Le blog de la ménagère

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Philippe Manière

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi, avril 24 2012

Qui parle de démocratie participative ?

Qui parle encore de démocratie participative ? Personne...

"  Je désapprouve le combat de coqs auquel nous entraîne le système représentatif » Ainsi s'exprime Thierry Crouzet, auteur de « LE 5ÈME POUVOIR comment internet bouleverse la politique »  , après avoir dénoncé l'usage restreint d'Internet par les candidats malgré la débauche d'outils« « Internet peut changer la politique si on change le modèle représentatif » Peu de candidats s'expriment ouvertement sur le changement de paradigme depuis l'arrivée d'internet en France en 1995, et la nécessité de réformer la démocratie « représentative ». Pourtant le résultat des élections éclaire une fois de plus la relativité du savoir des experts (instituts de sondages, politologues). La volonté et les aspirations des citoyens n'ont pratiquement aucun moyen d'expression entre deux élections. Il ne semble pas y avoir dans le corps politique  la volonté de creuser un sillon clair pour la démocratie participative. « Je décide, on exécute » est devenu le raccourci dégradé de la démocratie en France ces dernières années. La consultation n'est presque jamais pratiquée ni au niveau européen ni au niveau local où les élus confisquent trop souvent budgets et décisions.

Continuer à « expliquer aux Français » pendant ces 15 jours semble être la stratégie annoncée par par les dirigeants de l'UMP y compris par le candidat Nicolas Sarkozy lui-même. Parler et décider sans écouter aura donc été jusqu'au bout le contre-sens politique affiché de la gouvernance en place. Un contre-sens qui nie la capacité à comprendre et à s'exprimer des français, qui nie l'échec des paroles habiles et des communiquants face à une réalité vécue et analysée par les Français. « Terrible constat, qui a peu a voir avec la crise, mais avec un pays qui n'a cessé de multiplier réformes et lois au pas de charge au nom de la France et de l'Europe, sans rendre les français plus heureux, bien au contraire." écrivions-nous en commentaire de l'ouvrage de Philippe Manière "Le Pays où la vie est plus dure", dénonçant la France et ses élites zélées, son État immobile et ses structures sociales d’un autre âge."

dimanche, février 26 2012

"Le Pays ou la vie est plus dure"

Une mondialisation plus douloureuse qu'ailleurs ...

« On est dans une société figée ». Plus d'opportunités pour les uns, bien nés, et moins pour les autres...Autre raison? « La difficulté française : des réglementations tatillonnes sans cesse en train de changer » . Autre raison ? « Les élites ne savent pas partager. »

Philippe Manière n'est pas un homme politique - et c'est dommage.  Son discours est plus pertinent que bien des litanies actuelles venant des candidats. Après avoir dirigé l'Institut Montaigne, il est aujourd'hui consultant et a créé Footprint > consultants, cabinet de conseil en stratégie. Pourquoi avons-nous le sentiment que la France est un "paradis perdu"? " Avant, nous étions heureux et la vie était belle. Et puis est venue la mondialisation, cette force destructrice qui détruit les emplois, crée partout de l’angoisse et met tout par terre. Pourtant, beaucoup de pays étrangers bien plus exposés que nous aux grands vents de la mondialisation sont bien moins déprimés, y compris certains de nos voisins aussi soucieux que nous de solidarité."

Pourquoi ?

"Parce que la France a, seule au monde, épousé la mondialisation pour le pire, mais pas pour le meilleur. Ce n’est pas tant la mondialisation qui est en cause dans ce terrible échec, mais la France elle-même, ses élites zélées, son Etat immobile et ses structures sociales d’un autre âge."

Terrible constat, qui a peu a voir avec la crise, mais avec un pays qui n'a cessé de multiplier réformes et lois au pas de charge au nom de la France et de l'Europe, sans rendre les français plus heureux, bien au contraire.