Le blog de la ménagère

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dimanche, novembre 11 2018

Au Web Summit 2018 : Ev Williams et le futur des médias

Ev Williams au Web Summit

"Une belle plate-forme, simple d'utilisation, pour l'écriture de qualité sur le Web semblait naïvement optimiste. Est-ce que les auteurs de valeur n'auraient pas la tentation de publier sur des sites plus lucratifs?" En 2015 le magazine Wired dans un article sur Ev Williams (Jessi Hempel)  faisait de Medium un cas à part.  Ev Williams reste plus discret que les les habituels ténors de la tech. C'est à Ev Williams que Paddy Cosgrave confie le soin de clôturer le Web Summit 2018, peut-être un hommage au pari de la qualité et un démenti à la vague négative de désillusion propagée par certains. Ev Williams a fondé Blogger et co-fondé Twitter. Un parcours dans la publication en ligne qui explique le succès de Medium, qu'il fonde en 2012 et dont il est le CEO. Lors du Web Summit, il critique un Web de l'économie de l'attention où la publication est de plus en plus récompensée en terme de quantité -  de likes, de followers -  où les "métrics", les chiffres sont une mesure du mérite. Avec Medium, son objectif est de rétablir le pouvoir des mots, du style, du contenu.

Medium : le pari réussi de la qualité 

Avec Medium, il fait le pari de la qualité des textes et des auteurs, autorise des textes longs là ou Twitter a commencé avec 140 signes, et surtout offre une plateforme, simple et efficace, où l'édition se fait en temps réel, sans aucune connaissance technique nécessaire. Une puissance de traitement de l'information grâce à plusieurs acquisitions d'entreprises tech.  Une nouvelle forme d'écriture sur le Web est née. "Destinée à ceux qui ont quelque chose à dire, et ne souhaitent pas maintenir un blog ou un site avec l'astreinte de la régularité" nous dit Ev Williams lors de la conférence de presse. Et surtout les thèmes traités sont personnels, comme souvent le ton des auteurs, des sujets pointus, des confessions intimes, des opinions à contre-courant, Medium est une terre de liberté. L'avantage pour un rédacteur habitué à écrire sur un même thème de pouvoir s'échapper et écrire "sur ce qui lui vient à l'esprit" ou "ce qui lui tient à coeur" comme l'annoncent certains en tête d'article. Médium m'a donné l'occasion de publier sur des sujets que je ne pouvais pas traiter dans ce blog, dont la thématique est "politiquement incorrect", j'ai pu écrire sur des sujets non politiques et qui font partie de notre vie quotidienne, comme  "Facebook, I do not give you the right to erase my life" à propos du phénomène "unfriend", se débarrasser brutalement d'un ami ou encore "L'abus émotionnel, séduction/destruction" qui n'avaient pas leur place dans Le Blog de la Ménagère. Là, Medium me donneuse indication précise avec les statistiques : ce sont les sujets qui ont rencontré le plus de succès tant pour les "vues" que pour le temps de lecture. Traités avec sincérité, les sujets plus banals en apparence peuvent rencontrer un public nombreux. J'y ai trouvé : des modes d'emploi des réseaux sociaux, des articles sur les relations de couple, la rupture, des textes poétiques.  Un système de "networking" ingénieux - merci les algorithmes ! - ou chaque rédacteur peut en plébisciter un autre avec l'émoji "applaudir" et choisir de le suivre. J'ai ainsi découvert des plumes originales et émouvantes comme Kris Gage, motocycliste, software manager, dont l'article "Forever is not yours to ask someone" a attiré mon attention et celle apparement d'un public de lecteurs non négligeables. On s'aperçoit à cette occasion qu'il y a de nombreuses femmes auteurs qui sont aussi des "Women in Tech", pour reprendre le titre du groupe qui réunit les femmes participant au Web Summit.

 Source image : Medium abonnement Premium


Le futur des medias, la fin du tout gratuit? 

