confirmant une information du journal Le Monde daté de mercredi.
  
"Le différentiel s'établit entre le salaire actuel de 7.O84 euros et le salaire du Premier ministre" qui s'élève, selon lui, à "18.500 euros nets mensuels" plus "une prime de treizième mois", soit au total 19.331 euros.
(source : http://www.france24.com/ 6/11/07)

Dès lors, en jetant ce symbole à la face de la « France d'en bas », comment espérer qu'on « comprenne » comme s'y attendait  Nicolas Sarkozy  :

"Je REVE d'un état où les Elus seront au service du peuple et non pas là pour se faire du gras sur le dos des gens (qui ne les ont d'ailleurs pas tous voulus !) et que ces élus se contenterons d'indemnités du niveau d'un dirigeant honnête de pme, soit 5 à 7000€. C'est ce qu'il avait et c'était très bien ! je rêve que comme en Suède les Citoyens pointent chaque semaine les dépenses du président et de ses acolytes et que soient stoppées les dérives financières ..."
Posté le 7/11/par Taillandier en réponse

« Et chacun doit comprendre qu'il n'y a aucune raison qu'un métallo, qu'un ouvrier du textile ou qu'un salarié du privé cotisent 40années quand les autres cotisent 37 années et demi. »

Oui mais chacun comprend aussi la situation privilégiée des parlementaires et des députés, sujet de glose sur Internet. Voir à ce propos les explications d'un assistant parlementaire :

http://journaldunassistant.typepad.fr/lejournal/2007/10/retraites-des-s.html

Après le renouvellement de 2004 - et sur la base d'un mandat de 9 ans - , la pension brute moyenne (sans majoration pour enfant) pour un ancien sénateur est de 3 294.71 € par mois (l’abaissement à six ans de la durée du mandat sénatorial aura peut-être, à terme, un effet sur le montant des pensions)."

La somme est certes conséquente mais il faut la rapporter aux cotisations annuelles versées par les sénateurs. Pour rappel, l'indemnité brut mensuelle d'un sénateur s'élève à 5 400,32 euros, viennent s'ajouter à cela une indemnité de résidence (162,01 euros) une indemnité de fonction (1 390,58 euros) et un supplément familial selon le nombre d'enfants à charge.

« Un parlementaire qui s'en va au bout d'un mandat touche sa retraite au moment où il quitte sa fonction. Il est alors considéré comme "retraité" de son assemblée ce qui explique que Delanoë touche sa retraite à 57 ans. »

Sans commentaire...ou plutôt voir sur le Web les commentaires ...sur le sujet "retraite, député, sénateur"...des symboles devenus inacceptables en période de pouvoir d'achat restreint.


mardi, mai 8 2007

La Présidence à la Paris-Match!

Visitez Malte http://www.visitmalta.com/

Un ex-président, Jacques Chirac, qui bénéficie de 3 pieds à terre à Paris, « son appartement, ses bureaux privés près de l’Assemblée nationale, payés par l’Etat, et bientôt sa fondation pour l'écologie et le dialogue des cultures qui devrait ouvrir après l’été ». Unappartement privé prêté par une riche famille libanaise, « 80 mètres carrés face au Louvre, sur deux étages. De quoi couler retraite tranquille au 3, quai Voltaire (7e) sur les bords de Seine à Paris ». (source 20minutes.fr).

Un nouveau président qui bénéficie d’un yacht dont on peut penser qu’il est prêté par un millardaire (plusieurs noms ont été avancés).

Le ton est donné. Pour les ménagères, il s’agira d’aller en vacances à Gozo (Malte, très jet-set), d’avoir un « it-bag » comme Victoria Beckman de compter Paris Hilton parmi ses idoles, et de suivre la mode Cécila – pas le top. C’est la Présidence à la Paris-Match : le poids des mots, mais surtout le choc des photos. Dîner au Fouquet’s, « au coeur du triangle d’or », dont on ne peut oublier que le bar était interdit aux femmes (« Les dames seules ne sont âs admises au bar ») avant l’action pleine d’humour  des Chiennes de garde.

