Le blog de la ménagère

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lundi, mai 14 2018

Convergences en Tunisie : «Jeunesse, exprime-toi! »

Forum Convergences à Tunis

Beaucoup de femmes tunisiennes pour assiter au Forum Convergences le 9 mai dans ce superbe lieu Beit al-Hikma à Carthage, ancien palais dans un quartier résidentiel de Tunis. L'objectif «ESS’Ploration, vers une Tunisie Zéro exclusion, Zéro carbone, Zéro pauvreté», encore nulle part atteint et dont tous s'accordent à dire qu'il devient une nécessité. Comment l'ESS . (Economie sociale et solidaire) peut-elle contribuer ?.

Ouverture par l'ambassadeur de l'Europe : Patrick Bergamini cite les communistes italiens et Karl Marx Jean-Louis Bancel Président de MedESS et Credit Coopérifqui intervient un peu plus tard et cite Stéphane Heissel « Engagez-vous ! ». On sait alors que le Forum a de bons parrains et aussi des partenaires comme UBCI Groupe BNP Paris Bas, Med ESS, ou encore la fondation Friedrich-Ebert-Stiffung.

« Mettre les talents des uns au service des autres », la citation choisie par Patrick Bergamini pourrait s'appliquer à l'ensemble du Forum où on aura vu des intiatives de jeunes contredire l'idée reçue qu'ont des Tunisiens plus âgés que « que cette génération est indifférente. ».A tel point que le Président de la Tunisie va mener une enquête nationale post-élections pour savoir pourquoi les jeunes ont délaissé les urnes, souilgnant toutefois que 37% des nouveaux élus avaient moins de 35 ans (Tunisie numérique). L'individualisme et le consumérisme sont des problèmes communs à beaucoup de pays, et la Tunisie n'est pas un cas à part. Un appel a projet de Convergences avait eu lieu préalablement, l'entrée était gratuite, un processus « démocratique ». Beaucoup de jeunes ont montré lors de cette journée leur capacité à proposer des services innovants, notamment.d'accompagnement et de dévelopement de l'ESS. Les salles des ateliers étaient pleines sur des thématiques actuelles: entreprenariat vert, entreprenariat social, micro finances, coopération territoriale. On trouvera le programme complet sur le site de Convergences Lofti Ben Aissa ancien directeur des études fiscales Ministère des Finances et fraichement élu nous signale que la loi tunisienne sur l'ESS vient d'être mise en ligne pour consultation.www.legislation.tn

Generation start-up, quel accompagnement?

 Nous n'allons pas laisser nos jeunes se diriger vers la voie un peu facile de la fonction publique » se désole une consultante « il faut développer le goût de l'entreprenariat. » C'est ce que faitLab'ess une plateforme collaborative, «  Laboratoire de l’Economie Sociale et Solidaire" (Lab’ess) qui a ouvert un espace de coworking à Tunis. C'est l'objectif de l'atelier Generation start-up , nous avons pu faire connaissance avec ENDA  qui présentait plusieurs initiatives lors de l'atelier. Quelques exemples : 

Nizar Taoudi présente avec humour le parcours de Sejnane Plast entreprise de matériel agricole d'irrigation, à partir de recyclage de déchets plastiques. Ne pas se laisser décourager par les étapes chaotiques ni même l'échec. Semble en bonne voie.

Remarqué également, présenté par  Dorra Kammoun, co-fondatrice de Techability,  un projet qui pourrait tous nous concerner , outil de suivi en temps réel de votre facture d'électricité.Normalement ENDA ne finance pas la tech et les start-ups mais fait une exception pour Techability, « eco-friendly »http://www.techability.tn/

Avec beaucoup d'enthousiasme et forte de son expérience de dévelopement de l'ESS en Occitanie et d'un réseau ESS européen Berenice Dondey dévoile les qualités nécessaires pour entreprendre dans l'ESS : savoir faire un "plaidoyer", par exemple.»Les associations vont plus vite que les institutions ». Le numérique a apporté la notion de « citoyenneté implicante ». Il faut co-construire avec les citoyens. "Les gens ont une expertise d'usage sur leur territoire. »

« Bye bye autism » c'est le nom qu'a donné à son initiaitive Olfa Safraou, fondatrice, persuadée qu'une pédagogie adaptée peut aider ces enfants "différents" que Bye Bye autism réussit à intégrer. Nous en venons à parler santé, prévention, intégration avec une participante jeune médecin Tous les intervenants s'accordent sur un même facteur de découragement : trop de bureaucratie, de procédures administratives!Comme en France, alors ?

« Former les leaders 3zero de demain »

Un atelier interactif et participatif sous forme de fish bowl pour un sujet majeur : la formation. Comment sensbiliser les étudiants à l'entreprenariat social au cours de leur cursus universitaire et post universitaire ? Entre l'enseignement académique et un enseignement réellement axé sur l'entreprenariat, il semble qu'il y ait encore une révolution à faire. Il faut insérer les « soft skills » dans les programmes de formation, suggère un participant. « La plus grande qualité, c'est l'adaptabilité » appuie une participante, «la gestion des variables dans un monde qui change en permanence, ne pas subir, sortir de sa zone de confort » Ce qu'on aura compris, c'est que les sacro-saint diplômes ne mènent pas forcement à l'emploi ni au bonheur dans le travail. Former les leaders 3zero de demain, co-organisé avec We love Sousse . Atelier qui se conclut par une très jolie idée du bouillant animateur et expert formateur Addnane Addioui (Ashoka fellow) demandant à chacun de révéler son rêve le plus fou . « abandonner le confort de la fonction publique pour travailler dans une ferme sera l'un » « impliquer tous les pays arables dans un seul eco-système »

Jeunesse, exprime-toi !