Pour Ev Williams, "nous sortons d'une période de transition qui signe la fin du 'tout gratuit" dans la presse en ligne. On se souvient sans doute des début de Libération et de l'enthousiasme face à la possibilité de  lire gratuitement la presse en ligne il y a plusieurs années, ce qui semblait un signe de progrès et de modernité. Aujourd'hui toute la presse internationale des quotidiens, de la Stampa au Guardian,  du New York Times au Washington Post, et des hebdomadaires propose un tarif d'abonnement pour continuer à les lire. Oui, mais peut-on s'abonner à tout, quand nous sommes inondés de "news" gratuites (google) et de "fake news" ? "Great ideas can come from everywhere", "les bonnes idées peuvent venir de partout",  nous déclare l'incitation à nous abonner. Et c'est vrai pour l'écriture comme  pour les start-ups. 
"Les gens sont prêts à payer pour une information de qualité, l'abonnement est un bon modèle économique" nous dit Ev Williams. Les abonnements supplantant à terme la publicité qui fait obstacle à la lecture, ce serait une bonne nouvelle. Medium propose un abonnement "Premium" de 5 dollars par mois, un tarif raisonnable qui donne un accès privilégié non seulement aux articles mais à une communauté, tant comme rédacteur que lecteur, qui semble rencontrer le succès.  
Sur la question que je pose à Ev Williams sur les thèmes préférés, pas de réponse sur les thèmes favoris, tellement ils sont diversifiés. A la question sur les nouveautés à venir sur Medium, "l'amélioration des statistiques".  Les "stats" détaillées pour chaque article publié sont en effet une valeur ajoutée de Medium. Un effort aussi pour commencer à élargir la rémunération des journalistes. "Il y a aussi la possibilité de licence de contenu pour d'autres publications prêtes à payer".

Et si le contenu personnel/universel était un point fort de l'avenir des médias?

Ce Web Summit 2018 faisait la part belle aux "content makers", très présents cette année de la presse et télévision classique aux nouvelles formes d'expression en ligne, Instagram, YouTube, le storytelling, les "influenceurs" aussi tel que Caspar Lee,  youtubeur à succès, une table ronde un peu déçevante  dans la mesure où les questions sur l'origine du succès rencontré n'ont pas été posées. Euronews avec son CEO Michael Peters était présent, avec une tentative de démontrer une prise de conscience du changement. The Guardian également avec David Pemsel. Netflix avec Greg Peters . Le magazine français à cible "Jeunes" Konbini" était là aussi. Bien sûr, le "journalisme de données" fait aussi partie de l'avenir des médias, , mais l'accélération et l'immédiateté semblent prendre le pas sur des articles au long cours fondés sur des données collectées et analysées, ce qui prend du temps - et de l'argent. 
Pour revenir à ce qui fait le succès de Medium : et si le contenu à la fois personnel et universel était l'avenir des médias?  Et si les lecteurs ou téléspectateurs - eh oui, ça existe encore - étaient las de trouver partout les mêmes nouvelles rabâchées, les mêmes sujets de société à longueur de journée, les mêmes ténors de la politique, une redondance qui finit par exaspérer. Il y a, à de rares exceptions près, un manque cruel de sujets qui nous concernent vraiment, de l'évolution des relations humaines au bien-être, en passant par les modes d'emploi de la Tech expliqués aux nul(le)s. On peut les trouver en partie sur les réseaux sociaux, mais bienvenue  aux médias alternatifs qui s'emparent de ce nouveau champ, le contenu "personnel/universel," sans oublier un visuel pertinent, rejoignant ainsi le principe éternel du talent, avoir un ton, un style, savoir raconter une histoire. 