Réussissez ou disparaissez. Soyez riches, ayez des amis riches, imitez les riches, peu importe votre tactique, mais vous aurez compris la leçon. Peoplelisez-vous, sinon vous n’aurez pas voix au chapitre France.

On ne peut en vouloir à Nicolas Sarkozy de se reposer. « Repos laborieux » - on s’en doute, selon son directeur de campagne de Claude Guéant, son directeur de campagne. Approuvé également par François Hollande et Laurent Fabius. 

D’après La Tribune du 8 05 07:

« De l'aéroport, Nicolas Sarkozy a été conduit à bord d'une limousine Mercedes jusqu'au principal port de plaisance de Malte, près de la capitale, la marina Manoel Island.

Là, il est monté à bord d'un yacht de 60 mètres amarré à côté d'un bateau appartenant au milliardaire russe Roman Abramovitch, propriétaire du club de football de Chelsea. »
Depuis on murmure que le yacht appartient à Vincent Bolloré. Bref, vous aurez compris qu’il vaut mieux dans la nouvelle France avoir des amis millardaires. « Enrichissez-vous, enrichissez-vous ! »

jeudi, mai 3 2007

Duel ou débat?

« Un face-à-face à contre-emploi », un duel « musclé », la presse a du mal à désigner un vainqueur : tous considèrent que les électeurs spectateurs auront été confortés dans leur choix.

« Les socialistes ont trouvé un leader » (Catherine Ney, Europe 1), « Une tigresse et un matou » (Sud-Ouest).

Nous reviendrons plus tard sur ce débat, mais je cite une réaction à chaud d’une militante PS interrogée par rmc à la sortie du visionnage collectif dans le 18ème : "c’est Ségolène Royal qui a eu la « hauteur » d’une présidente, et mis le débat à ce niveau". En choisissant l'attaque, elle a continué dans le registre de l'audace, elle a joué "le tout pour le tout", la sincerité, l'indignation, les valeurs et les idées. Nicolas Sarkozy, policé, courtois, a plutôt été dans le registre d'un débat télévisé ordinaire, se préoccupant de donner une bonne image et de séduire les journalistes sur le plateau.

Qui aura séduit la France? Sans doute ne faut-il pas exagérer l'importance de ce débat dans le choix des électeurs, choix déjà opéré avant le 2 mai pour la plupart des gens interrogés, même si des commentaires à l'emporte-pièce sur le réseau démontrent qu'il existe encore beaucoup (trop?) d'électeurs qui se fondent sur cet exercice imposé du face à face, alors que le choix devrait être muri par les informations qui ont été diffusées  par les équipes de campagne et par les divers médias depuis le début de la cette campagne présidentielle 2007, qui dans quelques jours touche à sa fin.

Dernière minute, déclaration de François Bayrou : je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy.

dimanche, avril 29 2007

Et maintenant, la question est...

"Peut-il perdre?"

mardi, avril 24 2007

Jacques Attali approuve l'appel de Ségolène Royal vers Bayrou : sur son blog et sur Europe1 il salue "Le printemps français"


Selon un des français anonymes qu'on entend dans les émissions "participatives", et qui s'apprête à voter à nouveau Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a un programme pour la France, mais Ségolène Royal a un programme pour la France ET les français. Assez juste, cette parole de français : ce dont la France a besoin est d'un Président qui s'occupe au moins autant des français que de la "grandeur de la France", de leur souffrance comme de leur esprit d'entreprise, de leur frustration comme de leur sens de l'innovation,  une France qui en a plus qu'assez d'être freinée et contrainte par ses dirigeants,  et en ce sens l'expression de Nicolas Sarkozy "la France exasperée" est bien choisie, mais cette expaspération est "de gauche" également, assez d'une classe politique et d'un état qui n'ont pas su se moderniser au rythme de la frange de la société civile la plus innovante et dynamique, plus intuitive et prospective aussi que ses hommes politiques. Ségolène Royale a su capter ce désir de changement des français, être à leur écoute, il faut qu'elle l'élargisse et qu'elle le mette en mots encore plus forts et encore plus audacieux.

