Source : http://www.passerellesud.org

Ce matin sur Europe 1 Catherine Ney dans son éditorial commentait les milles et unes ruses de ce chômeur pour échapper à tout travail. Dans un livre à paraître aux éditions Albin Michel, Thierry F. raconte comment depuis vingt-quatre ans il vit "aux crochets des Assedic, ASS et autres CMU. Légalement..."

« Moi, Thierry F., chômeur professionnel » (185 pages).

L'article politiquement incorrect déclenche la fureur de certains sites et commentaires ( "tout cela mériterait d'être traîné en justice pour diffamation et incitation à la haine sociale") tant l'omerta sur ces sujet est est installée dans les esprits et les systèmes.

Quel intérêt ont à travailler ces millions de personnes que la France entretient ? La réponse est : aucun. Quel homme politique osera s’attaquer à ce tabou ? La réponse est : aucun. Ce qui est révoltant ce n’est pas tant le cynisme du chômeur que le cynisme de l’administration qui a ordre de laisser faire, comme le confirme le haut fonctionnaire interrogé par Le Point. Peu importe, puisque les français salariés de la classe moyenne sont là pour payer, que des femmes de 60 ans salariées au SMIC entretiennent des jeunes hommes de 40 ans déterminés à refuser tout emploi. On ne demandera jamais au chômeur de travailler, mais on exigera sous peu le prolongement de la durée de travail des actifs pour continuer à entretenir les inactifs.

Ce n’est pas « je l’ai lu dans les médias », j’ai parlé aux associations, aux assistantes sociales, elles savent mais ne disent rien. J’ai cent fois constaté moins la complicité des adminstrations que leur paralysie : on ne remet pas en cause une « routine » apprise depuis des décennies de laxisme.

 Le Ministère de l’enseignement supérieur espère « inciter » les élèves inaptes aux études à ne pas s’inscrire à l’université et le Ministère de l’emploi espère « inciter » les chômeurs à reprendre un emploi, tandis qu’en entreprise, l’employé est brimé, méprisé, pressuré, sans aucun autre choix que d’exécuter. Dans certaines entreprises, il n’y a pas d’autre mode de relation que la coercition.

 Quel candidat inscrira ce scandale politiquement incorrect à sa campagne, le fléau français de « l’incitation » ? Parions qu'il y aura de grandes phrases avec "L'EMPLOI"...

 Extraits de l’articles du Point de Christophe Ono-Dit-Biot. http://www.lepoint.fr/societe/document.html?did=183733

"Il a 44 ans et le sourire aux lèvres. Une Alfa Romeo anthracite et un appartement à lui, parce que « les locations, c'est de l'argent perdu ». Il porte un jean, un tee-shirt Levi's (…) .A part sa presbytie, compensée par de fines lunettes à 500 euros payées par la CMU, Thierry tient la forme ;

(...)

Quand on est RMiste, on a aussi droit à :
- l'allocation logement à taux plein ;
- la suspension de ses dettes fiscales ;
- l'exonération de sa taxe d'habitation, de sa redevance, de sa cotisation à la CMU ;
- l'accès gratuit à la complémentaire santé de la CMU ;
- la prime de noël ;
- le tarif téléphonique social ;
- la réduction dans les transports, la gratuité des musées, diverses allocations supplémentaires (en fonction de son lieu d'habitation).

Il existe une solution simple : limiter ces droits connexes ou supprimer l'allocation en cas de refus d'activité. Mais c'est politiquement et socialement dangereux : « Au moins, le RMI permet de maintenir le contact, affirme ce haut fonctionnaire. Sinon, c'est l'exclusion totale, et aucune société n'y a intérêt. » La France a donc préféré l'incitation à la coercition, au risque d'entretenir les parasites, comme Thierry F."

Ce sujet poltiiquement inorrect est-il traité - ou maltraité- dans les campagnes présidentielles?