Le blog de la ménagère

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi, janvier 29 2007

Encore un débat sur l'éducation : les suggestions (rapides) de La Ménagère!

L’éducation

J’ai apprécié le Débat participatif sur la formation tout au long de la vie dans le 18ème, Paris. De bonnes idées ont été émises, notamment par les professionnels de l’éducation invités, l’inspecteur général Jean-Marie Panazol, Gabriel Cohn Bendit, mais…il y a chaque année d’excellents rapports de l’inspection générale dont le système éducatif ne tient pas compte, pourquoi? 

Usages en éducation : peut-être faudrait-il examiner les programmes et les supports d’enseignement de l’éducation nationale.  La société civile est beaucoup plus avancée dans les usages que le système éducatif qui reste figé dans sa façon d’appréhender l’éducation et dont la formation tout au long de la vie.

En France voir par exemple la méthodologie d’un récent « wikischool » : http://ru3.com/

Voir les sites collaboratifs de certains enseignants comme L’école du possible :

http://www.c-possible.org/et  et tant d’autres dont les compétences en TIC sont sous-utilisées faute d’appliquer l’intelligence collective au système éducatif.

ARGENT : placer dans chaque académie un service  pour recueilir les fonds européens au lieu de se plaindre qu’il n’y a pas de moyens, allons les chercher !  Voir par exemple l’papel à proposition « Education et formation tout au long de la vie » : http://www.educnet.education.fr/actu/actualite.php?th=actu#G20070110

Formation tout au long de la vie : de récents ouvrages démontrent la nécessité de modifier les orientations des apprentissages tous les ans. Hors le système éducatif est trop lourd pour s’adapter à une évolution rapide des métiers. Quels sont les exemples à l’étranger ? A chercher des exemples sur le site gonordisk de François Alex….et sur les rappports des relations internationales d’educnet (Ministère). Les cadres de l’éducation se sont offert de multiples voyages à l’étranger du type « benchmarking » : où est l’application ?

L’éducation nationale n’est pas assez consciente des potentialités de  l’immatériel : voir le rapport de Maurice Levy L’économie de l’immatériel, la croissance de demain sur le site du Ministère des Finances qui pointe l’incapacité des services publics à tirer partie de leurs actifs immatiériels (dont les compétences humaines). Il serait intéressant de prendre certaines recommandations de ce rapport et de voir comment elles sont applicables au système éducatif et à la formation tout au long de la vie.

Suggestion  tenir compte de l’innovation ascendante, l’éducation nationale est trop « descendante » Les enseignants sont des experts non consultés : les compétences sont sous-utilisés et l’autoritarisme règne encore, là où il faudrait un dialogue. On ne consulte pas assez les enseignants experts qui font une veille dans leur discipline, ou encore en TIC :  ces enseignants qui tiennent des blogs ou des médias doivent s’exprimer en dehors du système, car il n'y a pas de dialogue entre les cadres et la "base". C'est une conception  anachronique de la gestion des compétences à l'intérieur d'une administration ou d'une institution. Elle repose encore sur la "pyramide hiérarchique" qui est souvent amenée à freiner (ce ne sont pas les personnes qui sont en cause, mais le système qui est caduque) les initiatives quand elles sont ascendantes. Pas de "bottom up"! Le fonctionnement en réseau interne reste théorique : il n'y a que très peu de politique de communication interne. Les chefs d'établissement sont parfois informés des décisions...par la presse! Les enseignants se sont organisés en réseaux parallèles, où ils peuvent alors s'exprimer en marge du système et trouver un public.

Suggestion nouveau rôle  : les enseignants entre 55 et 65 ans peuvent-ils faire le même métier qu’à 20 ans ? (voir pénibilité des métiers, point abordé ailleurs). N’y-a-t-il pas à étudier des fonctions de « coach » auprès des élèves pour leur intégration en entreprise ?De tutorat à distance auprès des élèves  en difficulté? Ces nouveaux rôles s’appuyant sur les technologies d’information et de communication  ne permettraient-ils pas  de diversifier les compétences des enseignants ? C'est le "privé" qui est en train d'investir ce champ du soutien scolaire. Commençons par appliquer "la formation tout au long de la vie" aux enseignants. S'ils en sont des exemples incarnés, ils pourront mieux transmettre le concept à leurs élèves On ne leur dit pas assez qu'au XXIème siècle on fait 4 ou 5 métiers différents dans une vie, grâce à la possibilité de reprendre des études et de faire des choix plus mature que dans la jeunesse.

Décalage et suggestion : l’éducation nationale met 7 ans et des sommes considérables à fabriquer un « bureau virtuel » « maison »  en mobilisant ses services informatiques (bureau virtuel qui n’a toujours pas atteint la communauté éducative de certaines académies)  alors que de petites PME et le Web 2.0 ont rendu opérationnelles des plateformes collaboratives. Suggestion : lancer des appels d’offre auprès de petites PME innovantes moderniserait le système.

mardi, décembre 26 2006

E-militant : plutôt "tchatcheur", "traceur" ou "mondain"?

E-militant : choisis ta web compétence.

"En quelques clics inscrivez-vous dans les différents groupes d'e-militants selon votre temps disponible, vos intérêts ou vos compétences."

http://beta.parti-socialiste.fr/pages/mobilisation.html

Mais dans son blog, Xavier Moisant, fondateur de Place de la démocratie,  posait à propos de l'UDF la problématique du e-militantisme, ouvert à tous et non aux seuls adhérents politiques. "

« on se demande si la militance virtuelle a vraiment acquis toutes ses lettres de noblesse : réservée aux seuls non adhérents ou non militants de l'UDF.  Ce ne sera donc pas un lieu de structuration en ligne des adhérents de l'UDF. Plutôt une version light de la militance sans les lourdeurs de la réalité : meeting réel longuet, tractage au marché... La virtualité a ça de bien qu'on échappe aux contingences (sic). »

L'avis de La Ménagère : Il peut s'agir aussi d'une nouvelle façon de recruter des adhérents plus jeunes, plus réactifs, plus "branchés" : "colleur d'affiche du Web" est sans doute un appel plus attractif que "militant du PS", même si l'un n'empêche pas l'autre.