C'est aussi l'avis de Jacques Attali, interviewé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 ce mardi  24 avril dans "La Matinale des candidats": "le retard de la classe politique sur les Français vient enfin d'être comblé". Lui qui est à la fois ami de Nicolas Sarkozy et admirateur de la personnalité de Ségolène Royal ne conseille personne (il part en Inde pendant une semaine pour Planète Finance) qu'il dirige. Mais croit sur son blog  à un Printemps français:

« Le Printemps français », au fond c’est la mort des dinosaures (parti communiste, FN) avec des partis de gouvernement en situation de représenter le pays, grâce au réalisme des électeurs.  La modernisation tient à l’action des français et la classe politique était en retard : modernisez l’état !

Il répète (voir billet précédent) que l'élection se fera sur la personnalité, le caractère, la compétence du candidat, plus que sur un programme. Il juge "très habile et très cohérente la proposition de Ségolène Royale" à François Bayrou, elle agit dans la transparence, en "femme libre", la marque de son style. Il avait déjà noté lors le discours le 22 avril : " elle est en contact direct avec les Français".

Ségolène Royal est  celle qui qui aura fait "bouger les lignes "de la classe politique dans son ensemble,  en ne se reposant pas sur les mécanismes de parti les plus routiniers, et sur ceux qui ont été rejetés par les français, une gauche trop libérale (avec un zeste de gauche caviar...) et surtout trop "déjà vu". Elle a épuré la gauche de ses "clichés de gauche" qui avait exasperé les électeurs de gauche de 2002, elle a su reconquérir les classes moyennes qui avaient été abandonnées au profit des plus désherités.  Elle qui a su s'entourer pour arriver au premier tour d'une équipe aux concepts innovants, devra faire savoir qu'elle va s'entourer en tant que présidente d'hommes et de femmes "nouveaux"...peut-être avec un soupçon d'hommes et de femmes "expérimentés"... pour rassurer. Le "mix" est complexe et risqué,  entre innover et rassurer, la marge de manoeuvre est étroite, mais le second tour est "jouable", comme elle l'a dit  elle-même, avec  lucidité et combattivité.

Alors restons en effervescence, en mots et en actions, pour la France du changement, la France Présidente à l'écoute des français!

dimanche, janvier 14 2007

Les sirènes de Sarkozy


14 janvier, congrès de l’UMP Porte de Versailles à Paris

Pour une blogueuse curieuse, il est terriblement difficile de résister à l’appel des sirènes de Sarkozy ce dimanche 14 janvier, congrès de l’UMP qui se tient ce jour à la Porte de Versailles à Paris. J’y vais, j’y vais pas ? Il est d'ailleurs intéressant de noter que le réflexe du journaliste supplante le choix du militant dans cette forme de "démocratie émergente" qui  reste à analyser. Mais, bon, plutôt que de me mêler à la cohue des observateurs et journalistes citoyens, lisons les blogs qui s’y collent, Nicolas de Versac (« Congrès UMP 14 janvier LIVE ») , dans le style « Je suis Porte de Versailles, au congrès de l'UMP, et vais tenter de vous retransmettre la chose, en direct. Première impression : c'est impressionnant ! «  et plus loin « « Michèle Alliot-Marie vient de quitter la tribune, très applaudie », Gilles Klein  et pointblog (« Le Sacre de Sarkozy ») et tant d’autres. Tiens, mais que fait Loïc Lemeur? Moi j’écris chez moi. Ou plutôt je pense...à quelle synthèse, quelle leçon, un jour, de ces "conversations" et ces "billets" à l'infini sur le web.

Une phrase attrapée au vol sur Europe 1 : « J’ai changé, j’ai cessé d’être l’homme d’un seul parti ». Ah, ces partis qui encombrent les candidats : ils s'appuient sur eux, mais ils rêvent de s'en détacher pour être seuls, face au peuple...

Plus facile en tout cas que de suivre les blogueurs que de se brancher en direct sur www.u-m-p.org. Le site a explosé ! Trop difficile, trop lent. La revanche de la technologie ou la rançon du succès ?