Janique Laudouar

lundi, novembre 5 2018

Au menu du Web Summit Lisbonne 2018


Web"Le web que nous voulons" "ForTheWeb avec Tim Berners-Lee

Une mention spéciale pour Tim Berners-Lee dont la présence était souhaitée depuis longtemps par Paddy Cosgrave, co-fondateur du Web Summit. Il ouvre la manifestation le 5 novembre (Web Summit du 5 au 8 novembre 2018 Altice Arena Lisbonne). Conserver l'esprit du Web tel que Tim Berners-Lee a contribué à le créer en ouverture, sans doute la volonté d'inscrire  dans ce Web Summit l'idée que nous avons encore le choix,  qu'il s'agisse de la gouvernance du Web ou des progrès de l'intelligence artificielle, de la préservation de l'environnement. Le "tech for good", la technologie pour le bien de l'humanité, la technologie efficace au service de l'éducation ou des immigrants, la technologie dans l'habitat et dans la mobilité, c'est possible avec le "contrat pour le Web" proposé par Tim Berners-Lee. Y souscrivent Google, et aussi le gouvernement français représenté par Mounir Mahjoubi, secrétaire d'état au numérique. Sans cette prise de conscience, la menace risque d'être bien réelle, les algorithmes avancent à toute allure et battent les humains aux échecs (présence au Web Summit de Gary Kasparov). 


 Les robots que nous voulons

En 2017, les robots étaient d'excentriques créatures. Aujourd'hui ils sont entrés dans notre vie, sous forme d'assistant personnel, d'agents de notre santé ou d'aide au management de notre entreprise. L'intelligence artificielle bien sûr, était déjà là en 2017,  avec notamment les voitures autonomes, mais il va être interessant de découvrir en quoi elle modifie déjà notre quotidien. Nous le savons bien sûr, mais comment mieux la  contrôler.  Cédric Vilain sera présent bien sûr. Entemera-t-il une conversation avec le robot Sophia, qui a fait des progrès considérables? Les conférences sur le sujet nombreuses, notamment celle de Ben Goertzel CEO Et co-fondateur de Singularuty.net  - voir mon post sur Medium "Meet you at the Lisbon Web Summit" -  et beaucoup d'autres.  Singularity net  a développé a la fois une philosophie de l'intelligence artificielle comme "bien commun" décrite dans un manifeste porteur d'une vision détaillée et à long terme,  et une plateforme qui a pour objectif une "intelligence artificielle décentralisée". L'équipe se préoccupe aussi de l'impact des technologies sur la démocratie ou l'éducation. Ben Goertzel a récemment porté son intérêt sur l'ouverture à Blockchain.  Certes il y a encore des questions comme "Est-ce que les robots animaux de compagnie vont remplacer les vrais chiens et chats?" mais les vrais enjeux sont aujourd'hui bien plus vitaux, puisqu'ils se rapportent à la vie, à la mort, et même à l'immortalité. Pour Ben Goertzel l'objectif est bien d'accroître le potentiel de la nature humaine. Le robot Sophia est actuellement testée avec l'appui de l'Université de Palo Alto comme aide à la méditation  "Honest people are happy" "Les gens honnêtes sont heureux" dit le robot d'Hanson Robotics.

Ben Goertzel et Charlotte Jee (MIT Institute of Technology) etprésenteront "Que se passe-il si la machine déraille?" le 7 novembre. 

 Voir aussi du côté des start-ups - et des GAFA et leur puissance de laboratoire de recherche. Cassie  Kozyrkov (Chief decision Scientist à Google)  exposera en quoi le "machine learning" et l'intelligence artificielle ne sont plus de la science fiction mais contribuent à améliorer l'entreprise par la "Decision Intelligence. Nous avons eu à Paris un entretien "Intuition Pro, une start-up en route pour le Web Summit"avec l'artiste Valery Grancher impliqué dans Intuitive Mind, une entreprise co-fondée à Hong-Kong, et là aussi il s'agit d'aide à la décision. Igor Perisic de LinkedIn axera sa conférence sur l'utilisation et la "Magie  des données" : comment les entreprises sont en train de  démocratiser l'intelligence artificielle pour amener leur entreprise à un échelon supérieur.

Les contenus que nous voulons 

De Netflix à You Tube

Les "content-makers" semblent être venus en mass pour discuter de 'avenir des médias. Greg Peters (Chief Product Officer) de Netflix, ou "comment la technologie aide à raconter des histoires dans le monde entier.

"Quand les présidents font la Une avec un seul tweet, quel avenir pour les médias?" TV, vidéo, presse, storytelling sort abordés. Ce que nous attendons:  des conseils pragmatiques comme "De zéro au viral" ou "Storytelling pour la planète"...