L'analyse d'une consultante en marketing sur quip in touch : "scotchée!"

mercredi, décembre 20 2006

PERSON OF THE YEAR dans TIME Magazine, la Personnalité de l'année ; VOUS

Source : site de TIME Magazine, numéro en cours du 25 décembre/1 Janvier 07  2006. www.timeeurope.com

POWER TO THE PEOPLE "the user-powered revolution".

Chaque année Time choisit une "Personnalité de l'année". Le TIME du 26 décembre la dévoile : VOUS.  La couverture affiche un miroir avec ce sous-titre : VOUS. Oui Vous. Vous controlez la société de l'information. Bienvenue dans votre monde.

Révolution des usages, Révolution des Pro-Ams (Pro-Amateurs).

Plusieurs articles assez fournis racontent l'Odyssée des gens ordinaires qui ont pris le pouvoir...dont les bloggers.

Vous, toi, vous et encore vous. Pas de doute VOUS, MOI, sommes dans l'air du temps. Sachons profiter de la tendance.

mercredi, décembre 6 2006

« Blogueur à succès » selon Vinvin et les autres

Illustration : concours de photos de Paris blogue-t-il,http://www.parisblog.fr/paris_blogue_til/ Sylvain et Jacinthe Weber-Busson dehttp://www.jamais203.net

Le Blog de la ménagère ne sera peut-être pas ce soir mercredi 6 décembre à Paris blogue-t-il mais sera au rendez-vous des blogueurs politiques d’Europe 1 le dimanche 10 décembre après l'entretien de 18 heures (Michel Barnier) http://www.europe1.fr/blogs/presidentielles/index.jsp et à la nuit du Buzz le 13 décembre…mais vous savez déjà tout ça, vous y serez aussi.

 « Juste un peu de poussière gesticulante qui se donne du mal pour se distraire et qu’un seul objectif maintient sous pression : vivre un jour mes dernières secondes sans regrets, avec la sensation d’avoir “fait” tout mon possible... » selon le billet de Vinvin du 4 décembre 2006.

 Vinvin a trouvé un ton, une fraîcheur. Elle a plu. Il est connu. Mais demain? Le blog a ses limites. Et d’abord rares sont ceux qui en vivent. Mais oui Vinvin, on est avec toi dans ta nouvelle carrière annoncée, retour aux classiques, « la création audiovisuelle et de l’écriture », les vrais pros, quoi, ciao ciao le monde des ProAms, professionnels amateurs des blogs.

 Le blog est devenu plus qu’un journal intime ou un média stratégique, c’est une réponse citoyenne dont il est du devoir de tous (enfin, ,ceux qui en ont le désir…) d’apprendre à se servir avec talent, humour, virtuosité, et plus encore, générosité du Web. Web 2.0 et bientôt Web 3.

Pour le Blog de la Ménagère : c’est simple, on lance un titre drôle, une image parlante, (merci Anthony de Klaxxx l’aide au design), une bonne énergie et hop, le tout est joué ! On a l’impression d’entrer dans la blogosphère : pas difficile, la porte est ouverte. Mais c’est après que ça se passe, car il faut tenir ses promesses et les promesses du Web 2.0 et même du Web 3

 L’expérience d’avoir maintenu un site pendant 3 ans permet de nuancer cet enthousiasme.

Entretenir son « capital réputationnel », peut parfois devenir astreignant. Il faut connaître les règles et pièges du virtuel, de l’éphémère et du volatil…Un de perdu, mille de retrouvés. Ne pas être dupe de sa propre créature, ce moi on line et glamour, peut-être, mais l'amour dans tout  ça? Maintenir son blog pour maintenir son rang, parfois jour et nuit, qu’est-ce que cela vaut exactement, par rapport à cultiver son jardin ou passer du temps avec ses amis, avec ses amours?

 Pour Dominique Cardon, sociologue de l’innovation et des usages Laboratoire des usages de France Télécom R&D, nous sommes « endettés » vis-à-vis de « notre » communauté. Se lancer c’est facile, mais maintenir notre média crée une forme d’obligation qu’on ne peut plus délier. Peut-être une nouvelle fracture numérique entre les « actifs » et les « passifs » :

 « La réputation et la notoriété sur Internet se construisent sur la base de l’audience et sont mesurés par l’ensemble des réseaux de contributeurs, commentateurs, évaluateurs et diffuseurs, qui se greffent à tel ou tel site, de sorte que la notoriété n’est jamais donnée (par un statut) mais acquise par un travail de conviction et d’intéressement. Enfin, l’Internet ne connaît pas les silencieux. Pour y être présent et reconnu, bref légitime, il faut agir, contribuer, écrire, recommander, répondre. L’espace public de l’Internet offre toujours une prime aux agissants sur les internautes passifs. »

 Il n’en reste pas moins que :

« Parce que l’information publiée est aussi, et surtout, une information commentée, la sphère publique de l’Internet permet un travail collectif de mise en débat d’argumentation, comme lors du débat sur le référendum portant sur le projet de constitution européenne. »

 Entretien pourTransversales « La blogosphère est-elle un espace public comme les autres ? »