Le Forum se concluait par une soirée « Youth we can » où des conseils de mentors accompagnaient des jeunes venus « pitcher » devant eux. On peut conclure qu' adapter et réformer le système éducatif, repenser la formation, sont des objectifs très similaires aux enjeux actuels en France qui permettront l'essor de nouvelles façons de voir leur avenir chez les jeunes. Une raison supplémentaire de former des partenariats Tunisie France.  
                                                                                                                                                                                      Janique Laudouar

lundi, avril 15 2013

« Les premiers paradis fiscaux ce sont l'assemblée nationale et le sénat » (commentaire en ligne) 

Hausse des impôts ou baisse d'indemnités des élus ? Populisme ou réaction logique ?

La réponse à l'annonce de l'augmentation de 1% des impôts locaux par l'équipe municipale du Mans suscite une réaction sous forme de pétition: « Hausse des impôts au Mans ? ... Baisse des indemnités des élus ! » (http://www.mesopinions.com/fr) Dépenses publiques jugées indispensables par les élus locaux financées par plus d'impôts : voilà qui devient de plus en plus intolérable aux yeux des habitants. Les indemnités cumulées des élus tournent autour de 9000 euros mensuels –plus d'information voir le blog de René Dosière - grâce souvent au cumul des mandats,– alors que le plafond de ressources des retraités indiqué par la loi Fillon 2010 sur la réforme des retraites est de 1050 euros mensuels de ressources cumulées, sinon, coupe sombre du minimum contributif qui était versé jusqu'en 2012. C'est en rapprochant ces deux chiffres que s'accentue l'impression d'une France divisée en deux, celle des élites soucieux de conserver cumuls et avantages qui vont avec et celle des français sommés de subir des coupes dans leur budget quotidien. Face à des priorités et des décisions auxquelles ils participent de moins en moins, ils sont de plus en plus nombreux à considérer le lien de confiance est rompu. "Est-ce moral d'exiger des français ce qu'ils ne s'appliquent pas?" dit un commentaire.


« Les premiers paradis fiscaux ce sont l' assemblée nationale et le sénat » (commentaire en ligne suite à l'émission C dans l'air)

source image : plages de rêve http://www.tuxboard.com

L'exaspération des français vient très clairement que se dessine de plus en plus clairement une France de privilégiés dont les politiques feraient partie, et une France de sous-citoyens classe moyenne condamnée à subir les décisions sans participer à la concertation, puisque le referendum est ...perdu de vue. Le "mariage pour tous" qui figurait en deux lignes p 31 du programme de François Hollande candidat est devenue une priorité sociétale de François Hollande Président provoquant les remous qu'on sait. Le non cumul des mandats dont le rapport Jospin commandé en début de mandat et souhaité par la majorité des Français est reculé en 2017 provoquant l'indignation dans les commentaires sur les réseaux.

Ainsi ce commentaire d'elise89 suite à l'émission C dans l'air sur France 5: « vu d'un citoyen qui gagne le 1200 euros/mois, les premiers paradis fiscaux ce sont l' assemblée nationale et le sénat avec les avantages que leurs membres de tous les bords se sont votés . Est ce moral, d'exiger des français, ce qu'ils ne s'appliquent pas ? Frais de déplacements non justifiés, durée de cotisations de retraite minime, etc... »

Les élus ralentissent-ils significativement la dépense publique?

Un peu pris au hasard, comme exemple ce graphique des dépenses locales du site du Conseil général de l'Yonne qui a le mérite de la transparence  http://www.cg89.fr/Le-Conseil-General/Budget-2013. Les élus ont de bonne foi l'impression qu'il faut continuer comme avant ou presque  avec l'impression d'agir pour le bien public. «  En dépit de ce contexte défavorable, les élus ont souhaité que le territoire et ses habitants ne soient pas pénalisés et privés d’infrastructures et d’actions d’animation. » Continuent à être qualifiés d'incontournables les parkings des petits villages, salles des fêtes redondantes, parcs naturels aux 40 chargés de mission, gendarmeries neuves (pourquoi?) clochers d'églises etc. Et c'est tout le problème : chaque élu aura à coeur de prouver que les dépenses sociales ou d'aménagement du territoire restent à leurs yeux indispensables ...quitte à augmenter les impôts locaux de leurs habitants. L'incapacité  de remettre en cause "le système" pour « penser hors de la boîte »,  selon l'expression anglo-saxonne explique sans doute en partie la progression inexorable des dépenses publiques.

Source image : Conseil général de l'Yonne http://www.cg89.fr/Le-Conseil-General/Budget-2013 qu'on peut féliciter pour son souci de transparence.

Chaque politique regroupe l’ensemble des dépenses s’y rapportant ainsi que les dépenses du personnel départemental concourant à sa mise en œuvre.