L'éthique n'est pas absente du débat avec "La vérité est-elle rentable? Does the truth pay off?" avec Hollywood Reporter, Yahoo News, BuzzFeed). 

Ev Williams, CEO et fondateur de Medium (et fondateur de Blogger, co-fondateur de Twitter) parlera de son choix : parier sur des textes de qualités et des contributeurs qui nous parlent vraiment de notre vie. Quels sont les thèmes les plus porteurs Et la monétisation? Pari gagné? Mediump propose un abonnement "Premium, 5 dollars mensuels. Car la monétisation est le souci de toute "presse alternative"

Place au You Tubers comme Caspar Lee ci-dessus)  avec la question  posée : les marques ont-elles intérêt à faire appel aux "influenceurs "? 7 millions d'abonnés pour ce YouTubeur de Sud-Afrique qui aime bien parler des talents des autres, c'est peut-être le secret de sa réussite. A tel point qu'il a co-fondé https://influencer.uk il fera partie de la table ronde sur le sujet "marques et infuenceurs"

La vie que nous voulons

C'est celle que nous trouvons à Lisbonne "ouverte sur le monde" comme l'a fait remarquer le Premier Ministre du Portugal Antonio Costa, notre mission est de "connecter le globe", "vivre près de l'océan nous a donné une curiosité infinie",  confirmant que Lisbonne recevra le Web Summit pendant 10 ans
 Ce qui pourrait infléchir l'évolution de la tech, c'est sans doute une rise de conscience  du pouvoir que nous, utilisateurs, détenons. Savoir rester agile, mobile, connecté, oui, mais aussi conscient du monde que nous voulons transmettre "Que sorte de monde voulons nous pour nos enfants?" . Cette question posée par Tim Cooks, PDG d'Apple et retransmise sur le scène de Web Summit par Lisa Jackson, Apple Executive, elle pourrait être celle que chacun de nous se pose.

mercredi, octobre 25 2017

Web Summit 2017 Lisbonne : tech, innovation et politique

Le Web Summit qui aura lieu à Lisbonne du 6 au 9 novembre affiche 60 000 participants, 160 Pays. Des entrepreneurs français y seront et auront l'occasion de rencontrer les personnalités les plus diverses du monde la tech et de l'entreprise mais pas seulement, l'éthique, la politique, la créativité, la gouvernance, la planète sont au rendez-vous. Le ministre de l'économie du Portugal Manuel Caleira Cabra ouvrira le Growth Summit. On y traitera économie, politique, marketing, crypto monnaie et même ...voitures volantes. Le social est présent aussi avec, par exemple, Crisis Text Line qui aide les gens en crise.  Dix millions de messages qui deviennent des données qui vont ensuite pourvoir venir en aide dans des situations d'addiction, d'abus sexuel, de suicide.  Janique Laudouar

Valentin Chaput est l'un des quatre fondateurs (avec Virgile Deville) d'Open Source Politics  et a été invité à intervenir au Web Summit «la où la tech mondiale se rencontre », tech, media et politique, Open Source Politics fait partie des mouvements de la civic tech qui ont joué un rôle actif lors des élections présidentielles et législatives en œuvrant pour la participation citoyenne. Depuis le printemps 2016 OSP est devenue une entreprise relevant de l’Économie sociale et solidaire, accompagnant les collectivités, les institutions, les gouvernements dans la transition numérique. Plusieurs entrées sont proposées sur le site, OPS a été facilitateur lors de plusieurs événements publics et ont accompagné Etalab, la Ville de Paris, ou encore Arc Innovation pour le Grand Paris. 

Qu'attend Valentin Chaput de sa participation au Web Summit ? 

VC L’intérêt c'est la présence d'acteurs importants. J'interviens le mercredi dans la partie Forum, technologie et politique.

JL A Lisbonne il y aura des personnalités du monde de la politique, des entrepreneurs, des innovateurs. Quels sont les thèmes qui t'intéressent ? 

VC Les plate formes numériques,  les données, la sécurité seront parmi les thèmes abordés.

