Le blog de la ménagère

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dimanche, mai 6 2012

A l'écoute de Radio Londres ou Radio Londres grillé? Passez à Bastille ...

" Ici Londres ! Les Français parlent aux Français... " En 1940, la BBC ouvre ses ondes aux premiers résistants qui ont fui l'occupation allemande

"Déjà, des twittos ont prévenu : la même opération de "camouflage" des tendances grâce à des métaphores devrait avoir lieu le 6 mai. "Dimanche, mon poste de #RadioLondres tournera à plein, je répète, il tournera du verbe tourner", "J-2 avant le retour de #radioLondres", pouvait-on lire ce vendredi sur le site de micro-blogging. Des comptes spécialement créés avec la mention de ce mot-clé ont même été ouverts." prévient un article de la Tribune du 4/05/2012. Puis le 6 mai La Tribune, propose, comme un certain nombre de médias :  "#RadioLondres, #Résultats2012 : qui suivre sur Twitter pour le second tour de la présidentielle ?" (Sylvain Rolland (@sylvrolland).


De nouveaux "codes" ont été inventés pour donner sans l'écrire explicitement le nom du vainqueur. Ainsi l'expression "Michael est dans l'avion", clin d'oeil à la vedette de télé-réalité Michael Vendetta, laisserait supposer une victoire de François Hollande, puisque le jeune homme avait indiqué sa volonté de quitter la France si le candidat socialiste gagnait. Les surnoms des candidats comme "Flanby", "Pays-Bas" pour l'un ou bien "Rolex" ou "Hongrie" pour l'autre devraient de nouveau être largement utilisés.

Comme au premier tout Radio Londres a commencé ce dimanche 6 mai à lancer ses messages cryptés. Après l'anaphore du débat, les métaphores du genre : "Tous ensemble, souhaitons un agréable vol pour Los Angeles à Mickaël Vendetta."

"Poulet sorti du four avant la fin de la cuisson. Température de la cuisse gauche : 52,6. Côté droite, les carottes sont cuites"

"On s'apprête à tirer la petite languette pour démouler un Flanby à 20h"

Mais  ...méfiance un tweet signale :

"Éteignez vos twitters. L'ennemi a cassé le code. Changez fréquence.#RadioLondres grillé.  Bifurquez sur #Bastille pour suivre les métaphores les plus croustillantes...


"Ce soir, le Fouquets propose 53 types de gouda en dessert."

Au delà du jeu qui peut sembler puéril, à quelques heures des résultats estimés, cette effervescence des internautes en dit long sur leur détermination à utiliser les outils à leur disposition pour former des réseaux éphémères et réactifs.




mercredi, mai 2 2012

"Ripostes parties" organisées au PS pour le débat du 2 mai

Source : PS

"Ce soir à partir de 21h se tient le débat d'entre deux tours avec François Hollande. A travers toute la France, des Riposte-parties s'organisent pour vous permettre de regarder le débat ensemble et de riposter en ligne.

Sur Twitter, utilisez le hashtag #riposteparty "

Source : http://www.parti-socialiste.fr

Pour Paris c'est à la Bellevilloise et déjà les claviers s'apprêtent à crépiter sur Twitter ...

Mais avons nous besoin d'un débat pour choisir...c'est un autre débat !


mardi, octobre 25 2011

Blogs en mode "pause"

Dans un billet intitulé « garageland » le journaliste et blogueur J.C Féraud justifie la mise en «  pause » de son blog MON ECRAN RADAR  « Ces derniers temps, Mon Ecran Radar sort rarement du garage où je l'ai temporairement garé cet été, après deux ans d'usage intensif et très exactement 100 billets au compteur ». J'ai arrêté, puis repris, Le Blog de la Ménagère, et ce propos me touche. « Blog en pause pour une durée indéterminée "est un message qu'on rencontre de plus en plus. «  Je suis pris de vertige face à l'accélération du monde, à la folie de l'internet temps réel sur Twitter et ailleurs. Les journées filent à la vitesse de la lumière dans la fibre optique. Comme tous les journalistes de l'an 15 après Internet, je me sens submergé par l'actualité devenue folle. » Aveu annonciateur d'un proche essoufflement général ? « Résultat mon blog dérive lentement dans le cyberespace, comme un vaisseau en panne de carburant.  » Mon Ecran Radar participe néanmoins au http://www.golden-blog-awards.fr/ Good Luck!

Publier, oui, mais à quel prix? Combien de dimanches ensoleillés à pâlir devant l'écran, combien de temps passé à ajuster les mots et les images et pour quelle gratification? Combien de temps à se « reconfigurer » et se mettre à jour, s'approprier les nouvelles applications? Nous sommes devenus des logiciels humains, soumis à une fuite avant quotidienne. Pour quel avantage? Economique? Très peu tirent leur épingle du jeu. Social? Que de gloires éphémères...Non, il s'agit du désir de participer qui n'a pas encore été à ce jour analysé, de cette furie de  « vivre dans le courant » pour reprendre l'expression de la sociologue Danah Boyd citée par Internet actu.

Pèse sur nos épaules de blogueur tout ce qu'on ne fait pas à cause ce sacré devoir qu'on  s'est auto-assigné : nourrir notre monstre en ligne. Tailler ses rosiers, prendre le thé chez le voisin, faire un gâteau au chocolat  peu à peu ont fait place au maintien chronophage de notre identité virtuelle. Hier encore nous étions prêts à tout pour que notre radeau se maintienne à flot dans le sillage des grands voiliers. Prendre part à la course semblait un objectif naturel. On ne se posait pas la question. Aujourd'hui, les questions se posent dans la vraie vie, peut-être parce qu'elle est plus que jamais menacée et que les enjeux du monde actuel sont forts. Le dysfonctionnement du monde réel nous empêche de mener la belle vie sur les réseaux. Et s'impose une autre tentation pour notre vie virtuelle : le mode pause.