JL Le management est aussi un des thèmes du Web Summit? Est-ce qu'on manage une entreprise Économie Sociale et solidaire comme une autre entreprise ? Est-ce que tu vas aussi en tirer quelque chose sur le management pour Open Sources Politics, il y a des CEO, des fondateurs et des managers importants ?

VC Nous sommes quatre fondateurs donc nous fonctionnons de façon horizontale, chacun a son mot à dire. Pour les décisions il y a un système de vote. L'économie sociale et solidaire a un statut, il y a un engagement de redistribution. Et puisque nous travaillons avec les logiciels libres il y a une multitude de collaborateurs autour de nous.

  "Avec le numérique, la démocratie continue entre les élections", peut-on lire sur le site d'OSP comme l'avait déjà montré l'initiative de make.org Réinventons l'Assemblée nationale le 20 septembre. L'Assemblée nationale consulte actuellement via une plateforme en ligne et recueille les propositions des citoyens jusqu'au 6 novembre.

JL Suite à la consultation des citoyens en ligne sur le site de l'Assemblée nationale et aux nombreuses initiatives de la société civile  est-ce que la consultation va enfin devenir un nouvel usage ? Est-ce que les parlementaires vont y recourir ?

VC Au niveau national, et aussi au niveau local, de plus en plus d'élus y sont ouverts. Dans la consultation actuelle sur le site l’Assemblée nationale, ce qui est intéressant c'est la perspective de changer la procédure et d'institutionnaliser la consultation.

JL « Une démarche de consultation doit être suivie et animée. Cela demande du temps et certaines compétences (création de contenus, newsletters, ateliers d'intelligence collective) ». peut-on lire sur le site OSP . Comment impliquer les citoyens, tous ont-ils envie de s'engager ? Ce ne sont pas les outils qui manquent, mais tous y-ont-il accès, comment faire en sorte que ça ne soit pas « toujours les mêmes?

VC En multipliant les points de contact, en parallèle à la consultation en ligne, Open Source Politics organise des ateliers « dans la vraie vie », et les opinions des participants sont répercutés sur la plate forme, ce qui incite à aller la visiter. Nous proposons des dispositifs à ceux que nous accompagnons.

JL Comment avez-vous été choisis pour accompagner la consultation sur le site de l Assemblée nationale. Vous avez fait un « pitch » meilleur que les autres ?

VC Il y a eu un appel d'offres, une consultation de plusieurs plate formes, on nous a demandé un devis, et nous avons été retenus. C'est vrai que le coté « logiciel libre » a compté. Techniquement c'est le site de l'Assemblée nationale qui reste hébergeur et gère l'informatique, nous avons aidé à la mise en place du dispositif et nous sommes responsables de la modération et de la synthèse finale.

JL Est-ce que le mot clef dans ce type de consultation via une plate forme n'est pas l'accompagnement, l'animation ? Et est-ce que vos partenaires, qui sont souvent des administrations, jouent le jeu ?

VC Oui, on attend d'eux qu'ils soient réactifs, qu'ils construisent des événements. Nous avons acquis de l'expérience, développé une méthodologie

JL En vue des élections législatives et présidentielles en France, il y a eu de nombreuses initiatives « civic tech », vont-elles continuer, comment vont-elles évoluer ?

VC En fait Open Source Poltics se positionne comme une Gov Tech, notre vocation est d'aider les gouvernements à utiliser les outils numériques. Sinon il y aura une pluralité de choix dans la civic tech, certains mouvements sont plus temporaires, comme #MaVoix ou La Primaire.org, d'autres affichent leur vocation de start-ups comme Voxe.org avec le robot VoxeBot.

JL Comment avoir la garantie que les contributions des citoyens seront repris dans la co-construction des lois ?

VC Il faut garder une vigilance, mais j'ai bon espoir que la démocratie citoyenne aboutira avant la fin du quinquennat.

Entretien avec Valentin Chaput Janique Laudouar

Pour rencontrer l'équipe d'Open Source Politics hackhatons et meet-ups. Prochain meet-up :

Consultation #ReformesAN : Le citoyen au coeur de la fabrique de la loi le 2 novembre au Liberté Living Lab